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Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle, Mme Jennifer Maccarone, porte-parole de l’opposition officielle en matière de solidarité sociale, et Mme Marie-Claude Nichols, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires municipales

Version finale

Wednesday, March 16, 2022, 11 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Onze heures trente-trois minutes)

Le Modérateur : Alors, bonjour. Bienvenue au point de presse de la cheffe de l'opposition officielle, Mme Dominique Anglade, qui, aujourd'hui, est accompagnée par Jennifer Maccarone ainsi que plusieurs représentants des étudiants, notamment, du Collège Dawson. Alors, il y aura quelques allocutions, suivies de la période de questions. Mme Anglade, à vous la parole.

Mme Anglade : Merci. Alors, bonjour. Bonjour à tous. Et bien contente d'être accompagnée de mes collègues Jennifer et Marie-Claude, et de même que les représentants du cégep Dawson.

La première chose que je vais vous dire, c'est qu'on parle du projet d'expansion pour le cégep de Dawson, qui est travaillé, depuis maintenant sept ans, avec tous les gouvernements qui ont été en place, incluant le gouvernement de la CAQ. Il y avait donc une expansion qui était prévue, qui était prévue de longue date, pour permettre pas à plus d'étudiants de venir étudier, mais bien aux étudiants actuels de pouvoir avoir les locaux nécessaires, notamment dans le domaine de la santé.

Et ce qu'on a constaté, c'est que le gouvernement de la CAQ avait décidé de prioriser ce projet, il l'avait inclus dans ses plans, et encore une fois, de manière totalement improvisée, est arrivé, au mois de janvier, en décidant de retirer ce projet des priorités, et sans aucune justification par rapport à ce projet-là, alors qu'encore une fois on parle d'une question d'équité, peu importe où tu étudies. Il y avait un manque d'espace, et ça affecte la qualité d'enseignement. Et c'est la raison pour laquelle il y a donc une pétition qui a été déposée aujourd'hui.

Je vais céder la parole à ma collègue Jennifer Maccarone.

Mme Maccarone : Merci beaucoup, cheffe. Quand les étudiants de... le syndicat des étudiants de Dawson m'a approchée pour parrainer une pétition pour déposer ici, à l'Assemblée nationale, j'ai accepté avec un grand honneur puis beaucoup d'espoir. Parce qu'il faut dire qu'à l'intérieur de deux semaines ces étudiants ont pu recueillir près de 20 000 signataires. Ce n'est pas n'importe quoi. Puis leur demande est simple. Comme notre cheffe Dominique Anglade, elle a dit, c'est une question d'équité. Ce qu'ils demandent, les étudiants de Dawson, c'est d'être traités avec les mêmes normes, les mêmes règles que tous les autres étudiants, tous les autres cégeps dans la province du Québec. C'est une question de s'assurer que tous nos étudiants sont traités d'une façon équitable, et c'est ça que nous souhaitons.

Ce n'est pas parce qu'on a des étudiants qui parlent plusieurs langues, à l'intérieur d'un cégep, qu'ils ne devront pas être traités d'une façon équitable, alors... Puis on ne demande pas non plus de prendre les espaces d'ailleurs. C'est un projet qui a été approuvé depuis des années. Il était priorisé par le gouvernement caquiste en 2020. Alors, on demande au gouvernement de revenir sur leurs pas, de faire la bonne chose et d'approuver le projet d'agrandissement pour le cégep, qui s'élève à un manque d'espace de plus de 11 000 mètres carrés, pour des programmes en matière de santé, quelque chose qui est une priorité pour tous les Québécoises et Québécois.

Alors, je cède la parole à la présidente du syndicat... à la vice-présidente du syndicat du Collège Dawson.

Mme Low (Arwen) : Bonjour, je m'appelle Arwen Low et je suis vice-présidente aux affaires externes pour l'Association étudiante de Dawson.

Le mois passé, nous avions appris que le projet d'agrandissement de Dawson a été annulé. Les locaux auraient abrité nos programmes de soins de santé ainsi qu'une nouvelle clinique de santé publique qui aurait servi la population locale du centre-ville de Montréal.

Comment est-ce que le gouvernement peut faire le choix de mettre la croix sur ce projet à un moment où les besoins en professionnels de la santé sont si criants au Québec? Les diplômés de Dawson en soins de santé ne deviennent pas des infirmiers, des médecins, des techniciens qui servent seulement la communauté anglophone de Montréal. Nos diplômés, nos infirmiers, nos médecins et nos techniciens offrent leurs services dans toutes les régions du Québec, en français comme en anglais.

