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Point de presse de M. André Fortin, leader parlementaire de l’opposition officielle, et M. Pierre Arcand, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie et de ressources naturelles

Version finale

Wednesday, November 3, 2021, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures)

La Modératrice : Alors, bon matin. Bienvenue à ce point de presse de l'opposition officielle. Prendra la parole le leader de l'opposition officielle en premier, porte-parole en matière de transports, M. Fortin, suivi de notre président de caucus, également porte-parole en matière de ressources naturelles, M. Arcand. Donc, M. Fortin, c'est à vous.

M. Fortin : Bonjour. Merci d'être là tôt ce matin. Deux sujets desquels on aimerait vous entretenir d'entrée de jeu. D'abord, la position que M. Bonnardel, M. Charette et maintenant le premier ministre prennent au sujet de leur projet de tunnel Québec-Lévis, là. On dirait que le ministre Bonnardel, plus il avance dans ce dossier-là, plus il s'entête dans ce dossier-là. Peu importe ce qui se dit, peu importe si ça coûte 10 milliards de dollars, peu importe si c'est un projet qui n'est pas positif pour l'environnement, peu importe si ça favorise l'étalement urbain, peu importe si la science dit le contraire, peu importe s'il se met ses propres experts à dos, peu importe si ça le force à dire niaiserie par-dessus niaiserie, le gouvernement a fait sa tête, il a choisi, il va de l'avant, et c'est ça qui est ça.

Mais la position, elle devient de plus en plus insoutenable, et la position qu'il a prise l'autre jour en conférence de presse, où il est allé dire que les experts mentent sur la question de l'impact du tunnel caquiste, la position qu'il a prise à l'effet qu'on peut construire autant d'autoroutes qu'on veut parce qu'on va y mettre des autos électriques un jour, c'est une position qui ne tient pas la route, c'est une position qu'aucun expert ne va prendre, c'est une position que n'importe qui qui a pris le temps d'analyser la question du transport, du transport en commun, du développement, de l'étalement urbain ne peut pas soutenir. Et, de toute évidence, c'est en train de rattraper le gouvernement, le ministre des Transports et le ministre de l'Environnement, lui-même, qui ne prend pas ses responsabilités de défenseur de l'environnement au Québec au sérieux. Je vais laisser mon collègue s'exprimer sur la question de l'entente avec le Massachusetts et le Maine.

M. Arcand : Bien, merci infiniment. Écoutez, ce qui s'est produit, hier, évidemment, c'est un échec, c'est un échec pour tous les Québécois puis c'est un échec également, de façon très claire, pour François Legault. François Legault est à Glasgow, il est en train de vanter sa batterie verte. Et au moment où on se parle, la réalité, pour l'ensemble des Québécois, c'est que M. Legault n'a pas été capable de faire d'entente avec l'Ontario. Il y avait un article, la semaine dernière, de la présidente d'Hydro-Québec, sur la ligne new-yorkaise, comme quoi il y avait encore de nombreux défis au sujet de la ligne new-yorkaise. Et là, on a un référendum qui est tout à fait négatif à l'endroit du Québec. Alors, c'est vraiment une triste situation.

Et aujourd'hui, beaucoup de questions se posent de façon importante. Premièrement, ce qu'on doit regarder, aujourd'hui, c'est combien d'argent Hydro-Québec a dépensé, à la fois sur le projet Northern Pass, au New Hampshire, sur le projet également dans le Maine? Est-ce que le gouvernement du Québec a fait tous les efforts nécessaires pour faire passer ce référendum? Est-ce qu'ils ont vraiment utilisé l'arsenal politique nécessaire pour le faire? Je pense que ce sont des questions qui se posent.

Et les questions importantes aussi pour l'avenir, c'est quel est l'impact pour les Québécois? Moi, je suis très, très, très inquiet de voir qu'avant 2025, à cause de la loi qui a été votée à l'Assemblée nationale, on ne saura pas grand-chose sur ce qui se passe à Hydro-Québec, on ne saura pas grand-chose de la part du gouvernement. Alors, il y aura des questions qu'on va certainement poser au premier ministre et au ministre de l'Énergie parce qu'on est en droit d'attendre ces réponses.

