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Point de presse de Mme Ruba Ghazal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de finances, et M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de services sociaux

Version finale

Wednesday, March 23, 2022, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures une minute)

M. Zanetti : Je ne sais pas c'est quoi, le problème de la CAQ avec le tramway, mais on est en crise d'inflation, le prix de l'essence explose, puis ils sont encore en train de torpiller un projet de transport en commun important, le tramway de Québec. Je ne comprends pas sur quelle planète ils vivent. C'est la crise climatique. Plus que jamais, on a besoin de pouvoir se déplacer de façon économique et écologique. Puis là qu'est-ce qui se passe, avec le prix de l'essence, les gens qui ont la dépense à la voiture? Ils retardent encore ce projet-là. Je trouve ça scandaleux, l'attitude de la CAQ, là, qui joue encore le mensonge, là, de la querelle avec Ottawa pour dire qu'ils ne peuvent pas avancer le financement, qu'il faut que ça retarde, sous prétexte, là... en fait, dans le but non avoué mais réel de faire de l'ingérence politique dans la façon dont la ville de Québec va gérer ce projet-là. Je trouve ça complètement inacceptable. Les gens de Québec ont voté très majoritairement pour des conseillers puis pour des partis qui sont pour le tramway. Les gens du quartier veulent majoritairement l'aménagement qui est proposé par la ville.

Alors, je trouve ça complètement inacceptable, ça me fâche. Ce qu'ils sont en train de faire là, là, ce petit jeu politique hypocrite, bien, ça pourrait entraîner des retards qui vont coûter encore plus cher à tout le monde, qui vont retarder encore plus le moment où on va pouvoir se déplacer de façon écologique puis économique à Québec. Alors, je suis vraiment fâché de ça puis j'espère qu'ils vont en payer le prix, ou reculer, ou, du moins, faire en sorte que ça puisse se faire puis qu'ils arrêtent de niaiser avec ça. Je ne pense pas que les gens les croient de toute façon.

Mme Ghazal : Merci, Sol. Bonjour, tout le monde. Bon, on l'a vu hier, avec le budget, le gouvernement avait toute la marge de manoeuvre pour aider les Québécois à faire face à l'augmentation du coût de la vie, mais la CAQ a décidé plutôt d'en faire juste assez pour briller pour les élections. Vraiment, à voir le budget de la CAQ, on a l'impression que ce parti-là, que M. Legault ne sait pas comment faire pour aider les Québécois à faire face aux crises qui nous pendent au bout du nez, qui sont là, la crise du coût de la vie, la crise climatique, la crise du logement, etc.

Le gouvernement refuse, par exemple, de geler temporairement les loyers et les tarifs d'Hydro-Québec. Pourquoi? C'est ce que M. Legault avait dit, en Chambre, à Manon Massé : Bien, parce qu'on ne peut pas geler les tarifs, les gens qui ont des grosses maisons, qui sont riches, vont bénéficier autant que les gens les plus pauvres. Puis ça, c'est vraiment drôle parce qu'hier c'est exactement ce qu'a décidé de faire M. Legault, c'est de donner exactement le même montant, qu'on soit riche, qu'on soit pauvre, qu'on soit une famille à revenus moyens.

Plusieurs experts ont souligné que notre proposition d'utiliser le crédit d'impôt pour solidarité, de le doubler pendant six mois, c'était la meilleure façon pour aider les Québécois, c'était la façon la plus ciblée pour aider ceux qui n'ont pas de marge de manoeuvre face à l'inflation. On le sait, l'inflation ne frappe pas de la même façon une famille à 60 000 $ versus une famille à 200 000 $.

La CAQ est vraiment déconnectée. Elle nous le prouve de plus en plus en donnant la même chose à tout le monde. Tout le monde le voit. Mère Teresa, elle, aimait s'occuper des plus pauvres, et le premier ministre, lui, a décidé de s'occuper des familles à 200 000 $. Merci.

La Modératrice : On va prendre vos questions au micro.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Une question, rapidement.

Des voix : ...

