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Point de presse de Mme Manon Massé, députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques, M. Gabriel Nadeau-Dubois, député de Gouin, et M. Amir Khadir, député de Mercier

Version finale

Friday, June 15, 2018, 14 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Quatorze heures quarante et une minutes)

Mme Massé : Alors, bonjour, tout le monde, en cette dernière journée. Nous voilà à un moment très décisif, puisque la population du Québec se donnera, à compter du 1er octobre prochain, un nouveau gouvernement, un nouveau gouvernement parce qu'après 15 ans de règne libéral, de ce gouvernement libéral déconnecté, hautain, pas capable de reconnaître ses erreurs, bien, je pense que la population a déjà fait le bilan de ce gouvernement-là. Alors, pour le bilan de M. Couillard et de son équipe, je pense que la population a fait le bilan. Je ne reviendrai pas là-dessus, vous m'avez entendue.

Les Québécois et Québécoises, on l'entend, veulent du changement, c'est clair, très clair, mais quel changement? C'est là la véritable question qu'auront à se poser les Québécois et Québécoises dans l'isoloir le 1er octobre. Heureusement, il y a un véritable choix possible : d'un côté, trois partis de l'establishment davantage intéressés par le pouvoir et prêts à tous compromis, courbettes, voire même retournements de situation, d'idées au gré des sondages ou bien de la pression des lobbys, on l'a vu avec Uber, d'ailleurs; de l'autre, un parti cohérent, un parti qui est connecté sur le besoin des gens, sur le besoin de la population et qui propose un véritable changement, un projet de société différent, puis ce parti-là, bien, c'est Québec solidaire.

Je vous rappelle les résultats du dernier sondage Léger sur les propositions politiques les plus populaires auprès de la population. Alors, les quatre mesures les plus appréciées sont des mesures portées et portées depuis longtemps par Québec solidaire. Alors, qu'on parle des soins dentaires accessibles gratuits pour tout le monde, qu'on parle de la gratuité scolaire, y compris au niveau universitaire, qu'on parle de la réduction des tarifs du transport en commun, ce sont des propositions portées par notre parti depuis longtemps et pas seulement en fonction des sondages. On n'a ni attendu les sondages ni attendu qu'on apprenne par les médias quelle était la volonté de la population parce qu'on est branchés sur la population.

Alors, on porte un projet de société très, très simple, il consiste à construire un Québec indépendant et progressiste, et ça, dès le premier mandat. C'est ce qui nous définit le mieux, puis je pense que vous allez le reconnaître, c'est la cohérence. Et, à la longue, nous savons que ça va être noté par la population parce qu'elle en a assez des politiciens et politiciennes vire-capot, girouettes qui changent d'idées au fil des sondages. La population, ils veulent des gens, des partis politiques qui sont cohérents, qui se tiennent debout.

Parce que ce qui serait le plus décevant le 2 octobre au matin, pour tout le Québec d'ailleurs, ça serait un gouvernement du Québec qui a changé de visage, qui a changé de face, qui a changé de nom, mais qui arrive toujours avec les mêmes solutions, avec la même vision socioéconomique fédéraliste sans cesse. Et ça, ça serait décevant. Remplacer le Parti libéral du Québec par la Coalition avenir Québec, on va se le dire, ce n'est pas ça, du changement. Ça, c'est changer quatre trente-sous pour une piastre parce que, allez voir les fondements, ils s'en vont dans le même sens. Alors, le changement, on va être honnêtes, le changement réel au service des gens, c'est Québec solidaire qui l'incarne.

Bien sûr, on a du travail à faire, on a du travail à faire. En fait, on va continuer de faire notre travail. Maintenant que le travail parlementaire se termine, ça nous dégage du temps pour être sur le terrain, ce qu'on sait très bien faire, à Québec solidaire, et ce qui porte ses résultats parce que sinon on ne serait pas là.

Alors, vous savez, on a des propositions à apporter, à faire en sorte que les gens saisissent que Québec solidaire porte leurs préoccupations. Et je reviens, je réitère, pensons aux soins dentaires, aux soins dentaires, je n'ai pas entendu aucun autre parti parler de l'urgence d'avoir la gratuité au niveau des soins dentaires et des modulations plus tard. Je n'ai pas entendu ça. Québec solidaire, c'est clair, ça.