M. Carabin (François) : On fait quoi avec les surplus d'Hydro, M. Arcand, finalement?

M. Arcand : Bien, c'est la question qu'il faut véritablement poser. Les Québécois vont recevoir près de 3 % d'augmentation de leurs tarifs l'an prochain. On sait que l'inflation est à 5,4 %. Le gouvernement a annoncé qu'il y avait des projets éoliens en cours. Est-ce que ça compromet les projets éoliens? Qu'est-ce qui arrive de l'entente des chutes Churchill qui finit en 2041, ce qui est très court comme délai actuellement dans le monde énergétique parce que les entreprises veulent des ententes sur 25 ans? Alors, on est déjà… on ne sait pas si on va réussir à faire une entente avec Terre-Neuve. Il y a une foule de questions qui sont posées là-dessus.

M. Laforest (Alain) : …quand vous étiez ministre des Ressources naturelles, M. Arcand, c'était déjà en branle, ce projet-là, d'amener ces… c'est sous votre gouvernement, là. Où vous croyez qu'on a trébuché, pour ne pas réussir à passer dans le Maine, là? Parce que vous le connaissez, le dossier, là, vous l'avez travaillé en long et en large, là, où on a trébuché, selon vous?

M. Arcand : Bien, moi, je pense qu'un des éléments très importants qui arrivent toujours dans ces discussions-là, il y a toujours un réflexe de la part des Américains qui est : «What's in it for us?» Et donc, c'est parce qu'Hydro-Québec doit prouver aux Américains qu'il crée des emplois pour les Américains, que ce n'est pas juste à sens unique. C'est ça, le défi auquel on a à faire face, et je pense qu'en ce sens-là, le gouvernement avait une responsabilité de réussir cette opération-là, et malheureusement le gouvernement ne l'a pas réussie.

M. Lecavalier (Charles) : Mais vous n'êtes pas dur avec le gouvernement Legault? Je veux dire, le premier ministre Charest a essayé pendant des années de faire aboutir ces projets-là, la première ministre Marois aussi est allée à New York, elle parlait de ces projets-là. Tu sais, on parle de plus d'une décennie de travail, donc de faire porter la responsabilité à M. Legault, aujourd'hui, ce n'est pas un peu simple?

M. Arcand : C'est-à-dire que je ne… pas… La situation est très simple. M. Legault dit qu'il va faire une batterie verte. Or, tous ses projets jusqu'ici, à l'exception de New York, mais même New York, là, ce n'est pas encore dans le sac complètement, tous ses projets, l'Ontario et le Massachusetts, entre autres, sont en péril actuellement. En Ontario, il ne se passe rien de toute façon, alors que, nous, à l'époque, on avait signé des ententes avec l'Ontario, là, il n'y a pas d'entente supplémentaire avec l'Ontario. Et dans le cas du Massachusetts, j'ai écouté les commentaires qui ont été faits par Hydro-Québec, on risque de s'embarquer, là, dans un processus judiciaire pour la suite des choses. Je ne vois pas nécessairement quelque chose de très positif pour les Québécois.

M. Lavallée (Hugo) : Mais M. Legault dit : On a un plan B, l'administration américaine soutient le projet. Ça ne vous rassure pas?

M. Arcand : Je comprends, mais le projet n'a pas passé au référendum, et donc…

M. Lavallée (Hugo) : Il y a des moyens d'acheminer l'électricité pareil, que ce n'est pas la fin de l'histoire.

M. Arcand : Bon, j'espère que ce n'est pas la fin de l'histoire, mais là, la responsabilité du gouvernement, c'est de nous dire c'est quoi le plan B, c'est quoi, le plan B, qu'est-ce qu'ils veulent faire exactement. Comment vont-ils exécuter cette entente-là qu'ils ont eue avec le Massachusetts? Je pense que c'est la responsabilité du gouvernement et j'espère que le gouvernement va nous l'indiquer de façon pas mal plus claire et précise parce qu'encore une fois, en vertu de ce qui a été passé par bâillon, comme loi, il n'y a pas grand-chose, il n'y a pas de grande transparence qui est possible avant 2025, à moins que le gouvernement nous donne des vraies réponses.

