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Point de presse de M. Jean-François Lisée, chef de l’opposition officielle

Version finale

Wednesday, March 15, 2017, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures quatre minutes)

M. Lisée : Alors, je comprends qu'il y a plusieurs médias qui sont pris dans la neige ce matin. Donc, je salue les braves qui ont réussi à se rendre pour assurer le bon fonctionnement de la société démocratique, dont nous avons la charge, chacun de son côté.

Hier, je suis venu vous parler avec des collègues du fait que le gouvernement avait promis, au dernier budget, des réinvestissements... j'étais pour dire substantiels, mais insuffisants, mais quand même c'était mieux que rien. Et vendredi dernier le ministère des Finances du Québec, là, pas la CSN, le ministère des Finances du Québec a dit qu'il y avait 1 milliard de dollars d'investissements promis au dernier budget qui n'étaient pas encore dépensés, en particulier en éducation, où ce qui était promis, c'était 4,6 % d'augmentation et, au 31 décembre, c'était 0,3 % qui était fait. On a interrogé le premier ministre hier, qui a dit : C'est la faute des réseaux; nous, le gouvernement libéral, on voulait dépenser, mais les réseaux nous empêchent de le faire.

J'ai en main une lettre du 19 décembre 2016 — ça, c'est plusieurs mois après le budget des annonces de réinvestissement — où le directeur général du financement de l'enseignement supérieur du ministère de l'Éducation — ça, c'est lui qui est chargé des décaissements — envoie aux directeurs des cégeps les nouvelles règles du régime budgétaire et financier pour l'année qui va du budget de l'an dernier au budget de cette année. Alors, le réseau a reçu, le 19 décembre dernier, les règles pour investir l'argent nouveau promis plusieurs mois auparavant. Alors, si le décaissement n'est pas fait, ce n'est pas la faute du réseau, c'est la faute du gouvernement, qui n'a pas donné au réseau les règles de décaissement avant Noël, avant Noël.

Alors, encore une fois, on a un gouvernement qui se lave les mains, ce n'est jamais de sa faute. Il fait des promesses, il ne les réalise pas, ce n'est pas de sa faute. Il a dit qu'il faisait le déficit zéro, il n'y aurait aucun impact sur les services, ils ont dit : Ah, bien là, c'est la faute des réseaux. Maintenant, ils veulent réinvestir, ça n'arrive pas, c'est la faute des réseaux. Et hier le premier ministre a dit que tous les décaissements prévus seraient faits d'ici le budget, donc d'ici le 31 mars. D'ici deux semaines, ils vont dépenser 1 milliard de dollars en éducation et en santé, d'ici deux semaines. On a hâte de voir ça. On a très hâte de voir ça. Alors, on dit à tous les responsables de budget du milieu de la santé puis de l'éducation, là : Rentrez de bonne heure au travail parce que 1 milliard va rentrer d'ici deux semaines pour dépenser d'ici deux semaines.

Alors, je pense qu'on se moque de nous. Le gouvernement libéral se moque des Québécois, se moque des réseaux, fait des promesses bidon, ne les réalise pas et ensuite accuse les autres d'être responsables alors que c'est lui-même qui envoie... Le budget, c'est en février, il envoie les règles en décembre et ensuite il accuse les gens de ne pas dépenser l'argent. Je pense que le premier ministre a des explications à donner.

Le Modérateur : Merci beaucoup, M. Lisée. On va y aller à la période de questions. Merci d'avoir une question et une sous-question. M. Boivin, micro de gauche.

M. Boivin (Mathieu) : Hier, il est apparu que le gouvernement était disposé à baisser les impôts en plus de réinvestir en santé et en éducation. Le chef de la deuxième opposition a dit : Votre promesse, à l'élection, c'était moitié des surplus en baisses d'impôt, moitié au Fonds des générations. Vous, M. Lisée, s'il apparaît un surplus d'environ plus ou moins 4 milliards comme il est prévu, est-ce que vous souhaitez que la moitié aille en baisses d'impôt et l'autre moitié au Fonds des générations, tel que promis au gouvernement à l'élection?

M. Lisée : Le gouvernement a brisé toutes ses promesses. Dans ce cadre financier du Parti libéral de l'élection 2014, il promettait : Aucun choc fiscal aux familles sur les tarifs des garderies, et il a provoqué le plus grand choc tarifaire de l'histoire des garderies. Il avait promis d'augmenter de 1 milliard par année les investissements dans les infrastructures, il ne l'a pas fait. Et en fait on a vu que même l'argent qu'il a promis d'investir dans les écoles cette année il en a investi seulement la moitié. Alors, choisir, parmi les promesses brisées du Parti libéral, lesquelles il devrait appliquer et lesquelles il ne devrait pas appliquer, moi, ça ne m'intéresse pas.

