National Assembly of Québec - Return to homepage

National Assembly of Québec - Return to homepage

To use the Calendar, Javascript must be activated in your browser.
For more information

Home > News and Press Room > Press Conferences and Scrums > Point de presse de M. Simon Jolin-Barrette, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de justice

Advanced search in the News and Press Room section

Start date must precede end date.

Point de presse de M. Simon Jolin-Barrette, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de justice

Version finale

Wednesday, May 17, 2017, 8 h 20

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures trente-cinq minutes)

M. Jolin-Barrette : Alors, bonjour à vous. Les manigances des libéraux pour traficoter la carte électorale à leur avantage ont un très mauvais goût. On encourage les citoyens à contester les décisions indépendantes du Directeur général des élections. Le premier ministre lui-même l'a fait en fin de semaine et il l'a fait hier. Pour un premier ministre, cette attitude-là est pour le moins douteuse. M. Couillard se comporte comme l'héritier d'un système d'influence libéral. Ce faisant, il rapetisse la fonction auquel il appartient.

Mais, vous savez, hier, on a vu encore pire. On a vu la ministre de Santis tenir un point de presse seulement pour les médias anglophones. Le gouvernement libéral ne veut pas que les Québécois francophones entendent ce qu'ils ont à dire en anglais, et on comprend que les libéraux ne veulent pas que les Québécois anglophones entendent ce qu'il a à dire en français. Ça, on appelle ça un double discours de la part du Parti libéral du Québec. En agissant ainsi, ça manque de franchise, c'est irrespectueux des Québécois anglophones et des Québécois francophones.

Donc, je demande aujourd'hui à la ministre de Santis, la ministre de la Réforme des institutions démocratiques, de s'excuser et au gouvernement libéral, de cesser ses manigances pour faire pression pour modifier la carte électorale.

Je souhaite qu'on respecte la démocratie et je souhaite que le Parti libéral agisse comme tous les autres acteurs, en respectant les paramètres qui ont été dictés par le Directeur général des élections.

Le Modérateur : Période de questions. Alain Laforest, TVA Nouvelles.

M. Laforest (Alain) : Bonjour.

M. Jolin-Barrette : Bonjour.

M. Laforest (Alain) : Vous devez être contents, ce matin, à la CAQ, avec le nouveau sondage?

M. Jolin-Barrette : Bien, vous savez, c'est un sondage parmi tant d'autres. Nous, on va continuer à travailler extrêmement fort. Vous savez, à la CAQ, on a une excellente équipe puis, à tous les jours, on rentre à l'Assemblée nationale et, dans nos comtés, on travaille pour défendre les intérêts des Québécois. Donc, on va continuer à le faire jusqu'à la prochaine élection générale.

M. Laforest (Alain) : Au-delà du message, là, M. Lisée nous a dit ce matin que tout ce que vous avez à offrir, c'est des baisses d'impôt.

M. Jolin-Barrette : Ce n'est absolument pas vrai. J'invite M. Lisée à lire notre programme électoral et à lire les idées de la CAQ. Vous savez, depuis que le parti a été fondé en 2011, on s'est acharnés, on a persévéré constamment, malgré vents et marées, et, en 2018, on va offrir l'option la plus crédible aux Québécois qui veulent un changement de gouvernement, qui vont vouloir avoir un gouvernement qui va faire avancer le Québec, qui va faire en sorte que le Québec devienne un champion à l'intérieur de la fédération canadienne. Donc, nous, ce qu'on veut, c'est vraiment travailler pour les Québécois, et on va s'employer à faire ça d'ici l'élection et par la suite également.

Le Modérateur : Mathieu Boivin, Cogeco Nouvelles.

M. Boivin (Mathieu) : M. Jolin-Barrette, est-ce que vous pensez, comme le premier ministre l'a dit hier, en période de questions, que ça prend, un, une cartographie des zones inondables qui soit rendue disponible aux acheteurs de maison et peut-être aussi qu'on interdise, à l'avenir, la construction en zones identifiées comme à risque d'inondation?

