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Point de presse de M. Jean-François Lisée, chef de l’opposition officielle, M. Nicolas Marceau, porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances, et M. Alexandre Cloutier, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, de recherche, de persévérance scolaire et d’alphabétisation

Version finale

Thursday, December 7, 2017, 13 h 30

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Treize heures trente minutes)

M. Lisée : Alors, on pensait qu'au moment du dépôt de la mise à jour économique on avait vu l'entièreté du cynisme budgétaire préélectoral du gouvernement Couillard et déjà on avait cette illustration des dépenses avant l'année électorale, les dépenses après électorales et les dépenses pendant l'année électorale. Mais là on se rend compte qu'il nous en avait caché un bout. Et déjà on savait que, dans l'année électorale, il y aura plus de dépenses que de revenus, et là aujourd'hui le gouvernement nous annonce qu'il y a 670 millions de plus qu'ils vont dépenser pendant l'année électorale. Alors, cet argent-là, s'il existait, il y aurait d'autres besoins en éducation, et Alexandre va vous en parler, mais le problème, c'est que c'est de l'argent virtuel et de l'argent qu'il est impossible, dans l'état actuel des finances publiques du Québec, de répéter d'année en année.

Et donc il y aura une baisse de taxe scolaire dans l'année électorale et, dans les années postélectorales, il y aura soit des hausses de taxe, soit des baisses de services. Alors, déjà, le gouvernement Couillard avait fait... disons, avait la médaille d'or du cynisme, il y a deux semaines. Aujourd'hui — est-ce que c'est l'Oscar? — c'est l'Oscar du cynisme préélectoral d'avoir pris 670 millions d'argent virtuel, faire croire aux contribuables qu'il va y avoir une baisse de taxe scolaire permanente. Il est impossible qu'elle le soit.

Je vais demander à Alexandre de dire où aurait dû aller cet argent, s'il existait, et à Nicolas de vous expliquer pourquoi ça ne peut pas exister.

M. Cloutier : Alors, très rapidement vous rappeler que, maintenant, ça fait des années que le Parti québécois se lève pour dénoncer toutes les formes de coupures qui se sont produites dans les dernières années dans le système d'éducation. Je veux vous rappeler que, si le gouvernement du Québec avait respecté son engagement de croissance de dépenses de l'ordre de 2,5 %, ce sont 3,7 milliards de plus qu'il y aurait dans le réseau de l'éducation. Au moment où nos écoles débordent, particulièrement sur l'île de Montréal, au moment où nous avons des graves problèmes de contamination, de champignons, de gaz cancérigènes dans plusieurs écoles québécoises, au moment où le nombre d'élèves en difficulté a augmenté, depuis l'arrivée du gouvernement libéral en 2014, de l'ordre de 9 %, alors qu'il y a un manque criant de ressources, d'orthophonistes, de psychoéducateurs, de techniciens en éducation spécialisée partout à travers le Québec, alors que le Québec a un taux de diplomation de 10 % inférieur à ce qui se fait en Ontario, alors que le gouvernement ontarien, lui, a décidé de réinvestir 6 milliards de plus dans le dernier budget pour continuer cette croissance de la diplomation, le gouvernement du Québec prétend que sa priorité en éducation, bien, c'est de baisser les taxes scolaires.

Alors, vous aurez compris qu'on trouve ça incroyablement cynique, à la veille des élections. Et un peu plus tôt aujourd'hui, je me suis entretenu avec le président de la Fédération des commissions scolaires, qui me disait que, sous aucune forme, si les sommes n'étaient pas récurrentes, ce qui était proposé ne pouvait durer. Alors, nous verrons en commission parlementaire, nous allons étudier le projet de loi en détail, mais soyez assurés qu'on va mener des combats qui doivent être menés.

