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Point de presse de M. Vincent Marissal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’économie, et M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de santé et services sociaux

Version finale

Wednesday, August 26, 2020, 8 h 45

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures cinquante-quatre minutes)

M. Marissal : Bonjour. Merci d'être là.

On va faire un suivi sur la dernière question qui a été posée parce qu'on juge que la bombe lancée par le ministre Fitzgibbon la semaine dernière, concernant l'éventuel partage de données de la RAMQ avec les grosses pharmaceutiques, est quelque chose d'inquiétant, de dangereux et même de troublant non seulement dans la façon que ça a été fait par le ministre Fitzgibbon, avec une certaine désinvolture, comme s'il nous faisait part de ses élucubrations, tout en nous présentant ça comme la stratégie du gouvernement…

La poussière est retombée depuis jeudi. Beaucoup d'experts se sont prononcés. Beaucoup de craintes dans l'air. Peu d'arguments ou pas d'argument de la part du gouvernement, à savoir si on va, oui ou non, de l'avant avec ce délire. J'en appelle notamment au premier ministre Legault, qui ne s'est toujours pas prononcé là-dessus, alors que son ministre de l'Économie, prétendument numéro deux de son gouvernement, qui en mène très large, nous a dit que c'était la stratégie du gouvernement.

M. Legault, hier, était à Saint-Hyacinthe et il a justifié la non-utilisation de l'application de traçage en disant : Les Québécois et les Québécoises sont jaloux et jalouses de la protection de leurs renseignements personnels. On va être d'accord sur cette partie-là. Effectivement, les Québécois et les Québécoises ne veulent pas brader leur identité, et certainement pas leur dossier médical, pour attirer ici les «Big Pharma», qui n'ont qu'un but dans la vie, c'est faire du fric, c'est bien connu.

Alors, on relance l'appel à M. Legault. Qu'est-ce qu'il en pense? Il ne peut pas se cacher sur un enjeu comme ça. Ça n'a aucun sens de se cacher sur un enjeu comme ça. Et j'aurais tendance à dire : Qui ne dit mot, consent. Alors, s'il n'est pas d'accord, qu'il le dise, qu'il rabroue son ministre de l'Économie, là, qui s'est lancé dans une grande élucubration là-dessus, ou alors qu'il nous dise comment est-ce qu'il veut faire ça. Et mon collègue Sol y arrive dans deux minutes.

Je veux relever aussi les contradictions des libéraux là-dessus. Moi, j'étais assis, en commission parlementaire, aux crédits, à côté de Carlos Leitão, qui avait l'air de trouver que c'était une maudite bonne idée. Gaétan Barrette en a pris la paternité le lendemain en disant que c'est lui qui avait commencé ça, pendant que leurs collègues du caucus libéral doutaient, que c'était une idée de fou puis qu'il ne fallait pas faire ça. Alors, je ne sais pas si les libéraux peuvent accorder leurs violons puis nous donner juste une même chanson, mais, pour le moment, il y a des doutes dans l'air. Est-ce qu'ils sont complices des projets en catimini du gouvernement?

Je veux terminer sur un aspect plus troublant qui a été mis au jour la semaine dernière, dans une autre étude de crédits, avec le ministre Caire, qui prétend, et c'est la prétention du gouvernement, qu'en vertu du nouvel accord de libre-échange avec le Mexique, les États-Unis et le Canada il nous serait interdit d'interdire à une entreprise étrangère de partir avec les données de la population du Québec. C'est vrai pour l'infonuagique, qui est très cher au ministre Caire, mais je présume que c'est vrai aussi pour les données pharmaceutiques de la RAMQ. Alors, on a signé, par le biais du Canada, évidemment, cette mauvaise entente de libre-échange, qui, apparemment, vient de faire sauter toute forme de protection et on se trouverait à donner nos données médicales, nos renseignements médicaux à des entreprises qui peuvent se sauver avec. Alors, moi, je demande d'abord à M. Legault de se positionner fermement là-dessus parce que ce n'est pas normal que, presque une semaine plus tard, alors que ça fait rage dans l'opinion publique, il ne se soit toujours pas prononcé.

Je passe, là-dessus, la parole à mon collègue Sol.