Moi, ce que je dis, c'est qu'il y a un budget maintenant, et on va vous dévoiler dans les jours qui viennent ce que nous, on propose pour le budget si on l'écrivait dans la situation actuelle. Donc, ce ne sera pas pour aujourd'hui. Mais certainement le mal causé dans les écoles et dans la santé, c'est le dégât qu'il faut réparer en priorité, et le gouvernement ne le répare pas. Il y a toujours des centaines de personnes, des psychoéducateurs, des orthophonistes qui manquent à l'appel, qui ont été coupés par eux. Il y a, dans les hôpitaux, dans les CHSLD, des bris de service importants. Pour nous, la priorité, c'est de redonner aux Québécois les services auxquels ils ont droit et pour lesquels ils paient.

M. Boivin (Mathieu) : Exigez-vous que le gouvernement tienne formellement à sa parole, 50 % baisses d'impôt, 50 % Fonds des générations, ou si ça peut être une autre articulation sans que ce soit très clair?

M. Lisée : Les promesses libérales, c'est les promesses libérales. Alors, ils en ont tellement brisé que, pour moi, ça, ça ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est l'intérêt du citoyen, puis l'intérêt du citoyen, en ce moment, ce n'est pas de baisser les impôts pour les riches. Vous m'avez vu ici la semaine dernière, récemment, avant la relâche, dénoncer la baisse d'impôt pour les superriches qui a été avancée par M. Couillard. C'est inacceptable. Moi, je pense que la priorité, là, c'est les services publics, la santé, l'éducation et, s'il y a des sous, aider les familles qui en ont besoin.

Les familles qui en ont besoin, ce n'est pas les familles qui gagnent 200 000 $ et plus, c'est les familles de la classe moyenne, c'est les familles qui ont de la difficulté à boucler les deux bouts, et certaines des familles qui ne paient pas d'impôt. Parce que M. Legault, lui, il ne veut pas aider toutes les familles, il veut juste aider les familles qui paient de l'impôt. Il n'est pas question d'aider les familles qui paient de la TPS, de la TVQ, des cotisations d'assurance chômage, qui paient les tarifs d'électricité, qui paient tous les autres tarifs. Non, ça, ces familles-là, M. Legault les abandonne. Si vous n'avez pas payé d'impôt sur le revenu, la CAQ ne vous aidera pas, puis ça, c'est une famille sur deux.

Moi, ce n'est pas ma vision des choses. Ma vision des choses, c'est que le coût de la vie augmente, en particulier pour les familles qui sont au bas de l'échelle, et, si on a des marges de manoeuvre, c'est les familles qu'on doit aider en priorité.

Le Modérateur : Merci. On va y aller avec M. Laforest.

M. Laforest (Alain) : Je vais rebondir sur la question de mon collègue. Priorité : réduction de la dette ou...

M. Lisée : Ou quoi?

M. Laforest (Alain) : ...pour Jean-François Lisée?

M. Lisée : Sur la réduction de la dette?

M. Laforest (Alain) : Bien, vous avez déjà dit, vous avez déjà dit que le Fonds des générations, vous, vous seriez prêt à l'utiliser pour, entre autres, améliorer l'éducation, la santé. Avec un surplus de 3 milliards, vous faites quoi, là?

M. Lisée : Non, bien, d'abord, je veux être très précis sur le Fonds des générations. Le Fonds des générations sert à s'adosser à la dette. Alors, faire comme le propose François Legault, de prendre l'argent dans le Fonds des générations pour faire des dépenses courantes, c'est endetter les Québécois, ça, c'est clair, endetter les Québécois et provoquer, dans l'heure, une décote, hein? Je vous invite à demander à n'importe quel fiscaliste qu'est-ce qui va se passer si le premier ministre François Legault prend 2 milliards dans le Fonds des générations pour baisser les impôts, ils vont vous dire immédiatement : Moody's décote le Québec.

Nous, on est plus responsables, on connaît ça, les finances publiques, on dit : On veut prendre une partie du versement annuel au Fonds des générations pour l'investir dans des investissements structurants pour l'économie, structurants pour l'économie à court, moyen et long terme. Par exemple, doter les régions d'Internet haute vitesse, ça, ça va créer des emplois, donc ça va augmenter notre richesse collective et ça va baisser le poids relatif de notre dette, puis on ne sera pas décotés. C'est comme ça, lorsqu'on est prudent avec les finances publiques puis qu'on veut réduire la dette, qu'on utilise une partie du Fonds des générations, pas comme une cagnotte, là, que la CAQ veut utiliser pour des dépenses courantes puis envoyer des chèques.