Transport en commun, même chose. Si on veut qu'il n'y ait plus de bouchons de circulation, si on veut que les gens puissent avoir du temps à la maison, bien, développons largement le transport du XXIe siècle, c'est-à-dire le transport en commun.

Donc, je lance un appel aux Québécois et aux Québécoises : Intéressez-vous à nous. Nous ne sommes pas que la conscience du Parlement. Notre parti, depuis sa création, ne cherche qu'une chose, c'est à améliorer votre condition de vie, vos conditions de vie. Québec solidaire est beaucoup plus que la caricature qui en est faite. Québec solidaire, c'est avant tout et depuis toujours, et notre premier député solidaire, qui se retire suite à cette dernière législature, nous l'a bien démontré, Québec solidaire est avant tout le parti au service du peuple et non pas au service des puissants, de l'argent, des chambres de commerce, des grands patrons, des multinationales. Non, Québec solidaire, c'est le parti d'avenir, parlez-en à vos enfants. Québec solidaire, c'est votre parti, et je dis aux Québécois et Québécoises : Vous êtes bienvenus dans ce grand mouvement.

Le Modérateur : On va prendre des questions. On débute par Alain. Question, sous-question pour commencer, s'il vous plaît, il y a beaucoup de gens.

M. Laforest (Alain) : Bonjour à tous. Est-ce que votre candidat-vedette dans Rosemont aura la crédibilité nécessaire pour se battre contre Jean-François Lisée?

Mme Massé : Bien, absolument, absolument. Cet homme est un homme de grande qualité, qualité qu'il a mise, disons, dans sa période de travailleur, au service collectif en mettant sa plume au service. Mais son analyse, son entregent, sa capacité d'être branché sur le monde, je pense, ça fait de Vincent Marissal le prochain député solidaire de Rosemont.

M. Laforest (Alain) : Merci.

Le Modérateur : Tommy.

M. Chouinard (Tommy) : Bonjour, journal La Presse. Pourquoi les Québécois manquent d'intérêt, ne s'intéressent pas à vous à ce stade-ci?

Mme Massé : Bien, je pense que les gens n'ont pas... Le dernier sondage était assez révélateur à cet effet-là. Les gens n'ont pas fait le lien entre ce qu'ils souhaitent comme étant des engagements fermes du gouvernement du Québec et que ces mesures-là sont portées par Québec solidaire. Ce lien-là n'est pas fait. Et c'est ça, le travail qu'on a à faire, et c'est ça, le travail qu'on va faire avec les centaines, les milliers de militants, militantes dans les prochaines semaines.

M. Chouinard (Tommy) : Donc, expliquez-moi le changement de stratégie qui sera apporté pour, donc, arriver à votre objectif.

Mme Massé : Le... Je n'ai pas entendu.

M. Chouinard (Tommy) : Bien, c'est que ça va nécessiter, si je comprends bien, un changement de stratégie de votre part.

Mme Massé : En fait, on est là-dedans, on est là-dedans, mais vous comprendrez qu'à trois députés, on n'en a pas envoyé déjà une gang dans le champ pour aller commencer le travail, hein, on avait du travail parlementaire à faire. Bon, déjà, il y en avait une qui était dans le champ, si on peut dire, donc qui était en rétablissement à la maison. Mais le travail militant est déjà commencé. On a eu trois camps de formation, par exemple, dans le dernier mois, dans lesquels il y a eu plus de... je pense, c'est autour de 500 personnes qui sont venues suivre une formation pour, justement, dire comment on va rendre le projet de société de Québec solidaire sur le terrain par la mobilisation et l'action, le porte-à-porte, la rencontre avec les gens et permettre aux gens de comprendre que ce qu'ils portent comme besoins, ce qu'ils ont comme besoins, Québec solidaire est la solution.

Le Modérateur : Patrick.

M. Bellerose (Patrick) : Bonjour, Mme Massé. Patrick Bellerose, Journal de Québec. Pour faire suite à la question de Tommy, dans le fond, est-ce qu'on comprend que, pour les trois, quatre prochains mois qui s'en viennent jusqu'aux élections, votre travail sera de présenter des solutions concrètes, défaire un petit peu l'image de pelleteux de nuages, si vous me permettez l'expression, qu'on vous a accolée pendant longtemps?