Mme Ghazal : Ah mon Dieu!

M. Bélair-Cirino (Marco) : ...M. Zanetti, que le gouvernement doit payer le prix. C'est quoi, le prix qu'il doit payer?

M. Zanetti : Bien, à retarder...

Une voix : Tu peux enlever ton masque.

M. Zanetti : Oui, c'est vrai, hein? Excusez. Moi, je pense que les gens ne le croient pas dans le dossier du tramway. Je pense que les gens ne le croient pas quand il essaie de retarder ça, de torpiller le projet, en fait, en prétextant que c'est la faute des autres. Puis j'espère qu'à un moment donné ils vont payer le prix électoral de ça. Parce que c'est grave, là. Le monde paie cher l'essence. On a besoin d'un réseau structurant, il faut qu'il arrive rapidement, mais on ne peut pas se permettre de le voir retardé encore dans le temps puis payer encore plus cher pour.

La Modératrice : Louis Lacroix.

M. Lacroix (Louis) : Mme Ghazal.

Mme Ghazal : M. Lacroix.

M. Lacroix (Louis) : D'abord, bonjour.

Mme Ghazal : Bonjour.

M. Lacroix (Louis) : Hier, dans son budget, M. Girard a choisi de ne rien faire pour aider les familles qui cherchent à acheter une maison. Le prix des résidences, depuis deux ans, là, a explosé, et il n'y a aucune mesure pour venir en aide aux familles, si ce n'est une mesure qui touche les agents immobiliers, là, qui n'auront plus le droit de faire une double représentation. Qu'est-ce qu'on aurait dû faire pour aider les familles qui cherchent à accéder à la propriété, à votre avis?

Mme Ghazal : Absolument, il y a des jeunes familles qui veulent... qui rêvent de posséder une maison pour aider... pour y élever leur famille, c'est tout à fait normal, et c'est pour ça que Québec solidaire, on avait des mesures qu'on avait soumises, proposées au gouvernement : un pacte pour les premiers acheteurs, des mesures pour réduire la surenchère, taxer les fameux «flips», là, c'est-à-dire taxer avant... quand une personne veut vendre une maison, l'acheter et la vendre avant cinq ans, donc de taxer cette spéculation-là. Aussi, de rendre les inspections obligatoires, pas uniquement, comme la CAQ... elle fait de la sensibilisation pour les agents immobiliers puis pour les gens en leur disant que c'est donc bien important de faire l'inspection, il faut que ça devienne obligatoire. Donc, toutes des mesures pour réduire cette surenchère pour que ça coûte moins cher, pour que ça soit abordable et possible pour des jeunes familles d'acheter des maisons à prix raisonnable. Donc, on avait le fameux pacte des acheteurs pour réduire cette surenchère-là.

M. Lacroix (Louis) : Ces gens-là ont été oubliés, à votre avis?

Mme Ghazal : Totalement. En fait, moi, ce qui m'a le plus impressionnée, dans le mauvais sens du terme, c'est quand M. Éric Girard dit : Bien, on est en train de rattraper la folie du marché immobilier de l'Ontario. Ça n'a juste pas de bon sens. Je veux dire, si on veut... si les autres se jettent en bas du pont, est-ce qu'on va vouloir les suivre? Ça n'a aucun sens. Ce qu'il faut, c'est aider les familles ici, au Québec. Et, absolument, les premiers acheteurs ont été totalement oubliés dans ce budget.

La Modératrice : Alain Laforest.

M. Laforest (Alain) : Bonjour. Actuellement, vous devez le remarquer, puis, entre autres, dans le budget, on a prévu, là, 1,7 milliard, là, pour la COVID en cas de recrudescence d'une sixième vague. On voit qu'il y a une remontée des cas, actuellement. Le gouvernement a levé des mesures, on s'attend à ce que le masque soit retiré au cours des prochaines semaines. Avez-vous une certaine inquiétude?

