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Point de presse de M. Robert Dutil, porte-parole de l'opposition officielle en matière d’institutions démocratiques, et de M. Robert Poëti, porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique

Version finale

Wednesday September 18, 2013, 14 h 45

Salle Bernard-Lalonde (1.131), Hôtel du Parlement

(Quatorze heures quarante-six minutes)

M. Couillard (Philippe) : Bonjour à nouveau. Lorsque j’ai désiré devenir chef du Parti libéral du Québec et assumer cette fonction, c’était dans le but de renouveler le discours, le comportement politique et également notre formation politique. Dans cet esprit, bien sûr, mon parti et moi-même allons collaborer pleinement et entièrement aux enquêtes menées par des escouades que nous avons créées dans ce but précis. Ici, il y a toujours deux principes à concilier. D’une part, le désir important — qui n’est pas banal, en passant — de ne pas nuire, par des déclarations intempestives, aux enquêtes policières en cours et, d’autre part, en équilibre, la nécessité de faire preuve de transparence pour rétablir la confiance, le lien de confiance entre les élus et la population quel que soit le parti politique.

Alors, ce matin, je vous dis que, de manière non annoncée, deux enquêteurs de l’escouade Marteau sont venus à ma rencontre dans le but de me rencontrer en tant que chef du Parti libéral du Québec, en tant que personne qui occupe la fonction de chef du Parti libéral du Québec, pour recevoir mes commentaires par rapport aux changements mis en place au Parti libéral du Québec depuis mon arrivée en mars dernier. Au terme de cette rencontre et après discussion avec les enquêteurs de façon à ce que nous nous concertions sur ce qui peut être communiqué publiquement sans nuire à l’enquête policière, je peux d’abord vous dire que cette rencontre a eu lieu — ce que je viens de faire — et, deuxièmement, que je ne suis visé par aucune enquête, moi-même.

Il s’agissait de la rencontre de la personne qui occupe la fonction de chef du Parti libéral du Québec, et je réitère également qu’aucun membre du caucus actuel n’a été rencontré par les escouades, que ce soit Marteau ou l’UPAC. Des fois, je me mélange, moi-même, entre les deux, là, je pense, c’est, en fait, la

même organisation. J’ai également convenu que je limiterais mes commentaires au niveau de ce que vous avez entendu, de ce que vous lisez dans le communiqué, afin de laisser l’enquête suivre son cours.

Je répète que je veux que nous allions au fond des choses. Je veux connaître la vérité, sans compromis. Je veux que les gens qui auraient brisé nos lois, peu importe la formation politique pour laquelle… à laquelle ils sont associés, pardon, assument les conséquences de leurs gestes. Finalement, j’enjoins les autres formations politiques de faire preuve du même niveau de transparence. Merci.

Le Modérateur : …questions en français.

M. Chouinard (Tommy) : Oui. M. Couillard, vous avez bien précisé que c’était l’escouade Marteau?

M. Couillard (Philippe) : Écoute, je pense que c’est Marteau, mais, des fois, moi-même… je pense, mes collègues confirment que c’est Marteau. Je pense que j’ai retenu le mot quand ils se sont identifiés, Marteau.

Une voix : Marteau est une partie de l’UPAC.

M. Chouinard (Tommy) : Donc, c’est pour le… dans ce que vous pouvez dire, en tout cas, là, c’est le même dossier concernant… c’est le même dossier que celui qui a fait l’objet d’une perquisition.

M. Couillard (Philippe) : Ça n’a pas été mentionné de façon directe. Les questions ont été autour du thème du fonctionnement du parti, etc., mais je ne peux pas dire plus que ça et surtout je ne peux pas vous dire les noms des personnes qui auraient ou pas été mentionnées dans l’entretien.

M. Lacroix (Louis) : Ça s’est déroulé où, M. Couillard, et pendant combien de temps?

M. Couillard (Philippe) : À mon domicile, moins d’une heure.

M. Boivin (Simon) : Ils ne s’étaient pas annoncés, ils n’avaient pas pris rendez-vous puis ils ont cogné à la porte, bonjour…

M. Couillard (Philippe) : Non, non. D’ailleurs, c’est une expérience humaine particulière, hein? Vous sortez de chez vous le matin puis vous rencontrez des enquêteurs qui s’identifient et veulent vous rencontrer.