M. Marceau : Oui, et simplement vous dire que, bon, évidemment, la mise à jour a été déposée il y a deux semaines. La mise à jour prévoit des déficits nuls, hein, un équilibre budgétaire à partir de l'an prochain, pendant l'avenir envisageable. Or, on nous annonce des dépenses de 670 millions par année. Le gouvernement va certainement plaider qu'ils vont financer ça par la réserve. Maintenant, j'aimerais ça que tout le monde comprenne que la réserve, cela n'est pas un compte de banque, hein, ce n'est pas un compte de banque à la Caisse de dépôt, ou chez Desjardins, ou dans une autre banque, c'est simplement un compteur, c'est le compteur des surplus passés. Et ce compteur permet de faire des déficits dans le futur, tant et aussi longtemps que le compteur est dans les chiffres positifs, sans que soient déclenchés les mécanismes de la Loi sur l'équilibre budgétaire, qui prévoit qu'en cas de déficit on doit redresser. Alors, autrement dit, il y a déjà des déficits qui sont anticipés dans la mise à jour, mais qui sont compensés, grâce au compteur, par les surplus antérieurs. Cette fois-ci, ce sera le cas, effectivement, pour les premières années, mais effectivement le 670 millions ne peut pas être récurrent, puisqu'au bout de deux ans, hein, au bout de deux ans, il va y avoir des déficits qui vont être inscrits dans le cadre financier du gouvernement.

M. Lisée : Parce que le compteur sera à zéro.

M. Marceau : Le compteur aura franchi le cap du zéro, puisque... Je vais vous donner les chiffres, en fait. Effectivement, j'aurais dû vous dire ça. 670 millions par année pendant trois ans, ça fait 2,010 milliards, et présentement le compteur est à 1,8 milliard positif, ce qui fait qu'au bout de deux ans, là, ou en trois ans au total ou deux ans après l'élection on va franchir ça, et il va falloir redresser, il va falloir redresser, ce qui nous fait dire et ce que nous venons dire... il y a un taux électoral, le taux faible qu'on va avoir pendant la prochaine année, mais il y a le taux postélectoral auquel on va devoir faire face parce qu'il va y avoir des redressements qui vont être nécessaires. Alors c'est effectivement d'un cynisme sans nom, c'est une manoeuvre électorale grossière que tout le monde comprend. Il y a deux semaines, j'ai dit aux Québécois que Philippe Couillard les prenait pour des idiots, bien, il les prend doublement pour des idiots aujourd'hui.

Le Modérateur : Questions, messieurs dames?

M. Dion (Mathieu) : Il y a une compensation qui vient quand même, en tout cas, pour les commissions scolaires. Dans le fond, ils prennent l'argent qui a été enlevé, puis on les remet aux commissions scolaires. Donc, il n'y a pas de perte comme telle pour les commissions scolaires.

M. Lisée : Pour les commissions? Pas de problème. Les commissions reçoivent un chèque de 670 millions par année. La question qu'on pose, c'est : D'où vient l'argent? L'argent n'existe pas. Il n'y a pas 670 millions de revenus de plus cette année, l'an prochain, dans deux ans. Il y a un compteur qui va être à zéro dans deux ans et demi, et donc, dans deux ans et demi, les 670 millions n'existeront plus. Comme c'est dans la loi, si elle est adoptée, que le gouvernement du Québec doit l'envoyer aux commissions scolaires chaque année jusqu'à la fin des temps, bien, dans deux ans et demi, il va falloir trouver 670 millions ailleurs en augmentant les taxes, en baissant les services. Il n'y a pas d'autre solution.

M. Dion (Mathieu) : Qu'est-ce que... Vas-y, Patricia.

Mme Cloutier (Patricia) : Tout à l'heure, le ministre Proulx disait qu'il était obligé de faire ça, ce rééquilibre, là, parce qu'il y avait des inéquités dans des régions, parce qu'avant il y avait la péréquation, mais que ça avait été enlevé sous le gouvernement du PQ, là, il y a quelques années. Qu'est-ce que vous répondez à ça?