Mme Ghazal : Oui, quand on voit ce que l'OMS, par exemple, nous dit, elle nous dit : Attention, en Europe, là, il y a une flambée des cas... Puis on le sait, là, ça fait deux ans, c'est toujours le même scénario, je ne pense pas que ça va être différent cette fois. Quand il y a une flambée... ce qui se passe en Europe, quand il y a une flambée des cas, bien, ça nous arrive ici quelque temps plus tard. Et ça va être très, très important d'écouter ce que la Santé publique dit. M. Boileau, on va écouter très attentivement son point de presse, parce que le virus n'a pas dit son dernier mot.

Ce qui va être important, c'est que le gouvernement mette en place des mesures en fonction de la situation épidémiologique objective, et non pas en fonction du fait qu'on s'en va vers des élections puis que les gens sont tannés d'en entendre parler. Donc, il faut apprendre... mettre en place des mesures pour apprendre à vivre avec le virus, peut-être élargir les tests PCR, voir aussi pour le masque, etc., toutes les mesures qui doivent être mises en place pour apprendre à vivre avec le virus, parce que ce n'est pas terminé. Moi, je suis inquiète.

M. Laforest (Alain) : Je décode, et je veux juste voir si j'ai bien compris, on sait que le gouvernement a été rudoyé, puis tous les politiciens ont été rudoyés, là, au cours de la cinquième vague. Est-ce que vous avez l'impression que le gouvernement pourrait se retenir, compte tenu que l'élection arrive, plutôt de laisser aller, pour ne pas porter le blâme de ramener des mesures trop restrictives?

Mme Ghazal : Ça serait totalement irresponsable d'agir comme ça. Moi, ça m'inquiète. Et j'espère que le ministre de la Santé et M. François Legault va être responsable, qu'on soit... qu'on s'approche des élections ou pas, et de ne pas attendre une flambée des cas, parce que ça cause des victimes. Il est encore trop tôt pour oublier les gens qui sont morts dans les CHSLD.

La Modératrice : M. Poinlane.

M. Lacroix (Louis) : Est-ce qu'il est trop tôt pour enlever le masque?

Mme Ghazal : Santé publique. À Québec solidaire, notre discours, nous, n'a pas changé, il ne change pas, qu'on soit en élection ou pas, on suit les mesures de la Santé publique. Et on va écouter attentivement ce que M. Boileau va nous dire aujourd'hui et dans les prochaines semaines. Et vous pouvez compter sur mon collègue Vincent Marissal pour suivre ça de très, très près.

La Modératrice : Pascal Poinlane.

M. Poinlane (Pascal) : Bonjour à vous deux. D'abord, sur le chèque, M. Girard expliquait hier que l'année précédente, c'étaient quand même les familles puis les contribuables qui avaient moins d'argent qui avaient reçu une prestation. Puis lui, il dit : Bien, si on fait le cumul des deux années, finalement, il y a une équité là-dedans. Comment vous voyez son explication?

Mme Ghazal : Je vais reposer la même question que j'ai demandée hier : Est-ce qu'une famille à 200 000 $ a vraiment besoin de 1 000 $? Qu'est-ce qu'elle va faire avec ça de plus, alors qu'il y a des gens qui doivent couper dans leur épicerie, qui doivent manger des fruits surgelés parce qu'ils sont incapables de manger des fruits frais, on oublie la viande, les loyers?

Donc, à Québec solidaire, nous, on propose des mesures structurantes : geler les tarifs d'Hydro, geler temporairement les loyers. Le gouvernement n'écoute pas. Maintenant, il y a une situation urgente par rapport à l'inflation, il faut aider les gens maintenant, aujourd'hui, pour faire face à l'inflation, et il décide d'aider tout le monde de la même façon. Je ne vois pas l'équité là-dedans du tout.

M. Poinlane (Pascal) : M. Zanetti, sur le tramway, on voit qu'en changeant le trajet, qui est rendu dans D'Estimauville au lieu de Charlesbourg... Bien, il y avait plus d'acceptabilité sociale pour un trajet à Charlesbourg, visiblement, là. Les gens de Charlesbourg voulaient plus le tramway que les gens de D'Estimauville, apparemment. Donc, avec ses choix, le gouvernement semble miner, là, l'acceptabilité sociale du projet. Est-ce que c'est l'analyse que vous faites? Qu'est-ce que tente de faire le gouvernement en mettant des conditions supplémentaires ou en changeant le projet pour le retarder?

