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Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle, et M. Enrico Ciccone, porte-parole de l’opposition officielle en matière de lutte contre l’intimidation

Version finale

Tuesday, November 9, 2021, 11 h 40

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Onze heures quarante-six minutes)

Mme Anglade : Alors, bonjour, bonjour à tous. Un peu de retard aujourd'hui. J'étais accompagnée de mon collègue Enrico Ciccone, qui boite, mais qui va mieux. Écoutez, aujourd'hui, on veut parler de santé. Et ce que l'on voit encore aujourd'hui illustre l'incompétence caquiste en matière de gestion de santé, en matière du réseau de la santé.

On savait déjà qu'il y avait 400 000 personnes de plus sur les listes d'attente pour voir les médecins de famille. On était passé d'une liste de 400 000 personnes à 830 000 personnes sur la liste d'attente. Aujourd'hui, on apprend qu'il y a 100 000 personnes de plus qui doivent attendre pour avoir accès à un médecin spécialiste. Puis 100 000 personnes de plus, ça, ça veut dire qu'il y a des gens qui sont chez eux, qui prennent de la médication, qui souffrent puis qui sont obligés d'attendre pour avoir accès à un service.

Ça craque absolument de partout, on l'a vu également dans les urgences : urgence à Gatineau, l'urgence à Port-Cartier, l'urgence à Senneterre, l'urgence à Coaticook et, pas plus tard que dimanche, la question de l'urgence à Lachine. Alors, cette incompétence de la Coalition avenir Québec en matière de santé, encore une fois, elle est partout.

Et je vais céder la parole à mon collègue Enrico Ciccone pour parler spécifiquement de ce qui se passe à l'urgence de Lachine.

M. Ciccone : Merci, cheffe. Depuis dimanche dernier, il y a un bris de service important, à Lachine, ce qui crée depuis quelques semaines, là, en prévision, justement, de cette fermeture, beaucoup, beaucoup d'anxiété chez les résidents de Lachine et autour de Lachine, également, considérant le fait qu'on a une population qui est vieillissante, à Lachine. Beaucoup de secteurs autour de l'Hôpital de Lachine vivent de la précarité, socioéconomiquement, très, très imputée, également. Alors, c'est important de garder les services ouverts.

Depuis le 9 septembre dernier que le ministère de la Santé a été avisé, justement, de la problématique en prévision d'une fermeture possible. Je dis «possible» parce que c'était possible, à l'époque du 7 novembre dernier, et il n'y avait eu aucune réponse du ministère. Ce qui est tout simplement aberrant.

Ce qu'on demande au ministre de la Santé, c'est de trouver des incitatifs, justement, pour garder les travailleurs de la santé. C'est ce qu'on a fait dimanche, moi et la cheffe, justement, de parler au personnel soignant qui était là, les médecins, les infirmières, les supplier de rester à l'Hôpital Lachine. Parce que, quand il y a une anxiété comme ça, bien, les gens vont... il y a un exode vers le centre-ville, et c'est inquiétant également pour les travailleurs de la santé.

Alors, c'est important de trouver des incitatifs, des façons de garder... ou une rotation, avec un travail de concert avec le CIUSSS, le CUSM, de travailler avec des gens, des travailleurs de la santé, des inhalothérapeutes qui peuvent venir nous aider pour garder l'urgence ouverte 24 heures sur 24, ce qu'il est absolument, absolument important de faire. Merci beaucoup.

Le Modérateur : On va passer à la période de questions.

Mme Prince (Véronique) : Mme Anglade, quand c'était le gouvernement Couillard qui était au pouvoir, je me rappelle que vous aviez mis en place des processus, avec les médecins spécialistes, pour les forcer en quelque sorte à ouvrir des plages de rendez-vous. Dans le fond, ça n'a pas fonctionné. C'est parce que le gouvernement actuel a décidé de faire autre chose? Pourquoi on n'a pas pu garder ce que vous aviez mis en place?

Mme Anglade : Bien, pour la même raison que ce qu'on voit avec les médecins de famille. C'est que, depuis trois ans, il n'y a personne qui a prêté attention à la liste d'attente, il n'y a personne qui a prêté attention à ce qui se passait au niveau de nos médecins de famille comme de nos médecins spécialistes. Et là, l'attente, on voit que ça craque de partout, encore une fois, et on voit qu'il y a des décisions qui sont prises à Québec, dans une tour d'ivoire, qui ne sont pas collées à la réalité. Encore une fois, cette fin de semaine, j'ai pu le constater à quel point il n'y a pas de discussion avec les gens sur le terrain, parce qu'eux, ils amènent des solutions, mais il n'y a pas de dialogue qui soit ouvert pour amener ces solutions et répondre aux besoins de la population.

