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Point de presse de Mme Agnès Maltais, porte-parole de l’opposition officielle responsable de la région de la Capitale-Nationale

Version finale

Friday, September 29, 2017, 9 h 30

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures trente-deux minutes)

Mme Maltais : Bonjour, tout le monde. Alors, aujourd'hui, je vais faire une interpellation sur le manque de leadership dans la capitale nationale.

On a un ministre régional et un gouvernement qui sont actuellement sclérosés, je vais même aller jusqu'à nécrosés — il y a des docteurs à la tête de ce gouvernement, ils devraient comprendre ces mots-là — et qui est sous la coupe de deux, trois ministres omnipotents, je pense à Gaétan Barrette. Vous avez vu la une d'un journal... d'un quotidien ce matin : 100 postes de plus coupés dans le monde de la santé. Ça se fait pendant que... notre caucus de la région et notre ministre régional ne dit rien. C'est un gouvernement qui attend l'échéance électorale pour montrer des sursauts de réanimation.

Il y a des dossiers qui stagnent, d'abord, puis il y a des fausses annonces. Les dossiers qui stagnent, dont on n'entend absolument plus parler, je vais les nommer : réaménagement de la tête des ponts; transport en commun — où est-ce qu'on s'en va?; promenade Samuel-De Champlain — tiens, il me semble que c'était une des grandes préoccupations du gouvernement au début de son mandat; Nouvelles-Casernes — qu'est-ce qui se passe?; Jardin zoologique — il y a une grosse serre tropicale qui est là-bas, qu'est-ce qui se passe?; centre hospitalier de La Malbaie — il y a peut-être eu un petit sursaut, là, récemment, mais on n'a toujours pas d'échéancier; Anacolor — ça fait un bout de temps qu'on attend quelque chose; pont sur le Saguenay — c'est comme un dossier complètement oublié qui avait été travaillé par Marjolain Dufour. Tous ces dossiers-là stagnent. Il ne se passe rien.

Pendant ce temps-là il y a de fausses annonces. Je pense à Anacolor, je pense au troisième lien, je pense au supposé prolongement de l'autoroute 40. Et il y a une attitude actuellement au gouvernement, c'est de prendre des décisions selon la direction du vent. Il n'y a aucun cap dans la région, aucune vision et il n'y a surtout aucun leadership. L'important, ce n'est pas le bien commun; l'important, ce n'est pas l'intérêt des contribuables; l'important, ce n'est pas la qualité de vie des gens de la région; l'important, ce sont les sondages et les votes. Les fausses annonces, à cause qu'il y a une partielle qui vient d'arriver, d'Anacolor, du troisième lien et du prolongement de l'autoroute 40 sont absolument à mettre dans l'historique des moments loufoques d'un gouvernement.

Malheureusement, le ministre régional a abandonné la nécessaire réflexion qu'il devait y avoir sur l'avenir de Québec. Ça avait débuté sous mon leadership, sous le leadership du Parti québécois; ça a été abandonné. Et je vais essayer de prouver dans ma discussion aujourd'hui, dans l'interpellation du ministre régional, qu'on s'attend à ce que dans l'année qui vient, parce qu'il y a une élection, la méthode va être encore une fois d'annoncer des choses qui n'ont pas bougé pendant quatre ans et de faire comme si une annonce allait faire bouger les choses.

Je suis extrêmement déçue. Trois ans de perdus, puis une année sur laquelle... je vous le jure, là, pendant laquelle je n'ai aucune confiance pour ce qui s'en vient. Merci.

M. Dion (Mathieu) : Vous ennuyez-vous de Sam Hamad, par exemple? Est-ce qu'il était un meilleur porte-parole pour la région de Québec, quand vous regardez ça avec le recul, quand on regarde avec François Blais?

Mme Maltais : Les dossiers qui stagnent stagnaient sous Sam Hamad, actuellement. On sait que Sam, quand il y avait une immense pression venant du maire de Québec, il pouvait effectivement monter au front. Mais la liste des dossiers que je dis qui stagnent actuellement stagneraient aussi, stagnaient sous Sam Hamad. Anacolor, j'ai fait des manifs devant l'usine d'Anacolor, puis Sam ne bougeait pas. Voilà.

M. Robitaille (Antoine) : La bonne performance économique de la capitale nationale, est-ce que ça ne peut pas être mis sous le compte, quand même, du Parti libéral du Québec qui est au pouvoir depuis 2003?

