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Point de presse de M. Mathieu Lacombe, ministre de la Famille

Version finale

Wednesday, March 16, 2022, 9 h 51

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures cinquante et une minutes)

M. Lacombe : ...

Mme Lajoie (Geneviève) : M. Lacombe, je voulais savoir ce que vous pensez de l'idée de Québec solidaire d'une prestation d'urgence pour les parents qui ne trouvent pas de garderies, de places en garderie à la fin de leur Régime québécois d'assurance parentale.

M. Lacombe : Bien, je pense, là, si on est très terre à terre, que la meilleure stratégie pour régler le problème, ce n'est pas de payer les gens pour rester à la maison, c'est de faire tout ce qu'on peut, de dépenser chaque dollar qu'on a pour favoriser la création de places sur le terrain. Et vous le voyez ce matin, notre création de places en milieu familial, par exemple, fonctionne. Les mesures qu'on a annoncées fonctionnent. Il y a un renversement de la tendance depuis... qu'on n'avait pas vu depuis 2015.

Donc, je pense que c'est la preuve que, quand on a 1 $ à investir, c'est là qu'il faut l'investir pour créer ces places-là rapidement puis qu'ultimement... parce que c'est ça que les parents veulent, au fond, ils ne veulent pas recevoir un chèque, ils veulent avoir une place. Donc, il faut s'assurer que ces places-là soient disponibles le plus vite possible.

Mme Lajoie (Geneviève) : Oui, mais, d'ici à ce que ça soit fait... parce que, je veux dire, ce n'est pas du jour au lendemain qu'on créé une place.

M. Lacombe : C'est sûr, mais, lorsque j'ai 1 $ qui est disponible au ministère de la Famille, ma priorité, c'est de faire en sorte qu'il serve à créer une place le plus rapidement possible sur le terrain. Et vous voyez, cette stratégie-là, elle fonctionne. On a assisté à un renversement de tendance, on n'avait pas vu ça depuis 2015. Dans les deux derniers trimestres, il y a une augmentation du nombre de responsables de garde en milieu familial, et ça, là, ça veut dire des places concrètes, pour demain matin, pour des parents qui en attendent. Donc, moi, je pense que c'est la meilleure stratégie.

Et sinon, bien, vous savez, il y a un an, Ma place au travail m'avait fait toute une liste de demandes. Il y en avait 26. Et, dans ces demandes-là, il y avait notamment celle de créer soit une prestation comme celle-là ou de bonifier le RQAP jusqu'à 18 mois. Et on a allongé le RQAP jusqu'à 18 mois. Donc, moi, je pense qu'on en est au rendez-vous pour les parents.

Mme Lajoie (Geneviève) : Donc, il n'y a pas d'argent pour... Il y a de l'argent pour créer des places, mais il n'y a pas un petit argent supplémentaire pour permettre aux parents qui ne trouvent pas de place en garderie et qui doivent rester à la maison de recevoir une compensation.

M. Lacombe : On a répondu à cette demande-là de Ma place au travail en bonifiant le RQAP. Ils nous demandaient, dans le document dont vous avez reçu copie, probablement, soit une bonification du RQAP jusqu'à 18 mois ou soit la création d'une prestation d'urgence, qu'ils l'appelaient. Et on a répondu à cette demande-là en allongeant le RQAP jusqu'à 18 mois.

Maintenant, moi, j'ai des sommes qui me sont données. Évidemment, une prestation de ce type-là, ça coûterait une fortune, et je pense que cet argent-là, il est mieux investi dans la création de places. Parce que ce que les parents veulent et ce dont ils ont besoin, ce n'est pas une prestation pour rester à la maison, ce sont des places sur le terrain pour aller travailler, que leurs enfants puissent se développer. Et, quand on investit ça sur le terrain, ça fonctionne. Le milieu familial le démontre.

M. Poinlane (Pascal) : Mais, comme ça prend plus que 18 mois, des fois, pour avoir une place en garderie, seriez-vous ouvert à l'allonger, à la prolonger encore plus que 18 mois, tant qu'à ça?