Mme Massé : Je pense qu'encore aujourd'hui... Prenons une mesure concrète, celle des dents, hein, l'assurance dentaire publique et universelle, on s'est fait dire très rapidement que ça n'avait pas de bon sens, que ça allait coûter cher puis que ça ne se pouvait pas. Mais, quand on y pense, là, c'est les ménages québécois, chaque famille qui va se retrouver gagnante d'une mesure comme celle-là parce qu'ils dépensent beaucoup d'argent pour prendre soin de leur santé dentaire.

Alors, nous, à Québec solidaire, on dit : Bien oui, on les a, les solutions. Regardez, ce besoin-là, vous l'avez, ça fait longtemps qu'on l'a compris. Et à l'opposé, nous, par exemple, on ne baissera pas les impôts de 3 milliards, là, parce que baisser les impôts de 3 milliards, ce n'est pas toutes les familles du Québec qui en bénéficient, alors qu'un plan dentaire, c'est tout le monde qui en bénéficie, y compris les familles qui ont actuellement une assurance privée ou une assurance à leur travail.

Alors donc, c'est ce travail-là qu'on a à faire pour démontrer que Québec solidaire est la solution pour plusieurs des Québécois et Québécoises.

M. Bellerose (Patrick) : En rétrospective, en voyant que Québec solidaire ne décolle pas dans les sondages, est-ce que vous n'auriez pas dû ne pas repousser la main tendue par le Parti québécois pour faire la convergence?

Mme Massé : Voyez-vous, une des forces, je vous dis, c'est notre cohérence. Je pense que c'est encore démontré. Québec solidaire continue d'être dans l'espace qu'il est. Les gens ne votent pas pour nous au gré des sondages, les gens votent pour nous parce qu'ils pensent que nous sommes la solution pour le Québec d'aujourd'hui.

Le Modérateur : Mathieu.

M. Dion (Mathieu) : Oui, bonjour, bonjour à tous. Bien, pour rebondir sur la question de mon collègue, aujourd'hui, quand on regarde les sondages, on a beau dire : Oui, les sondages... mais quand même, c'est un indicateur important. Quand on regarde les sondages aujourd'hui, est-ce que vous vous dites : Bien, on serait peut-être dans un autre état, dans une autre situation si on s'était... si la gauche, en quelque sorte, ou le centre gauche s'était réuni pour porter vos idées? Si vous vous étiez réunis avec le PQ, peut-être qu'on parlerait différemment de la CAQ, des libéraux, de la situation actuelle, ne pensez-vous pas?

Mme Massé : Écoutez, je pense que tout a été dit sur la convergence, là. Je pense vraiment que les membres de Québec solidaire ont choisi la cohérence, ont choisi la persévérance, c'est nous. Et est-ce qu'aujourd'hui ça serait différent avec... je ne crois pas, je ne crois pas parce que nous, on a eu zéro compromis sur ce qu'on met de l'avant. Et, si le Parti québécois, vous voulez avoir des commentaires sur pourquoi il en est ainsi?, bien, je dirais : Allez voir M. Lisée, là, il va... qu'il critique son propre cheminement. Moi, je peux vous dire que nous, là où nous sommes, avec l'état de notre organisation, avec l'état de nos coffres, on arrive en campagne électorale bien préparés. Le mouvement est là, et maintenant on est prêts à partir en campagne.

M. Dion (Mathieu) : Si le Québécois est moins entendu qu'il ne l'était, vous, vous ne craignez pas d'être ignorés pendant la campagne électorale?

Mme Massé : Bien, je ne pense pas parce que, déjà, nous ne sommes pas ignorés, déjà les gens ont regardé comment ça s'est passé, nos grands rassemblements, hein? Quand, à Sherbrooke, Québec solidaire remplit une salle de plus de 600 personnes un jour de semaine...

M. Dion (Mathieu) : ...votre base, là.

Mme Massé : Bien, c'est ça, c'est exactement ce qu'on fait, et on va continuer à le faire, et l'élection, c'est dans trois mois.

Le Modérateur : Marie-Michèle.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Bonjour. Marie-Michèle Sioui, du Devoir. Il y a sept ans aujourd'hui, la CAQ était un jeune parti, comme vous l'étiez à partir de 2006, mais, bref, vous avez tous les deux été des tiers partis, ou vous l'êtes à certains égards, mais la CAQ performe plus que vous dans les sondages, donc, à certains égards, elle réussit là où vous échouez. Comment vous l'expliquez?