Mme Maltais : La bonne performance économique... Si vous remontez à 2003, je vais remonter au gouvernement Bouchard-Landry, qui a fait le virage économique sur lequel tout le monde travaille, et continue, et surfe. La vision économique du gouvernement actuel, elle est venue du gouvernement Bouchard-Landry, mais c'est la seule vision qui s'est implantée. Après, il n'y a pas eu d'autre vision économique, d'autres choses.

Mais je suis prête à dire, tout à fait, que, depuis, la capitale nationale va bien. Elle va bien, mais il y a aussi un leadership très, très fort du maire de la ville de Québec.

M. Gagnon (Marc-André) : Il y a une élection partielle dans Louis-Hébert. Ça adonne bien, ce matin vous faites cette interpellation-là sur la capitale nationale, qui va être l'occasion pour vous, politiquement, de discuter d'enjeux...

Mme Maltais : Totalement. Tout à fait. J'en suis très consciente. Ce n'est à la fois pas un hasard, mais, en même temps, c'était la première interpellation de l'année. Ce n'est pas moi qui ai choisi la date de l'élection non plus.

M. Gagnon (Marc-André) : Est-ce que ça vous inquiète d'apprendre que dans Louis-Hébert il y a un controversé collecteur de fonds libéral qui, donc, est impliqué, là, dans l'élection à titre de scrutateur ou quelque chose comme ça?

Mme Maltais : Oui. Bien, encore quelqu'un qui est de l'époque de Jean Charest. On retrouve, autour du bon vieux Parti libéral, les gens de l'époque de Jean Charest, du premier candidat qui était choisi, Eric Tetrault, à Geneviève Guilbault, la candidate de la CAQ qui avait travaillé avec Jacques Dupuis puis qui a travaillé l'année dernière pour les libéraux, jusqu'à ce bénévole.

Donc, il y a comme un nettoyage qui n'a pas été fait parce que les libéraux n'ont pas assez passé de temps dans l'opposition.

M. Gagnon (Marc-André) : Le Parti libéral se défend en disant : Attention, ce n'est pas vrai qu'il s'est impliqué dans l'élection, il ne s'est que retrouvé sur une liste que notre parti a fournie, comme s'ils essaient de se distancer de ce personnage-là.

Mme Maltais : Bien oui, mais ils ont fourni la liste. Quand tu fournis la liste, tu essaies d'enlever, normalement, les noms des gens que tu ne veux pas voir associés à ton parti. Est-ce qu'ils ont fourni la liste? Oui. Est-ce qu'ils ont repris la liste de Sam Hamad puis ils l'ont refournie? Ça veut dire qu'ils n'ont pas fait le ménage nécessaire, parce que Sam n'a pas quitté dans des conditions extrêmement heureuses pour lui.

Mme Mathieu (Annie) : Concernant les coupes en santé dans la capitale, le directeur du CIUSSS, lui, il dit : On a investi plus que ce qu'on a coupé jusqu'à date.

Mme Maltais : La Protectrice du citoyen, hier, a répondu à cette affirmation en disant : Oui, il y a des investissements, mais la croissance démographique amène beaucoup plus d'aînés, donc les investissements ne suffisent pas à couvrir le besoin.

Deuxièmement, il y a eu un déficit de 15 millions cette année, dont entre autres — j'ai eu des informations hier — 2 millions viennent de l'épuisement des gens qui sont sous pression. Alors, on va couper 100 autres postes, on va donner moins de services, on va mettre encore plus de pression sur les employés qui restent. On est dans une spirale descendante, là. Il faut absolument qu'il se passe quelque chose.

Mme Mathieu (Annie) : Qu'est-ce que ça signifie pour les services?

Mme Maltais : Ça signifie qu'il y a moins d'ergothérapeutes, moins de physiothérapeutes, moins de travailleurs sociaux. Je veux vous dire que 65 des 99 postes — je pense que c'est 99 postes — qui sont coupés étaient des postes dans la direction de la famille et de la jeunesse, donc protection de la jeunesse et famille-enfance. C'est dans cette direction-là que les deux tiers des postes sont coupés. Donc, ça veut dire que les familles et les enfants en besoin auront moins de services.

Mme Mathieu (Annie) : Vous avez accusé tantôt les députés de ne rien faire. Vous visiez qui particulièrement?

Mme Maltais : Bien, notre ministre régional, clairement. Le caucus libéral se permet des sorties à tout bout de champ pour dire : On est pour Anacolor, on est pour le prolongement de l'autoroute 40; est-ce qu'ils pourraient être pour le continuum de services pour les familles, les enfants de la région?    

Je le dis, il y a un ministre omnipotent actuellement. Il y a le premier ministre et il y a Gaétan Barrette qui font ce qu'ils veulent, puis les autres ministres n'arrivent pas à endiguer le travail néfaste que ces gens-là font.