M. Jolin-Barrette : Bien, c'est sûr qu'à toutes les fois qu'il y a des inondations la question revient, mais il y a plusieurs enjeux rattachés au niveau de la cartographie. Vous savez, il y a la valeur des propriétés qui est en cause. Mais c'est quelque chose qu'on doit étudier sérieusement, à savoir : Est-ce que, oui, on le cartographie ou non?

Nous, on est ouverts à en discuter, on est ouverts à l'idée d'étudier ce principe-là. Je pense que les Québécois doivent être renseignés au moment où ils achètent une maison, où ils font l'acquisition, relativement aux zones inondables parce qu'on voit que c'est vraiment des drames humains que ça crée. Les gens perdent leur maison, bien souvent. Donc, ça a des conséquences importantes pour les familles du Québec.

M. Boivin (Mathieu) : Est-ce qu'il faudrait éventuellement en venir aussi, le cas échéant, à interdire, purement et simplement, des constructions en zones inondables, même si ça peut être des terrains très attrayants à 90 % du temps?

M. Jolin-Barrette : Bien, ça, c'est une question qui mérite plus de réflexion parce que, vous savez, dans la crue des eaux, bien, il y a de l'inondable, supposons, 100 ans, il y a du 20 ans, tout ça. C'est très technique, là-dessus. Mais je pense qu'il faut vraiment l'étudier ensemble, tout le monde ensemble, pour voir d'avoir un développement immobilier, lorsque les gens s'établissent, dans un premier temps, pour qu'ils ne perdent pas la valeur de leur maison, mais qu'en même temps aussi il y ait une sérénité d'esprit lorsqu'ils construisent leur maison, supposons.

Donc, écoutez, à ce stade-ci, nous, on est ouverts à l'étudier avec le gouvernement, à travailler là-dessus, mais il ne faut pas être... ce n'est pas blanc ou ce n'est pas noir par rapport aux zones inondables. Il faut vraiment prendre le temps de l'examiner. Puis ça dépend des cours d'eau, ça dépend de la géographie aussi, ça dépend, vous savez... Puis ça se transforme aussi, la crue des eaux aussi. Ça fait qu'il faut vraiment faire une analyse scientifique de ça. Donc, nous, on offre notre collaboration avec le gouvernement pour l'étudier.

Le Modérateur : Nicolas Vigneault, Radio-Canada

M. Vigneault (Nicolas) : M. Jolin-Barrette, sur le sondage, encore une fois, bon, une bonne nouvelle. Et M. Lisée disait tout à l'heure, effectivement : Vous offrez des idées extrémistes. C'est le terme qu'il a utilisé.

M. Jolin-Barrette : Bien, écoutez, pas du tout. Nous, on est vraiment un parti qui propose des choses pour les familles du Québec. On vise à défendre les familles du Québec, à défendre la population du Québec aussi face aux dérives du gouvernement libéral.

Et, vous savez, les choses qui sont extrêmes, je crois qu'elles sont au Parti québécois. Vous avez vu M. Lisée durant sa course à la chefferie. C'est quelqu'un qui avance, qui recule, qui change d'idée aux 30 secondes. Je pense que la constance de M. Lisée, elle n'est pas présente. Vous savez, c'est un chef qui est incohérent dans ses propositions, et le fait d'être placé devant ses propres contradictions, ça ne le dérange pas. On a des exemples à tous les jours de la part de M. Lisée.

Donc, je pense que le seul parti qui peut défendre l'intérêt des Québécois à l'Assemblée nationale, c'est la Coalition avenir Québec. Et on s'emploie à le faire à tous les jours avec une équipe qui est dynamique et qui est présente pour les Québécois.

M. Vigneault (Nicolas) : Sur le projet de loi n° 113, la ministre a en quelque sorte confirmé que ça va être l'un des derniers projets de loi qui va être étudié par son ministère. Est-ce que, pour vous, c'est décevant?

M. Jolin-Barrette : Extrêmement décevant. Extrêmement décevant et malheureux. Je dénonce le manque de sensibilité de la part de la ministre Vallée, du premier ministre également et du leader du gouvernement.