Mme Prince (Véronique) : C’est la première fois…

M. Couillard (Philippe) : Dans ma vie, oui, certainement. Je l’ai vu au cinéma, sinon.

M. Dutrisac (Robert) : Pourquoi sentez-vous le besoin de nous révéler ça publiquement alors que vous ne vouliez pas le faire pour la perquisition?

M. Couillard (Philippe) : Alors, je répète que la décision d’hier vous a été expliquée et je ne crois pas qu’on doive banaliser la question du lien avec les enquêtes policières. J’ai également décidé de faire pencher la balance du côté de la transparence. Ce n’est pas absolu, il n’y a pas de bonne réponse ou de mauvaise réponse dans ces affaires-là, parce que vous pouvez…

Une voix : …

M. Couillard (Philippe) : Je veux juste terminer. Vous pouvez échapper un mot, un commentaire qui peuvent avoir un impact direct sur l’enquête policière en cours. Je suis très conscient de cette responsabilité et je pense également que la population, pour reprendre le lien de confiance essentiel entre les élus et les citoyens, veut voir la transparence prédominer sur les considérations que j’appellerais d’ordre technique, qui, je le répète, ne sont pas banales, existent véritablement.

Mme Nadeau (Jessica) : Bien, M. Couillard, comment pouvez-vous dire que vous pourriez échapper un mot ou quelque chose qui ferait déraper l’enquête alors que vous dites que vous ne savez rien puis que vous ne vouliez rien savoir de ce qui s’était passé lors de cette perquisition-là?

M. Couillard (Philippe) : Ce que j’ai dit hier, puis votre question me permet de le répéter parce que ça a été cité hors contexte, ce que j’ai dit, c’est que je ne veux pas savoir ce qui arrive dans les enquêtes policières. Je ne veux pas savoir sur quoi les policiers ou sur qui les policiers enquêtent. Ils sont venus me rencontrer, encore une fois, comme chef du Parti libéral du Québec. J’ai répondu à leurs questions, et ils vont, bien sûr, continuer leur travail.

Mme Nadeau (Jessica) : Donc, si vous ne connaissiez rien des enquêtes, vous ne pourriez rien laisser sortir qui serait…

M. Couillard (Philippe) : Non, parce que…

Mme Nadeau (Jessica) : …qui pourrait faire déraper l’enquête?

M. Couillard (Philippe) : Dans un entretien... Je vous donne un exemple, dans un entretien où les noms de certaines personnes auraient été mentionnés. Si je vous donnais la liste…

Mme Nadeau (Jessica) : …qu’il n’y en avait pas, de nom, qui avait été mentionné.

M. Couillard (Philippe) : Bien, hier, je n’avais pas rencontré les policiers, madame. Alors, si je disais…

Mme Nadeau (Jessica) : Et on a nommé les autres dans la rencontre d’aujourd’hui, hein?

M. Couillard (Philippe) : Je ne confirmerai ni infirmerai ça. Je vous dis que, si les noms ont été mentionnés dans la rencontre, le fait de les mentionner peut avoir un impact sur l’enquête policière.

Mme Nadeau (Jessica) : Avez-vous encore… Est-ce que Mme Normandeau a encore votre confiance? Elle l’avait il y a quelques mois encore.

M. Couillard (Philippe) : J’ai fait plusieurs commentaires sur Mme Normandeau. Je n’ai rien à ajouter là-dessus.

M. Chouinard (Tommy) : Est-ce que vous êtes sorti de cette rencontre rassuré ou inquiet?

M. Couillard (Philippe) : Je vais vous dire, ce n’est pas une expérience humaine agréable. Je souhaite que la voyez juste au cinéma, comme moi c’était le cas jusqu’à ce matin. Mais quand je suis sorti de là, je me suis dit : Écoute, c’est exactement pour ça que ces escouades-là ont été mises en place. On a créé Marteau, on a créé l’UPAC, on a créé la commission Charbonneau, on a fait la loi anti-prête-noms spécifiquement pour qu’ils enquêtent sur ces questions. Alors, ça m’apparaît… je ne dirais pas «normal», là, le mot est peut-être mal choisi, qu’ils rencontrent les chefs politiques de partis politiques. Là, je vous parle de mon expérience à moi, je ne présume pas de celles des autres formations.

