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Point de presse de Mme Martine Ouellet, députée de Vachon

Version finale

Tuesday, April 4, 2017, 15 h 10

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Quinze heures seize minutes)

Mme Ouellet : C'est assez incroyable de voir que les deux premiers ministres, tant M. Couillard que M. Trudeau — d'ailleurs, il y en a un des deux de trop. Moi, je pense qu'on pourrait très bien gérer avec un seul parlement, on n'a pas besoin de deux parlements — mais de voir que les deux premiers ministres sont satisfaits de la réponse de Bombardier, des dirigeants de Bombardier, sont satisfaits, dans le fond, de voir que l'indécence de la hausse des salaires, au lieu de se passer aujourd'hui, elle va se passer dans trois ans. J'imagine que les dirigeants de Bombardier espèrent qu'on oublie d'ici ce temps-là. Je trouve que c'est quand même assez incroyable.

Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, moi, j'ai été conjointe des trois motions qui ont été déposées, mais malheureusement refusées par le gouvernement libéral, des motions demandant à ce que Bombardier renonce complètement à la hausse salariale, une motion demandant aussi qu'il y ait un plafond du côté des salaires des dirigeants. Et ça, c'est une question qu'on devrait vraiment discuter au Québec, parce qu'actuellement le salaire des 100 plus hauts dirigeants est 193 fois le salaire moyen, alors qu'il y a une trentaine d'années, le salaire était de 40 fois supérieur à un salaire moyen. Il y a vraiment une inégalité qui s'est creusée dans le temps, qui est complètement inacceptable et qui est en train de tout dérégler le système économique. Donc, il va falloir se pencher là-dessus.

Et ce qu'on devrait aussi faire à court terme, qui n'était pas dans les motions… Il y a le Parti libéral du Québec, acoquiné avec Parti libéral du Canada, qui a fait en sorte d'harmoniser les mesures fiscales pour donner des cadeaux fiscaux pour garder les sièges sociaux. Au lieu d'avoir des mesures pour vraiment contrer l'exode des sièges sociaux, ils ont plutôt donné des cadeaux fiscaux aux dirigeants d'entreprises en faisant passer de 75 % à 50 % l'imposition de l'option d'achat d'actions. Et donc, ça, ça fait en sorte que, par exemple, pour les dirigeants de Bombardier, c'est 600 000 $ de plus dans leurs poches pour la hausse de salaire qu'ils veulent s'octroyer, ce qui est encore plus indécent.

On n'est plus rendus dans l'indécence. Ça ressemble à… Le mot, j'y pense, et le mot est important, mais on a l'impression que les dirigeants de Bombardier sont plus rapaces qu'autre chose parce qu'ils veulent absolument avoir leurs gains. Ils sont prêts à différer, ils sont prêts à n'importe quoi, mais ils veulent continuer à mettre la main sur leurs gains.

Et finalement, la motion aussi demandant, celle-là de la CAQ, que le gouvernement du Québec puisse avoir son mot à dire après avoir investi 1,3 milliard directement, 2 milliards indirectement, pour un total de 3,3 milliards de dollars, il me semble que ce serait juste normal que le gouvernement puisse parler. Et là il va falloir que les dirigeants de Bombardier renoncent à la hausse salariale parce que cette hausse salariale là est sur le dos des contribuables québécois. Merci.

(Fin à 15 h 18)

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