Oui, la situation de la langue française au Québec est fragile. À Dawson, nous reconnaissons l'importance de faire vivre la langue française. Nous participons à la société en français et nous voulons des collègues de classe francophones. Les élèves francophones qui font le choix d'un cégep comme Dawson ont à coeur de perfectionner leur connaissance de l'anglais, mais leur présence est également une richesse pour nous. À leur contact, plusieurs Québécois et Québécoises anglophones améliorent leurs compétences en communication. Ils deviennent plus à l'aise en français. Ils apprennent à mieux connaître la majorité francophone et ils créent des liens uniques avec elle.

Le cégep Dawson a un déficit d'espace reconnu, et nous étions, jusqu'à tout récemment, une priorité sur la liste des projets d'infrastructures. Nous devrions avoir les mêmes services et la même qualité d'éducation que les autres étudiants au cégep à travers le Québec. On ne veut pas enlever les ressources à des étudiants venant d'autres cégeps. On veut que le Québec investisse dans tous les jeunes, selon les normes établies par le gouvernement. Nous sommes votre avenir. Merci.

Le Modérateur : ...passer à la période de questions, s'il vous plaît. M. Authier.

M. Authier (Philip) : Me, I guess it's me. I wonder if, maybe, Mme Maccarone, you could make your statement in English, maybe Mme Anglade as well.

Mme Maccarone : I'll let…

M. Authier (Philip) :O.K., sure, as you wish. I don't know the pecking order of everything…

Mme Maccarone : This is it.

Mme Anglade : This is it, this is the pecking order, Phil. So, again, we're here to support the expansion of the project, of the Dawson project. This was a priority for all governments, in fact. It's always been a priority because there was a deficit of space for the CEGEP, and it was part of the Government's priorities, the CAQ Government's priorities in the last three years, the last four years. And all of a sudden, in January, for political reasons, they decided not to go ahead with that, impacting the quality of education that they have at the CEGEP, and sending a message to all people across... to all English-speaking CEGEPs : the priority is not going to be a priority for them. And it's a matter of equity, and that's why we support the petition that was presented today.

M. Authier (Philip) : What if... Sorry, go ahead, Mme Maccarone.

Mme Maccarone : So, as our cheffe Dominique Anglade has said, it is, it's a question of equity. This is an expansion project that was prioritized by the Government in 2020. And now that they have changed their mind, they have an opportunity, before the budget is deposited, next Tuesday, to do the right thing. So, when the Dawson Student Union asked me to deposit the petition on their behalf, I was thrilled because I wanted to show the depth of leadership of the students of this college. In less than two weeks, they've accumulated almost 20,000 signatures. It's not nothing, it's important.

The Government has a chance to do the right thing, and it is a question of equity. What they're asking for is for the students at Dawson to be treated in the same manner, to be put to the same rules and regulations as all the other CEGEPs in the province of Québec. These students are not different because they study at Dawson. They deserve the same consideration, on top of the fact that the expansion project is one that was specifically to treat our health care program, and so would graduate health care professionals into a very fragile network that requires this qualification and these students.

M. Authier (Philip) : Maybe I can ask Arwen Low?

Mme Cardona (Alexandrah) : …I'm the president of the union.

M. Authier (Philip) : Sorry, go ahead. Your name?

Mme Cardona (Alexandrah) : My name is Alexandrah Cardona.

M. Authier (Philip) : O.K.. You're the president of the student union?

Mme Cardona (Alexandrah) : Pardon?

Mme Maccarone : You're the president?

M. Authier (Philip) : President of the…

Mme Cardona (Alexandrah) : Yes, that's correct.

M. Authier (Philip) : O.K., great. O.K., let me ask you a question then. What effect do you hope your petition has? It's been tabled… By the way, petitions are tabled every day in the legislature, but it is the right of citizens to petition the National Assembly. What effect do you hope that your petition has?