M. Zanetti : Ce matin, on a envoyé une lettre à la Commission de la santé et des services sociaux pour qu'elle se saisisse d'un mandat d'initiative pour créer une commission parlementaire sur la vente de données de la RAMQ à des compagnies pharmaceutiques. Il faut qu'on soit capables de faire la lumière sur l'espèce de plan apparemment très précis du ministre Fitzgibbon là-dessus. Ça a été révélé la semaine passée en crédits, là : Ah! ça fait longtemps qu'on parle de ça, j'en ai parlé avec M. Dubé avant même qu'on soit en politique. D'un côté, il nous dit ça. Il disait à quel point c'est une mine d'or, que c'est extraordinaire, qu'il a des idées précises, que c'est la stratégie du gouvernement. De l'autre côté, vous avez un ministre de la Santé embarrassé qui dit : Non, non, non, on ne fera pas ça, on n'a pas eu cette discussion-là.

Il y a un gros problème avec ça, puis il faut qu'on fasse la lumière là-dessus dans cette commission parlementaire. Nous, évidemment, on veut entendre des éthiciens. On veut entendre des experts en cybersécurité, la Protectrice du citoyen, la RAMQ, la Commission d'accès à l'information. Il faut qu'on soit capables de voir dans quoi ce gouvernement-là veut nous amener. À partir du moment, là, où on vend, où on donne nos données à des multinationales, des pharmaceutiques, là, on perd irréversiblement le contrôle dessus. Ces compagnies-là, après, une fois qu'elles ont ces données-là, vont-elles se faire racheter? Vont-elles les amener dans d'autres compagnies qui font partie d'un même holding? Est-ce que ces données-là vont se retrouver entre les mains de compagnies d'assurance? C'est vraiment très grave, ce qui est en train de se passer, là, avec la nonchalance du gouvernement actuel.

Alors, nous, on veut une commission pour aller au bout de cette affaire-là pour qu'on soit capables de voir c'est quoi, exactement, le plan, dans quoi ils veulent nous embarquer encore une fois, et puis qu'on ait de l'information pour pouvoir, bien, s'y opposer, si, comme on le pense, il faut le faire.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Est-ce que votre pensée pourrait évoluer au fil de cette commission parlementaire là ou votre idée est déjà faite, puis c'est juste pour faire changer d'idée le gouvernement?

M. Zanetti : Bien, il faut qu'on se positionne sur le projet actuel. Mais, si le projet actuel, c'est de dire qu'on va donner nos données à des compagnies pharmaceutiques, à des multinationales privées, tout ça, pour nous, c'est clair que le danger, il est évident parce qu'il faut qu'on sache qu'est-ce qui se passe. En ce moment, là, on est en train, là, de se faire embarquer dans un plan d'hommes d'affaires qui ont décidé d'aller en politique avec des idées bien précises puis qui ne veulent pas nous dire... Ça fait que ça, là, c'est grave. Il y a eu quelques articles là-dessus. On en a parlé. Je pense que c'est important, sauf qu'il faut qu'on aille beaucoup plus en profondeur parce qu'on voit qu'ils ne se sentent pas obligés de répondre en profondeur à ces questions-là. Ils font de l'évitement. Même les libéraux, vous avez vu comment ils ne veulent pas répondre à ces questions-là. Alors, nous, on veut savoir l'avis des experts, c'est quoi, les dangers, exactement, pour que ce soit vulgarisé aussi pour tout le monde pour qu'on puisse savoir dans quoi ils nous embarquent.

Mme Gamache (Valérie) : Il n'y a pas de possibilité... Est-ce qu'il y a une possibilité pour vous que ça devienne acceptable, finalement?

M. Zanetti : Le fait de donner des données de la RAMQ à des pharmaceutiques? Non.

M. Marissal : Je veux juste rajouter là-dessus qu'on a appris, grâce à votre travail, là, ces derniers jours, qu'il y a déjà un protocole qui existe à la RAMQ. Il y a déjà un protocole qui existe. Il n'aurait pas été utilisé, apparemment, par les pharmaceutiques. Mais ça, ça a été fait dans notre dos, là. Il n'y a personne qui en a parlé. Alors, dans le projet actuel, non, c'est totalement inacceptable. Puis c'est au gouvernement à nous faire la démonstration que ça pourrait se faire, puis ça pourrait se faire de façon sécuritaire.

