National Assembly of Québec - Return to homepage

National Assembly of Québec - Return to homepage

To use the Calendar, Javascript must be activated in your browser.
For more information

Home > News and Press Room > Press Conferences and Scrums > Point de presse de M. Gabriel Nadeau-Dubois, chef du deuxième groupe d’opposition, et M. Vincent Marissal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de santé

Advanced search in the News and Press Room section

Start date must precede end date.

Point de presse de M. Gabriel Nadeau-Dubois, chef du deuxième groupe d’opposition, et M. Vincent Marissal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de santé

Version finale

Wednesday, April 13, 2022, 8 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures quatre minutes)

M. Nadeau-Dubois : Bonjour, tout le monde. Avec François Legault, dans la région de Québec, c'est toujours la même histoire, quand les élections approchent, il nous sort des lapins de son chapeau pour faire croire toutes sortes de choses aux gens de la région de Québec. Avant les élections de 2018, François Legault a voulu faire croire aux gens de la capitale que la solution en transport, à Québec, c'était un tunnel sous le fleuve. Les élections de 2022 approchent, donc là, il nous dit que la solution, finalement, c'est deux tunnels sous le fleuve.

Franchement, ça devient ridicule. Quelle perte de temps, quel manque de vision aussi. On est au 21e siècle, en pleine crise climatique, tout le monde le sait, tout le monde le dit, que la solution, c'est le transport en commun, que la solution, ce n'est pas l'étalement urbain, ce n'est pas plus d'autoroutes. La CAQ a niaisé les gens de Québec pendant des années en retardant le projet de tramway, là il est temps que la CAQ arrête de faire niaiser les gens de Québec avec ses projets de troisième lien.

M. Marissal : Bonjour, tout le monde. Alors, rapidement, deux petits sujets ce matin. On progresse bien, dans le projet de loi n° 11, il y a de l'ouverture, ça fonctionne bien.

Par contre, on a encore un gros, gros caillou dans le soulier législatif, qui est le projet de loi n° 28. Alors, profitons des bonnes vibrations, là, en ce moment, là, on veut que ça avance dans le milieu de la santé. La CAQ a pris beaucoup, beaucoup, beaucoup de retard, puis là, on perd encore plus de temps avec le projet de loi n° 28, qui prétend vouloir mettre fin à l'état d'urgence sanitaire, mais qui, dans le fond, ne fait que le faire perdurer encore plus longtemps.

Alors, je lance un appel au ministre Dubé, je lui tends la main, qu'il retire le projet de loi n° 28, qu'il nous propose autre chose pour ce dont il a besoin, mais surtout pour rétablir l'équilibre de forces à l'Assemblée nationale, pour que le gouvernement n'ait plus le loisir de gouverner par décrets ad vitam aeternam. Ça, c'est pour le projet de loi n° 28, on gagnerait énormément de temps à faire ça, et c'est la seule chose à faire. Tout ce qui grouille dans le milieu juridique, qui est crédible au Québec, est venu lui dire : Ce projet de loi là, il est inutile, il est contre-productif, il est mal foutu. Alors, à la déchiqueteuse, et on passe à un autre appel.

Ensuite, on redébattra aujourd'hui à l'Assemblée nationale de l'enquête publique sur les CHSLD. L'histoire de Herron est devenue le symbole de tout ce qui a mal fonctionné, mais aussi de l'entreprise de lavage de mains du premier ministre et son entourage. Le camouflage devient de plus en plus opaque. Maintenant, le bureau du premier ministre a, semble-t-il, voulu faire démissionner la ministre responsable et l'ancienne ministre avant même qu'elles aient le loisir de le faire elles-mêmes.

Alors, je pense qu'il faut qu'on fasse la lumière là-dessus, il n'y a que la CAQ qui s'obstine. Ça devient assez unanime au Québec qu'il faut faire la lumière là-dessus au nom des 5 000 morts et plus, parce que c'est un camouflage inacceptable, et on le doit aux familles endeuillées. Merci.

M. Laforest (Alain) : Deux petites questions rapides, M. Nadeau-Dubois. On sent une augmentation, là, quand même assez significative des cas de COVID. Dr Boileau va faire une sortie aujourd'hui. Pâques arrive. Avez-vous des inquiétudes? On voit ce qu'il se passe à Shanghaï, où on reconfine 25 millions de population, est-ce qu'on est en train de l'échapper?