Mme Massé : Bien, la CAQ était la continuité de l'ADQ, si ma mémoire est bonne, donc un jeune vieux parti, hein? Aujourd'hui, on se rappelait collectivement que M. Legault, qui se prétend du changement, sera le deuxième plus ancien parlementaire s'il est réélu au mois d'octobre, alors, ça, c'est un élément qu'il ne faut pas mettre de côté.

Et moi, je pense que ce qui est différent, à Québec solidaire, c'est qu'on a décidé de ne pas prendre les tracks, les chemins des vieux partis, de se mettre au service de l'establishment, du grand capital. Ça, là, ce n'est pas «winner», peut-être, mais en bout de ligne, quand les gens font les liens et ils se rendent compte, par exemple, que, quand tu as un président comme M. Le Bouyonnec, qui n'a aucun problème de poser des gestes immoraux comme usurper la population et souvent le monde pauvre, bien, ces liens-là, là, quand ils vont les faire, il vont peut-être voir que la CAQ, ce n'est pas le changement, c'est la continuité.

Le Modérateur : Sous-question.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Une petite question pour M. Khadir. Je remarque que vous avez sorti votre cravate des grands jours. Habituellement, il y a une raison pour cette cravate. Est-ce qu'il y en a une aujourd'hui?

M. Khadir : Vous permettez que je revienne sur le fait que Manon soulignait la cohérence. Parfois, les jours comme celui-ci ne se prêtent pas à ce qu'on aborde les sujets dans le détail, mais on envoie un message. Alors, oui, il y a des éléments qui m'ont profondément perturbé hier. La mauvaise foi démontrée par Jean-Marc Fournier et l'imposition du devoir à tous ses députés de se lever et de voter contre l'avis de la commissaire à la déontologie et à l'éthique m'a profondément troublé. Alors, jusqu'à la fin, malheureusement, Jean-Marc Fournier aura été le fossoyeur de l'éthique, le fossoyeur de la transparence, le fossoyeur de l'intégrité au Parlement. Donc, je le dédie à Jean-Marc Fournier.

Le Modérateur : Catherine.

Mme Lévesque (Catherine) : Bonjour. Catherine Lévesque, Huffington Post. Dites-moi, dans les trois prochains mois, qui sera votre adversaire principal? C'est la CAQ, les libéraux, le PQ, toutes ces réponses?

Mme Massé : Bien, moi, je pense que l'adversaire principal de Québec solidaire, c'est ces trois partis-là, c'est la vision qu'ils mettent de l'avant, c'est leur vision économique des choses qui font en sorte que les hydrocarbures, encore aujourd'hui, nos gouvernements investissent plusieurs centaines de millions, qui fait que nos écoles sont dans l'état qu'elles sont. Oui, on réinvestit des miettes, mais honnêtement ce n'est pas en coupant les taxes scolaires, donc en se privant de revenus, qu'on va être capables de rendre le service. Et je ne vous parle pas du système de santé, et tout ça. Alors, honnêtement, là, c'est ça contre lequel on a à se battre puis qu'on va continuer à se battre.

Mme Lévesque (Catherine) : Puis j'aimerais vous entendre sur une citation un peu étonnante de Philippe Couillard ce matin qui dit : «Pour le renouveau, ça prend de la continuité.»

Mme Massé : Effectivement, quand j'ai entendu ça ce matin, je me suis arrêtée, je me suis dit : O.K., renouveau, continuité. Écoutez, je ne sais pas exactement ce qu'il voulait dire, ça serait intéressant que vous le questionniez. Mais, pour moi, quand on veut du renouveau, il faut renouveler, et ça inclut de tasser de là le Parti libéral et le club-école, c'est-à-dire la CAQ.

Le Modérateur : Merci. Raquel.

Mme Fletcher (Raquel) : Good afternoon.

Mme Massé : Oh! good afternoon.

Mme Fletcher (Raquel) : We talk a lot about having diversity in politics. I'm just wondering how you would identify or want to be presented in articles, how you would… yes, how you identify.

Mme Massé : Because they have some sound… I didn't understand your question.

Mme Fletcher (Raquel) : We talk a lot about having diverse candidates or diversity in politics. I'm just wondering how you personally identify.