La semaine dernière, en crédits, le ministre Fitzgibbon m'a accusé de tenir des propos incendiaires. Bien, moi, je vais vous dire, c'est lui qui joue avec des allumettes dans la poudrière des renseignements personnels. Alors, je ne pense pas que je suis incendiaire ici. Je pense qu'on a plutôt le rôle de pompier, de dire au gouvernement : Un instant, là, vous êtes en train de nous dire que vous allez allécher puis attirer les grandes compagnies pharmaceutiques ici avec nos données personnelles, puis ça, c'est «winner», oui, papa. Bien non, on n'est pas d'accord avec ça. Et c'est au gouvernement de nous faire la démonstration que cette affaire-là, ce n'est pas un autre délire du ministre Fitzgibbon, comme un enfant devant son nouveau train électrique, là. C'est comme ces ballounes chinoises, là, les dirigeables, là. Il se lance dans des histoires, ça a l'air personnel pour lui, avec l'argent des contribuables, et là, maintenant, nos données personnelles... Je rappelle… Je voudrais que M. Legault ramène son ministre à l'ordre.

La Modératrice : Est-ce qu'il y a d'autres questions en français?

Mme Gamache (Valérie) : Oui. Sur la lettre de Simon Jolin-Barrette sur la loi 101 — je ne sais pas lequel peut répondre — quelles sont vos attentes face au gouvernement? Et comment vous avez perçu cette lettre-là ce matin?

M. Zanetti : Bien, c'est un peu à l'image du nationalisme de la CAQ, là. C'est un nationalisme à genoux, qui bombe le torse en ne faisant pas grand-chose. On fait accroire… On lance l'image que cette chose-là nous tient à coeur. Mais, quand vient le temps de poser les vraies actions pour défendre et protéger la langue française en Amérique du Nord, qui serait faire l'indépendance du Québec et faire un pays, bien là, évidemment, il n'en est pas question, puis on ne l'aborde pas. Ce que M. Jolin-Barrette veut faire croire aux Québécoises et Québécois, c'est que nul n'est besoin de sortir de la cage, il ne suffit que de l'aménager. Il veut nous faire croire que la protection du français, dans une province canadienne, c'est possible, et que lui, il va être capable de le faire où personne n'a pleinement réussi.

On s'entend, là, c'est aujourd'hui le 43e anniversaire de la loi 101. La loi 101, ça a été un pas de géant dans la protection de la langue. Ça a grandement freiné le recul du français. Mais, on le voit, il continue de reculer lentement et sûrement. Donc, c'est un peu… C'est des bonnes intentions, mais nous, on ne nourrit pas beaucoup d'espoir dans la capacité de n'importe quel ministre de la CAQ de défendre la langue française dans une province canadienne. Statistiquement, là, ça ne fonctionne pas.

M. Robitaille (Antoine) : Que pensez-vous de l'exaspération du maire Labeaume au sujet du projet de tramway?

M. Zanetti : Bien, clairement, on partage son exaspération. Là, nous, on l'a dit aussi, la semaine passée, dans une lettre ouverte, on pense que ce gouvernement est en train d'abandonner le projet structurant et qu'il n'ose pas le faire, disons, à visière levée, là. Nous, ce qu'on réclame du gouvernement de la CAQ, c'est qu'il réaffirme son appui à ce projet-là, mais aussi qu'il mette les 700 000 $ nécessaires pour qu'on ait le projet original. En ce moment, là, en 10 ans, il n'y aura pas de dépassement de coûts. Ce qu'il est en train de faire, il oblige le retrait du trambus, et donc il prive les gens des banlieues de Québec de profiter pleinement de ce réseau-là.

Et puis, en plus, bien, il est en train de miner la confiance que les citoyens peuvent avoir au sujet de la qualité des mesures de mitigation qui vont être mises en place pour les protéger des effets indésirables pour les gens qui habitent près du tracé. Alors, on est en train, dans le fond, de rendre, du côté de la CAQ, là, ce projet moins intéressant pour le monde pour en miner l'appui, et moi, je trouve que c'est déplorable. À l'heure… En 2020, là, l'année charnière pour lutter contre les changements climatiques, ne pas pleinement appuyer ce projet-là tout en disant : Il y aura un troisième lien qui coûtera peu importe comment, c'est complètement irresponsable. Alors, nous, on est d'accord avec ça. Le gouvernement doit réitérer son appui puis donner l'argent qu'il faut.

La Modératrice : Une dernière question en français.

