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Point de presse de Mme Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques, et M. Amir Khadir, député de Mercier

Version finale

Thursday, June 1, 2017, 11 h 35

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures trente-huit minutes)

Mme Massé : Alors, bonjour, tout le monde. On apprend aujourd'hui que le premier ministre du Québec souhaite rouvrir le débat constitutionnel. D'accord. C'est une bonne idée.

Mais on prévient le premier ministre que, s'il veut ouvrir ce débat-là, il faut le faire dans toutes ses dimensions, parce que discuter d'indépendance, du droit à l'autodétermination de la nation québécoise, il faut qu'on le voie dans son ensemble.

Et, pour Québec solidaire il faut s'assurer que ces éléments d'autodétermination, d'ouvrir le champ de réflexion et de discussion sur la question de l'indépendance, bien, doit faire inévitablement partie de toute discussion constitutionnelle. Parce que, vous savez, quand on parle de constitution, ce qu'on parle, là, dans les faits, c'est de la souveraineté du peuple. Ce qu'on parle, dans les faits, c'est des règles fondamentales qui régissent, qui gouvernent notre société. Et c'est pourquoi on va s'assurer que M. Couillard ne passe pas à côté de ces éléments fondamentaux là. Je rappelle donc au premier ministre que tout débat constitutionnel digne de ce nom devra comporter les points, les dimensions dont je faisais état.

Ça serait bien aussi qu'il reconnaisse lui-même que, lorsqu'on aborde des questions constitutionnelles, il y a une posture, qui s'appelle celle d'un Québec indépendant, qui est tout à fait légitime et valide. Et, bien sûr, nous, à Québec solidaire, c'est plus que ça. On considère même que c'est une option qui est souhaitable et incontournable. Alors, si M. Couillard ouvre, mais qu'il ouvre sur l'ensemble et qu'il reconnaisse, d'entrée de jeu, la légitimité de notre option.

M. Khadir : Alors, pour compléter ce que vient de dire notre porte-parole, nous voulons clairement que ça soit clair pour M. Couillard et son équipe que toute discussion constitutionnelle, pour nous, doit avoir le peuple comme principal acteur du débat, et non pas une petite élite, dont la culture politique sclérosée conçoit l'action, la politique ou ce genre de décision là uniquement par le sommet.

Dans les sociétés modernes — j'ai donné, ce matin, l'exemple de l'Islande, de l'Équateur — lorsqu'il y a une décision importante de cette nature à prendre sur le projet politique d'un pays, sa constitution, ses lois fondamentales, c'est le peuple qui doit prendre cette décision-là.  Donc, le meilleur véhicule pour le faire, c'est une assemblée constituante pour que la constitution du Québec, bien, soit élaborée par le peuple du Québec et non une petite élite enfermée trop souvent dans ses privilèges.

Québec solidaire, donc, va défendre l'idée qu'il faut redonner le pouvoir à la nation politique du Québec, à la nation québécoise définie suivant le projet politique que, comme peuple, nous véhiculons, en vertu, donc, de ce projet de décider de son avenir et de sa constitution via une assemblée constituante. Dans ce genre de débat fondamental, en plus, c'est que cela représente l'intérêt de surmonter tous les obstacles que le Québec a connus au cours de 40 dernières années.

Vous savez, il y a eu au moins trois consultations. Il y a eu le référendum de 1980, le référendum de 1995, mais aussi le référendum sur Charlottetown. Et, à chaque fois, le Québec a dit non parce que, justement... Bon, enfin, on peut dire, en 1995, on a failli réussir parce qu'il y avait eu une mobilisation. Mais, pour bien comprendre notre propos, c'est qu'il s'agit aussi d'une vertu stratégique pour que le Québec et, dans son ensemble, le Québec politique puisse enfin avancer dans ce débat-là, c'est qu'il faut se donner un levier puis il n'y a pas de levier plus puissant que lorsque ce projet est appuyé par l'ensemble d'une nation, d'un ensemble politique à travers une assemblée constituante dûment et légitimement formée.

Mme Massé : Alors, vous savez, ce que j'ai envie de dire en terminant à Amir, c'est que ce débat-là, il ne faut pas le laisser au seul premier ministre du Québec, il ne faut pas le laisser aux seuls premiers ministres des autres provinces, du premier ministre du Canada. La constitution, le vivre-ensemble, ce qu'on veut, ça nous appartient collectivement.

Alors, j'espère que les Québécois et Québécoises vont s'impliquer dans cette réflexion et ce débat-là. Merci.

M. Khadir : Merci de votre attention.

(Fin à 11 h 43)

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