Vous savez, en mars 2016, j'ai fait une sortie avec notamment Mme Poitras, Mme Fortin et Mme Raymonde Blouin. Mme Blouin, elle a 84 ans. Elle a été adoptée. Elle ne connaît pas sa famille d'origine, elle ne connaît pas ses parents biologiques. Mais, par contre, l'État les connaît, l'État a ces renseignements-là, l'État sait qui a placé Mme Blouin en adoption. Et cette dame-là, qui a 84 ans, peut-être 85 ans aujourd'hui, avant de quitter le monde, elle souhaiterait dire à ses propres enfants puis à ses petits-enfants d'où elle vient. C'est vraiment quelque chose de fondamental puis c'est important.

Et il y a énormément de Québécois qui sont touchés par ce dossier-là. Vous savez, dans les années 40, 50, 60, il y a beaucoup de Québécois qui ont été placés dans des crèches.

Et actuellement, là, la position du gouvernement libéral, c'est de dire à ces gens-là : Écoutez, nous, on a l'information, on sait d'où vous venez, mais ce n'est pas prioritaire de vous la donner, on préfère passer d'autres projets de loi avant celui-là. Et, vous savez, ça date, là, depuis 2007. Le premier rapport qui a été déposé par Me Carmen Lavallée de l'Université de Sherbrooke, c'était une adoption propre à chaque enfant. Il y a eu un projet de loi déposé par M. Fournier en 2011, un projet de loi qui a été déposé par M. St-Arnaud en 2013. En 2016… ça a pris trois ans pour Mme Vallée de déposer un projet de loi.

Écoutez… Et je pense qu'avec ma collègue du Parti québécois on s'est entendus. Ça fait pas mal consensus, le projet de loi. On est prêts à aller de l'avant. Il n'y a pas tout dans le projet de loi, il y a de l'amélioration à apporter, mais nous, de notre côté, là, on est prêts, là, d'ici la fin de la session, là, d'ici le 15 juin, là, à travailler durant la session intensive pour adopter ce projet de loi là pour répondre aux besoins des gens qui ont été adoptés. Je pense que ce n'est pas normal que le gouvernement ait ces informations-là sur votre vie privée puis que, vous-même, vous ne le sachiez pas.

Le Modérateur : Simon Boivin, journal Le Soleil.

M. Boivin (Simon) : Bonjour, M. Jolin-Barrette. Vous accusez M. Lisée de changer d'idée aux 30 secondes. Ça a été le cas aussi de M. Legault, là. La dernière en lice, c'était taxer les plus riches. Il y a toute la question du Parti québécois, il sort, il devient nationaliste. Est-ce que c'est vraiment le bon angle d'attaque pour vous d'attaquer M. Lisée sur les changements de cap, d'attaquer le Parti québécois sur les changements de cap de son chef?

M. Jolin-Barrette : Écoutez, à la CAQ, nous, on a toujours été cohérents. Vous savez, on propose des baisses d'impôt pour les familles, on propose de travailler pour les familles québécoises. Notre proposition nationaliste s'inscrit à l'intérieur du Canada, on l'a clarifié. Mais il y a une chose qui est certaine, c'est que nous, à tous les jours, on se lève en Chambre, ici, pour défendre les familles québécoises, pour lutter contre la corruption, pour lutter contre la collusion, pour lutter, en fait, contre ce gouvernement libéral là qui ne travaille pas dans le meilleur intérêt des Québécois, mais plutôt dans celui des intérêts des amis du Parti libéral.

Donc, nous, à la CAQ, on est cohérents puis on va continuer à l'être. Puis d'ici 2018, on va continuer, dans notre ligne de pensée, à proposer des projets pour les Québécois et surtout à défendre leurs intérêts.

M. Boivin (Simon) : Est-ce qu'un gouvernement caquiste voterait une loi spéciale dès le moment où, par exemple, le secteur de la construction tomberait en grève, en raison des impacts que ça peut avoir sur l'économie québécoise? On sait qu'il y a possibilité d'une grève le 22, le 24 mai. Est-ce qu'un gouvernement caquiste couperait court à ça avec une loi spéciale dès le premier jour?