Alors, ça, sur la dette, nous, on est satisfaits des équilibres, qui sont d'ailleurs ceux qu'on avait proposés, et du type d'investissement dans le Fonds des générations, etc. On veut mieux l'utiliser pour l'économie. Et ce n'est pas une priorité d'aller plus rapidement que ce qui est déjà prévu sur l'équilibre face à la dette. Ce qui est urgent, c'est de permettre aux enfants autistes d'avoir des services, d'avoir des diagnostics, c'est de permettre aux CPE de surnager et de ne pas fermer, c'est de redonner de l'aide à nos aînés, c'est de redonner des services aux Québécois et de venir en aide aux familles qui en ont besoin.

M. Laforest (Alain) : Autre dossier, pardon, là, ce qui s'est passé sur l'autoroute 13 cette nuit. Vous en pensez quoi, là, que les gens étaient laissés à eux-mêmes jusqu'à 4 heures ce matin?

M. Lisée : Bien, écoutez, cette tempête-là n'a pris personne par surprise et n'aurait dû prendre personne par surprise au MTQ. Alors, moi, je m'attends à ce que le ministère des Transports nous fasse un constat de la situation, qu'est-ce qui n'a pas marché, pourquoi ça n'a pas marché, est-ce que les effectifs étaient au rendez-vous, est-ce que les budgets étaient au rendez-vous, est-ce que ça a été bien prévu. Et ce n'est pas normal que, dans une tempête qui a été annoncée trois, quatre jours à l'avance, des services gouvernementaux ne soient pas vigilants pour venir en aide à ce qui est totalement prévisible.

M. Laforest (Alain) : Mais comment vous expliquez ça, là? On a appelé les pompiers à 4 heures ce matin pour aller aider les gens. Vous qualifiez ça comment?

M. Lisée : Bien, moi, je pense qu'il y a un bris dans la... je vais choisir mes mots, là... il y a un bris dans le devoir de vigilance des services du MTQ. À quoi c'est dû? Le ministre doit vous l'expliquer.

Le Modérateur : Merci. M. Vigneault, Radio-Canada.

M. Vigneault (Nicolas) : M. Lisée, on parle de baisses d'impôt qui vont varier entre 100 et 400 millions, même 500 millions de dollars. Est-ce que c'est une bonne nouvelle, quand même, ça, pour les contribuables québécois, de façon générale?

M. Lisée : Bien, écoutez, c'est toujours une bonne nouvelle, une baisse d'impôt, pour les gens qui ont la baisse d'impôt. Ça dépend où est-ce qu'on prend cet argent-là, à qui on l'enlève. Bon, alors, on verra quelle est la proposition du budget. L'énorme dégât causé par les libéraux de Jean Charest en créant cette taxe rétrograde, la taxe santé, c'est un énorme dégât. Alors, s'ils réussissent à réparer une partie de leurs propres dégâts, on dit : Tant mieux. Mais en même temps ils ont créé d'énormes dégâts dans la santé et dans l'éducation, des dégâts qu'ils doivent réparer aussi. Alors, ce n'est pas l'un ou l'autre, c'est les deux.

M. Vigneault (Nicolas) : Donc, la marge de manoeuvre, pour vous, elle doit absolument aller dans les services pas nécessairement baisser directement les impôts des contribuables...

M. Lisée : Les libéraux ont fait tellement de dégâts qu'ils ont l'embarras du choix.

Le Modérateur : Merci. On y va avec M. Lacroix.

M. Lacroix (Louis) : Bonjour, M. Lisée. Hier, le DPCP a envoyé un communiqué pour dire que, finalement, il n'y aurait pas d'accusations déposées contre les hauts fonctionnaires du ministère des Transports relativement à l'histoire des documents qui ont été falsifiés et déposés devant l'Assemblée nationale et devant la commission parlementaire. Et en même temps on dit aussi qu'il n'y aura pas d'accusations déposées dans le cas de Louise Boily, qui avait, donc, en commission parlementaire, révélé qu'elle avait subi de l'intimidation de Mme Cantin, la sous-ministre adjointe, et de Nathalie Noël également. Or, ce qu'on apprend, c'est que Louise Boily n'a jamais été rencontrée par l'UPAC depuis le 8 juin 2016, au moment où elle a fait ses révélations en commission parlementaire, et aujourd'hui. Est-ce que c'est normal que l'UPAC ou en fait les policiers qui sont chargés de tenir une enquête sur une histoire d'intimidation ne rencontrent pas la principale intéressée?

M. Lisée : Écoutez, vous posez une très bonne question, puis je vais laisser mon collègue Pascal Bérubé vous répondre là-dessus aujourd'hui.