M. Lisée : Alexandre?

M. Cloutier : Bien, d'abord, il y avait... il n'y a absolument rien qui réclamait que le ministre de l'Éducation décide de procéder à une baisse d'impôt... à une baisse de taxe. Il n'y a personne qui réclamait ça. Nous, au Parti québécois, on a déposé une pétition à l'Assemblée nationale qui réclamait que, dorénavant, on ne souhaitait plus que les citoyens québécois puissent se désengager de certaines commissions scolaires pour s'inscrire à certaines commissions scolaires anglophones dorénavant. Tout ce que le ministre avait à faire, c'était d'interdire un tel transfert. Savez-vous comment ça aurait coûté, ça? Zéro, absolument rien. Donc, le choix qui est fait est purement un choix électoral. Le choix électoral qui est fait est celui de réduire les taxes scolaires au lieu de réinvestir en éducation. Le 670 millions est un... On aurait pu décider de 730, on aurait pu prendre 770, jusqu'à 800 millions, 1 milliard. C'est un choix purement discrétionnaire qui a été fait par le ministre de l'Éducation.

Mme Cloutier (Patricia) : Donc, selon vous, il n'y avait pas de problème dans le système de taxe actuel, il n'y avait pas d'inéquités. On aurait juste...

M. Cloutier : Bien, ce n'était pas prioritaire. C'est évident qu'on était conscients que... sur certaines rues, effectivement, on a eu vent qu'il y avait une disparité puis qu'entre certains voisins, en raison de la limite territoriale... Je ne dis pas qu'il n'y avait pas d'enjeu. Le ministère de l'Éducation a déjà réfléchi sur différents scénarios. Maintenant, ce que je vous dis, c'est que c'est un choix purement discrétionnaire qui est celui de choisir le plus bas taux, de régionaliser ça, tout comme c'est un choix discrétionnaire de ne pas avoir souhaité un peu plus de parité entre les régions. Parce que, quand vous regardez entre le Saguenay—Lac-Saint-Jean, la Côte-Nord, sincèrement, c'est dur de s'y retrouver. Alors, là aussi, c'est une discrétion exercée par le gouvernement de ne pas vouloir régler cet enjeu-là. Nous, ce qu'on dit comme formation politique, c'est que le 670 millions, s'il devait exister, on aurait souhaité d'autres... nous, on aurait choisi d'autres priorités dans le réseau de l'éducation.

M. Croteau (Martin) : Justement, qu'est-ce que vous pensez de la manière dont cette réforme est appliquée d'une région à l'autre? Parce que vous vous trouvez, avec Montréal, par exemple, où le taux de taxation est déjà uniformisé... bien, les contribuables montréalais ne vont à peu près pas bénéficier de cette réforme-là.

M. Lisée : Bien, on va voir que tout ce que ça va créer, c'est attiser la convoitise entre les régions parce qu'il y a des régions qui profitent davantage que d'autres de cette baisse de taxe, qui ne peut pas être permanente, et donc ça va créer de la chicane entre les régions. Puis il y a des endroits où, bien, les régions sont frontalières l'une de l'autre, puis une maison, d'un bord, ça va coûter plus cher qu'une maison de l'autre bord. C'est déjà le cas.

Est-ce que le système actuel est optimal? Non. Est-ce que de mettre 670 millions pour régler ce problème-là, c'était la priorité au Québec? Absolument pas. La priorité au Québec, c'est d'avoir un meilleur système d'éducation, plus de services, plus de réussite, plus de rénovations dans les écoles. C'était ça, la priorité. Alors, c'est clair que, lorsque le Conseil des ministres s'est réuni, ils ont dit : C'est quoi, la priorité? C'est de gagner les élections, ça fait qu'on va faire un choix budgétaire audacieux, de la comptabilité créatrice pour gagner l'élection, puis tant pis s'il n'y a pas suffisamment de gens pour aider les étudiants en difficulté, pour nettoyer les écoles, pour en construire davantage. C'est un choix purement électoraliste.

