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Point de presse de Mme Maryse Gaudreault, porte-parole de l'opposition officielle pour la condition féminine, et de Mme Christine St-Pierre, porte-parole de l'opposition officielle en matière de culture

Version finale

Wednesday, September 25, 2013, 13 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Treize heures cinq minutes)

Le Modérateur : Alors, mesdames messieurs, merci d’être venus à ce point de presse. Je vais céder la parole à Mme Gaudreault. Par la suite, nous aurons une période de questions qui vous sera dédiée. Mme Gaudreault.

Mme Gaudreault : Merci. Alors, merci beaucoup d’avoir accepté notre invitation. Nous étions tous unis au printemps dernier pour souligner… saluer la contribution remarquable du Conseil du statut de la femme à l’avancement de l’égalité hommes-femmes. Aujourd’hui, nous serons unis à nouveau pour réaffirmer l’indépendance du Conseil du statut de la femme et demander au gouvernement de surseoir aux récentes nominations.

On se demande comment un gouvernement qui prône l’égalité hommes-femmes et la transparence peut-il faire des pressions politiques sur un organisme indépendant dans le but de l’empêcher de faire des critiques sur un de ses projets. Comment la ministre de la Condition féminine a-t-elle pu s’abaisser à faire du placement idéologique? Nous faisons malheureusement face à un gouvernement qui est prêt à tout pour arriver à ses fins. La Fédération des femmes du Québec et la CSN ont aussi décrié l’ingérence et la prise de contrôle du gouvernement. L’avancement de la cause des femmes doit se faire au-dessus de toute partisanerie.

Alors, j’invite maintenant les membres du gouvernement à se ranger derrière l’avancement de la cause des femmes plutôt que derrière un projet de charte électoraliste péquiste. J’invite donc tous les membres de l’Assemblée nationale, les hommes et les femmes, à voter en faveur de notre motion. J’ai déjà l’assurance que les membres de la Coalition avenir Québec et Québec solidaire voteront en faveur de la motion. Alors, voilà. Merci.

Le Modérateur : Nous allons procéder à la période de questions. S’il vous plaît, m’aider un petit peu en vous nommant et nommant votre média. Je connais M. Ouellet, mais il y a des visages qui me sont inconnus encore.

M. Ouellet (Martin) : Mesdames monsieur, le gouvernement n’est pas lié à une motion. Qu’est-ce que vous attendez? Parce que, si vous avez l’appui de la CAQ, vous allez être majoritaires, vous allez faire accepter votre motion, mais le gouvernement n’est pas lié à une motion. Qu’est-ce que vous attendez de lui?

Mme Gaudreault : Bien, écoutez, on s’attend à ce qu’un gouvernement avec une première ministre en tête fasse le choix de l’avancement de la cause des femmes et de l’égalité hommes-femmes plutôt que de mener des petites magouilles internes pour arriver à ses fins puis faire adopter une charte des valeurs québécoises.

M. Ouellet (Martin) :Mme Maltait a dit aujourd’hui que les nominations étaient effectivement idéologiques, en ce sens que les gens qui ont été nommés étaient tous en accord avec la position traditionnelle du Conseil du statut de la femme et qu’au fond on voulait que cette position-là soit respectée et se poursuive, ne soit pas remise en question par une nouvelle présidente. Quelle est votre interprétation de ça?

Mme Gaudreault : Tout ce que le Conseil du statut de la femme souhaitait au départ, c’est de mener une étude d’impact sur la mesure proposée par le gouvernement. Et ça fait partie de la Loi du Conseil du statut de la femme, à l’article 5, de vraiment informer le gouvernement qu’il y aurait peut-être une menace par rapport à l’égalité hommes-femmes par rapport à une certaine mesure. Alors, ce que la présidente a affirmé récemment, c’est qu’ils souhaitaient mener une étude d’impact de cette fameuse mesure, là, de bannir le port des signes religieux dans l’administration publique. C’est ça que l’on souhaite. Alors, nous, on demande à ce que les nominations soient suspendues jusqu’à ce que telle décision de faire une étude soit prise, et ensuite on verra pour la suite des choses.

Le Modérateur : M. Dutrisac, Le Devoir.

M. Dutrisac (Robert) : Oui, bonjour, Mme Gaudreault.

Mme Gaudreault : Bonjour.

M. Dutrisac (Robert) : Vous avez des députées de la députation féminine du Parti libéral, j’aimerais savoir où est Mme Houda-Pepin. Pourquoi ne fait-elle pas partie de votre groupe?

Mme Gaudreault : Écoutez, on a…

Une voix : …

Mme Gaudreault : Il y en a d’autres qui manquent, et on a invité l’ensemble des membres de l’aile parlementaire à se présenter ici ce matin. Vous savez qu’il y a des commissions parlementaires qui sont en… qui fonctionnent en ce moment. Le caucus…

M. Dutrisac (Robert) : …commissions parlementaires à l’heure actuelle.

Mme Gaudreault : On aura un vote cet après-midi, et l’ensemble des membres de l’Assemblée nationale seront présents pour voter.

Le Modérateur : Mme Biron, Radio-Canada.

Mme Biron (Martine) : Oui, bonjour.

Mme Gaudreault : Bonjour.