Mme Cardona (Alexandrah) : Absolutely. The petition is a message. It's not the be-all, end-all. And, in fact, the student union's mobilisation and initiatives don't end at a visit to the National Assembly, they don't end when the petition closes. You know, we will continue to mobilize if, in fact, the project is not restored to the priority that it already was for many years. So, the hope is that we show not just… «excusez-moi, pas juste premier ministre Legault», but, in fact, all Quebeckers, we're here to show that Dawson's students are engaged, we are ambitious, we are the future of this province and, in particular, in the sector of health care, as we've discussed today. So, it's important that Dawson's students' voices are heard, directly here, in the National Assembly, and across the province. On veut que la province sache qu'on est des Québécois aussi.

M. Authier (Philip) : Just across the hall there, the committee is examining Bill 96 at this very moment. Do you feel that the Dawson project got crushed or got caught up in the language debate, and you're the losers in this argument between the nationalists and the Government?

Mme Cardona (Alexandrah) : Je pense que c'est deux dossiers différents. I do think that distinction is important. I think what's… And why we're here today is specifically to talk about the infrastructure project of Dawson College. It's really its own issue, in and of itself. In terms of what we're looking at, across the province, for the rest of the CEGEP network, for the time being, we'll be leaving that to the politicians.

M. Authier (Philip) : …I'm Phil Authier, The Montreal Gazette, and this is Ian, of CTV.

M. Wood (Ian) : Thank you for that introduction. This decision, the Government is really saying that French CEGEPs deserve to be prioritized in that. Do you feel that this is discrimination?

Mme Cardona (Alexandrah) : Well, certainly, Dawson students have made that case. Certainly, it's been repeated amongst many in the anglophone community. However, the Dawson Student Union is not making the case that we should be treated exceptionally. And so, we're not saying that the CAQ Government has, you know, exceptionally… is using Dawson for specifically the Government's motive, but rather that we're looking at… we want to be treated with the… among the same norms across the province, across the CEGEP network, so just «les normes du ministère de l'Enseignement»…

M. Wood (Ian) : ...

Mme Cardona (Alexandrah) : Right. There might be a difference of language of the institutions, the language of instruction in particular. But I would like to maker clear that Dawson students are not just Francophones, not just Anglophones or Allophones, bilingual. We have all types of linguistic backgrounds. And so, when François Legault makes that specific distinction between francophone students and anglophone students, at Dawson, we simply don't believe in that.

M. Authier (Philip) : And after they cancelled the project, they floated the idea of renting spaces. Would that satisfy you? And can you describe, in a few sentences, the squeeze, the space squeeze that you are living with, all of you, everyday at Dawson?

Mme Cardona (Alexandrah) : Spaces are already being rented, have been from many years at this point, and no, they have not effectively corrected the space deficit. There's no projection with the option of rental spaces that would correct the space deficit. It just would not… again, would not be standard to the norms of the Ministry. And the space deficit is severe there. You can find pictures and videos, on social media, by Dawson students, in the days leading up to the petition, showing just how crowded it is, our escalators, our elevators. Frankly, it's a safety hazard. In the times of the pandemic, social distancing was impossible at Dawson College. This is obviously a severe concern.

Mme Maccarone : Phil, can I add to that?

M. Authier (Philip) : Sure.

Mme Maccarone : I just want to add that... Why is Dawson going to be treated with a different rule stick, and they're being given an opportunity to rent space, instead of actually applying the rules for all the CEGEPs, and give them the space that was already approved in the project? So, no, it's not acceptable.

The budget is going to be deposited on Tuesday. The Government has a responsibility to treat Dawson equitably, in the same way that they treat all the other students and all the other CEGEPs in the province. It's inacceptable to say that, for them, it's O.K. to rent, but for everybody else, we are going to approve your project for the expansion. They have a huge space deficit. And if you know anything about Downtown Montréal, it's not like they are floating with tons and tons of rental space that is available, and it's more long-term, costly initiative. It doesn't make sense for the longevity and the success of these students who deserve to be given the same right to education as everybody else.

Le Modérateur : Ian, anything else?

M. Wood (Ian) : No…

Le Modérateur : No? Je crois que M. Bourassa, en arrière, avait une question, mais qui n'était pas liée au sujet de la conférence de presse.

M. Bourassa (Simon) : Bonjour, Mme Anglade. Sur un autre sujet, peut-être, le projet de loi déposé par M. Dubé, tout à l'heure, là, pour la fin de l'urgence sanitaire. Vous pensez quoi, là, de cette volonté du gouvernement de vouloir s'arroger les pouvoirs encore jusqu'au 31 décembre 2022?