M. Lavallée (Jean-Luc) : À quoi s’intéressaient-ils? Je comprends que vous ne pouvez pas aller dans le détail, mais est-ce qu’ils s’intéressaient aux pratiques de financement du Parti libéral? Vous avez parlé de changement, ils s’intéressaient aux changements du parti.

M. Couillard (Philippe) : La conversation a porté sur les pratiques, l’organisation. Je n’en dirai pas plus pour l’instant.

Mme Prince (Véronique) : Est-ce que le Parti libéral a quelque chose à se reprocher?

M. Couillard (Philippe) : Comme institution, moi, je suis très fier de cette institution-là. Il y a des individus qui peuvent peut-être avoir été jugés coupables, seront peut-être jugés coupables d’avoir transgressé des lois, dans notre parti, dans d’autres formations politiques et ils devront en assumer les pleines conséquences. L’institution que je dirige est vieille de plus de 140 ans. Elle est une tradition majeure au Québec, elle occupe une place importante de l’histoire du Québec. C’est ça qui m’anime. On va faire ce passage qui doit être fait. Les gens devront répondre de leurs actes et on va avancer.

M. Pépin (Michel) : L’institution que vous dirigez a fait l’objet d’une perquisition, hein, cet été. Son chef vient d’être rencontré, hein, par des enquêteurs. Est-ce le Parti libéral est sous enquête, M. Couilllard?

M. Couillard (Philippe) : Je ne crois pas que le parti, comme institution, soit sous enquête. Je crois que certains individus font l’objet d’examen policier. Je ne peux pas vous dire rien de plus.

Le Modérateur :  On va prendre en anglais.

M. Harrold (Max) : Can you tell us what happened, Sir?

M. Couillard (Philippe) : Well, this morning, I was walking of the apartment building where I live, here, in Québec City, and two persons, one gentleman and a lady, were waiting for me there, showed me their ID, that they were from the SQ and wanted to have a conversation with me, which we did at my apartment. I took them back in my apartment, and we had this conversation, less than an hour, I’d say 40, 45 minutes.

Basically, they were coming to meet the person who is occupying the function of leader of Liberal Party of Québec . They wanted to have comments in general. This is what I’m authorized to say about the way things are done at the party, other aspects of those practices, but I cannot say anything else more than I was also authorized to tell you that I’m not myself the object of any inquiry.

M. Harrold (Max) : Why are you telling us this right away like this when you didn’t want to tell us about the raid in July?

M. Couillard (Philippe) : At the outset of my presentation, I said : We always have to balance two concerns. One concern, which is valid, what I find… I will not comment the commentators, but I would say, one should not trivialize the question of having an impact on police operations by any comment one in my position could make. So that’s one principle.

The other principle is the concept, the principle of transparency and re-establishing the link of confidence within the citizens and political parties, with and «s», by the way. So, given this, I’ve decided that the scale had to have more weight on the side of transparency, always keeping in mind to extremely cautious in what I say because again I don’t want to know the details of the police operations and I certainly don’t want to have an impact on those police operations.

Mme Plante (Caroline) : Will you tell the media every time a meeting takes place between the SQ and someone of your party?

M. Couillard (Philippe) : Well, that would be our practice, you know. That’s something I will do. I can tell that. I can say that. Will there be subsequent meetings according to the development of their investigations? It could be. But this will be announced, if you allow me, by communiqué, by press release rather than a full press conference at each time. But I don’t know today if it’s going to happen or not.

Mme Plante (Caroline) : How serious is the situation?

