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Point de presse de M. Jacques Duchesneau, député de Saint-Jérôme

Version finale

Wednesday September 18, 2013, 16 h 15

Salle Bernard-Lalonde (1.131), Hôtel du Parlement

(Seize heures quinze minutes)

M. Duchesneau : Écoutez, naturellement, les premiers mots de ce point de presse vont aux familles des victimes de l’accident, la collision entre le train et l’autobus à Ottawa ce matin. Alors, on offre nos plus sincères condoléances à toutes les familles impliquées.

J’aimerais aussi réagir au point de presse tenu par M. Couillard aujourd’hui. En fait, M. Couillard a fait aujourd’hui ce qu’il aurait dû faire au mois de juillet, et je pense que, là-dessus, on doit quand même reconnaître, il a sûrement appris de ses erreurs. Donc, la transparence est toujours de mise, surtout quand on est chef d’un parti politique. Les perquisitions, bien évidemment, ont lieu. C’est une suite logique de ce qu’on a entendu à la commission Charbonneau. Les policiers ne débarquent pas simplement, de façon inopinée, au Parti libéral du Québec. On pouvait voir venir, justement, que des perquisitions auraient lieu dans les locaux du Parti libéral du Québec.

Et je retiens du point de presse de M. Couillard qu’il a souhaité, et je vais être d’accord avec lui là-dessus, que la lumière soit faite sur le financement illégal de tous les partis politiques. Et, ça aussi, c’est dans la foulée de ce qu’on entend à la commission Charbonneau, où le Parti québécois, notamment, a été nommé. Et moi, je pense que les gens sont en droit de s’attendre à cette grande transparence de la part des élus de tous partis confondus.

Je veux aussi vous rappeler qu’en début du point de presse de M. Couillard, il a mis de l’emphase sur le fait que l’Unité permanente anticorruption avait été mise de l’avant par le Parti libéral. Oui. Petite nuance à apporter, ça a pris 948 jours à ma collègue Sylvie Roy pour convaincre le Parti libéral de faire enquête, et, aujourd’hui, bien, on s’aperçoit que, justement, on est en train d’enquêter sur, notamment, du financement illégal de parti politique, qui est au centre de tout le questionnement qu’on entend partout quand on rencontre la population.

Alors, c’est le point que je voulais faire, et je suis prêt à répondre à vos questions.

M. Laforest (Alain) : Qui est le prochain?

M. Duchesneau : Bien, ça, je ne peux pas vous dire, mais je suis, comme je le disais, d’accord avec M. Couillard. Faisons la lumière, une fois pour toutes, sur tous les partis. La commission Charbonneau enquête sur les 15 dernières années, donc là, la perquisition au Parti libéral nous amène de 2003 à 2012, mais il y a la partie de 1998 à 2003, au début 2003, qu’il faudrait peut-être qu’on regarde aussi.

M. Laforest (Alain) : Donc, vous avez l’impression que le Parti québécois va être visé aussi puis que les enquêteurs devraient débarquer.

M. Duchesneau : Mais, comme je vous disais, la perquisition au Parti libéral est dans la suite logique de ce qu’on a entendu à la commission Charbonneau, et on a aussi parlé du Parti québécois. Alors, il ne faudrait pas, justement, qu’on fasse l’autruche et penser que le problème existe uniquement du côté du Parti libéral.

M. Laforest (Alain) : Pensez-vous que l’ADQ, évidemment votre parti va être visé? Parce qu’il y a déjà eu une reconnaissance qu’il y avait eu du financement illégal.

M. Duchesneau : Et voilà. Alors, j’ai déjà mentionné dans cette salle, et on a été les seuls à faire le premier pas pour dire que, si des argents avaient été obtenus illégalement, qu’on serait les premiers à remettre cet argent-là. Alors, j’enjoins encore le Parti libéral et le Parti québécois à accepter cette proposition et s’engager formellement à remettre les argents qui auraient été obtenus illégalement.

Mme Tremblay (Marie-Hélène) : Mais que le chef du Parti libéral ait été rencontré par des enquêteurs, qu’est-ce que ça envoie comme message? Qu’est-ce que les… Ça envoie quand même un drôle de message, là.

M. Duchesneau : Il y a deux volets à votre question. Oui, bien, comme chef du parti, je pense que c’est normal qu’on rencontre le chef du parti pour connaître, comme il l’a dit, ce qui a été mis en place pour le faire. Et peut-être qu’on ira voir l’ancien chef du Parti libéral qui a été là de 2003 à 2012. Reste encore…

Moi, c’est la façon. Qu’on attende M. Couillard à la sortie de son domicile pour l’intercepter, je ne rentrerai pas dans les techniques policières, mais il y a une raison, habituellement, pour laquelle on fait ça. C’est pour ne pas qu’une personne se prépare notamment, pour qu’il soit, comme on dit en bon canadien, briefé par tout le monde. Et je suis convaincu que M. Couillard a donné les bonnes réponses, parce que, s’il avait donné les mauvaises réponses, je suis sûr que les policiers seraient partis avec M. Couillard.

Mme Nadeau (Jessica) : Votre collègue M. Poëti a laissé entendre un peu plus tôt que ce n’était peut-être pas le fruit du hasard que les opérations se soient passées maintenant, en pleine rentrée parlementaire. Vous pensez quoi de tout ça?