M. Robillard (Alexandre) : Mme Maltais, pourquoi selon vous le Parti libéral ne devrait pas se servir de Marcel Leblanc sur ses listes de travailleurs électoraux?

Mme Maltais : Bien, il n'aurait pas dû le référer, tout simplement. Quand tu fais tes listes, tu les nettoies, normalement, des gens que tu ne veux pas voir sur tes listes. J'ai assez fait d'élections pour le savoir.

M. Robillard (Alexandre) : Mais pourquoi selon vous Marcel Leblanc ne devrait pas servir sur les listes électorales?

Mme Maltais : Parce qu'il a avoué remettre des C.V. à des ministres à l'époque des post-it et qu'il a été un des témoins à la commission Charbonneau. Dans ce temps-là, on fait attention.

Une voix : Bastarache.

Mme Maltais : Bastarache. Ce n'était pas Charbonneau, c'était Bastarache.

M. Dion (Mathieu) : Sur le cannabis. 18 ans, on en comprend que ce serait inspiré du modèle de l'Ontario. Est-ce que ça répond à vos attentes, au Parti québécois?

Mme Maltais : Écoutez, on avait dit qu'il fallait en arriver à 18 ans pour empêcher les 18-21 de tomber dans le marché noir. Maintenant, on va attendre la décision du gouvernement, on ne l'a pas sur la table.

M. Dion (Mathieu) : Mais comme...

Mme Maltais : Notre position, c'est 18 ans.

M. Dion (Mathieu) : Ça a quand même été confirmé. Donc vous êtes satisfaits? Vous vous rangez derrière la décision du gouvernement qui...

Mme Maltais : Ce n'est pas moi qui suis le porte-parole en la matière, ça lui fera plaisir de vous répondre. Mais notre position, c'est 18 ans.

M. Boivin (Mathieu) : Mme Maltais, la Coalition avenir Québec, son chef, hier, ont fait paraître des capsules sur sa proximité avec les gens, ce qui anime M. Legault. À un certain moment de la capsule, il dit : Bien, vous savez, je sais pourquoi il faut absolument redonner de l'argent aux citoyens, j'ai des amis qui ne sont pas riches. Est-ce que ça vous rassure de savoir que M. Legault compte, dans ses conseillers, des amis qui ne sont pas riches?

Mme Maltais : Écoutez, c'est à lui à répondre à cette question, là, si ça devrait nous rassurer ou pas. Ce que je sais, moi, personnellement, ce qui me rassure moins, pour la CAQ, c'est qu'hier Nathalie Normandeau, qui est la seule personne qui est accusée pour fraude actuellement — on verra si ça ira plus loin — puis elle est en procès pour fraude, et elle, elle a dit hier : Votez CAQ. Alors, c'est intègre, mais appuyé par Nathalie Normandeau, la seule élue qui actuellement est en procès pour fraude. C'est plus de ça que je m'inquiète, moi, que d'autre chose. Et, à la place de la CAQ, je m'inquiéterais de cet appui qui arrive de la seule personne actuellement qui est ciblée par l'UPAC et par les procureurs de la couronne pour fraude.

M. Boivin (Mathieu) : C'est-u un genre de baiser de la mort?

Mme Maltais : C'est un genre de… Bien, c'est aux citoyens à en juger. Mais je ne me réjouirais pas, moi, comme l'a fait le directeur des communications de la CAQ, d'un tel appui. Je suis très fière, de notre bord, de ne pas recevoir d'appui de Mme Normandeau. Ça, ce n'est pas vraiment dans nos gènes.

M. Robitaille (Antoine) : Vous qui avez été ministre de la Culture, vous devez être contente de la réaction assez ferme de Luc Fortin.

Mme Maltais : Tout à fait. Je suis très contente de la réaction de Luc Fortin. Je vous rappelle que nous avions nous-mêmes… j'étais intervenue depuis le début des consultations qu'il a faites sur son projet de politique. C'est le sens qu'on donnait, nous, à cela. On était intervenus très fermement. Puis hier j'étais très contente de lui.

Maintenant, il va falloir comprendre maintenant ce que le gouvernement va faire. Parce que le gouvernement peut poser des gestes. Alors, il a la parole, puis il a été bon; est-ce qu'il va poser les bons gestes?

M. Robitaille (Antoine) : Est-ce que ça devrait aller jusqu'à réclamer le rapatriement de la culture comme Jean Charest l'avait fait en 2008 en vain?

