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Point de presse de Mme Diane Lamarre, porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé et d’accessibilité aux soins, et porte-parole de l'opposition officielle en matière de soutien à domicile

Version finale

Thursday, June 8, 2017, 13 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Treize heures trente-cinq minutes)

La Modératrice : Alors, bonjour à toutes et à tous. Mme Diane Lamarre, porte-parole du Parti québécois en matière de santé, va faire une déclaration. Elle est accompagnée de gens de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec... du milieu préhospitalier, pardon; M. Benoit Cowell, président de la FTPQ; et M. David Gagnon, vice-président de la FTPQ, qui vont faire une déclaration. Mme Lamarre, la parole est à vous.

Mme Lamarre : Bonjour. Alors, je suis en compagnie, effectivement, de M. Cowell et de M. Gagnon, mais également de M. Alain Perreault, qui est le conseiller syndical de la FTPQ, donc la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec. On comprend que ce sont nos paramédics. Il y a également d'autres paramédics qui sont présents avec eux : M. Pier-Yves Provençal-Charron, président de la section locale de la FTPQ de Sorel-Tracy; M. Jean Papineau, président de la section locale de la FTPQ de Granby; M. Sébastien Gourre, secrétaire général de la FTPQ; M. Benoit Michaud, vice-président de la FTPQ; et M. André Tremblay-Roy, vice-président de la FTPQ.

Alors, ce qui nous réunit ce matin, c'est un constat de négligence, je dirais, à l'endroit de la condition des paramédics. On le sait, il y a déjà plus de deux ans, leur contrat de travail est terminé. En décembre, le ministre a envoyé une lettre dans laquelle, clairement, il se retirait des négociations alors qu'on l'a démontré déjà, le ministre a un rôle fondamental dans la négociation avec les paramédics. Jusqu'à maintenant, tous les ministres se sont toujours impliqués, et on a trouvé des solutions. Les paramédics, ce sont des professionnels de première ligne. Je pense que les gens du Québec les apprécient énormément. Ce sont des gens discrets. Je dirais même que ce sont presque des professionnels d'une grande humilité. Jamais on n'entend des bribes de ce qu'ils vivent et pourtant ils sont exposés à des situations critiques constamment.

Actuellement, ils sont exposés à des découvertures, ils sont témoins de découvertures dans différents secteurs du Québec, mais surtout ils considèrent que la situation dans laquelle ils sont les amène dans une situation très insécurisante qu'ils ne méritent pas, puis je pense qu'on est tout à fait d'accord. On reconnaît, dans le fond, un petit peu la marque de commerce du ministre qui est d'avoir une approche très peu respectueuse à l'endroit de tous les professionnels de la santé, et les paramédics sont des professionnels de la santé. Le ministre continue de les appeler des ambulanciers. C'est loin d'être seulement des conducteurs d'ambulances. Ce sont des gens qui donnent vraiment les soins de premier secours, qui sont là rapidement, qui veulent donner un bon service à la population, mais qui se retrouvent dans une situation totalement inacceptable dans le contexte d'absence de présence du ministre dans la négociation.

Alors, on dit au ministre : Vraiment, soyez sérieux. Donnez à cette négociation-là l'importance qu'elle mérite et faites en sorte que les paramédics aient des conditions de travail respectueuses.

Alors, je vais laisser les porte-parole vous présenter plus en détail l'état de situation dans laquelle ils sont et je rappelle que ça fait déjà deux ans et demi qu'ils sont en situation non réglée au niveau de leur travail et je pense que nos paramédics au Québec méritent d'avoir un respect et une situation qui est rassurante parce que ce sont des gens qui rassurent énormément de Québécois au Québec.

La Modératrice : Merci. M. Cowell.

M. Cowell (Benoit) : Bien, merci, Mme Lamarre. Bon, bien, bonjour, tout le monde.

Si on est ici aujourd'hui, c'est pour dénoncer une situation qui dure depuis plus de deux ans. Depuis mars 2015, les paramédics du Québec sont sans contrat de travail. En avril 2016, le gouvernement du Québec annonçait en grande pompe son retrait des négociations du secteur préhospitalier du Québec. Depuis plus de 30 ans, le ministère de la Santé est directement impliqué dans la négociation du préhospitalier au Québec. 90 % du financement du secteur ambulancier vient du gouvernement du Québec, et l'autre 10 % est décidé par le gouvernement du Québec. C'est pourquoi, depuis 30 ans, le gouvernement du Québec est directement assis à la table de négociation des paramédics.

