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Point de presse de Mme Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques, et M. Alexandre Cloutier, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, de recherche, de persévérance scolaire et d’alphabétisation

Version finale

Thursday, May 4, 2017, 9 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Neuf heures trente et une minutes)

Mme Massé : Oui, alors, bonjour, tout le monde. Ce matin, nous allons poser un geste important. En Chambre, nous allons déposer une pétition qui demande, en fait, au gouvernement du Québec d'assumer ses responsabilités en matière d'éducation auprès des enfants ayant des difficultés d'apprentissage. Alors, c'est avec plaisir que j'ai accepté, avec Alexandre, de venir vous présenter François-Olivier Pinard-Herkel, enseignant au secondaire, et Anne-Laure Gille, orthophoniste, qui vont venir vous expliquer pourquoi il est essentiel d'intervenir pour soutenir nos jeunes en besoins d'apprentissage.

M. Pinard-Herkel (François-Olivier) : Bonjour. Vous savez, présentement, c'est un peu anormal que, pour obtenir un service scolaire ou spécialisé avec un professionnel, ça prenne un diagnostic sévère. Et puis notre pétition, c'est ce qu'elle demande, c'est de revoir les balises qui encadrent le financement de ces élèves-là pour inclure et pour respecter l'ensemble des difficultés qui peuvent être vécues par les élèves.

Mme Gille (Anne-Laure) : Nous souhaitons également que le ministère fasse un suivi plus approfondi et rapproché des fonds qui sont alloués aux commissions scolaires pour... et puis on veut également que le ministère de l'Éducation prenne des décisions ensemble avec tous les partenaires de l'éducation afin de prévoir une politique d'adaptation scolaire et scolaire en général qui inclut tous les élèves à besoins particuliers.

M. Pinard-Herkel (François-Olivier) : C'est pour cette raison qu'on a réussi à réunir tous les partis de l'opposition autour de cette pétition-là, et cette pétition est aussi accompagnée d'une plainte au Protecteur du citoyen. Il faut savoir que, pour que les choses fonctionnent bien en éducation, il va falloir qu'on fasse les choses ensemble, qu'on discute ensemble, mais qu'on décide ensemble aussi.

Mme Massé : Merci. Alors, vous voyez ici qu'il y a des gens qui s'occupent de nos enfants qui sont très déterminés à faire en sorte que nos enfants qui ont des défis d'apprentissage puissent être soutenus à la hauteur de leurs besoins. D'ailleurs, le titre de leur pétition est assez intéressant : Ça va pas la tête. Ça va pas la tête, en fait, c'est une reconnaissance que le taux de décrochage auprès des élèves handicapés, en difficulté d'apprentissage ou d'adaptation est de 47 %. 47 % de ces étudiants qu'on est supposés d'aimer à un tel point qu'on est supposés de les soutenir à la hauteur de leurs besoins, paf!, 47 % décrochent parce que le système scolaire ne sait pas les adapter.

Alors, ça va me faire vraiment plaisir ce matin de pouvoir déposer une tranche de cette pétition-là. Et je suis convaincue que notre lutte va être commune dans les prochains mois pour nous assurer qu'il y ait un réel plan d'action. Ça fait huit ans, huit ans que ces jeunes-là sont abandonnés par le gouvernement. Alors donc, on va travailler en fonction de s'assurer, d'une part, qu'il y ait un réel plan, travailler avec les experts sur le terrain; d'une autre part, qu'il y ait l'argent nécessaire.

Et, sur une note plus personnelle, j'ai un neveu qui a un spectre de l'autisme et je peux vous dire que, quand on les soutient adéquatement... bien, cet enfant-là va terminer son cégep l'année prochaine, et je suis certaine que ça va être un citoyen à part entière, très actif. Alors, c'est ça qu'il faut faire, et merci à vous deux de nous pousser pour y arriver.

M. Cloutier : Alors, à mon tour de joindre ma voix à tous ceux et celles qui ont signé cette pétition. Essentiellement, la problématique des élèves avec des besoins particuliers : la reconnaissance, les suivis, le personnel de soutien. Tout le réseau de professionnels et de techniciens qui avaient la responsabilité, justement, d'accompagner les élèves en difficulté ont été les premières victimes des coupures du gouvernement libéral. Alors, au même moment où les besoins explosent, où le nombre d'élèves en difficulté augmente, non seulement les règles actuelles sont trop strictes, sont trop sévères, sont trop lourdes, mais en plus les services qui sont offerts, bien, on a malheureusement vu le nombre diminuer. Et ce qu'on constate aujourd'hui, c'est que les problématiques qu'on vivait autrefois davantage au primaire, secondaire, elles se transforment maintenant du côté des cégeps et des universités.

Ce matin, on apprenait qu'il y a une hausse fulgurante, je dis bien fulgurante, du nombre d'élèves avec des besoins particuliers au cégep, à la hauteur de 24 % d'augmentation. Essentiellement, on est passés de 13 000 à 17 000 élèves, et ça, imaginez, c'est sans compter ce qu'on vous dit aujourd'hui, c'est-à-dire les élèves qui n'ont pas de services, n'ont pas de diagnostic et qui se retrouvent un peu dans les craques du système.

Alors, visiblement, les ressources ne sont plus au rendez-vous. Maintenant, ce sont des parents, des enseignants, des professionnels qui se mobilisent pour réclamer du gouvernement du Québec une intervention plus musclée, plus forte, qui accompagne davantage. Mais, tout ça, on le fait pourquoi? Bien, on le fait pour que nos jeunes obtiennent leur diplôme, aillent au bout de leurs rêves, au bout de leurs aspirations, puissent être accompagnés durant leur parcours pour qu'ils obtiennent leur diplôme, exercent un métier, gagnent leur vie et puissent évidemment s'intégrer à la société québécoise.

Alors, bravo au mouvement! Bravo aux initiateurs! Et on peut compter évidemment sur l'appui de Québec solidaire et du Parti québécois, et je crois que la Coalition avenir Québec s'est également jointe à nous pour le dépôt de la pétition aujourd'hui.

La Modératrice : Merci.

(Fin à 9 h 37)

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