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Point de presse de Mme Francine Charbonneau, ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l'intimidation

Version finale

Tuesday, May 30, 2017, 15 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Quinze heures quarante et une minutes)

Mme Charbonneau : Merci d'être avec nous en cette fin d'après-midi d'une journée exceptionnelle. Je vous présente les gens qui m'accompagnent. Je suis Francine Charbonneau, ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l'intimidation, fière aujourd'hui d'être accompagnée de Mme Nicole Bolduc-DuBois, présidente de la Conférence des tables régionales de concertation des aînés du Québec, d'Isabelle Daigle, coordonnatrice de la Conférence des tables régionales, de Mme Christine Morin, de la Chaire de recherche Antoine-Turmel, je vous dirais que Marie Beaulieu aurait aimé être avec nous, mais malheureusement elle est à l'extérieur, de la Chaire de recherche sur la maltraitance, ainsi que d'une petite partie de l'équipe sociojudiciaire, mais tellement importante, donc Pierre Boisvert, inspecteur de la Sûreté du Québec, Catherine Lafrenière, criminologue-analyste, Direction de la police de Trois-Rivières, ainsi que Richard Lévesque, inspecteur à la Direction de la police de Trois-Rivières, et de Céline LeBlond, coordonnatrice régionale de la Mauricie—Centre-du-Québec, celle que j'appelle affectueusement une coordo, une coordo sur la maltraitance parmi l'ensemble des coordonnateurs que nous avons.

On a fait un grand bout de chemin depuis le mois d'octobre puisque, le 19 octobre, on déposait un projet de loi sur la lutte contre la maltraitance. C'est cette volonté qu'on avait à l'Assemblée nationale de faire en sorte qu'on puisse protéger les aînés, un pas de plus. Il faut prendre conscience qu'on a déjà plusieurs mesures qui sont en place, qui nous viennent du plan d'action de la lutte contre la maltraitance, le PAM, où là il y a plusieurs aspects de cette politique-là, qu'on pense au numéro de téléphone qu'on peut appeler, Aide Abus Aînés, que ce soient les coordonnateurs, on en a parlé, les tables de concertation qui sont avec nous, différentes mesures qui font en sorte qu'on peut proposer des choses aux concitoyens du Québec sur la maltraitance. Maintenant, il fallait aller un pas plus loin, il fallait resserrer le tissu qu'on avait pour faire en sorte qu'il n'y avait pas de grande faille par rapport au projet de la lutte contre la maltraitance.

Donc, on a proposé un projet de loi avec cinq grandes mesures, je vous les rappelle rapidement : l'adoption obligatoire d'une politique de lutte contre la maltraitance dans l'ensemble de nos institutions en santé et aussi à ceux qui en donnent les services. Je rajouterais l'amendement qu'on a rajouté, c'est-à-dire de faire en sorte qu'on puisse apporter l'information auprès des aînés et des utilisateurs. La bonification du rôle de commissaire aux plaintes et à la qualité des services. Non seulement celui-ci ne va pas prendre que les plaintes. Maintenant, il va prendre les signalements de toute personne qui fait une approche parce qu'il a un doute.

La levée de la confidentialité et du secret professionnel ainsi que la protection contre les représailles et l'immunité des poursuites puisque toute plainte faite de bonne foi par un professionnel, par un parent ou même par quelqu'un de la famille fera en sorte qu'on aura l'obligation de faire suivre les informations pour faire soit enquête ou aller un peu plus loin. L'encadrement des caméras de surveillance. On se rappellera du grand débat : Peut-on? Alors, la réponse, c'est oui maintenant, par règlement. Nous allons pouvoir porter le principe d'avoir une caméra dans sa chambre, quel que soit le lieu de la chambre, hein, CHSLD, résidence privée ou publique, ainsi que le processus d'entente sociojudiciaire avec qui, en ce moment, on a des partenaires, qui fait en sorte que dans toutes les régions du Québec, quel que soit l'endroit où habite l'aîné, surtout s'il est chez lui, il pourra avoir accès à l'entente sociojudiciaire qui fait en sorte qu'une équipe complète va se structurer et aller plus loin pour pouvoir l'accompagner lui et peut-être, qui sait, l'agresseur dans les problématiques qui se présentent à lui.

On a étudié le projet de loi. On a fait des consultations particulières, on a reçu des gens, on a reçu beaucoup de mémoires et, avec plaisir, on a pris connaissance de ces mémoires. Maintenant, la volonté d'aller plus loin, c'est d'entendre les gens, c'est ce que nous croyons que nous avons fait. Et je dois vous avouer qu'avec les membres des deux équipes de l'opposition, que ce soit mon collègue de Rimouski, Harold Vallée, ou mon collègue de la CAQ, M. François Paradis, de Lévis, nous avons été très consciencieux et très méticuleux sur la façon de faire. Donc, nous avons entendu.

Et nous avons rajouté une sixième mesure, celle qui va faire en sorte que, si je suis en CHSLD ou si je suis couvert par une curatelle privée ou publique, j'aurai une protection puisque, malgré les faiblesses qui se présentent à moi ou les défis, bien, on aura l'obligation de dénoncer un cas de maltraitance ou même un doute sur la maltraitance, ce qui fait en sorte que ça change notre politique de cinq mesures à six, mais qui fait en sorte que, pour nous, on a trouvé le juste équilibre pour couvrir l'ensemble de la population aînée du Québec. Si je suis un aîné autonome, j'aurai ma place à prendre et je pourrai être accompagné, et, si j'ai une difficulté, si je suis en CHSLD ou couvert par le curateur, j'aurai aussi plein de possibilités pour être accompagné dans le principe de trouver des pistes de solution.

La volonté qu'on a au Québec, c'est de faire un Québec meilleur, et on est en train de faire la démonstration qu'un Québec meilleur ça ne passe pas par une loi, un gouvernement. Ça passe par un ensemble, une communauté qui s'engage à aller plus loin pour protéger ses aînés. Je nous rappelle que, moralement, nous avons une obligation. Si vous connaissez un aîné, si vous en croisez un, vous savez que «bonjour», ça ne coûte rien. Vous savez qu'un peu d'écoute, une visite, une façon de faire qui fait en sorte qu'ils peuvent se raconter ou même vous entendre fait en sorte qu'ils sont des citoyens participants.

La volonté, c'est de s'occuper de notre monde, et ça, c'est notre responsabilité. Les gens qui sont en arrière de moi se sont engagés à le faire, ils nous en ont fait la démonstration. Notre projet de loi est meilleur parce que tout le monde s'y engage. Un projet de loi voté à l'unanimité, je dois vous dire que je suis très fière, et ça fait en sorte que l'écoute des citoyens, la volonté de protéger et d'avoir un Québec meilleur, ça nous appartient tous.

Merci à l'ensemble des gens qui y ont participé. Chers partenaires, ce n'est jamais pareil sans vous, vous le savez. On sera encore meilleurs. Et sachez que tous les gestes qui seront posés et l'avenir qui se présente à nous seront meilleurs parce que le projet de loi n° 115 sera mis en application probablement, si la tendance se maintient, dès cet après-midi puisqu'il passera pour sanction au lieutenant-gouverneur, à 4 h 30.

Donc, merci de votre écoute et de vous être déplacés pour nous entendre. Au plaisir, et merci encore à l'ensemble des participants.

(Fin à 15 h 48)

Participants


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