Mme Anglade : Je trouve ça épouvantable, je trouve ça épouvantable. Je vais vous dire, la première chose, c'est que la levée de l'état d'urgence, là... On n'a pas besoin d'une loi pour lever l'état d'urgence. L'état d'urgence, c'est un décret, tu n'as simplement pas besoin de le renouveler. Alors là, ce qu'ils disent, c'est qu'avant de vous dire qu'on ne va pas le renouveler on veut avoir une loi qui va nous donner des pouvoirs jusqu'à la fin de 2022. Premier problème. Second problème, même à l'intérieur de ça, il y a des contrats qui peuvent être donnés jusqu'à cinq ans plus loin. Alors, on s'en va en élection, en campagne électorale, où ils s'arrogent encore tous les pouvoirs aujourd'hui. C'est une mascarade, c'est ça que c'est.

M. Bourassa (Simon) : Puis ça se justifie comment, ça? Parce que techniquement, comme vous avez dit, ça aurait pu être un projet de loi de deux lignes, ça.

Mme Anglade : Évidemment, on va regarder en détail tout ce qui est présenté. Moi, je l'ai lu, en Chambre, et j'avais plusieurs questions. Mais, encore une fois, il n'y a rien qui empêche le gouvernement de lever le décret. Et, si c'était si simple que de faire un projet de loi, avec ce qu'ils ont écrit, ils auraient pu le faire il y a six mois. Je veux dire, la réalité, encore une fois, c'est que c'est un gouvernement qui veut garder le contrôle sur tous les leviers, pouvoir dépenser comme ils veulent. Et j'aimerais rappeler qu'il y a eu des contrats jusqu'à 17 milliards de dollars qui ont été donnés sans qu'il y ait d'appel d'offres. C'est ma première réaction.

Le Modérateur : Ian.

M. Wood (Ian) : Sorry, if I can just ask in English about the emergency… the «mesures sanitaires», the bill. Just that the Auditor General said things like telehealth… she highlighted, in her report, the ability to use that in the pandemic benefitted from the sanitary act, the Emergency Act, you know, and without it, they would not have been able to do that. So, there are benefits to keeping some measures in place. Is there anything that you can see as a justifiable, you know, hangover from this, going forward?

Mme Anglade : I can't see anything right now that's preventing the Government from stopping, repeating the decrees every single week. I don't see the justification. Now, what I see is that they're going to delay all this until December 2022, after the election. So, basically, we're going to stay in the basic same situation until past the election. And not only that, there are contracts that could be extended by five years.

So, again, we'll have to wait and see the detail of the answers from the Government, but to me, its sure sounds and looks like they want to keep all the control until the end of December 2022.

M. Authier (Philip) : …just one I forgot to ask. I start to sound like Columbo : «I forgot…» Did the group… Did anyone agree to meet you? Did you request any meetings with Mme McCann? Did the students… Did you get to meet anyone? I forgot to ask that, that's a basic question. Did you request a meeting?

Mme Cardona (Alexandrah) : So, when the announcement happened, at the very end of January, our first course of action was to work with the administration of the college, and, at that point, the administration had asked for a meeting with Premier Legault and the Minister of Higher Ed. Unfortunately, those meetings, in particular with the Prime Minister… sorry, with the Premier, were denied. And so, «l'Association étudiante de Dawson», you know, we want to make clear that, as mentioned prior, that the National Assembly is not necessarily the be-all, end-all, you know, so, if we don't get… if, again, we don't see positive progress on this, then we'll be continuing to mobilize and we'll continue to ask to meet with the Government.

M. Authier (Philip) : You talked about the mobilization and more actions. Are you talking, theoretically, of a walkout, or protest, or… Could you tell us a bit more of what you want to do, your next step?

Mme Cardona (Alexandrah) : The next steps for the Dawson community is anticipating the announcement of the infrastructure, the budget that will include our infrastructure project. So, yes, and indeed, we do have some other initiatives planned if that's not the case.

M. Authier (Philip) : And you're going to keep those secret, aren't you?

Mme Cardona (Alexandrah) : Well, not top secret, not confidential, but it's within the student government to deliberate.

M. Authier (Philip) : O.K., thank you very much.

Le Modérateur : Merci beaucoup.

M. Authier (Philip) : Thank you for your time.

(Fin à 11 h 52)