M. Jolin-Barrette : Dans le cadre d'un conflit de travail comme celui de la construction, celui appréhendé, celui annoncé, je pense que la meilleure solution, c'est toujours la négociation. Il faut que les parties s'entendent, puis, vous savez, l'industrie de la construction, c'est quand même…

M. Boivin (Simon) : …d'accord avec ça, M. Jolin-Barrette. Ma question, ce n'est pas ça. Ma question, c'est : Est-ce que vous iriez avec une loi spéciale dès le premier jour pour empêcher des impacts sur l'économie québécoise?

M. Jolin-Barrette : Je pense qu'on doit y aller avec une solution négociée parce que, dans l'industrie de la construction, vous savez, il y a quatre principaux secteurs : le secteur des routes, le résidentiel, le commercial institutionnel, et ça fait en sorte que c'est compliqué. Vous avez un tronc commun au niveau de la convention collective, et par la suite, de façon sectorielle, c'est l'ACQ qui négocie pour le commercial institutionnel, l'APCHQ qui négocie pour le résidentiel. Il y a plusieurs enjeux, puis les corps de métier aussi, à l'intérieur des conventions collectives, par la loi R-20, c'est quand même complexe, puis ça demande beaucoup de débroussaillage.

Puis historiquement, ça a toujours été compliqué quand même, les conventions collectives dans l'industrie de la construction. Les travailleurs font valoir leurs droits, les entrepreneurs également, mais on arrive souvent à une solution négociée. Parfois, c'est des lois spéciales, mais il y a une chose qui est certaine, c'est que c'est une activité économique importante, mais les partenaires doivent s'asseoir ensemble puis ils doivent trouver une voie de passage d'ici la fin et l'expiration de la convention collective.

Le Modérateur : Marco Bélair-Cirino, journal Le Devoir.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Quel est le travail à faire, du côté de la Coalition avenir Québec, pour pouvoir former le gouvernement en 2018 et essentiellement, là, assumer les responsabilités qui incombent au gouvernement? M. Lisée disait ce matin que le Parti québécois est le gouvernement en attente. Effectivement, il y a plusieurs députés qui ont une longue feuille de route, qui ont même, dans certains cas, une expérience gouvernementale. Chez vous, sauf erreur, c'est essentiellement M. Legault, là, qui a assumé des tâches ministérielles.

Puis, en fait, une question peut-être en forme de clin d'oeil ce matin : Est-ce que votre présence aujourd'hui au podium laisse entendre que vous pourriez être le prochain vice-premier ministre?

M. Jolin-Barrette : Non, pas du tout, sur votre deuxième question. Sur la question du Parti québécois, vous savez, c'est un vieux parti, c'est un parti où on voit que les histoires sortent sur ce parti-là.

Nous, ce qu'on va faire, au niveau de la CAQ, on va continuer à travailler pour les Québécois, on va continuer à toujours se lever pour défendre l'intérêt des familles, l'intérêt des Québécois en matière de santé, en matière d'éducation, en matière d'économie. Et, vous savez, on a une équipe extraordinaire, à la CAQ, on a des gens qui viennent de plusieurs domaines d'activités, donc on a des gens qui sont compétents. On a des gens qui se lèvent le matin pour défendre les intérêts des Québécois, on a des gens qui veulent travailler à temps plein pour les Québécois, puis c'est ce qu'on va s'appliquer à faire jusqu'en 2018 puis, en 2018, on souhaite que les Québécois nous fassent confiance pour diriger le Québec, parce que ça prend un changement au Québec, ça prend véritablement un nouveau parti qui gouverne le Québec afin de faire progresser le Québec pour en faire un Québec gagnant.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Concernant les inondations, est-ce que je comprends que tous ceux et celles qui sont sinistrés doivent recevoir l'aide de l'État pour reconstruire leurs propriétés, même celles qui sont dans des zones inondables et des zones jugées à risque, qui ont fait même l'objet de dérogation pour construire leurs propriétés, ou il doit y avoir une évaluation qui soit faite avant que l'État leur apporte une aide financière? Est-ce qu'on doit tout de suite indemniser tout le monde ou tout de suite penser à peut-être offrir de l'aide financière pour forcer ces gens-là à aller ailleurs, à se construire soit ailleurs ou à acheter une autre propriété?