M. Zanetti : Bien, moi, je pense que ce gouvernement-là veut torpiller le projet, là. Je pense qu'il y a des gens dans le caucus de Québec de la CAQ qui ne veulent pas voir ça arriver puis qui trouvent toutes sortes de prétextes pour que ça flanche.

Depuis le début, ce trajet-là est basé sur des analyses scientifiques. Il est où, le trafic? Il est où, l'usage de transport en commun? Le trajet original qui allait à Charlesbourg répondait à ces impératifs-là. La CAQ ont fait de l'ingérence, ils ont dit : La science, on s'en balance. Les besoins des gens de Québec, ce n'est pas vraiment important, ça fait qu'on change ça. Puis là ils sont en train de faire exactement la même chose. Il y a une rue partagée qui est proposée pour minimiser la coupe d'arbres puis pour faciliter la vie des gens dans le quartier. La majorité des gens du quartier veulent ça. Puis eux, ça ne les intéresse pas, ce que veulent les gens du quartier. Ça ne les intéresse pas, la science. Ça ne les intéresse pas, les arbres, manifestement. Ils veulent juste changer quelque chose, mais c'est un prétexte. C'est un prétexte pour ralentir puis torpiller ce projet-là.

La Modératrice : François Carabin.

M. Carabin (François) : Mme Ghazal, j'aimerais revenir sur l'échange que vous avez eu avec le collègue Laforest. Est-ce que, selon vous, il y a des prétextes électoraux dans le déconfinement du Québec? Est-ce que c'est ça que j'ai compris?

Mme Ghazal : Moi, ce que je dis, c'est qu'il faut que le gouvernement soit responsable, qu'on regarde qu'est-ce qui se passe en Europe, il y a une flambée des cas, donc probablement... et les experts, là, ça, ce n'est pas Québec solidaire qui le dit, les experts disent que probablement que la même chose va arriver. Et je demande... j'implore le gouvernement d'agir, face à la situation épidémiologique, en toute objectivité et en suivant les mesures de la Santé publique. C'est ce que je lui demande, qu'on soit en élection ou pas, et je suis inquiète face à la situation, et on se pose des questions.

M. Carabin (François) : O.K. Le budget d'hier, sur le plan environnemental, est-ce que c'était le budget de la dernière chance?

Mme Ghazal :  La dernière chance? C'est... En fait, François Legault est arrivé, on l'a dit, on l'a répété, les mains vides en environnement. Et là il a été obligé de faire quelque chose en environnement, et c'est totalement un échec, sa gestion de la crise climatique. Il n'y croit pas.

Et un seul... Il y a plusieurs exemples. Un exemple : les investissements en transport en commun, il n'est même pas capable d'atteindre son propre objectif d'avoir des investissements 50 % en transport en commun, 50 % sur les routes. Même ça, il n'est pas capable, avec les investissements en transport en commun versus les routes, c'est 28 %. Et, pour la CAQ, élargir une autoroute pour y mettre des voies réservées, notamment pour que des voitures électriques, autos solos, roulent là-dessus, c'est du transport en commun. C'est une joke.

La Modératrice : Marc-André Gagnon.

M. Gagnon (Marc-André) : Bonjour. M. Zanetti, à nouveau sur le projet de tramway, que pensez-vous du moment choisi par des gens dans les coulisses du gouvernement pour torpiller le projet de tramway, comme vous dites, donc, soit hier, en plein huis clos de budget?