M. Couillard (Philippe) : Well, you will see. The outcome of the police raid, the investigation may have two possible consequences : a, nothing happens; b, people are arrested and accused of having committed illegal activities.

Mme Plante (Caroline) : Some people have been mentioned this morning?

M. Couillard (Philippe) : In the conversation, but I’m not authorized to mention the names of people who were or were not mentioned.

Mme Nadeau (Jessica) : How many people were mentioned?

M. Couillard (Philippe) : You will not know that.

M. Harrold (Max) : How did it feel? You’ve talk latter in French of what this experience was…

M. Couillard (Philippe) : It’s not a pleasant human experience, you know. That’s something that happens, fortunately, rarely in one’s life. I had seen it only in movies before. It happens in real life, it’s something that I can… that I try to integrate in my life but I will not let this dominate my life. I never do that.

Mme Montgomery (Angelica) : You’re going to let us know about when investigators meet with members of the party of just people within the party?

M. Couillard (Philippe) : You know, people with authority, certainly, because there could be some routine meetings only asking some technical basic questions, I’m not sure that we need to report all of that. But people in authority at the party, if it happens, we will certainly mention that.

M. Dougherty (Kevin) : The Parti québécois says that your party hasn’t changed. But, you say… I mean, this is… You know, the leader of the party is met by the police, interviewed by the police…

M. Couillard (Philippe) : Well, one should not assume that I’m the only leader of a political party to have been met or a member of a political organization to have been met.

M. Pépin (Michel) : Avez-vous des indications dans ce sens-là?

M. Couillard (Philippe) : No, not at all, I just mentioned this as a principle that, I’m sure, you’re all cognizant of.

You know, of course, we are changing deeply politics in Québec, not only our party, and I hope this comes out. After the passage of my life where I come b ack in public service, I’m trying to change the way I talk to people, I talk about people. Certainly, the way we practice politics at the party level has been helped tremendously by the succession of actions that started three or four years ago with the police units that were created, the «commission Charbonneau». And the recent legislation, that we all unanimously approved, on the limitation of political donations at $100, I think, have an extremely positive impact on the quality of the political life and democracy in Québec .

Le Modérateur : Merci beaucoup.

M. Couillard (Philippe) : Merci.

Mme Nadeau (Jessica) : Est-ce qu’on peut poser des questions aux autres députés? C’est parce qu’ils sont là… mais est-ce qu’on peut poser de questions aussi?

M. Couillard (Philippe) : Bien, vous avez… Bien oui.

M. Lacroix (Louis) : J’avais une question pour M. Dutil, moi. M. Dutil, vous êtes le responsable du financement, M. Dutil, pour le parti. Est-ce que vous avez été contacté par les policiers en vue d’une rencontre éventuelle?

M. Dutil : Non.

M. Lacroix (Louis) : Pas de rencontre avec des… ni dans le passé, depuis juillet, vous n’avez pas parlé à des policiers non plus.

M. Dutil : Non. Je n’ai jamais eu de contact quel qu’il soit.

M. Boivin (Simon) : Comment a été reçue, M. Dutil, par le caucus, la décision de ne pas les informer de la perquisition?

M. Dutil : Oh! Bien, je ne vais pas vous parler du caucus, n’est-ce pas? Alors… parce que le caucus, c’est le caucus. Le caucus, c’est le caucus.

M. Couillard (Philippe) : La qualité de la conversation qui se déroule au caucus est en lien direct avec sa confidentialité.

M. Lacroix (Louis) : Bien, ce n’est pas si confidentiel que ça parce qu’il y a des gens qui nous ont dit que ça avait brassé au caucus, là.

M. Couillard (Philippe) : Bien, regardez, on ne commencera pas à prendre cette logique parce qu’il y en a qui enfreignent peut-être la confidentialité. Elle peut donc être enfreinte à tout moment…

M. Dutil : De toute façon, c’était une question qui s’adressait à M. Couillard et non à moi, pour ce qui est du caucus.

Mme Nadeau (Jessica) : …ancien policier, est-ce que… puis vous avez déjà dit que vous étiez tout à fait à l’aise avec l’idée de représenter le Parti libéral. Aujourd’hui, que le Parti libéral est sous enquête, que votre chef est rencontré, est-ce que vous êtes toujours aussi à l’aise?