M. Lacombe : Bien, je pense que prochainement le problème va se régler. D'année en année, la situation va s'améliorer. Et, vous savez, moi, ce que j'ai dit, là, aux parents de Ma place au travail... Parce que ces gens-là, moi, j'ai été le premier à saluer leur mouvement en disant : Je trouve ça exceptionnel que des jeunes de mon âge se mobilisent comme ça. Puis je leur ai dit : Ce que je souhaite, c'est que nous soyons la dernière génération... parce que moi aussi, je l'ai vécu, que nous soyons la dernière génération à vivre ce casse-tête-là puis que les générations suivantes, avec leurs enfants, bien, aient une place de façon beaucoup plus facile. Donc...

M. Poinlane (Pascal) : Donc, c'est non, vous ne voudriez pas prolonger?

M. Lacombe : Bien, le RQAP, d'abord, relève de mon collègue Jean Boulet, il ne relève pas du ministère de la Famille. Par contre, ce que je peux vous dire, c'est que je pense qu'en l'allongeant à 18 mois on a déjà fait un bon bout de chemin, on a répondu à la demande de Ma place au travail. Ensuite, dans les prochaines années, le problème de places va être résolu. Il commence déjà à l'être, là, avec la nouvelle qu'on voit ce matin.

M. Carabin (François) : Ça a été quoi, l'impact du budget 2021? Il y avait quand même eu des investissements substantiels pour combler les places en garderie puis en ajouter. Ça a été quoi, l'impact visible? Parce que, tu sais, on parle, ce matin encore, de 50 000 personnes en attente. On reste dans les mêmes eaux, là.

M. Lacombe : Oui. Bien, vous savez... puis c'est tellement difficile à expliquer, là, en quelques minutes, à des journalistes ici, à l'Assemblée nationale, mais c'est un gros paquebot, le ministère de la Famille, et il était dans la mauvaise direction depuis vraiment longtemps, il fallait complètement le tourner. Et les gens sur le terrain, là, le savent. Si vous faites une tournée des CPE, des garderies, ils vont vous dire : Ça bouge, ça bouge, on est contents, on a le vent dans les voiles, on développe. Mais, avant que les résultats soient visibles dans les colonnes de chiffres, dans les statistiques, ça prend un certain temps. Ça, c'est clair.

Mais là on voit les premiers signes de tout ce qu'on a annoncé. Le milieu familial, c'est un bon exemple. Sur les six derniers mois, du moment où on a commencé à faire ces annonces-là, on a vu d'abord, dans le premier trimestre, stabilisation. Ensuite de ça, un renversement de la tendance. Moi, quand j'ai vu ça, là, j'étais très heureux parce que c'est exactement ce dont on avait besoin.

Et là, en ce moment, on crée... Je le dis humblement, là, mais, en ce moment, ça prend moins de temps mettre sur pied un CPE qui ça en prenait en 1997, en termes de mois. C'est moins long construire un CPE maintenant que ce l'était en 1997 parce qu'on a allégé la procédure, on a coupé dans le nombre d'étapes, on a bonifié le financement. Donc, possiblement que c'est un autre ministre de la Famille qui récoltera les fruits de tout ça dans les prochaines années, parce que les statistiques seront, je pense, très, très reluisantes.

Mme Lajoie (Geneviève) : Est-ce que vous vous représentez aux prochaines élections?

M. Lacombe : Tout à fait, oui, oui.

Mme Lajoie (Geneviève) : Mais vous ne pensez pas être encore ministre de la Famille, c'est ça?

M. Lacombe : Bien, ça, c'est le choix du premier ministre. Mais je vous dis ça en souriant parce que je suis quand même le ministre la Famille, actuellement, qui a eu le mandat le plus long après Pauline Marois. Et, si je termine le mandat en fonction comme ministre de la Famille, ce que je souhaite, évidemment, bien, je serai celui qui aura eu le plus long mandat de tous les ministres de la Famille, incluant Mme Marois. Donc, c'est pour ça que je me dis : Bon, peut-être qu'à un moment donné ce sera quelqu'un d'autre dans un prochain mandat. Mais, si j'ai encore ce mandat-là, je serai très, très heureux parce qu'il reste encore beaucoup de travail à faire. Merci.

(Fin à 9 h 57)

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