M. Robitaille (Antoine) : …qu'il faut préciser qu'il n'y aura pas de métro. Êtes-vous d'accord avec ça?

M. Zanetti : Oui. Écoutez, le métro, là, compte tenu de la taille de la ville de Québec et compte tenu aussi des aspects financiers… Ce qui a été déterminé par les études et les experts, c'est que le tramway, avec le réseau structurant de trambus, c'est ce qui est le plus adapté à la ville à ce moment-ci de son histoire puis dans ses capacités financières actuelles. Je pense qu'il y a des gens très sincères qui veulent un métro, qui disent : Non, ce n'est pas vrai, ce que les experts disent, ça pourrait coûter moins cher. Nous, bien, écoutez, on s'en fie à la majorité des experts, là. Je pense que c'est ce que doivent faire les gens qui gouvernent. Donc, on fait ça...

M. Robitaille (Antoine) : Il ne pourrait pas y avoir un bout de métro, une ligne jaune entre Lévis puis Québec?

M. Zanetti : Bien, écoutez, mettez le projet… Il faudrait voir le projet, puis qu'on puisse voir combien ça coûte, puis qu'est-ce que ça va donner, puis tout ça. Nous, on a analysé le projet qui est sur la table, le projet initial, puis c'est ça qu'on appuie. Je pense qu'à ce stade-ci, là, il y a un peu une contradiction entre ne pas vouloir rajouter de l'argent puis hésiter à faire un métro, là. C'est comme deux affaires complètement différentes. Moi, je veux que le gouvernement, il tienne son engagement et qu'il finance adéquatement le projet initial.

Mme Gamache (Valérie) : …peut-être, aujourd'hui, le fédéral va annoncer 2 milliards en transferts aux provinces en éducation. À quoi le Québec devrait utiliser ces sommes?

M. Zanetti : Bien, les utiliser en éducation, c'est une bonne chose. Maintenant, évidemment, ces sommes-là, c'est notre argent et on doit pouvoir en faire ce qu'on veut sans conditions. Il faudrait peut-être qu'on écoute le milieu, qu'on essaie de voir qu'est-ce que les gens... quels sont les vrais besoins vécus par les gens, là, et qu'on mette cet argent-là à cet endroit-là.

M. Marissal : Puis, honnêtement, à la rentrée, là, ces jours-ci, là, moi, je suggérerais au ministre Roberge de débrancher son disque de Bob Marley, là. Don't worry, be happy, là, ça va faire, là. C'est le bordel, cette rentrée-là. Moi, j'en ai quatre, enfants, à la maison, là, dans trois niveaux différents, là. On reçoit des messages des directeurs d'école le samedi matin, qui nous disent qu'ils ne savent pas exactement comment ça va fonctionner. Puis là le ministre nous dit : Ah! bien, on va lancer une grande campagne de recrutement de profs. Mieux vaut tard que jamais, dirait-on. Ça, c'est comme les climatiseurs dans les CHSLD, il a fallu attendre la canicule pour que quelqu'un allume.

Là, le ministre Roberge, là, le jovialiste en chef, là, je pense qu'il dit qu'il connaît le milieu, là, bien, qu'il y retourne, donc, qu'il retourne dans les écoles puis qu'il aille voir un peu comment ça marche parce qu'en ce moment, là, ce sont les parents et les enfants, évidemment, par ricochet, qui sont pris avec l'indécision du gouvernement, et c'est assez stressant. On a connu des mois difficiles dans les chaumières, au Québec, à cause du confinement. Là, le minimum, là, c'est qu'on s'attendrait, alors qu'on est dans la rentrée, là... Moi, j'en ai deux qui rentrent demain, là, puis c'est le flou le plus total.

Alors, je ne sais pas à quoi il a travaillé, le ministre Roberge, là, si ce n'est que de se rendre compte qu'il y a une pénurie de profs, là. Ça fait plus de deux ans qu'on lui dit qu'il y a une pénurie d'enseignants dans les écoles primaires et secondaires publiques du Québec.