M. Duchesneau : On donne les réponses qu’on peut, mais moi, je ne vois pas de complot. Parce qu’encore là, en début de point de presse, M. Couillard a senti le besoin de spécifier que l’UPAC a été créé suite à leur initiative. Alors, on ne peut pas prendre seulement ce qui fait notre affaire, c’est-à-dire tapons-nous dans le dos parce qu’on a créé l’UPAC, puis ne pas aimer quand l’UPAC décide de faire la perquisition. D’autant plus que le problème ici, ce n’est pas un problème de l’UPAC, c’est un problème du Parti libéral qui a attendu presque trois mois pour vous dire et pour nous dire qu’il y avait eu une perquisition.

Regardez, quand je dis que M. Couillard a fait le bon geste aujourd’hui, il a été rencontré par des enquêteurs ce matin, et après-midi, quelques heures plus tard, il venait vous rencontrer pour vous dire : On a eu une visite. Point à la ligne. Si on avait fait ça au mois de juillet… Tu sais, la perquisition a lieu le 8 juillet, deux jours après les événements de Mégantic, puis on en entend parler… aujourd’hui, on est le 18 septembre.

Mme Nadeau (Jessica) : Donc, il a appris sa leçon?

M. Duchesneau : Il a appris sa leçon, donnons-lui crédit, bravo. Et c’est ce que les citoyens du Québec s’attendent de leurs leaders politiques.

Mme Lajoie (Geneviève) : Vous avez parlé de la façon dont les policiers l’ont accueilli à son domicile. Qu’est-ce que ça dit, cette façon-là, sur la nature des informations qu’ils souhaitaient obtenir, les policiers?

M. Duchesneau : Moi, ce que ça me dit, c’est que… comme je vous disais, comme ancien policier, on avait des raisons pour lesquelles on faisait ça. Maintenant, on a procédé de la même façon quand on a arrêté M. Applebaum. On ne l’a pas fait venir au bureau, comme on aurait dû faire, parce que c’était le maire de Montréal. On est allé le chercher le matin très tôt.

Alors, est-ce que c’est une technique qui a évolué? Écoutez, moi, ça fait quand même 15 ans que j’ai pris ma retraite. C’est peut-être des nouvelles techniques, nouvelles tactiques que je ne connais pas, mais je ne critiquerai pas le travail de l’UPAC. Ce que je fais en vous rencontrant aujourd’hui, c’est critiquer ce que le Parti libéral a tardé à faire, et ça se limite à ça.

Le Modérateur : Questions en anglais.

M. Harrold (Max) : What do you think Mr. Couillard has learned since… in the last days or so?

M. Duchesneau : Well, he’s learned that, you know, the best way out of a crisis like that is to be out and open to the public, you know. Had he come forward the next day following the search at their headquarters, we wouldn’t be here today. And, you know, probably we will not talk about the interview that he’s had this morning with the Québec police force.

M. Harrold (Max) : And the style of going early in the morning, can you describe what that implies?

M. Duchesneau : Well, you know, I’m and old guy probably with old techniques. That’s the way we used to, you know, get to a person, you know, we get there early in the morning and wait for the person to come out, so that he would not prepare answers. That’s the way things were done, but, I mean, I need to look back at what the UPAC has done lately, and that’s the way they proceed. So it’s probably a new technique, but the first thing that really popped up was, you know, how come, you know, he was met at his house early in the morning. You know , it’s a fair question, let’s say. 

Mme Montgomery (Angelica) : What do you think of Couillard’s decision not to name any names to not interfere in the investigation?

M. Duchesneau : I can understand that because he’s had contacts with the detectives, and they probably mentioned names, and I don’t think he would like to be, you know, blamed for, you know, leaking whatever information he’s got. But it’s more… and obvious that he now knows what the problem is. And I sincerely hope that, now that he knows, that he will find anything that’s necessary for the investigators to know.

Mme Montgomery (Angelica) : What further investigation would you like to see?

M. Duchesneau : Really, I don’t know, we need to be open and transparent. That’s the only way. So, if he knows... Now that he knows that what the detectives are looking for, I mean, he should clean up his… you know, the mess that was left by prior leader of this organization.

Mme Montgomery (Angelica) : But should this end with the Liberal Party ?

M. Duchesneau : Should a…

Mme Montgomery (Angelica) : But should this end with the Liberal Party ?

M. Duchesneau : No, no, no. We are talking about because, at the Charbonneau commission, we talked about all parties being involved. So, there is only one way out of this mess right now. It’s to be frank, open and, you know, bring back the money that was taken illegally.

Mme Montgomery (Angelica) : And are you suggesting that there could be encounters with the Parti québécois and they should be coming out… What do you think on that regard?

M. Duchesneau : Well, the PQ was mentioned by many campaign organizers. I wouldn’t see why they would not be met, because the search that we had at the PLQ’s headquarters was really a follow-up on what we have heard about the PLQ at the Charbonneau inquiry. So, we… I think, you know, letters are about that big that something must be coming.

M. Harrold (Max) : How important is it that he meets with Jean Charest, for example?

M. Duchesneau : Well, that’s for the detectives to know. But, if they want to know the whole story, that’s the way to do it : talk with all the people who might know something.

Le Modérateur : Merci.

M. Duchesneau : OK, goodbye.

(Fin à 16 h 26)

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