M. Lacroix (Louis) : Vous n'avez pas d'opinion là-dessus?

M. Lisée : Je préfère laisser Pascal vous répondre.

Le Modérateur : Merci. Mme Porter.

Mme Porter (Isabelle) : Oui. Sur un autre sujet, qu'est-ce que vous pensez du fait qu'il semble que Québec solidaire puisse se soustraire à la Loi électorale avec le statut particulier de co-porte-parole?

M. Lisée : Bien, écoutez, il y a la loi et il y a la pratique. Je veux dire, un parti peut décider de s'imposer des règles qui sont équivalentes à celles du DGE dans la mesure où il y a une course, d'ailleurs. Est-ce qu'il y a de l'argent qui est ramassé? Est-ce qu'il y a une course qui est organisée? Bon. Alors, ce sont des questions que vous pouvez poser à Québec solidaire.

Mme Porter (Isabelle) : Ça ne vous dérange pas, finalement, la situation actuelle?

M. Lisée : Ce n'est pas ce que je dis, c'est que je dis que, lorsqu'on est un parti démocratique, parfois on peut s'imposer des règles qui vont au-delà de ce qui est la loi elle-même. C'est ce que le Parti québécois a fait à plusieurs reprises. Et donc c'est à eux de voir quelle attitude ils veulent prendre face à ça.

Le Modérateur : Merci. On y va en anglais. M. Hicks.

M. Hicks (Ryan) : Just following up on that, do you think Québec solidaire is going against the spirit of the law by not imposing extra rules on themselves, given this hole that we're seeing?

M. Lisée : Well, I think it's for them to make their own case. It's certainly… a party has the ability to impose to itself stricter rules than the legal norm. And I think it's a good question to ask them. Is the point moot if there is no race? That's another element to see, but I'm sure they'll be willing and able to answer that very good question.

M. Hicks (Ryan) : Yesterday, the Premier said that CEGEPs and education system has money to spend, it just hasn't been spent yet and will be spent before the end of the fiscal year. But it seems like you're saying that they actually didn't have the money in their hands. Can you explain a little bit more?

M. Lisée : Well, we showed that $1 billion promised in the last budget, that's last March, has not been spent and the Premier said : It's because of the networks. Well, we have a letter that the Government sent just before this Christmas giving the CEGEPs the rules to spend. And so it's not the fault of the CEGEPs, it's the fault of the Government that didn't send them the OK and the rules to spend before Christmas. So, really, the responsibility lies completely in the hands of the Government.

M. Hicks (Ryan) : And just on the Generations Fund in the budget, can you explain what you party position is with respect to what money you would spend from the Generations Fund?

M. Lisée : We would spend no money from the Generations Fund, we would invest part of the yearly deposit into structural investment in the Québec economy as to grow the economy and then lessen the weight of the debt. That's what the fund is for. We think the investment guidelines of the fund are too weak, are too timid. We could strengthen them to strengthen the Québec economy for the medium and long term. In no way should we ever do what François Legault suggests, to take money in the fund and just spend it on regular expenses. That would be indebting Quebeckers even more and that would immediately trigger a lowering of the rating of the debt of Québec by the agencies in the hour. If he does that… if, by a very unfortunate event, François Legault were to be Premier and do that, in an hour, the credit score of Québec would drop.

Le Modérateur : Merci. Mme Johnson.

Mme Johnson (Maya) : Hello, Mr. Lisée. You said that the storm didn't come as a surprise or it shouldn't have, but it appeared to. So, how could the Transport Ministry have handled the situation differently, given that we've seen that truckers were stuck on Highway 13 for some 12 hours before getting any help?

M. Lisée : Well, it's for them to say. I mean, the storm was expected and announced days in advance. My expectation and the expectation of Quebeckers is that the Department of Transportation is able and willing to help when problems occur, and they always occur in big storms. And the fact that they were not responding in appropriate time is a problem. So, the Minister should take responsibility and tell us what went wrong, why, and how it will not happen again.

Le Modérateur : Dernière question.

Mme Fletcher (Raquel) : Apart of the Generations Fund, what would like to see in the upcoming budget?

M. Lisée : We'll do an announcement in the next few days about our budgetary preferences. But certainly we think that the damage done by the Liberals to the health system, to the education system needs repair. And, if there is money for lessening the burden, it should be targeted to families that really need it.

Mme Fletcher (Raquel) : One more question. There have been a lot of disappointments in the English community in Québec about the Minister's response to bilingual road signs yesterday. He said that he's not considering putting the road signs in English, he will consider putting more pictograms out. Do you agree with that decision or would you like to see English and French on safety signs?

M. Lisée : I agree with the decision. This is a corner of North America where French is the official and common language, and it has to show somewhere, and signs is one of the places that it should show. Merci beaucoup.

(Fin à 8 h 22)

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