National Assembly of Québec - Return to homepage

National Assembly of Québec - Return to homepage

To use the Calendar, Javascript must be activated in your browser.
For more information

Home > News and Press Room > Press Conferences and Scrums > Point de presse de M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition responsable de la région de la Capitale-Nationale

Advanced search in the News and Press Room section

Start date must precede end date.

Point de presse de M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition responsable de la région de la Capitale-Nationale

Version finale

Thursday, October 28, 2021, 11 h 15

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Onze heures dix-sept minutes)

La Modératrice : Bonjour. Bienvenue au point de presse de Québec solidaire. Prendra la parole le député de Jean-Lesage, Sol Zanetti. Vous pourrez poser vos questions par la suite.

M. Zanetti : Bonjour. Merci. Alors, on avait prévu ce qui se passe en ce moment. On avait prévenu la CAQ. En retardant le projet de tramway, ça entraîne des dépassements de coûts. Maintenant, il faut que la CAQ, elle ne s'en indigne pas, il faut qu'elle assume ses responsabilités.

Pour faire la petite histoire, ça a commencé comment? Au début, ils ont commencé une guerre de chicane d'enveloppes entre les gouvernements canadien et québécois pour justifier des retards. Ensuite de ça, ça a été la fusion des bureaux de projet qui a amené des retards, et après ça, une refonte du tracé pour justement arrimer ça avec un projet qui est essentiellement un projet d'élargissement d'autoroute puis qui n'est absolument pas logique dans une optique de transport en commun et d'environnement, c'est-à-dire le REC. Donc, tout ça a amené des dépassements de temps, et les dépassements de temps, ça amène des dépassements de coûts. La CAQ doit les assumer maintenant puis faire en sorte que le projet ne soit pas retardé davantage.

Aujourd'hui, je trouve ça hypocrite de les voir s'indigner de cette affaire-là alors qu'ils en sont les principaux responsables. Ce qui me... Bien, voilà. Oui, pour l'instant, j'irais avec ça. Je ne sais pas si vous avez des questions.

M. Gagnon (Marc-André) : Donc, c'est ça, vous les tenez responsables de l'explosion des coûts à laquelle on assiste puis qui est confirmée aujourd'hui.

M. Zanetti : Exact. Même le...

M. Gagnon (Marc-André) : 600 millions, c'est quand même un gros montant, là. Tu sais, c'est un Centre Vidéotron et demi, pour rependre un exemple que vous avez déjà donné, là.

M. Zanetti : Oui. Bien, c'est ce que nous coûte le piétinement de la CAQ dans le dossier du transport en commun. C'est eux qui sont responsables, c'est vraiment leur faute. Ils ont retardé le projet, c'est ça que ça coûte. Puis maintenant il faut qu'ils arrêtent de le retarder, qu'ils pèsent sur l'accélérateur, puis qu'on le fasse, ce projet-là.

M. Gagnon (Marc-André) : Mais ils ne sont quand même pas responsables des mouvements qu'il y a eu dans le marché. Bon, il y a eu Bombardier, Alstom. Et on remarque qu'il y a des augmentations de coûts importantes dans tous les projets d'infrastructures au Canada. C'est ce que la ville de Québec nous répond. Donc, c'est inévitable, quand même, que les coûts augmentent.

M. Zanetti : Mais, s'il n'y avait pas eu les guerres de financement avec Ottawa, s'il n'y avait pas eu une refonte du tracé, s'il n'y avait pas eu une fusion des bureaux de projet, on n'aurait pas eu ce retard-là, puis il n'y aurait pas eu cette augmentation de coûts là. Ça, c'est clair. Et maintenant ils doivent l'assumer puis devenir des vrais alliés du transport en commun à Québec.

Et, s'ils trouvent que c'est trop cher, là, ce qu'ils devraient faire en fait, là, c'est de prendre l'argent où ils ont décidé de le mettre ailleurs, c'est-à-dire dans le troisième lien, où ça n'a pas de bon sens, là, on est à 10 milliards, puis aussi dans les élargissements d'autoroutes. Il y a un 700 millions, je pense, qui est voué à des élargissements d'autoroutes dans le cadre du REC. Ils peuvent enlever ça, tout simplement maintenir les voies réservées sans élargir les autoroutes, puis faire en sorte que l'enveloppe n'augmente pas. Ça, ça serait une solution qui serait rationnelle, qui serait meilleure pour l'environnement en plus.

M. Gagnon (Marc-André) : Alors, vous dites que, pour mettre des voies réservées sur les principaux axes routiers de Québec, plutôt qu'élargir il faudrait enlever une route aux véhicules?

M. Zanetti : Il y a des solutions. Dans la plupart des cas, selon les experts, ça peut se faire dans la voie d'accotement. Donc, il y a des solutions qu'il faut voir, ça dépend lesquelles.

Ça fait que je ne rentrerai pas dans le détail aujourd'hui là-dessus de ça, là, mais il y a des solutions qui sont très intelligentes, qui coûteraient vraiment moins cher et qui seraient beaucoup plus écologiques.

M. Gagnon (Marc-André) : Mais, si je reviens sur le tramway, là, assumer ses responsabilités, donc, en simple, ça veut dire sortir le chéquier : Tiens, voilà 200 millions, parce qu'on comprend que les dépassements de coûts, maintenant, sont partagés au tiers?

M. Zanetti : Ou prendre l'argent pour les élargissements d'autoroutes puis le mettre là-dedans ou arrêter cette folie de troisième lien puis libérer de l'argent en infrastructure pour des vrais projets de transport en commun.

M. Gagnon (Marc-André) : C'est bien.

M. Zanetti : Merci.

La Modératrice : Merci.

(Fin à 11 h 21)

Participants


Document(s) Related