M. Lavallée (Hugo) : Mais sur Northern Pass, à l'époque où ça a été abandonné, c'est vous qui étiez au pouvoir, vous devez mieux le savoir que quiconque, combien ça a coûté, bien, en tout cas, jusqu'à ce point-là dans l'histoire.

M. Arcand : Ah! ça a coûté des dizaines de millions. Il y a eu toutes sortes de rencontres. Je vous rappelle que, dans le cas de Northern Pass, il y avait eu, je dirais, des efforts pour que ce soit fait de façon souterraine, que les lignes soient souterraines. Il y avait eu énormément d'efforts qui ont été faits et… Mais là, on est rendu en 2021, et là, il faut voir de quelle façon le gouvernement va se comporter.

M. Bossé (Olivier) : M. Fortin, vous êtes contre le projet de tunnel caquiste, ça, on a compris, mais vous n'êtes pas contre un projet de troisième lien. Donc, ce serait quand même des nouvelles autoroutes, quand même de l'étalement urbain?

M. Fortin : Non, mais il y a… je vais le dire le plus clairement possible, là, pour vous, là. On est contre, effectivement, le projet de tunnel caquiste à 10 milliards. On veut que le gouvernement dépose ses données, O.K.? Depuis le début, on demande au gouvernement de déposer les données, et c'est pour ça...nous-mêmes, on avait lancé une étude à ce sujet-là pour savoir exactement l'achalandage possible, les coûts possibles, la meilleure façon d'améliorer la mobilité dans la région.

Mais je vais vous dire une chose : Nous, on n'aura pas un projet d'autoroute à 10 milliards, ça, c'est clair. Mais je ne ferai pas ce matin ce qu'on reproche à M. Bonnardel, c'est-à-dire élaborer un projet sur un coin de table sans avoir l'avis des experts. C'est pour ça qu'on demande au gouvernement, et on n'est pas les seuls, il y a beaucoup de monde qui demande au gouvernement d'avoir ces données-là, ces chiffres-là, ces études-là, pour qu'ensuite on puisse trouver le meilleur projet possible, les meilleures façons d'améliorer la mobilité pour les gens de la région.

M. Lecavalier (Charles) : Vous n'êtes pas contre la construction de nouvelles d'autoroutes, sur le fond, là. Le Parti libéral n'est pas contre la construction de nouvelles autoroutes?

M. Fortin : Mais, encore là, je reviens à la chose, au point principal, O.K.? Peu importe les projets qui peuvent améliorer la mobilité, ils doivent être basés sur la meilleure façon de servir les gens qui sont déjà là, les meilleurs investissements possibles, le transport en commun en très grande partie, mais ça doit être basé sur la science.

Et, aujourd'hui, c'est ça qu'on reproche au gouvernement, c'est de faire un projet sur un coin de table. Quand le gouvernement va déposer ses études, un jour, on l'espère, avant de commencer le projet, bien là, on pourra vous dire c'est quoi la meilleure chose pour améliorer la mobilité, mais en tenant compte de ces études-là, en tenant compte de ces experts-là et en ne faisant pas fi de la science, et en ne traitant surtout pas les scientifiques puis experts de menteurs, de colporteurs comme le fait le gouvernement en ce moment.

M. Lavallée (Hugo) : ...Parti libéral était au pouvoir, est-ce qu'on comprend qu'un troisième lien, là, peu importe la forme, ça serait peut-être oui, peut-être non, selon les études? Il n'y aurait pas de garantie, là.

M. Fortin : Si le Parti libéral était au pouvoir, on dévoilerait les études d'experts, on aurait une discussion logique, raisonnable sur la meilleure chose à faire pour améliorer la mobilité puis on traiterait les gens avec respect, ce qui n'est pas le cas en ce moment.

M. Lavallée (Hugo) : Donc, il n'y aurait pas de garantie de troisième lien. Juste pour être sûr.

M. Fortin : On prendrait les meilleures façons, les meilleurs projets, peu importe ce que c'est, pour améliorer la mobilité en le faisant dans le respect des experts et de l'environnement.