Le 15 décembre 2016, nous étions heureux d'annoncer que nous avions une entente de principe dans le dossier normatif avec les employeurs privés du Québec. 21 décembre 2016, coup de théâtre, le ministre de la Santé annonce en grande pompe une réforme du préhospitalier venant ainsi couper les vivres aux entreprises ambulancières et redéfinir les contrats à budget, serrer la vis sur leur financement. Depuis le 4 janvier, les entreprises ambulancières se disent incapables de négocier nos conditions salariales et régimes de retraite. Depuis février 2017, nous sommes en grève générale, du jamais-vu dans le secteur préhospitalier au Québec. Le secteur ambulancier est en grève, grève générale. Nous sommes un néant le plus total.

La Modératrice : Merci. M. Gagnon.

M. Gagnon (David) : Après deux ans, on se retrouve encore seuls à la table de négociation. On fait face à des employeurs qui n'ont plus de direction. Leur directeur général a été congédié... Le directeur général de l'association des employeurs a été congédié, leur négociateur en chef a quitté suite à ça. Donc, on se retrouve toujours devant une table vide, surtout devant le refus du gouvernement de revenir s'asseoir à la table de négociation.

De tout temps, le rôle du gouvernement dans les négociations dans le préhospitalier a été assez simple. C'était celle d'un tuteur, dans le fond, pour un arbre. Depuis un petit peu plus qu'un an, il n'y en a plus de tuteur, puis l'arbre pousse tout croche. Il n'y a plus rien à faire avec cet arbre-là, les négociations ne vont nulle part. Le gouvernement, en refusant de revenir, paralyse complètement les négociations.

On a des entreprises privées qui n'ont pas le contrôle de leur environnement en ce moment. Ce n'est pas compliqué, quand on se pose les questions, quand on se demande qui décide du nombre de véhicules ambulanciers sur un territoire, qui décide du nombre de  paramédics qui vont oeuvrer sur ce territoire-là, qui décide de la formation des paramédics au Québec, qui décide du type d'horaires que les paramédics vont avoir sur un territoire donné, qui décide de la façon même comment la répartition des appels se fait, qui décide de la tarification des transports ambulanciers, qui est quand même un aspect important, et qui décide du budget alloué aux entreprises ambulancières, ce n'est pas compliqué, il y a une seule réponse à toutes ces questions-là, c'est le gouvernement du Québec. Donc, le gouvernement doit revenir à la table. C'est sa responsabilité.

La Modératrice : Merci. M. Cowell va conclure.

M. Cowell (Benoit) : En conclusion, nous souhaitons un contrat de travail négocié, et nos principales demandes sont claires depuis le début : des augmentations salariales équitables pour l'ensemble des années de contrats, une bonification du régime de retraite et l'abolition des horaires de faction au Québec mis en place d'une façon temporaire en 1988.

Le gouvernement doit prendre ses responsabilités, arrêter de pourrir ce conflit de travail. M. Couillard, M. Moreau, M. Barrette, arrêtez de vous moquer de vos paramédics, revenez à la table de négociation. Tout le monde veut passer un été en vacances cette année.

La Modératrice : Merci. On va maintenant passer à la période de questions. Raquel.

Mme Fletcher (Raquel) : ...

La Modératrice : Oui. Micro de gauche, Raquel Fletcher, Global.

Mme Fletcher (Raquel) : Est-ce que vous parlez anglais...

M. Gagnon (David) : Yes.

Mme Fletcher (Raquel) : Can you just quickly summarize your statement in English?

M. Gagnon (David) :Basically, about one year ago, the Government got out of the bargaining… from the negotiation table and that's what is actually paralyzing all the negotiation process.

Mme Fletcher (Raquel) : So they walked away from the table.

M. Gagnon (David) : They walked away from the table, but they are the main monetary source for all the ambulance system in Québec.

Mme Fletcher (Raquel) : And what are you asking for?

M. Gagnon (David) : Right now, we are without a «convention collective»…

Mme Fletcher (Raquel) : A contract.