Un petit mot, si vous permettez, parce que je dois me sauver en commission parlementaire, justement… le projet de loi n° 53 sur les renseignements personnels, dernière journée d'audiences aujourd'hui. Restez à l'écoute, comme on dit. Moi, j'ai des questions pour Desjardins puis j'ai des questions en amont, parce que c'est bien beau de donner un verrou puis des protections au consommateur, j'en suis, je suis d'accord, et ça doit être gratuit, là, on ne le dira jamais assez, pour les consommateurs, mais, en amont, si les institutions financières ne font pas ce qu'il faut pour protéger nos données, c'est un peu foutu d'avance. Alors, j'ai des questions là-dessus.

Quant au ministre des Finances, bien, il est devant un choix aujourd'hui parce qu'on va bientôt commencer l'étude article par article de 53. Son choix, c'est : est-ce qu'il défend les institutions financières et les Equifax de ce monde ou s'il défend les consommateurs? Moi, mon choix, il est clair puis il a été fait. On défend les consommateurs. Alors, ça veut dire gratuité. Nous sommes les législateurs. Ici, 53 sert à établir les lignes directrices que devront suivre les agences de crédit, non pas leur donner un chèque en blanc pour qu'ils puissent charger davantage puis qu'à la fin ce soient les consommateurs qui paient.

Alors, le ministre, qui sort du milieu banquier, dans son ancienne vie, il a été banquier toute sa vie, bien, il a un choix à faire, c'est le système bancaire et Equifax ou ce sont les citoyens et citoyennes du Québec. Merci.

La Modératrice : On va passer en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Can I ask you, Mr. Marissal… CBC, Radio-Canada, has sent a questionnaire to nearly 2,000 teachers, vice-principals and other education workers about the back-to-school plan, and about 85% of them say that it's going to be hard, very difficult to implement the Public Health guidelines. As a father of four kids, what do you think about the back-to-school plan of the Government?

M. Marissal : Well, first of all, I'm not surprised with the results of the poll. The question is, I guess, which guidelines because it's changing overnight. And we have here a minister of Education basically saying that everything is OK, everything is going to be fine: Don't worry, be happy, just send your kids back to school. But the teachers and the directions of the schools are writing to parents. We did receive an e-mail Saturday morning from the direction of the school, primary school, of my neighborhood, saying basically that we were in the dark about many questions, about how we're going to manage this back-to-school session.

So I'm asking Minister Roberge and, I guess, the Prime Minister to stop repeating that everything is fine, everything will be OK. This is not the case. And, if the teachers, who are the people who know the students by their name, to take Jean-François' words, are flagging now, saying : Stop it, it is not OK, we don't have the guidelines, we don't know how to apply the guidelines and which are the guidelines… I mean, it's not too late for Minister Roberge to go back on the field and listen to the teachers and the parents as well.

Mme Senay (Cathy) : Would you like the kids to wear a mask while they are in the classrooms?

M. Marissal : I'm obviously not a specialist in public health.

Mme Senay (Cathy) : But as a parent…

M. Marissal : Well, as a parent and as a citizen, I can tell you that I don't like wearing a mask, probably like the vast majority of Quebeckers, but, if it's the directions that we receive from the Public Health Department, I mean, that's fine, that's OK. I have four kids, 10, 13, 14 and 18, so they will basically all to… they will have all to wear the mask and they will do so.

Mme Fletcher (Raquel) : …53, can you talk a little bit about what you are expecting to hear today in the testimonies?

M. Marissal : Yes. I think Minister Girard is facing a challenge here. Is he going to defend his old sector, the banks, or is he going to step forward and defend the consumers, the citizens of Québec? And the first thing, the simplest thing he has to do is to make sure that the protection that we're talking about with this draft bill is free for the consumers because the deal here with banks is they are making money with the interests. That's the deal, and, to do so, they need our personal data. So the least we can ask from them is to take care of our personal data because they are making money, and tons and tons of money, with our personal data. So I'm asking Minister Girard to choose his camp, banks or citizens.

Mme Fletcher (Raquel) : And what is your feeling so far from the hearings? Do you feel like he is swaying one way over the other, swaying away from protecting citizens, consumers?

M. Marissal : You know, at this point, I think it's probably fair to give the Minister a chance. We had discussions yesterday publicly and privately, and I'm not throwing the towel. I still think that we might be able to convince him. But you have to remember that Mr. Girard has been working for a big bank for 25 years, so maybe that he's influenced by that. So our goal and my goal is to make him change his mind in November to protect the citizens and the consumers.

La Modératrice : Merci beaucoup.

M. Marissal : Merci.

(Fin à 9 h 16)

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