Mme Prince (Véronique) : Mais ça serait quoi, alors, la solution, en ce moment, pour que les médecins spécialistes voient plus de patients eux aussi?

Mme Anglade : Encore une fois, on attend le gouvernement et son projet de loi mammouth. Mais ce qui m'apparaît évident, c'est que, dans les... ils ont laissé aller le système tout le long, ils n'ont pas reconnu qu'il y avait une crise en matière de pénurie de main-d'oeuvre. Ils ont décidé que la seule chose qui comptait, c'était la question des salaires. La question de salaires, c'est important, mais c'est toute l'organisation du travail. Et nous, on s'attend à ce qu'ils déposent des projets qui vont faire en sorte qu'on prend les conditions de travail, mais qu'ils écoutent le terrain. Chaque fois qu'on est sur le terrain, on voit qu'il y a des solutions qui peuvent émaner...

M. Gagnon (Marc-André) : ...Marie-Victorin, hier, vous avez dit, Mme Anglade... vous avez invité le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, à se présenter, en disant : Bien, nous, on va lui laisser la voie libre s'il décide de le faire, puis j'encourage les autres partis à respecter la tradition. Or, finalement, on voit que Québec solidaire, entre autres, a déjà annoncé ses couleurs, ils ne respecteront pas la tradition, si c'en est vraiment une, donc ils vont présenter un candidat. Donc, est-ce que le Parti libéral du Québec présentera un candidat dans Marie-Victorin lorsque la partielle sera déclenchée?

Mme Anglade : La première chose que je vais vous dire, c'est qu'on a vu, d'abord, une élection, dans nos municipalités, qui a montré un véritable vent de changement, puis un vent de collaboration également. Cet esprit-là qui devrait nous animer aujourd'hui. On est à moins d'un an d'une élection générale, et moi ce que j'encourage Paul St-Pierre Plamondon à faire, c'est à se présenter dans Marie-Victorin. Mais la chose élégante à faire, comme M. Bourassa l'a fait pour M. Parizeau, comme M. Charest l'avait fait pour Mme Marois, comme Mme Marois, également, avait posé ce geste pour Philippe Couillard, c'est de laisser entrer un chef à l'Assemblée nationale, et c'est ce qu'on encourage l'ensemble des partis à faire.

M. Gagnon (Marc-André) : Donc, Québec solidaire manque d'élégance?

Mme Anglade : Je crois qu'il faut s'élever au-dessus de la mêlée, puis c'est une opportunité de s'élever au-dessus de la mêlée et de faire preuve d'élégance, effectivement.

Mme Côté (Claudie) : Mais, si tout le monde présente des candidats, allez-vous le faire?

Mme Anglade : J'aurais souhaité que l'ensemble des formations politiques suivent notre recommandation, notre perspective par rapport à ça. Cela dit, on n'a pas encore la réponse de Paul St-Pierre Plamondon. Il nous a dit qu'il avait une stratégie. Je pense qu'il devrait faire une stratégie ouverte et nous dire si, oui ou non, il va se présenter.

Mme Prince (Véronique) : Puis, en même temps, vos adversaires disent : C'est facile pour le Parti libéral de dire ça, avec les appuis que vous avez obtenus dans les dernières élections dans ce comté-là.

Mme Anglade : On vient d'avoir des élections fédérales. On vient d'avoir des élections municipales. On est à moins d'un an des élections provinciales. Je pense qu'en plus tout ça vient militer pour le fait qu'on n'ait pas besoin d'avoir des grosses élections partielles, en plus, pour Marie-Victorin. Et je pense, encore une fois, que c'est non seulement la tradition, mais la chose élégante à faire que de ne pas présenter...

M. Gagnon (Marc-André) : Je comprends, mais n'avez pas répondu à la question que je vous ai posée, puis ma collègue vous a relancée : À partir du moment où on sait que Québec solidaire va présenter un candidat, est-ce que le Parti libéral sera sur les rangs dans Marie-Victorin?

Mme Anglade : Si Paul St-Pierre Plamondon ne se présente pas, il est évident qu'on sera sur les rangs, mais, si Paul St-Pierre Plamondon se présente, nous, ce que l'on souhaite, c'est que les candidats ne présentent pas…

M. Gagnon (Marc-André) : Donc, si M. St-Pierre Plamondon se présente et que Québec solidaire présente un candidat, au Parti libéral, vous n'aurez pas personne?

Mme Anglade : Alors, ce qu'on a dit, c'est que je souhaite que l'ensemble des formations politiques le fassent. On va attendre la réponse de Paul St-Pierre Plamondon, on va attendre la réponse de…

Mme Prince (Véronique) : Mais, déjà, Québec solidaire a signifié son intention. Vous avez déjà la réponse de Québec solidaire. Ce ne sera pas l'ensemble des formations politiques qui va respecter l'entente. Donc, à partir du moment où vous savez que votre souhait n'est pas exaucé, c'est quoi que vous allez faire?