M. Lecavalier (Charles) : Est-ce que le Parti libéral passerait outre un avis défavorable du BAPE?

M. Fortin :L'objectif, là, ce n'est clairement pas ça. L'objectif, c'est d'avoir un avis... Non, non, mais il y a deux choses à votre question, là. L'avis des experts, il faut les entendre, il faut les écouter et il faut que ce soit eux qui élaborent les meilleurs projets possibles, O.K.?

De commencer un projet sans avoir les avis du BAPE, le gouvernement est en train de perdre toute crédibilité. On ne peut pas commencer un projet sans même avoir des études environnementales, sans même savoir l'impact que ça va avoir. Puis c'est ça que le gouvernement est en train de nous dire, là : On va commencer les travaux avant d'avoir les résultats des études environnementales. Juste ça, à son fondement, c'est fou braque puis vous pouvez être sûr qu'on ne ferait pas ça.

M. Larin (Vincent) : Mais si les études, les données, montrent que c'est un tunnel qui est le plus approprié dans ce cas-ci, est-ce que c'est vers ça que vous iriez?

M. Fortin : Je veux voir ces études-là. Une fois que les études vont être déposées, là, on pourra vous dire, nous, c'est quoi notre vision du meilleur projet, des meilleures façons d'améliorer la mobilité. Mais, si on n'a pas ces données-là, je vous le dis, je ne peux pas faire ce qu'on reproche à M. Bonnardel. Alors, moi, je ne mets rien de côté ce matin, mais en même temps, je me dis : Tout ce qu'on va faire, ça va être basé sur les avis d'experts.

M. Lecavalier (Charles) : Est-ce que vous allez avoir une position claire pour la campagne électorale pour les gens de Québec qui veulent savoir si le Parti libéral est pour ou contre un troisième lien?

M. Fortin : Le jour où le gouvernement va déposer ses études, le jour où le gouvernement va dévoiler ses chiffres, je pense que tout le monde à Québec va être capable de se faire une tête sur le meilleur projet possible.

M. Lecavalier (Charles) : Politiquement, là, vous constatez bien que Québec solidaire, ils ont une position claire, ils sont contre, le Parti québécois a une position claire, ils sont contre, la CAQ a une position claire, ils sont pour. Vous êtes comme entre deux chaises, là. Pour les élections, en 2022, est-ce que vous allez avoir une position qui est claire ou vous allez rester dans ce flou-là?

M. Fortin : Si on a les chiffres, O.K., dès qu'on a les chiffres, on va avoir un projet, mais il y a une chose qui est claire, ce ne sera pas une autoroute à 10 milliards.

M. Laforest (Alain) : Concernant la vaccination, bon, vous avez toujours dit qu'il fallait vacciner l'ensemble des enseignants. Le gouvernement a décidé de ne pas le faire. Là, aujourd'hui, on nous annonce, à 14 heures, qu'il y aura une conférence de presse sur la vaccination. Vous vous attendez à quoi? Si le gouvernement recule, ça veut dire quoi?

M. Fortin : Bien, le gouvernement a déjà reculé sur la vaccination obligatoire, entre autres, des professionnels de la santé, et ça leur a coûté une bonne partie de leur crédibilité. Si on voit que les chiffres bougent peu en ce moment — hier le ministre de la Santé nous a dit : On est passés de 14 000 non vaccinés dans le réseau de la santé à 12 000 — si les chiffres bougent peu, c'est en grande partie parce que le ministre de la Santé lui-même, le gouvernement ont perdu une grande partie de leur crédibilité dans ce dossier-là.

Alors, on va voir qu'est-ce qui va se passer à 14 heures, aujourd'hui. Nous, ce qu'on a dit hier, entre autres, ce que la cheffe de l'opposition a dit hier, c'est qu'il est temps d'arrêter de gouverner à travers l'état d'urgence, d'arrêter de gouverner par décret, il y a certaines choses sur lesquelles on est capables de s'entendre. La vaccination obligatoire, pour nous, là, c'est encore nécessaire pour les professionnels de la santé, pour les employés de différents réseaux. Mais l'argument du gouvernement de dire : Nous, on veut prolonger l'état d'urgence jusqu'à la vaccination des enfants, la vaccination des enfants, là, elle n'a pas besoin de la gouvernance par décret.