M. Zanetti : C'est une bonne question.

M. Gagnon (Marc-André) : Avez-vous une bonne réponse?

M. Zanetti : J'aimerais comprendre la raison. Moi, l'analyse que je fais, c'est qu'ils essaient de trouver les meilleures fenêtres d'opportunité pour atteindre leur objectif, qui est de torpiller le projet. Pourquoi ils ont évalué qu'hier, c'était le moment? Peut-être qu'ils se sont dit que ça passerait sous le radar, peut-être qu'ils se sont dit qu'il y aurait moins d'attention par rapport à ça. En même temps, je pense que ça ne marche pas, parce que les gens y tiennent, à ce projet-là, ils veulent le voir aboutir, la communauté est là derrière.

Puis c'est vraiment grave. Quand ma collègue Ruba disait... Mme Ghazal, disait qu'il n'y croit pas, à la crise climatique, là, bien, moi, je pense que c'est vrai. Regardez les objectifs qu'ils se donnent hier dans le budget, ça fait juste confirmer cette incurie. Pour eux autres, c'est comme une affaire lointaine, lointaine, des générations futures, qu'ils n'auront pas à gérer d'ici le 3 octobre prochain, mais c'est une erreur fondamentale puis c'est complètement irresponsable.

M. Gagnon (Marc-André) : Vous êtes un élu de Québec, vous avez vu, après les dernières élections municipales, les photos, avec le maire Marchand, des ministres du gouvernement Legault, le premier ministre lui-même. Avez-vous l'impression que l'espèce de lune de miel à laquelle certaines personnes pouvaient croire est officiellement terminée et que les élections générales pourraient être un moment pour se... à Québec, là, pour se prononcer aussi sur le projet de tramway? C'est du moins ce que semblent souhaiter des gens dans les coulisses, là, encore une fois.

M. Zanetti : Oui. Bien, c'est... Effectivement, moi, ce que j'observe, c'est qu'au début, bon, lune de miel, puis c'est normal, tout le monde veut entretenir des bonnes relations, tout le monde espère que ça va se passer. Puis on a un maire de Québec qui ne s'est pas plié à l'agenda caquiste sur la question du nickel, sur la question du tramway. Et j'ai l'impression que, là, eux autres, ils commencent à vouloir faire des clés de bras, parce qu'ils font de l'ingérence puis ils ne respectent pas l'autonomie de la ville de Québec, de la Capitale-Nationale. Ils ont très peu de considération pour ça.

La Modératrice : Olivier Bossé, en terminant.

M. Bossé (Olivier) : M. Zanetti, je reprends un peu la question de Marc-André. Est-ce que vous comptez en faire un enjeu électoral, encore une fois, des élections sur le tramway?

M. Zanetti : J'espère vraiment qu'on n'aura pas besoin de faire ça. J'espère que ça ne sera pas nécessaire parce que le gouvernement va réaliser que ça n'a pas de bon sens, il faut qu'il arrête de niaiser puis qu'il laisse la ville de Québec mener son projet à terme. Mais, s'il le faut, c'est clair qu'on va le faire parce qu'on est en crise climatique, puis le transport en commun, le transport structurant, le tramway, c'est central dans la transition écologique du Québec.

M. Bossé (Olivier) : Quand vous dites «torpiller», vous voulez dire qu'ils ne vont juste pas le faire?

M. Zanetti : Ils essaient de tout faire pour qu'il soit tellement ralenti puis que les prix explosent qu'ils essaient de se trouver des raisons, qu'ils vont créer eux-mêmes, pour l'abandonner. Moi, c'est ce que je pense. C'est ce que je lis dans leurs actions.

La Modératrice : En terminant, rapidement, Marco Bélair-Cirino.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Oui, juste ma deuxième question. Mme Ghazal, vous semblez préoccupée par la hausse des cas de COVID, notamment en Europe. Est-ce à dire qu'il est prématuré de lever l'état d'urgence sanitaire, qu'il faut que le gouvernement garde une certaine flexibilité pour réinstaurer des mesures sanitaires au besoin?

Mme Ghazal : Je ne suis pas la seule préoccupée. Moi, et comme Québec solidaire, on écoute ce que les experts et les scientifiques disent, et ils sont préoccupés. Donc, s'ils sont préoccupés, nous sommes préoccupés, le gouvernement doit l'être.