M. Poëti : Je suis complètement à l’aise. En fait, j’ai dit depuis le début, et rappelez-vous cette phrase-là, et répétez-la, je vous ai dit : toute personne qui est en politique, sans égard au parti, sa fonction, sa position ou son rang, ne peut être au-dessus des lois. Alors, si les policiers font des enquêtes, et découvrent des choses, et ont des preuves, et accusent des gens, bien ainsi, parce que c’est ce que le nouveau chef veut faire avec nous en disant : Bien, il y a du renouveau.

Mais moi, pour moi, ce n’est pas du renouveau. Mon ancienne vie a été guidée par cette philosophie-là, ce pourquoi je ne suis absolument pas mal à l’aise d’être au Parti libéral aujourd’hui. Et honnêtement, quand je regarde la façon dont est mené le Québec actuellement par le PQ, excusez-moi, je suis bien content d’être au Parti libéral.

Mme Biron (Martine) : Mais est-ce que vous avez informé au mois de juillet qu’il y avait eu cette perquisition-là?

M. Poëti : Non. J’ai été informé, je vous dirais, à peu près une heure avant l’émission. Donc, j’ai eu un téléphone pour me dire qu’il y avait l’émission et je pense que c’est M. Gravel lui-même ou son bureau qui a informé qu’il était pour y avoir une nouvelle, donc, non. Donc, j’ai écouté ça aux nouvelles.

Évidemment, si… Mon chef est beaucoup plus gracieux que moi à ce niveau-là, parce que — vous savez que j’ai travaillé avec les médias assez longtemps — si les gens pensent que c’est un hasard que, ça, ça s’est produit la veille de la rentrée parlementaire, je vous laisse le soin de le juger. Si on pense que ce matin, c’est encore un hasard, au lendemain d’une conférence de presse où le chef dit clairement qu’il veut la vérité, on a une rencontre; si vous pensez que, ça, c’est encore un hasard médiatique, je vous laisse le soin d’en juger.

M. Pépin (Michel) : Attendez, M. Poëti. Vous êtes en train de nous dire que la rencontre entre M. Couillard et les enquêteurs… Qu’est-ce que vous nous dites? Que ce n’est pas un hasard?

M. Poëti : Non, ce n’est pas ce que je dis. Je dis qu’actuellement… Vous dites… Vous soulevez la question. Mais moi, si je pense que tout le timing actuel de ces demandes-là, si c’est un hasard, bien, écoutez, je dis : Je vous laisse le soin d’en juger. Mais moi, ce que j’entends, c’est qu’hier on dit : On veut la vérité, on veut savoir la vérité et on va participer à la vérité parce qu’on en est partie de ça, c’est notre leitmotiv. Et, hier, M. Couillard se fait poser la question s’il aurait été… les policiers. La réponse, c’était non parce que c’était la vérité. Aujourd’hui, une journée plus tard, il est rencontré. Est-ce qu’on pourrait dire : Ah, bien non, hier, c’était non; aujourd’hui, c’est oui? Bien, la réponse, c’est ça. La vérité, c’est ça. Alors, si ça vous apparaît drôle, alors…

M. Chouinard (Tommy) : …dicte son comportement en fonction de…

M. Poëti : Je n’ai aucune idée, mais je vous dis : On vit actuellement ce rythme-là d’information, alors…

M. Couillard (Philippe) : Mais là-dessus, sur la question, puis on va terminer là-dessus, là, je me souviens, quand les escouades politiques ont été… policières ont été montées, il y a eu des allusions que c’était une opération cosmétique, que ça allait être la police politique. Je pense qu’on vient de démontrer que ce n’est pas le cas, j’en suis très heureux. Ces escouades-là sont là pour faire exactement ce travail-là. Qu’elles le fassent, tant mieux.

Des voix : Merci.

(Fin à 15 h 2)

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