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Point de presse de Mme Manon Massé, porte-parole du deuxième groupe d’opposition pour la jeunesse, et M. Alexandre Leduc, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’enseignement supérieur

Version finale

Tuesday, March 22, 2022, 9 h 40

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures quarante-une minutes)

Mme Massé : Oui, bonjour, tout le monde. Aujourd'hui, c'est un jour de budget. Le budget d'Éric Girard doit répondre aux crises que traverse le Québec présentement, pas aux visées électoralistes de la CAQ pour l'automne prochain. Les Québécois sont présentement frappés par quatre grandes crises : la crise climatique, hein, qui, dans les faits, n'a pas arrêté pendant la COVID; la crise de santé publique, avec la COVID qui a mis complètement à mal le réseau de santé; la crise du coût de la vie, qui frappe l'ensemble des familles québécoises, particulièrement certaines d'entre elles, et surtout nos aînés; et finalement, bien, on le sait, la crise de places en garderie, qui a abandonné complètement les femmes. Dans le budget, ça prend des mesures, ça prend des mesures pour aider les gens face à ces crises-là, parce qu'on a besoin que nos concitoyens puissent respirer un peu, notamment considérant la crise du coût de la vie.

Pour Québec solidaire, c'est clair, les réinvestissements sont importants. Ils sont importants en santé, ils sont importants en santé, parce que notre réseau a souffert énormément. Déjà, il souffrait avant la pandémie. Après la pandémie, ça ne va pas bien. La transition, c'est essentiel. Si on ne s'attaque pas... déjà, on est tard à amener le Québec dans sa transition... bien, les changements climatiques vont continuer de nous péter dans la face. Ça, bien, c'est des impacts chez nos concitoyens. Puis, bien sûr, bien, le coût de la vie. Le coût de la vie, le logement, la bouffe, le transport, tout coûte cher, et donc par conséquent, le gouvernement doit agir. Et d'ailleurs, sur la question de la santé, pas question de soutenir encore plus le système privé. Il faut s'assurer de bien financer le système public.

En fait, j'ai bien peur de voir que, dans ce budget-là, ce gouvernement-là, qui semble constamment vivre dans l'incohérence, va nous dire qu'il va agir pour la lutte aux changements climatiques. Bien, j'ai bien hâte de voir combien d'argent il va avoir prévu pour le troisième lien, pour la construction d'autoroutes, l'élargissement d'autoroutes. Il faut que le gouvernement finance le transport collectif, c'est urgent. On le voit, là, avec le tramway, il se traîne les pieds à Québec. Ce n'est pas acceptable, ça, en 2021. D'ailleurs, pas plus tard que la semaine dernière, ma collègue Catherine Dorion proposait de diminuer de moitié les coûts... les frais, pardon, les tarifs de transport collectif. Bien, ça, ce serait un bon signal à envoyer, puis ça aiderait les sociétés de transport, qui en arrachent sur le terrain.

Bref, nos attentes, à Québec solidaire, sont élevées parce que les crises qui frappent présentement le Québec frappent dur la population du Québec, particulièrement un certain nombre de nos concitoyens et concitoyennes. Alors, Ruba Ghazal et moi, ma collègue de Mercier, on va aller étudier ce budget-là en détail puis, toute la journée, on va s'assurer que la CAQ n'en fasse pas un budget électoraliste.

M. Leduc : Merci, Manon. Aujourd'hui, il y aura des milliers et des milliers d'étudiants et d'étudiantes dans les rues de Montréal, de Québec et d'autres régions également pour manifester pour la gratuité scolaire. C'est un peu le dixième anniversaire de la fameuse grande manifestation de la grève de 2012, du printemps étudiant. Et revenir avec la gratuité scolaire aujourd'hui, cette semaine, c'est particulier parce qu'on vient d'apprendre que la hausse prévue, l'indexation prévue des frais de scolarité, là, qui est en cours depuis 2013, bien, cette année, elle sera de 8,2 %. Alors, c'est une hausse qui est, évidemment, complètement inacceptable.

On connaît déjà une crise du logement au Québec, crise à laquelle le gouvernement se refuse même de la reconnaître et d'agir. Il y a des hausses de frais d'Hydro-Québec, la hausse du coût de la vie générale. Le salaire minimum n'est même pas à 15 $, alors qu'on termine le mandat de la CAQ. Alors, dans ce contexte-là, c'est complètement inadmissible qu'on procède à une hausse de 8,2 %. Il faut, bien sûr, annuler cette hausse-là.

À Québec solidaire, vous le savez, on est pour la gratuité scolaire. Dans la prochaine campagne, nous allons défendre un plan de réduction progressive des frais de scolarité. Vous le savez qu'on est pour la rémunération de l'ensemble des stages. Mais donc dans l'immédiat, d'ici la fin du mandat, le geste que peuvent faire Mme McCann et le gouvernement de la CAQ, c'est d'annuler cette hausse de 8,2 %, qu'il n'y ait pas de hausse cette année, pour reconnaître qu'il y a une crise du coût de la vie, une crise du logement, et faire une part, pour le gouvernement du Québec, pour aider à apaiser ces coûts-là sur les dos des étudiants, étudiantes. Et on veut les saluer aujourd'hui, pour tous ceux et celles qui vont manifester. Ils vont revenir dans la rue, vendredi, sur la question du climat, cette fois-ci. Mais aujourd'hui, c'est l'enjeu des frais de scolarité. Merci beaucoup.

Est-ce qu'il y a des questions? Non, ça va? Merci, tout le monde. Bonne journée.

(Fin à 9 h 46)

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