M. Croteau (Martin) : Sur la question plus large du régime de taxation scolaire, finalement, qui est basé sur la valeur foncière des propriétés et non sur, par exemple, le revenu des individus, etc., est-ce que votre parti serait favorable à une réforme de cette méthode de taxation?

M. Lisée : On a toujours dit qu'il y avait des dysfonctions, qu'il y avait des inégalités à l'intérieur des régions, entre les régions et que ça fait partie de la liste des problèmes qu'il faudrait résoudre en éducation, comme il y en a en santé, comme il y en a ailleurs. Mais là on est en train de vous demander, dans une situation où l'argent est rare, où est-ce qu'on va le mettre en priorité. Alors, oui, discutons d'une réforme à moyen terme, à coût nul, de préférence, à coût nul parce que chaque dollar qu'on peut dégager pour l'éducation doit aller dans la qualité des services en éducation.

M. Bellerose (Patrick) : M. Lisée, êtes-vous d'accord avec l'idée d'augmenter le salaire des élus de l'Assemblée nationale pour compenser la réforme Morneau?

M. Lisée : Moi, je suis contre l'idée d'augmenter la rémunération des élus, mais je suis contre l'idée de la réduire. Alors, le gouvernement Trudeau a décidé, par une mesure, de la réduire. Moi, je suis favorable au maintien. Alors, comment on doit aborder le maintien? Bien, que le gouvernement dépose un projet de loi dans le cadre normal de nos travaux, puis que les gens posent des questions, puis qu'on en discute, puis qu'on l'adopte, mais pas la veille de Noël, mais dans le cours normal des choses. On a jusqu'à la fin 2019 pour le faire.

Alors, j'ai la même position que pour le fardeau fiscal des Québécois. On ne veut pas l'augmenter, certainement pas, mais on ne va pas baisser non plus. On a besoin de chaque dollar. Je pense que c'est le cas pour les députés aussi.

M. Bellerose (Patrick) : Plusieurs autres groupes sont impactés par la réforme Morneau. Est-ce qu'on devrait aussi revoir la fiscalité du Québec pour compenser la perte pour ces groupes-là?

M. Lisée : Je vais te laisser celle-là.

M. Marceau : De quels groupes parlez-vous, particulièrement?

M. Bellerose (Patrick) : On parle des médecins, par exemple. Il y a plusieurs groupes, là, qui sont impactés, qui voient leur fiscalité touchée par la réforme.

Une voix : Parlez-vous de l'incorporation? Non?

M. Lisée : Oui, la révision de l'incorporation.

M. Marceau : Je ne suis pas au clair exactement de quels groupes vous parlez. Les médecins ou...

M. Lisée : On prend avis de votre question.

M. Marceau : Oui. Je vous répondrai plus intelligemment quand j'aurai, enfin, des précisions.

Le Modérateur : Est-ce qu'il y en a d'autres en français? C'est bon? En anglais?

Mme Johnson (Maya) :Mr. Lisée, Liberal MNAs have suggested you orchestrated a kind of Machiavellian scheme to divide French-speaking and English-speaking Quebeckers by introducing the «Bonjour! Hi!» motion. So, what was your objective and what do you think of the fallout?

M. Lisée : Well, it's always the same debate. Do we agree that we are in a nation whose official and common language is French? And, if we agree with that, well there are a certain number of consequences, including the fact that it would be normal to use the common language to greet customers.

Now, if you disagree with that and you would say : No, bilingualism is the law of the land, well then you will not take kindly to anyone saying : We should greet people in French and then carry on in English, or in French, or in Spanish the rest of the conversation.

So, the person who first said it was an irritant was the Liberal Minister of Language. That was her word. And François Legault agreed with that and I agree with that. Everybody who's in Québec, who feels that this is the only corner of North America who has French as a common language would prefer to be welcomed with the word «bonjour». And as I told The Gazette, I know enough of the anglo community to understand why many in the anglo community see the «Bonjour! Hi!» as an inclusive way of greeting people in perfect good faith, perfect good faith. And that's the unending debate about, well, whether or not we accept that French is our common language. 94% of Quebeckers understand French and I'd say 100% know what the word «bonjour» means.

