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Point de presse de M. Claude Cousineau, porte-parole de l’opposition officielle responsable de la région des Laurentides, M. Sylvain Pagé, député de Labelle, et M. Marc Bourcier, député de Saint-Jérôme

Version finale

Wednesday, May 17, 2017, 13 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Treize heures cinquante-trois minutes)

M. Cousineau : Alors, bonjour. Je suis accompagné des deux députés des Laurentides. Nous sommes trois dans les Laurentides : M. Sylvain Pagé, le député de Labelle, M. Marc Bourcier, le député de Saint-Jérôme, et moi-même, le député de Bertrand.

Nous sortons d'une interpellation de deux heures avec la ministre responsable de la région des Laurentides, Mme Christine St-Pierre. Nous voulions bien camper les positions du Parti québécois, évidemment concernant les Laurentides, et en particulier les Basses-Laurentides, et puis nous voulions aussi signifier que, dans les Laurentides, bien, c'est une région qui peut paraître riche au départ, c'est une région où la pauvreté côtoie la richesse.

Donc, nous voulions laisser savoir à la ministre, pour qu'elle puisse interpeller ses confrères les ministres qui sont responsables de différents dossiers, que la région des Laurentides est en pleine croissance démographique, une croissance fulgurante dans les Basses-Laurentides, dans plusieurs municipalités, ce qui engendre nécessairement des pressions très, très, très fortes sur différents secteurs d'activité, on pense à la santé, on pense au réseau routier. Alors, dans ce sens-là, nous voulions laisser savoir à la ministre, pour qu'elle puisse prévenir les membres de son gouvernement, que la région des Laurentides est en sous-financement présentement dans beaucoup de secteurs d'activité. Et nous avons demandé à la ministre d'être porte-parole pour laisser savoir que les gens des Laurentides, ce ne sont pas des gens de seconde zone. On a besoin du réinvestissement et puis on a besoin d'avoir un rattrapage concernant certains secteurs d'activité.

Je passe la parole à monsieur.

M. Bourcier : Oui. Bonjour. Encore une fois, un plaisir de représenter les Laurentides en compagnie de mes deux collègues. C'est, pour moi, une première expérience, en tant que député de Saint-Jérôme, nouveau député à l'Assemblée nationale, justement, de faire une interpellation par rapport aux besoins des Laurentides, et j'avoue que je suis ressorti avec beaucoup de questionnements, une certaine déception de ne pas avoir eu de réponses à mes questions, surtout déçu pour les citoyens qui en attendent, eux, des réponses au sujet des Laurentides.

Un de mes sujets était le pipeline d'Énergie Est, le pipeline qui, semble-t-il, va avoir probablement son cours à travers les Basses-Laurentides, à travers trois villes qu'on connaît très bien, nous, ici : Mirabel, Saint-André-Est et il y a également un bout du comté d'Argenteuil qui est visité par ce tracé-là qui est vraiment une déchirure à travers le Québec. Le pipeline, qui est appuyé par le Parti libéral, par la Coalition avenir Québec, qui attendent des certaines redevances par rapport à ce pipeline-là, alors que toute la population ainsi que le Parti québécois n'en veulent pas, c'est clair. Le message a été très clair, il a été véhiculé par l'ensemble de la population qu'on côtoie à tous les jours, et puis il ne semble pas entendre cet appel-là des gens.

Une autre chose aussi était le réseau autoroutier, qui est très inquiétant dans les Laurentides — vous savez, il y a une croissance de la population qui est très forte — et je leur ai parlé de l'autoroute 15, qui déborde les soirs la semaine, le matin la semaine, les fins de semaine. Alors, c'est un classique que d'être pris, d'être bloqué dans les embouteillages sur l'autoroute 15, et semble-t-il qu'on n'a pas de plan pour ça. Nous, on a suggéré l'augmentation du transport en commun, on voudrait avoir l'élargissement peut-être à quatre voies de chaque côté de l'autoroute des Laurentides. Il n'y a pas de plan précis là-dessus.

On parle aussi de l'autoroute 19, qu'il y a des promesses qui auraient été faites par le ministre des Transports. On va avoir des réponses le 30 juin 2017, puisque cette date-là a été évoquée. On espère que les bottines vont suivre les babines dans ce dossier-là.

La 13, aucune de ces réponses. Et l'autoroute 13, pourtant, les gens de Mirabel voudraient bien voir la 13 être prolongée de la 640 jusqu'à la 50 parce que ça bloque là aussi le soir. Quiconque a pris la 13 un soir de semaine vers 4 heures sait de quoi je parle.

Et, pour ce qui est de la 50, où on a vu le premier ministre faire des promesses incroyables d'élargissement à deux voies de cette route-là, on a dit qu'on y allait par phases, par segments de route. Et le premier segment, bien, il est à Buckingham, c'est très, très loin des Basses-Laurentides, et un échéancier déjà de 24 mois pour Buckingham. Alors, on est un peu comme dans une émission de mon enfance — peut-être, Claude, tu as connu ça — Au coeur du temps, on est dans une zone temporelle indéfinie pour l'élargissement de la 50, qui est la route de la mort, qui est une des seules routes, d'ailleurs, où il y a des vibrateurs pour dépasser au centre qui font vibrer le véhicule. C'est assez particulier, mais c'est extrêmement dangereux comme route, très inquiétant. On suggère aux gens, même, de ne pas la prendre.

