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Point de presse de M. Sylvain Gaudreault, porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement des régions et de décentralisation

Version finale

Friday, June 2, 2017, 9 h 30

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures trente-deux minutes)

M. Gaudreault : Alors, bonjour. Ça me fait plaisir de vous rencontrer aujourd'hui concernant une interpellation que nous allons faire à l'Assemblée nationale sur la situation en Estrie, région qui est prise pour acquise par les libéraux.

Mais avant, quand même, de parler de cette interpellation, je tiens à profiter de l'occasion pour dire un mot sur le fait que le Parti québécois est déçu du retrait des États-Unis, la décision de M. Donald Trump, le président, de se retirer de l'Accord de Paris sur les changements climatiques qui a été signé à l'occasion de la conférence sur les changements climatiques qu'on a appelée la COP21, à Paris, en décembre 2015. Alors, nous croyons que les États-Unis, comme un des plus grands émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, devraient certainement respecter cette entente, cet accord.

Évidemment, du côté du Parti québécois, ça ne brouille pas nos objectifs et notre volonté très, très ferme de continuer de lutter contre les gaz à effet de serre. C'est la raison pour laquelle on pousse continuellement dans le dos du gouvernement pour qu'il respecte lui aussi ses engagements de réduction de 37,5 %, sur la base de 1990, d'ici 2030, notamment par une proposition très forte que nous avons faite au Parti québécois, qui est celle d'avoir une loi-cadre sur l'atteinte des cibles de réduction de gaz à effet de serre. Alors, on est déçu de cette décision de M. Donald Trump, mais il faut évidemment que le Québec poursuive dans son objectif.

Maintenant, pour revenir au sujet du jour, qui est celui de l'interpellation sur la situation en Estrie, on a jugé important de parler de l'Estrie aujourd'hui. Vous savez, on a fait une série de régions depuis le début de la session parlementaire, Saguenay—Lac-Saint-Jean, Abitibi, Gaspésie, etc. Maintenant, on va s'intéresser particulièrement à la région de l'Estrie, où on a constaté que le gouvernement libéral, malgré la présence de cinq députés, d'un ministre important, le ministre de la Culture, qui est député de Sherbrooke, c'est une région qui est laissée à l'abandon par le gouvernement libéral.

On en veut pour preuve quelques éléments, dont celui-ci, qui est un tableau, au fond, qui est tiré des chiffres de l'Institut de la statistique du Québec. Alors, c'est vraiment des chiffres qui sont vérifiés, validés, neutres, objectifs, et qui démontrent une baisse d'emplois très nette dans la région de l'Estrie depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement libéral, en 2014, par rapport à la période du Parti québécois qui était aux commandes à ce moment-là.

Alors, pour vous donner un exemple, 2013, il y avait 155 500 emplois en Estrie. On est aujourd'hui à 153 000 emplois en Estrie. Encore récemment, au mois d'avril, la compagnie G-Spek de Magog a annoncé la fermeture, là, c'est-à-dire la perte de 130 emplois dans son entreprise. Même Desjardins nous dit, et, encore là, c'est des chiffres qui sont neutres, qui sont objectifs, nous dit qu'il y a une diminution des investissements du côté de l'Estrie. En 2014, il y en avait pour plus d'un milliard. On est aujourd'hui autour de 950 millions d'investissements en Estrie.

Alors, vous voyez, c'est une région qui est laissée à l'abandon par le gouvernement libéral, malgré qu'il y a des projets intéressants en Estrie, et c'est là-dessus qu'on veut questionner le gouvernement aujourd'hui. Par exemple, qu'est-ce qui arrive avec l'aéroport de Sherbrooke qui veut se développer? Sherbrooke est la seule ville au Canada de plus de 200 000 habitants qui n'a pas de services aériens réguliers. Alors, c'est absolument inacceptable.

Il y a aussi le projet de centre d'excellence en sûreté aéroportuaire qui est en attente de soutien, là. Il y a le parc éco-industriel Valoris, il y a l'agrandissement du parc du Mont-Orford qui est toujours en attente. D'ailleurs, c'est assez étonnant de voir l'aveu du gouvernement, d'un député libéral, M. Pierre Reid, qui a démissionné de son poste de président de la commission parlementaire sur les transports et l'environnement à l'automne dernier. Pourquoi? Parce qu'il disait qu'il voulait plus s'occuper de son comté parce qu'il y avait des baisses d'emplois puis il y avait de l'insécurité économique dans sa circonscription. Alors, il faut le faire. Donc, il faut que le Parti libéral cesse de prendre la région de l'Estrie pour acquise et qu'il s'en préoccupe.

Alors, il y a une série d'autres dossiers, évidemment, qu'on va aborder, dont la ligne Northern Pass qui va traverser le Mont-Orford, dont le besoin pressant d'agrandissement d'écoles primaires. On va y travailler, on va poser des questions là-dessus aussi et une série d'autres questions pour s'assurer que les gens qui habitent en Estrie aient les investissements et les services auxquels ils ont droit de la part du gouvernement du Québec.

(Fin à 9 h 37)

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