Now, clearly, I know that the Couillard Government is not really keen in defending French as a common language, I know that, and using this motion to try to test their willingness to show concretely, by an invitation — not a regulation or a law, an invitation — that French should be the common language would show dissension in the ranks, of course, because they're not really into it.

Mme Johnson (Maya) : So, you're trying to test them. You set a trap.

M. Lisée : I set the oldest trap in the book. Are you in good faith when you say that you really believe that French is the common language of Québec? I don't think that the Premier is in good faith when one of the first things he did when, just before becoming Premier, he said that every worker in a plant should have an indispensable knowledge of English in case someone comes along and asks a question in English. When you have this view of language in Québec, you don't think that French is the common language and should be the usual language of work.

So, clearly, there are contradictions within the Liberal Party, and I simply showed to everyone to see that when they pretend to further French, it's a façade. So, I think I rendered a service to everyone, in French and English Canada, to say : Listen, look at these guys, they don't really mean it.

Mme Montgomery (Angelica) : Considering everything that you have just said, why ask for an invitation to stop using «Bonjour! Hi!»? Why not just ban it? Why not call for a law?

M. Lisée : Because it's nonsensical. The way I drafted the motion is to say… and I know I discussed that with some of you in the past, there is no way you can regulate that. And you shouldn't regulate that. But, clearly, you can invite, you can say : We would like that, we would like this to be the rule. No one regulated «Bonjour! Hi!». Nobody said, one day, except, I think, in a federal Government, who said to employees even... Because I hear that, in airports everywhere in Québec, no one said : Well, from now on, we are going to say : «Bonjour! Hi!». I haven't seen this memo. But, clearly, it's spreading.

So, I say, well, National Assembly… and, as a Premier, that's what I would say, I would not legislate, but I would reiterate that this would be a fine way to express the fact that we are in a francophone nation. And, I will add, the question I asked the Premier today is that if he really means it, what kind of program to inform and invite commerces in Montréal to switch is he allowed to put into place? And he said none, hein, he said none. He doesn't want to do anything more to try to convince commerces to say yes to the invitation of the National Assembly, which really shows that he didn't really mean it.

Mme Montgomery (Angelica) :What kind of program would you like to put in place and how much would you spend on it?

M. Lisée : A tiny fraction of the money spent by the Liberal Government now to promote their message. I don't know if it's the same in the English networks, but in the French… you just can't hide from the Liberal publicity, wall to wall, on their economic program, without any meaningful, useful information to citizens.

Mme Montgomery (Angelica) : So, how much is that?

M. Lisée : A fraction. 1%. Let's say 1%.

M. Marceau : That's a huge amount of money.

Des voix : Ha, ha, ha!

Mme Fletcher (Raquel) : Mr. Lisée, you admit to setting a trap, but did you know that the Liberal Party was going walk into that trap? Did you know how they were going to respond?

M. Lisée : I knew… Well, you, know, when you ask the Premier of Québec : Do you agree that French is the common language?, usually, there shouldn't be any trap, usually, he'd say : Well, yes; what's the next question? But I knew he wouldn't want to do that because he doesn't believe in it. And the reason why I negotiated during question period is because he refused to negotiate in the back… you know, as we do usually to our aids, so I know he didn't want to consent to this motion. And so, he was trying to hide, so what I did is put him in plain view. Do you want to amend it? The word «irritant», you don't like it, it's your Minister's word, I take it out. Now, what else do you have to say against this motion? Publicly, he couldn't say he didn't want it, so he had to vote for it, even though he didn't like it.

So, what we're doing here is show to everyone the hypocrisy of the Liberal Government on linguistic issues. And I think it's a service that we give to people, so that they can see the truth behind the façade.

Le Modérateur : Merci beaucoup, tout le monde.

(Fin à 13 h 50)