M. Gagnon (David) : A working contract since two years, and it's been way too long. So we ask for them to come back to the table and solve this problem that cannot be solved without them being at the table.

Mme Fletcher (Raquel) : OK. Sorry, you want to add?

Mme Lamarre : I would add, until now, the Health Minister has always been part the negotiation with the paramedics and the owners of ambulances. In December, the Health Minister decided by himself to walk away from the table. So, until now, there is no evolution in the negotiation, and for these paramedics, you know, they are waiting for this kind of intervention. And, in fact, the Government is involved in many, many aspects of the rules and the work of... the conditions of the paramedics, so the Health Minister must come back. I would say, he used the «diviser pour régner» strategy…

Mme Fletcher (Raquel) : Divide to conquer.

Mme Lamarre : …yes, and it's not fair for these health professionals.

And we asked the Health Minister to deal, to be, you know, fair and to negotiate correctly with all the health professionals. There is something wrong if he's always fighting against all health professionals in our health system.

And paramedics are the first line. You know, they are really in front of care and they want to be respected. That's the way and negotiating correctly is one of the mandate of a health minister.

Mme Fletcher (Raquel) : Yesterday, I asked you about the situation in emergencies for the summer, and you talked about the boomerang effect. This is how you classified it. The Minister has since commented several times about this issue and he's saying that, according to his numbers, doctors are only working 119 shifts and they should be working 150 shifts. The president of the association for emergency doctors disagrees with those numbers completely. What is your take on that? Is the Minister out to lunch on this issue?

Mme Lamarre : I would say, it's a kind of diversion that the Health Minister is referring to. In fact, what we know clearly is that we used to have physicians with the one year emergency formation, they used to be mostly involved in emergency rooms, and the Health Minister clearly told them, one year ago, one and a half year ago : I don't want you to work that much in hospitals, I want you to go back and make follow-up of patients. And 33 of them, you know, they didn't find any job. Only five of them found work in emergency room.

So, for now, he has to show us his data because, according to our understanding, we are sure that some of the measures he took had a direct impact on the number of emergency doctors that are available now. And he must find a solution because never before we had this kind of shortage of physicians in emergencies.

Mme Fletcher (Raquel) : They are saying 105, right?

Mme Lamarre : Yes.

Mme Fletcher (Raquel) : And he's saying that we don't have a shortage at all. It's just that the doctors who are their aren't working enough. So do you agree that there is a shortage of doctors, that we need to hire more doctors?

Mme Lamarre : I think that he broke the steady state. You know, we used to have a kind of «équilibre» between…

Une voix : A balance.

Mme Lamarre : A balance, yes. He broke this balance and he did it really on his own, on an «empirique» basis. And now he is in front a situation where a lot of emergency rooms will not cover all the 24 hours mandate that they have to fulfill. And, you know, the letter he sent, the message he sent was in all the CISSS and CIUSSS, not only to one or two CISSS or CIUSSS that would have shortage of physicians.

So, you know, we can ask him how does it happen that everywhere in the Québec all the emergency physicians decided to do less than they where supposed to do. You know, it cannot happen. So, once again, it's a diversion, and he should recognize that he's just receiving what he asked for. And what he asked for was not controlled, was not well evaluated. It was an «empirique» request about his own conception of too much or too less. And now he is in front of a shortage in emergency rooms, which is a major responsibility for Health Minister.

Mme Fletcher (Raquel) : And that's from Bill 20. You're saying that's a result of Bill 20.

Mme Lamarre : Yes, it's a side effect of Bill 20. It was directly in relation when he asked these physicians who had a specialty in emergency to go out of hospital emergency rooms and to be involved, taking care of 250 patients each. And, for some reason, it's not easy, because some of these physicians, they used to work, for example, five days in a row to complete emergency times, schedules that they have. So they cannot offer, you know, a follow-up for patients that they are in charge outside the hospital. So he didn't listen to them and he imposed his own way, so that, for now, he has to deal with this because it is the side effect of what he instaured by himself.

M. Gagnon (David) : Breaking the balance seems to be his way to go in about everything he does. That's what he tried with us. That's exactly what he's trying with us. He will be surprised. We will find our balance back.

La Modératrice : Merci.

(Fin à 13 h 52)

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