Mme Biron (Martine) : Je vais un peu dans la même ligne que mon collègue. Vous appelez les femmes du gouvernement, finalement, à faire un choix entre la cause des femmes ou la charte, c’est que vous présumez, finalement, qu’il y a de la dissension au sein du caucus féminin libéral... péquiste, pardon?

Mme Gaudreault : Bien, je connais certains membres du gouvernement, certaines députées femmes. Je suis très surprise... Je serais très surprise de les voir endosser cette position-là. Mais, vous savez, on verra cet après-midi. Le vote aura lieu cet après-midi. On aura l’occasion de débattre aussi de cette motion pendant deux heures, alors on verra la teneur et les propos qui seront échangés, mais j’ai bon espoir que l’ensemble des membres... en tout cas, les femmes de ce gouvernement vont voter en faveur de cette motion.

Mme Biron (Martine) : Dans votre caucus à vous, vous êtes 18 femmes — disons qu’on va dispenser Mme James, qui est en congé de maternité — est-ce que les 17 sont favorables à cette motion-là ou s’il y a de la dissension?

Mme Gaudreault : Vous savez, nous sommes une équipe, nous avons... L’aile parlementaire libérale a soumis cette motion hier, et nous sommes une équipe, nous sommes derrière cette motion qui sera déposée... qui sera débattue aujourd’hui et votée peut-être aujourd’hui, peut-être reportée à demain. Mais je ne suis pas là pour répondre pour l’ensemble de mes 17 collègues.Mais, comme je le dis, je fais un appel à la mobilisation des 125 membres de l’Assemblée nationale, et ça comprend toutes les formations politiques qui y sont représentées.

Mme Biron (Martine) : Vous patinez un peu, là. Est-ce que vous avez...

Mme Gaudreault : Non.

Mme Biron (Martine) : Non?

Mme Gaudreault : Je ne patine pas.

Mme Biron (Martine) : Mais, est-ce que toutes les femmes du caucus sont favorables à cette motion-là?

Mme Gaudreault : Oui. Oui, j’ai...

Des voix : ...

Mme Gaudreault : La question...

Une voix : Il n’y a pas eu de commentaire dans d’autres sens.

Une voix : Et les hommes aussi.

Mme Gaudreault : Oui. C’est peut-être pour ça que j’ai semblé être hésitante, parce que la question me surprend, tout simplement.

Une voix : On est très unis, hein? On est très unis.

Une voix : Merci.

Le Modérateur : J’ai M. Lavallée, Radio-Canada.

M. Lavallée (Hugo) : Oui. Une question pour Mme St-Pierre, peut-être. Je voulais savoir, Mme St-Pierre, avec les événements qui se sont passés hier, votre déclaration, est-ce que vous ne sentez pas que ça a un peu fait déraper le débat sur l’indépendance du Conseil du statut de la femme?

Mme St-Pierre : Non. Non, absolument pas. L’incident est clos. J’ai présenté mes excuses à la première ministre en personne hier, elle a accepté mes excuses et, à la fin, elle m’a donné la main. Alors, pour moi, l’incident est clos et pour la première ministre également, qui a accepté mes excuses avec beaucoup de classe.

M. Lavallée (Hugo) : Ça n’a pas fait dévier un peu le débat sur le fond de la question?

Mme St-Pierre : On est là, ici, aujourd’hui, pour réitérer notre appui à cette motion et l’importance de cette motion. Je vous rappelle que, la motion, elle parle de deux choses : la motion parle de l’indépendance du Conseil du statut de la femme, réitérer l’indépendance du Conseil du statut de la femme, c’est ce qui est en jeu, et également la question de la suspension de ces nominations.

Je vous rappelle qu’il devait y avoir une nomination d’une femme autochtone, et il n’y a pas eu de nomination d’une femme autochtone. Il y a un siège pour une femme autochtone au conseil, qui n’est pas comblé présentement.

M. Lavallée (Hugo) : Est-ce qu’il y a une raison pour laquelle vous avez présenté les excuses en privé et non pas en public?

Mme St-Pierre : C’était à la sortie de la période des questions. J’ai demandé à rencontrer Mme Pauline Marois. Elle a accepté de le faire et elle a accepté, avec beaucoup de gentillesse et de classe, mes excuses. On s’est donné la main, et elle a dit : L’incident est clos.

Le Modérateur : Merci. Avant de déformer...de me tromper.

M. Bergeron (Patrice) :Patrice Bergeron, La Presse canadienne. Bonjour, Mme St-Pierre. Bonjour, mesdames. Une question qui s’adresse à vous : On dit souvent que les femmes font de la politique autrement. Est-ce qu’au cours des derniers jours on a vu les femmes faire de la politique autrement? On a l’impression que le débat a été très dur.

Mme St-Pierre : Nous sommes des humains. Je pense que tout le monde, dans sa vie, peut faire des erreurs, vous, comme vous, les autres journalistes à l’Assemblée nationale. Je pense que personne n’est à l’abri de cela. J’ai fait une erreur, je me suis excusée. Mme Pauline Marois, la première ministre, a accepté mes excuses avec beaucoup de classe, et l’incident est clos.

Le Modérateur : Autres questions en français? En anglais? Donc, ça va. Merci.

(Fin à 13 h 14)

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