M. Jolin-Barrette : Bien, il y a deux volets à votre question. Le premier volet, c'est : Est-ce qu'on doit indemniser tout le monde? Puis le deuxième volet, c'est : Est-ce qu'on doit les indemniser de façon conditionnelle au lieu de relocalisation ou de la construction de leur maison?

Sur le premier volet de votre question, les gens, bien souvent, ont perdu leur maison, ont subi des dommages fort importants à leur résidence. Je pense que c'est important de les accompagner et de leur offrir tout le soutien nécessaire. Vous savez, les gens, là, ils perdent parfois complètement leur maison. Ce sont des drames. Il faut aider les gens, vraiment, financièrement.

Pour ce qui est des modalités d'application, à ce moment-là, bien, il y aura un programme, à savoir, quels sont les critères à mettre en place, mais il y a une chose qui est sûre, il faut accompagner les familles avec leurs maisons, avec leurs lieux de résidence, de façon à ce qu'ils puissent rebâtir leur vie, parce qu'émotionnellement, psychologiquement, c'est extrêmement difficile. Puis c'est important aussi qu'ils aient le soutien requis à ce niveau-là, parce que, quand vous faites face à une situation comme celle-là, où vous perdez vos souvenirs, où vous perdez vos biens, ça prend du soutien de l'État.

Le Modérateur : Questions en anglais. Ryan Hicks, CBC.

M. Hicks (Ryan) : Why would you like Mrs. de Santis to apologize?

M. Jolin-Barrette : We want that Minister de Santis apologizes because she decides by herself only to speak to the Anglophone journalists. I think that's not acceptable because the right to the information applies to everybody in Québec, to the Anglophone Quebeckers and to the Francophone Quebeckers. We don't have to do discrimination between the people who speak both languages.

So I don't think that's a normal approach. That's the first time I see that here, to take some journalist to say : Oh! The Minister is going to talk to you because you speak in English. We think that Mrs. de Santis plays a game with the electoral map, and I don't think that's acceptable. Why does she speak from both sides of the mouth? I don't think it's normal to do that, and, I mean, all the journalists have the right to get the same information. That's really discrimination based on the language. So it's not acceptable.

M. Hicks (Ryan) : Just going back to the substance of the debate yesterday, one of the things that you brought up, you said that the Premier went too far when he told this group that it was within their rights, that they should exercise their rights and take all legal action to challenge the electoral map. As you probably know, that issue is really important for many in the Anglophone community but also the Jewish community and minority communities.

Do you worry that this position that you've taken could… or do you care that this position that you've taken could hurt any support that the CAQ might have within these communities that are upset about the electoral map?

M. Jolin-Barrette : No, I don't think so because Montréal and all the communities in the Montréal area are really important for the CAQ, and we are really concerned about their belief about their will. But one thing is very important, and I want to say it very clear : le Directeur général des élections is an independent institution. His work is independent. We decide to vote by a two third Members of the House to name this person to do his job. And what Premier Couillard says, it's an attack on the work, on the independent work of the Directeur général des élections.

People can take legal recourse if they want but that's not the job of the Premier to say : Yes, I encourage and I give some advice to do that kind of legal proceeding. I think, when you're a Premier, you're the Premier of everybody in Québec, everybody. So you don't have to tell things like that, and I think that the fact that Mr. Couillard did that, it's not OK with the function that he had here, in the Government, and, I mean, it's really important to let the Directeur général des élections do his work in an independent way, and we will apply that for us.

Le Modérateur : Maya Johnson, CTV.

Mme Johnson (Maya) : Good morning. What can you tell us about what you feel this latest poll represents in terms of progress for you party?

M. Jolin-Barrette : Well, one poll doesn't make the summer, but we will still work hard, at the CAQ, for all the Quebeckers. Montréal is really important for us, and we want to work for the people of Montréal, but for all the Quebeckers too. So we will continue until 2018 to work each day here, at the National Assembly, for the rights for the people of all Québec and also for the people of Montréal.

Mme Johnson (Maya) : So what you are saying is that you can't put too much stock or too much emphasis on a single poll.

M. Jolin-Barrette : No. I mean, since 2014, we work hard, and I think we will continue to work hard for the Quebeckers. So that's one poll, and there are many polls. So we looked at the poll this morning and we will continue to look with the other polls.