M. Laforest (Alain) : …qu'il recule, là. C'est-à-dire cet après-midi, vous lui dites : Gardez le cap puis le prochain 15, c'est…

M. Fortin : Notre position n'a pas changé à ce sujet-là.

M. Gagnon (Marc-André) : Même s'il y a encore 12 000 employés du réseau de santé qui ne sont pas vaccinés?

M. Fortin : Notre position n'a pas changé à ce sujet-là. Le gouvernement a la responsabilité de s'assurer que les employés du réseau de la santé sont vaccinés.

M. Gagnon (Marc-André) : S'il y a des bris de service? Juste pour terminer là-dessus, là, s'il y a des bris de service, je veux dire, le gouvernement ne peut pas aller mettre l'aiguille dans le bras des employés, là.

M. Fortin : La vaccination obligatoire des employés du réseau de la santé, là, c'est notre position depuis le début, et nous, on maintient cette position-là.

M. Lavallée (Hugo) : Même, donc, si ça entraîne des bris de service.

M. Fortin : C'est au gouvernement… le gouvernement, là, a un nombre d'enjeux au niveau des bris de service. Là, il y a des bris de service dans ma région, O.K., qui ne sont aucunement liés à l'enjeu de la vaccination obligatoire du réseau de la santé, qui sont dus au fait que, depuis des années, le gouvernement ne se préoccupe pas de la pénurie de main-d'oeuvre, qui sont dus au fait que, depuis des années, le gouvernement ne fait pas les investissements qui sont nécessaires de faire, et qui perd des employés.

Alors, il n'y a pas juste cet enjeu-là qui mène directement aux bris de service, là. Mais le gouvernement a un devoir de trouver les meilleures façons de convaincre ces gens-là de se faire vacciner. Et le recul du mois passé du gouvernement de la CAQ, ce n'était clairement pas la bonne façon de le faire.

La Modératrice : On va passer en anglais, s'il y a lieu.

M. Wood (Ian) : The Premier announced for $5 billion into electrification of transport. Do you see that as realistic?

M. Fortin : I don't see what's new in the Government's announcement from this morning, to be honest with you. The Government has always paid for buses, the Government has always paid to reorganize garages, the Government has always paid for that. So, the fact that we are moving to electric buses is something that was already in the Government plans, that at a certain point, there could no longer be gas fueled buses on our roads and that transport societies could no longer purchase gas fueled buses. So, I really don't see what's new in the Government's announcement this morning, it's something that Government has always done, and to me, it's a facade by the Premier to announce something while he's at COP, but really, it doesn't make a big difference in any Government policy.

M. Wood (Ian) : Do you think Québec played any role in not ensuring that Maine was going go through with the transmission project?

M. Arcand : Well, when we have a result like the one we had last night, it seems to me that it's clear that the QuébecGovernment should have played a bigger role. And I have to tell you that what we call the green battery from Mr. Legault, there is… we realized today that there is no deal with Ontario, with the city of New York. Even the president of Hydro-Québec, Mme Brochu, said there were some challenges. She gave an interview to the Financial Post, last week, to say that there were still a lot of challenges there. And you have this referendum today.

So, of course, I think it's important now that the Government starts to give us some answers on some of the items that are quite important. What will happen? What is the plan B for the Government now? Are we going through the courts and we're going to have weeks and months of delay? What are we going to do? What impact will it have on the consumers in Québec in the future? So, there are many questions, and we're going to continue to ask those questions.

M. Wood (Ian) : But, I mean, it's not something that was really foreseeable, in the sense that legislators in Maine approved the project, they signed the agreement. Do you think anyone could have foreseen a U.S. statewide referendum recall?

M. Arcand : Well, you know, I'm not an expert in U.S. politics. The only thing I noticed, last night, was the fact that there seems to be… the Conservatives seem to have won in many, many races right now. So, of course, maybe it has had an impact. But again, the Government has the responsibility to make it happen, to make this project happen. Thank you.

La Modératrice : Merci beaucoup. Bonne journée.

(Fin à 8 h 18)

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