Et, pour ce qui est des mesures d'urgence sanitaires, ça fait des mois et des mois, peut-être on a dépassé le un an, là, je ne m'en rappelle plus de quand on demande au gouvernement, pour les mesures d'urgence sanitaires, d'instaurer une loi transitoire. C'est ce que le gouvernement a annoncé qu'il allait faire. Finalement, ils sont arrivés avec le projet n° 28.

Un gouvernement solidaire, ce qu'on aurait fait, c'est qu'on aurait changé la loi et on aurait arrêté l'urgence sanitaire. On aurait changé la loi pour que ce soit... quand on instaure l'urgence sanitaire, que ça soit fait par le gouvernement, parce qu'il n'y a pas de raison de confiner aussi la démocratie. Donc, c'est ce que nous, nous aurions fait.

Et là ce que je suis en train de faire comme demande au gouvernement, c'est de regarder la situation épidémiologique, d'écouter ce que la Santé publique nous dit et de le suivre, qu'on soit en élection ou pas. Pour la suite, je vous demanderais de poser plus de questions plus poussées à mon collègue Vincent Marissal, qui connaît le dossier de A à Z.

La Modératrice : On va passer en anglais.

Mme Ghazal : Yes.

Mme Senay (Cathy) : Mrs. Ghazal.

Mme Ghazal : Good morning.

Mme Senay (Cathy) : Good morning. You know that we will be able to remove the wearing of mask as soon as in mid-April. So, that's coming up really soon. Will you remove it? What will you do?

Mme Ghazal : Well, as we already say at Québec solidaire, we follow what the Public Health will tell us. Now, there's «un point de presse»...

Mme Senay (Cathy) : There's a press conference...

Mme Ghazal : ...press conference, and we're going to hear what M. Boileau said, because the decision to remove it is not taken yet.

Mme Senay (Cathy) : How do you feel with what's happening in Europe, Hong Kong?

Mme Ghazal : What's important is, if the Public Health say we can remove it at that day, it's very important to make sure that people who want to keep it, of course, will be able to do it, and to sensitize people, and to sensitize everybody that it's not an obligation to take it off.

Mme Senay (Cathy) : And how do you feel with what's happening...

Mme Ghazal : Like, you're asking me, personally?

Mme Senay (Cathy) : Yes. Because, like, we see the number of cases rising in Europe, in Hong Kong, in other parts of the world, now in Québec. How do you feel about this?

Mme Ghazal : Yes, and I'm aware, a lot of people are aware, the pandemic is not finished yet. This is what Québec solidaire is saying, this is what OMS, what the experts are saying, and it's important that the Government hears what the scientists are saying. They don't hear it for the climate change, they need to hear it at least for the pandemic. This is how to be a responsible government. So, it's not only how I feel personally, because this is a tool. There's the PCR that is a tool, the third dose of vaccine, also. Like, the Government stopped to sensitize people to go and take the third dose. So, it's important to continue to sensitize people to take the third dose. And this is not what Québec solidaire is saying, it's what the experts and the Public Health is saying.

Mme Greig (Kelly) : Good morning.

Mme Ghazal : Good morning.

Mme Greig (Kelly) : I wanted to ask you a little bit more about the budget from yesterday. There's a lot of money given to healthcare, but not a lot of details about where exactly that would be going. It's been announced as this revitalization of the healthcare network. Do you have an idea of what that means or where the money should be going in the healthcare network for this revitalization?

Mme Ghazal : Yes. Well, the budget is silent on a lot of things. One of these things is the refoundation of the public health system. And the Government, like, puts $5 billion for five years, so it's $1 billion per year, we can say : Oh! it's a lot, but what's happening in the public health system, the people that are working there, and they are tired... Even simple things like stop the TSO, the Government didn't do it. We don't know what's going to happen with the private agencies. And we know that this is very bad, and it costs us a lot.

So, there's not a lot of details on... There is no details at all in the budget of what's going to happen, and we have a lot of questions, especially that the amounts can seem to be high, but they are not for all the refoundation and all what should be done to put back... to make stand up our public health system.