Mme Massé : Yes, it's… By myself, for me, you mean, or for the party?

Mme Fletcher (Raquel) : No, I'm just wondering if… I don't mean to be…

M. Khadir : Comme personne…

Mme Fletcher (Raquel) : Yes. You're obviously a woman. Do you identify as being a queer woman?

Mme Massé :OK. Of course, and let's say I think, as the other three chiefs, I'm very competent and very «légitime» to be the Premier of this country.

Mme Fletcher (Raquel) : Obviously, the three other leaders are all men. You say that you're obviously competent as a woman. But, more than that, just being different from the other leaders, why is that important to give that option to voters?

Mme Massé : I mean, it's not only because I'm different, it's because our party proposes very different ways to… «de gouverner» the Québec, you know, we… Let's talk about our proposal. When you talk about the tooth, nobody talked about that before, but now we're on the plate, we build this idea that it's very important to have a national plan for the dental care. So, by that kind of intervention, I think what we say to the people, we say : Québec solidaire is not there to «gouverner» only, we are there to propose ideas for ordinary people, for day-to-day people. That's why we are there.

Le Modérateur : Merci. Maya.

Mme Johnson (Maya) : Hello, Mme Massé.

Mme Massé : Hello, Maya!

Mme Johnson (Maya) : One of the things that the other leaders share or have in common is that they have more of a mastery of the English language. What are you doing to prepare for the upcoming English-language debate?

Mme Massé : That's a good question. So, of course, with my leg, you know, with my femur, I have time to practice my English, so I listen to you, and I will be prepared for this debate.

Mme Johnson (Maya) :OK. And what will you be doing to try to make a breakthrough outside of the island of Montréal? Obviously, you're trying to gain seats in other regions.

Mme Massé : Let's say the dental care plan is for all Quebeckers, not only for Montrealers. So, this is the kind of idea that people can recognize themselves and recognize that Québec solidaire is the party who proposes that kind of thing. But, look at the last poll, let's say in Abitibi, we're not staying at the same place, we're increasing our… So, there are some places around the Québec, and we will continue. It's not stop today, it's not stop at the last poll, we'll continue to do what we do so good, it's to go to the persons, talk with them and explain to them what Québec solidaire can do for them.

Le Modérateur : Merci.

Mme MacKinnon (Catou) : Catou MacKinnon, from CBC News. How much is your dental plan going to cost? And why is it important?

Mme Massé : I mean, it's around $9 million…

Une voix : $900 million.

Mme Massé : ...$900 million. It's almost $1 billion, OK? We'll say it like this. So, it's almost $1 billion, and let's say, if we just negotiate the pills… as Amir tried to tell you, to tell the Ministry, in the last 10 years, we'll save around $2 billion a year, and these billions only go in the pharmatical…

M. Khadir : Pharmaceutical.

Mme Massé : …pharmaceutical companies. Why we don't take this money to put it in the pocket of every Quebecker? That's a way that we see…

M. Khadir : To finance.

Mme Massé : …to finance that measure.

Mme MacKinnon (Catou) : And why is it important?

Mme Massé : It's because, for each family, it's a lot of costs every year, prevention or, if you have a problem, to fix the problem. But, more than that, by now, the only ones who are… have advantage of these… the way that it works now is the private insurance companies and the dentist cabinets, private cabinets. So, what we want is everyone to be in health dental care and to have money in their pockets.

Mme MacKinnon (Catou) : I have one last question. Do you feel badly that people who are going to vote for you are going to come out of the Parti québécois' voter base when you both believe in the sovereignty of Québec?

Mme Massé : You know what? I think that the Quebeckers vote for multiple reasons. And, when they choose Québec solidaire, it's not only because we are sovereignists, it's our way to present our social project, our society project. And, you know, if we have a good look now on the way that the citizens explain what they want to do in October, I'm not sure that a vote for the PQ, it's not a vote for Québec solidaire, and a vote for the CAQ, it's not the vote for PQ. You know what? Everything is moving, and for Québec solidaire, the most important, it's to let know to the people that we are the only party who wants real change.

Le Modérateur : Merci beaucoup, tout le monde. Au revoir.

M. Khadir : Merci beaucoup. Thank you for your attention.

Mme Massé : Ah! mes béquilles!

(Fin à 15 h 7)