The important thing is the work that we do here for the Quebeckers, the fact that we have some propositions on education, on health, on economy. So we defend these positions and we also need a government who makes proof of integrity and ethics and we don't have that kind of government. So, the CAQ is there for all the people in Québec to be the next government, and we apply to work for that to move the Liberal Party from Government. It's enough. And the Parti québécois is not an alternative for the power, for the Quebeckers, because that's the same old thing that the Liberal Party, the same old couple.

Mme Johnson (Maya) : Merci.

Le Modérateur : Raquel Fletcher, Global.

Mme Fletcher (Raquel) : Good morning. The Premier yesterday, in question period, said that the maps for flood zones or for flood basins need to be updated and then made public to municipalities but also to owners and buyers especially so that they know if they're buying something in a flood… Do you agree with that? Do you see any problems? Do you agree with the proposal of the PQ to make an independent commission on that?

M. Jolin-Barrette : We will wait to see the concrete proposal about that. But one thing for sure, it's when things happen like that, with the flood, it causes serious damages and serious damages on the families who own their home in these areas.

So we need to help these families and we have to look the criteria of the map. We're open to, but one thing is the fact that we need to work together because that kind of modifications have a serious impact on many people. So we need to consult the people who are concerned, we need to consult the scientists about the river, about the lake when the water goes up. So we need to have a scientific approach about that, and we need also to take the interests of the people who live in these zones, and we need to consult these people before taking any decisions about that kind of decision.

Mme Fletcher (Raquel) : So two things I heard you say is, one, it's a complicated process and, two, you would like people who have been affected by the recent floods to be consulted on a future commission or any sort of public publishing of that kind of information.

M. Jolin-Barrette : Yes. I think people must be consulted about the modification that could apply, if there is one, because it really has an impact on these people who live there. So, if there's any modification, people should be consulted about what the Government wants to do with any modification of any kind about that. And, on the other way, we need to help these people that had the consequences of the flood. So we need to have a human approach with all that situation.

Mme Fletcher (Raquel) : Just so I'm clear, when you say that it will impact the people who live there, that's because of their housing prices could… that the value of their house could go down? That kind of stuff that you're talking about?

M. Jolin-Barrette : Yes, because, you know, the flood maybe destroyed the house, the home of the people. So we need to help them and we need… because they can have lost all their goods, all their souvenirs and all their stuff. So, on a human and psychological way, we have to offer help to these people, because, you know, that's really an emotive loss to their home, because that's your home and that's where you live. So we need to help the people about that.

Le Modérateur : Le dernier, mais non le moindre, Phil Authier, The Gazette.

M. Authier (Philip) : On the poll, are you feeling that Quebeckers are seeing the CAQ in a different light? Because all of your comments, many of your comments have been about the PQ is not the good alternative, that you're the good alternative. Is that sinking in to the mentality of voters, that the CAQ is an alternative government?

M. Jolin-Barrette : I think, by the work that we did here since the last five years, I mean, maybe the program of the CAQ, now, people see it and they are interested on it, because that's a really interesting program, because we want to work for the families of the Québec, we want to work in health programs, in education.

So I think that the Quebeckers have the opportunity to make history and to have a change, to get out from what we knew since the last 40 or 45 years about the Government. And Quebeckers see now what's the governing of the Liberal Party and the governing of the Parti québécois, where it puts the Québec, and they didn't put the Québec in a good position.

So we want to work together, inside the Canada, to make some progression of the Québec. So we want to work, full-time jobs, on the Quebeckers interest and get a new way in the governing of the Québec, but also, the important thing, it's really… we need a government that will be clean, that will show integrity, that will show ethics. And what we see, since many, many years, is the fact that the Liberal Party is not a clean government. We have some examples, almost each week, and that is disgusting. And people from Québec are not happy about that because they want that their money is spent correctly and with appropriate programs and they don't want that the friends of the Liberal Party get some advantage by their position. We need to do a big clean up and it's time to do it. Merci.

Le Modérateur : Merci beaucoup.

(Fin à à 9 h 1)

Participants


Document(s) Related