Mme Anglade : Nous, ce que l'on souhaite, c'est poser le geste qui a été posé par la tradition, initialement, au Parti libéral, au Parti québécois, tous ceux qui ont gouverné, c'est de ne pas présenter de candidat pour laisser rentrer le chef. Mais, encore une fois, la question maintenant, c'est à Paul St-Pierre Plamondon de la poser : Est-ce que, oui ou non, il sera candidat?

M. Gagnon (Marc-André) : …il y a une urgence de déclencher cette élection partielle là. Du côté de la CAQ on invoque le fait que le taux de participation était faible aux élections municipales… aux élections fédérales. Vous, votre point de vue, est-ce qu'il faut déclencher ça rapidement ou est-ce qu'on peut se permettre d'attendre à 2022?

Mme Anglade : Je pense que, comme vous, il y a quand même une fatigue avec les élections fédérales, les élections municipales, l'élection provinciale qui s'en vient dans un an. Je ne suis pas sûre qu'il y a une urgence de déclencher demain matin une élection dans Marie-Victorin.

Mme Prince (Véronique) : Est-ce que Gaétan Barrette va être de retour cette semaine à l'Assemblée nationale?

Mme Anglade : Gaétan Barrette, à qui j'ai parlé hier soir, présentement, vit une situation de proche aidant, et il ne sera pas de retour à l'Assemblée nationale. C'était prévu qu'il ne soit pas là. Mais vous comprendrez que c'est une situation personnelle qu'il vit, dans laquelle je ne veux pas… Je pense qu'il souhaite que ça se fasse de manière privée.

M. Carabin (François) : …Mme Anglade, sur le recul de M. Jolin-Barrette concernant le projet de loi n° 2, comment vous voyez ce repositionnement-là?

Mme Anglade : Et la lumière fut, je vous dirais, par rapport au projet de loi n° 2 avec Simon Jolin-Barrette. C'est surprenant que la CAQ n'ait pas consulté avant de déposer un projet de loi qui est clairement, tel qu'il était rédigé aujourd'hui, transphobe, qui, vraiment, représente un recul pour les Québécois et les personnes trans. Maintenant, on va avoir le détail de ce qui va être proposé par Simon Jolin-Barrette, mais il m'apparaît évident que ce recul était totalement inacceptable, et on l'a déploré dès le départ.

M. Gagnon (Marc-André) : ...par la juge Rondeau, là, sur l'enjeu du bilinguisme. Est-ce que ça vous inquiète de voir à quel point le torchon brûle entre les deux, là, sur différents fronts d'ailleurs?

Mme Anglade : Ce que l'on voit, c'est à l'image de ce qu'on voit de manière générale avec la CAQ, où on essaie d'imposer une manière autoritaire de fonctionner, plutôt que de collaborer, plutôt que d'essayer d'arriver à des solutions qui font en sorte que tout le monde avance dans la même direction. Moi, je ne pense pas que ce soit sain de voir ce genre de situation pour le Québec. On a vraiment besoin de se serrer les coudes, puis de collaborer, puis d'avancer.

Mme Prince (Véronique) : Une dernière question, Mme Anglade, je veux revenir sur Gaétan Barrette. Est-ce qu'il est quand même... malgré cette situation-là qui est privée, là, est-ce qu'il est encore membre du caucus? Est-ce qu'il va rester membre?

Mme Anglade : Oui, absolument. Oui, Gaétan Barrette est absolument membre du caucus, Et ce que je vous disais par rapport à la situation, c'est une situation personnelle de proche aidant qu'il vit présentement.

Mme Prince (Véronique) : Mais est-ce qu'il va rester aussi dans le…

Mme Anglade : Oui, oui, c'est tout à fait le plan, absolument. Absolument.

Mme Côté (Claudie) : Sur l'UPAC, bon, la nouvelle résolution, là, pour redorer son blason, ça serait de changer de nom. Est-ce que ça serait suffisant?

Mme Anglade : Un changement cosmétique pour l'UPAC, je pense que c'est… On vit une crise de confiance par rapport à cette institution-là. On avait demandé à ce que le numéro deux soit destitué. Il y a eu simplement des tâches administratives qui lui ont été confiées. La ministre de la Sécurité publique nous avait dit qu'elle avait son plan, son livre vert. On n'a jamais vu d'action concrète. Un bris de confiance aussi important nécessite des actions qui sont beaucoup plus costaudes que ce que l'on voit présentement.

M. Gagnon (Marc-André) : Sur l'UPAC, est-ce que ça revient un peu à dire : Bon, bien, on ferme la shop puis on repart ça sous un autre nom, là? Vous ne trouvez pas ça un peu ridicule?