Et terminant mon interpellation, c'était à propos de la mine d'Oka, où là il y a du niobium qui pourrait être extrait de cette mine-là, et la ministre ne semblait pas au courant de ce problème-là. Et pourtant l'UPA, évidemment, les élus de la région sont contre le forage à cet endroit-là, il y a des dangers pour l'eau potable. Alors, on attend des réponses de la ministre à ce sujet-là, mais ils n'étaient vraiment pas au courant qu'il y avait des possibilités d'extraction à cette mine d'Oka là dont tout le monde ne veut pas voir la présence. Alors, je laisse la parole à mon collègue Sylvain Pagé, député de Labelle.

M. Pagé : Alors, merci, Marc, merci, Claude. Alors, on a pu le voir ce matin, on a l'impression que les Laurentides n'existent à peu près pas pour ce gouvernement parce que non seulement il y a un manque à gagner par rapport à la population qui augmente sans cesse, mais il y a un rattrapage qui ne se fait pas. Marc parlait, il y a un moment, de réseau routier. Quand j'ai rappelé à la ministre que le 18 avril 2011 on a annoncé des sommes importantes — et là c'était le Parti libéral qui était en place — pour régler les problèmes sur la 117, qui a 60 kilomètres, qui est une des routes les plus meurtrières au Québec, de Labelle jusqu'à Mont-Laurier, tout ce que j'ai eu comme réponse : Bien, vous allez aller voir le ministre des Transports, j'espère qu'il va bien vous écouter. Et pourtant tout ce qu'on demande, c'est de réaliser ce que le gouvernement avait annoncé lui-même, le gouvernement libéral, le 18 avril 2011. Donc, plutôt décevant.

Deux autres sujets sur lesquels on voulait tabler, on voulait parler... On sait que tous les gouvernements se font, la plupart du temps, élire sur le projet de régler les problèmes de santé. Il y a un problème, qui est majeur partout à travers le Québec, mais particulièrement dans la région des Laurentides. En fait, c'est la pire région, la plus mal financée de tout le Québec. On vient de passer le cap de 600 000 de population. D'ici 12 à 14 ans, nous allons être rendus à 800 000. Et d'année en année ce qu'on se rend compte, c'est que sur les 17 régions administratives, la plus mal financée c'est celle de la région des Laurentides. Puis ce que ça veut dire, c'est que le gouvernement, qui, depuis de nombreuses années, nous promet de régler ce problème d'inéquité, de manque à gagner pour que les services se rendent aux citoyens, bien, ce que ça veut dire, c'est que, que ça soit en santé mentale, que ça soit pour les soins à domicile, que ça soit pour les services divers ou encore la santé publique, en dépendance, dans tous ces secteurs d'activité, quand on fournit les enveloppes, les 10 enveloppes compartimentées, dans la région des Laurentides, neuf sur 10, nous sommes déficients, il y a un manque à gagner. Donc, si vous êtes citoyen de la région des Laurentides, malheureusement vous êtes un citoyen de seconde zone en ce qui a trait aux traitements à la santé.

Maintenant, on voulait parler aussi d'Internet haute vitesse. Surprise! La ministre nous dit : C'est vrai qu'il faut investir en Internet haute vitesse dans les régions éloignées. Mais dans les Basses-Laurentides, à Rivière-du-Nord, Argenteuil, dans ces régions, nous sommes à quelques kilomètres de Laval et de Montréal, on n'est pas dans les régions éloignées, et ce que l'on a constaté, c'est que la plupart de ces MRC sont non desservies. Entre 20 % à 25 % des citoyens qui n'ont toujours pas la desserte d'Internet haute vitesse. Et pourtant, rappelons-nous, au discours du budget de 2011, ce gouvernement annonçait 900 millions de dollars. Aujourd'hui, on nous parle d'un 100 millions plus un autre 100 millions qui va venir du fédéral sur cinq ans. Et on sait que c'est nettement insuffisant. On a fini par nous dire : Il y a 25 projets dans la région des Laurentides. Pour un seul projet, celui de la MRC d'Antoine-Labelle, les besoins, c'est presque de 30 millions. Alors, en vous disant 25 projets, vous savez très bien que la population de la région des Laurentides, que ça soit pour l'Internet haute vitesse, que ça soit pour la santé ou ailleurs, malheureusement on devra attendre encore. Je vous remercie.

M. Cousineau : Alors, je terminerais en parlant des organismes communautaires. Vous savez que, dans une région comme les Laurentides... puis, lorsque j'ai mentionné d'entrée de jeu que nous sommes en pleine croissance démographique et puis... nécessairement ça entraîne des services supplémentaires. Les organismes communautaires, qui sont au nombre d'à peu près 140 organismes communautaires sur le territoire des Laurentides, sont sous-financés présentement au niveau de leur mission. Alors, c'est à peu près 58 % du financement par rapport à leur mission globale, ce qui fait qu'en réalité, dans les Laurentides, il manque à peu près 11 millions de dollars pour financer les organismes communautaires, qui, eux, travaillent sur le terrain dans les différentes sphères d'activité pour aider les gens.

Puis l'augmentation cette année, imaginez-vous, ça représente à peu près 0,7 %. C'est en dessous du coût de la vie. Alors, ces gens-là font un travail incommensurable sur le territoire des Laurentides. Ce sont des gens sur qui on compte pour faire arriver les choses et s'occuper des gens. Alors, étant donné l'augmentation de la population, la croissance démographique dans les Laurentides, on demande au gouvernement rapidement de revoir leur investissement au niveau des organismes communautaires des Laurentides. Alors, je vous remercie.

(Fin à 14 h 3)