Mme Maltais : Le problème, c'est que, sous le gouvernement Couillard, Luc Fortin ne réclame plus la souveraineté culturelle. Je l'ai interpellé là-dessus plusieurs fois. J'ai lu le document sur le fédéralisme qu'a écrit M. Couillard récemment, et nulle part, ni dans les consultations sur la politique culturelle ni dans les documents fondateurs de l'ère Couillard, il n'y a allusion à la souveraineté culturelle. Et, malgré de nombreuses interpellations, il semble être le premier des ministres de la Culture du Québec à abandonner cette demande.

M. Robitaille (Antoine) : Il faudrait ressortir la vieille lettre de Christine St-Pierre?

Mme Maltais : La vieille lettre de Christine St-Pierre, la politique culturelle de 1994 signée par Liza Frulla, il est le premier à ne pas en parler. Je pense qu'il serait de bon ton qu'avec ce qui vient de se passer il reprenne cette demande historique du Québec.

Mme Mathieu (Annie) : Mme Maltais, juste pour en revenir au sujet de la capitale, vous avez nommé la promenade Samuel-De Champlain et d'autres dossiers. Qu'est-ce que vous pensez de la nomination de Marie Claire Ouellet à la tête de la commission?

Mme Maltais : J'ai dit que c'était une nomination entièrement partisane et que je ne voyais pas d'autre raison de la nommer à cet endroit que son affiliation politique.

M. Gagnon (Marc-André) : Mais comment pouvez-vous affirmer ça alors que vous aviez nommé Françoise Mercure à la tête de la même commission? C'était une candidate du PQ.

Mme Maltais : Vous remarquerez que Mme Mercure à l'époque avait été présidente de la chambre de commerce. Mme Mercure avait été celle qui avait géré tout le dossier de l'agrandissement de l'aéroport de Québec et des liens avec l'autoroute. Comme demande, elle avait beaucoup d'implication dans la région. Elle était impliquée dans la Y des femmes de Québec, dans les ambassadrices de la Y. Et, quand je l'ai nommée, quand notre gouvernement l'a nommée, il n'y a eu aucune protestation de la part des autres partis. Gérard Deltell est venu nous voir à l'époque et m'a dit : Bonne nomination, je n'ai rien à redire.

M. Gagnon (Marc-André) : Mais elle a quand même été candidate du Parti québécois dans Louis-Hébert à l'époque.

Mme Maltais : C'est une chose qu'elle a faite dans son parcours, mais elle avait un parcours très clair dans la région. Elle avait mené des dossiers dans la région, première femme présidente de la chambre de commerce dans les 100 ans de la Chambre de commerce de Québec. Comme je vous dis, elle avait un C.V., là. Mme Ouellet n'a qu'un C.V. libéral.

Mme Mathieu (Annie) : Fonctionnaire, ça ne vous suffit pas?

57 57 MmeMaltais: Bien, c'est-à-dire, fonctionnaire, mais surtout attachée aux communications de l'ère Charest et dans les cabinets politiques, là, non, ça ne me suffit pas.

M. Gagnon (Marc-André) : Une élection partielle, c'est une occasion de soulever plein de débats sur des enjeux dans un comté, en particulier celui de Louis-Hébert. Le prolongement de l'autoroute Félix-Leclerc, est-ce que cette élection partielle là aura été une occasion de disqualifier, discréditer complètement le projet? Et est-ce que M. Blais, ce matin, doit dire : On oublie ça?

Mme Maltais : En fait, oui, M. Blais doit le dire parce que ce projet-là était déjà disqualifié. C'est M. Blais qui l'a relevé, qui l'a remonté, mais c'est un projet qui n'aurait même pas dû revenir sur la table.

Je comprends que le maire de Saint-Augustin en a parlé, mais le projet qu'on lui propose en échange, nous, c'est un boulevard urbain, ce qui est très, très, très faisable à l'intérieur des limites actuelles de ce qui est prévu, et non pas de refaire une autoroute. Il faut revenir à des boulevards urbains. Il faut redonner de la fluidité, d'accord, mais pas en refaisant de grosses infrastructures nouvelles comme ça.

M. Gagnon (Marc-André) : Vous êtes convaincue que même un boulevard urbain n'entraînerait pas de nouvelles expropriations?

Mme Maltais : C'est ce qu'on m'a dit, mais ce serait à vérifier, mais c'est ce que M. Beauregard soutient. Merci.

M. Robitaille (Antoine) : Allez-vous être candidate aux prochaines élections, dans un an?

Mme Maltais : Prochaines élections, oui. Ça va? Merci.

(Fin à 9 h 47)

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