Mme Anglade : Un changement de nom, c'est complètement cosmétique, et ça ne règle pas le fond de l'histoire. Le fond de l'histoire, c'est qu'il y a une crise de confiance aujourd'hui avec l'UPAC. La ministre a refusé de renouveler sa confiance envers le numéro un de l'UPAC. Alors, j'estime que c'est des gestes beaucoup plus forts qui doivent ramener la confiance de la population envers l'UPAC.

Le Modérateur : On va passer en anglais.

Mme Fletcher (Raquel) : ...and he said he's considering a rebranding, so renaming l'UPAC, in order to boost public confidence. Do you think that's an idea...

Mme Anglade : Rebranding, to me, means, basically, cosmetic change. At the end of the day, we have a major situation, a major crisis in this institution, and we need more than a rebranding to make the people, to make Quebeckers believe that the situation has changed. And the Minister of Sécurité publique, Mme Guilbault, has not yet done anything significant regarding this institution, and we're waiting for clear actions.

Mme Fletcher (Raquel) : ...old police force and they can hire their own people, will make a big change for the organization and called it a new era. Does that speak to you? Do you have any confidence in that?

Mme Anglade : I don't think that telling people that you're going to change name and... become a new era is going to cut it. What we've asked is for the number two of l'UPAC to be removed from his functions, and now all we see is that he's moving to other tasks. And Minister Guilbault never said that she trusted the organization, she never said it, again, in the last few weeks. So, I think it's a lot more than that that we need to see from the Government.

Mme Senay (Cathy) : Bill 2, Mrs. Anglade, the fact that, finally, the Justice Minister says, Simon Jolin-Barrette says : I'll change those articles about gender and sex. We don't know how he will, but he promises that he will. What's your reaction that he's backtracking... seems to be backtracking on this...

Mme Anglade : So, as you mentioned, you said : Simon Jolin-Barrette seems to be backtracking, so it seems to be. We'll see what the changes are. But it was mind-boggling to see that they would introduce a bill that would be transphobic, that would be totally not considering the people that are transexual. And I really hope that it means that he saw the light, that he saw that he needed to make a significant change in his bill, because otherwise it would be a major step back for transexuals, but also, also for Quebeckers in general.

Mme Senay (Cathy) : Well, you talked about the situation in health, with l'Hôpital Lachine, some closures. The nurses' unions came really strong, yesterday, about decrees, getting rid of decrees, they're sick of them. What do you say to the Health Minister about decrees and health emergency, the public health emergency?

Mme Anglade : They've been managing, the Government has been managing, François Legault, specifically, has been managing the whole crisis with decrees. Well, I think this has got to stop. I think this is a situation that's no longer required and that's creating a lot of issues.

Regarding nurses, they want to see solutions. On Sunday, I was talking to three different nurses, and they were telling me that they were there because they knew that there were solutions in order to support the fact that the emergency room would still be open in Lachine. There are many examples like that. We ask the Government to sit down with the people on the ground and really discuss the options, because there are options available today.

M. Authier (Philip) : The other parties don't seem to be taking you up on the offer of letting Marie-Victorin... letting PQ candidate run unopposed. Does that disappoint you and what can you do about that?

Mme Anglade : Does that...

M. Authier (Philip) : Disappoint you.

Mme Anglade : I think the question around Marie-Victorin, I would say, if Paul St-Pierre Plamondon was to run, we would like to let him run, like all parties have done in the past, whether it was under Daniel Johnson, Robert Bourassa, Jean Charest, Pauline Marois. They've all done that, in order to be elegant, regarding the leader of a party that's represented at the National Assembly. So, that's what we hope the other parties are going to do. We saw an election, a municipal election where a lot of people that were elected are really in a collaborative approach, and that's what I would like to see as well for this election.

M. Authier (Philip) : But they don't seem to want to do it.

Mme Anglade : So, we don't even know yet if Paul St-Pierre Plamondon is going to run. He said he has a strategy. I would ask him to make his strategy open and transparent, and then, we could make a final decision. But we'll have to wait and see if he is going to run. Obviously, if he is not running, we'll have a candidate ready for an election.

M. Authier (Philip) : And do you think it is urgent to have a by-election immediately? That is the one thing that PSPP did say.

Mme Anglade : If you look at the participation level at the municipal elections and you see that... the fact that we just went through a federal election, I don't think, like, it's urgent, especially that we have a provincial election coming up in less than a year.

M. Authier (Philip) : But there still has to be one, though.

Mme Anglade : There still has to be one. I don't think it is urgent to start a campaign today. Thank you.

Le Modérateur : Merci beaucoup.

(Fin à 12 h 3)

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