La Modératrice : Dernière question en anglais.

Mme Greig (Kelly) : And what...

Mme Ghazal : And you can ask also questions, if you have more, to Vincent Marissal.

Mme Greig (Kelly) : I also wanted to ask you about electric vehicles, because the...

Mme Ghazal : About what?

Mme Greig (Kelly) : Electric vehicles. «Les véhicules électriques».

Mme Ghazal : Electric?

Mme Greig (Kelly) : Yes.

M. Zanetti : Les autos électriques.

Mme Greig (Kelly) : Les autos électriques, oui.

Mme Ghazal : Ah! vehicles. OK, OK, I didn't... OK. Yes, yes, sorry.

Mme Greig (Kelly) : Sorry, I have a terrible accent. And the rebate was extended, but it's lower. What's your reaction to that? Will people still want to buy electric cars, even with that little bit lower rebate?

Mme Ghazal : The Government lowered it, but didn't replace it with big measures and investments for the public transportation. And, at Québec solidaire, about this bonus, what we propose is the most intelligent thing to do, is to put this money, this bonus, modulated on the family situation, the region where the person lives, the revenue. And this is... So, people who are big families in regions that they don't have public transportation available can have big money, but people like me, who is living on Plateau—Mont-Royal, with two metro stations... I don't need money to buy this... and I don't have a big family, for example. So, it should be modulated, this is the most intelligent thing to do. The Government decided to lower it, but didn't replace it with other investments in public transportation, and that's bad.

Mme Greig (Kelly) : But do you think the demand for electric cars will go down because it's a little bit lower now?

Mme Ghazal : Now, what we are seeing is that the demand is increasing, but very, very, very slow, and, if we continue like that, so slow, for the electrification, we will not «atteindre»... attain the objective of the greenhouse gases of the Government, which is very slow. It's a lot of measures. I'm not sure the demand will be lower, but it's important to invest in public transportation. We can't finance everybody to have... every single person to have an electric car. This is not good for the environment.

La Modératrice :Merci beaucoup.

M. Laforest (Alain) : Une petite question rapide...

La Modératrice : Il va falloir y aller...

M. Laforest (Alain) : ...par un oui, par un non. Est-ce que vous allez toucher le 500 $? Et, si oui, qu'est-ce que vous faites avec?

Mme Ghazal : J'ai regardé, je n'ai pas encore fait mes impôts, hein, comme beaucoup de Québécois. Je me suis fiée à ce que j'avais gagné l'année passée... cette année. Oui, probablement que je vais recevoir... mon collègue Sol Zanetti aussi, on a regardé, probablement qu'il va le recevoir parce que c'est en bas de 100 000 $. Donc, oui, les députés font partie de presque tous les Québécois qui vont recevoir un 500 $, absolument.

M. Laforest (Alain) : ...quoi avec?

Mme Ghazal : Qu'est-ce que je vais faire avec? Je ne sais pas si vous gagnez plus que moi, je pourrais vous le donner...

M. Laforest (Alain) : Moi, je ne l'aurai pas.

Mme Ghazal : Non, honnêtement, écoutez, blague à part, je n'en ai pas besoin. Je pose la question : Est-ce que moi, j'en ai besoin? Je n'en ai pas besoin. Je n'ai pas eu cette discussion-là avec mes collègues députés pour savoir qu'est-ce qu'on va faire avec cet argent-là, mais c'est une très, très bonne question, et j'ai hâte de savoir tout ce que tous les députés qui vont le recevoir vont faire avec, et les Québécois aussi seraient bien, bien curieux.

La Modératrice : Merci beaucoup...

Mme Ghazal : Mais moi, je serais prête à le donner.

M. Zanetti : Moi, je vais le recevoir. Je trouve c'est un scandale. Puis je vais le donner aux banques alimentaires de mon comté. Puis j'aimerais bien ça savoir il y a combien de députés caquistes qui vont le recevoir puis j'aimerais ça savoir s'ils ont honte.

(Fin à 8 h 27)

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