M. Nadeau-Dubois : Bien, cette montée des cas, tout le monde la constate puis tout le monde la constate aussi dans son entourage. Moi, c'est sûr, en plus, j'ai un petit bébé à la maison, donc je n'ai pas du tout envie de ramener le virus chez moi. Donc oui, je pense qu'on fait partie des Québécois et des Québécoises qui sont inquiets puis je pense qu'il faut se rappeler que, vivre avec le virus, ça ne peut pas vouloir dire rester les bras croisés et ne rien faire. Donc, on va suivre le point de presse de M. Boileau avec beaucoup d'attention.

M. Laforest (Alain) : Deuxième question, concernant le tunnel… deux tunnels. Si, dans un scénario hypothétique qui pourrait se confirmer, un des tunnels est réservé pour du bus électrique, est-ce qu'il devient acceptable pour Québec solidaire?

M. Nadeau-Dubois : On va commenter les détails du projet quand on va connaître les détails du projet, mais le principe de base, c'est que des autoroutes...

M. Laforest (Alain) : ...non, mais des bus électriques dans un tunnel, c'est-u inacceptable?

M. Nadeau-Dubois : ...des autoroutes, ça ne règle pas les problèmes de congestion. Les autoroutes, ce que la science nous dit, c'est que ça empire les problèmes de congestion, et ce, même si on peinture des voies réservées sur lesdites autoroutes. La solution, à Québec, c'est le transport en commun.

M. Bellerose (Patrick) : ...donc, pour vous, le tunnel, c'est impossible, en aucune façon… il n'y a aucune façon qu'il soit un projet acceptable.

M. Nadeau-Dubois : Nous, depuis le début, on l'a toujours dit, ce projet de troisième lien, qui a toujours été un projet autoroutier, ça ne nous intéresse pas, ce n'est pas notre solution pour améliorer la mobilité dans la région de Québec.

M. Bellerose (Patrick) : Votre solution, c'est quoi? Vous avez reconnu qu'il y a de la congestion sur les ponts, donc votre solution, c'est quoi? Est-ce qu'il faut enlever des voies aux voitures pour du transport en commun?

M. Nadeau-Dubois : On va avoir des… Nous, on l'a toujours dit, la solution, à Québec, c'est du transport structurant et, notamment, du transport en commun entre les deux rives. On va faire des propositions en vue de la prochaine campagne électorale sur cette question-là.

Mais les projets autoroutiers, ça ne réglera pas les problèmes de congestion dans la région de Québec, ça va, à terme, les empirer. Et ça, ce n'est pas seulement l'avis de Québec solidaire, c'est l'avis unanime d'à peu près tout ce qui existe d'experts en transport puis en mobilité au Québec.

M. Bossé (Olivier) : Et il n'y a pas de compromis possible pour le tunnel.

M. Nadeau-Dubois : Il n'y a aucun projet autoroutier, qu'il soit sous le fleuve ou par-dessus le fleuve, qui va avoir l'appui de Québec solidaire, parce que les autoroutes, ce n'est pas la solution pour régler les problèmes de congestion, en fait, ça les empire.

M. Lacroix (Louis) : C'est quoi... Vous disiez, tout à l'heure... Juste revenir sur la pandémie, là, vous dites qu'il faut faire quelque chose, qu'on ne peut pas rester les bras croisés, qu'en fait apprendre à...

M. Nadeau-Dubois : Bien, ce que je dis, c'est que vivre avec le virus, ça ne doit pas vouloir dire démissionner complètement d'apaiser la transmission. Je pense, par exemple...

M. Lacroix (Louis) : ...pourrait faire? Vous trouvez qu'on n'en fait pas assez en ce moment? Parce que, là, il reste le masque, puis c'est tout, là.

M. Nadeau-Dubois : Oui, bien, je pense, par exemple, à des mesures de ventilation. À Québec solidaire, ça fait très longtemps qu'on fait partie des acteurs dans la société, et ils sont très nombreux, qui parlent de l'importance d'ajouter la ventilation à notre arsenal de moyens de lutte contre la pandémie. Plusieurs États, plusieurs pays dans le monde le font, il n'y a pas de raison qu'on s'en prive au Québec.

Journaliste : Comment pensez-vous que la présence de M. Duhaime au prochain débat des chefs va changer la dynamique de la campagne électorale?

M. Nadeau-Dubois : Moi, je n'ai aucun problème à ce que M. Duhaime soit au débat des chefs. Pour ce qui est de comment ça va changer la dynamique, on verra, je ne sais pas trop quoi répondre à votre question. C'est un peu tôt pour savoir exactement quelles vont être les propositions de M. Duhaime pour la campagne électorale, donc on verra.

Journaliste : Considérez-vous que c'est justifié, étant donné qu'il y a une seule élue?

M. Nadeau-Dubois : Nous, on n'a aucun problème à ce que M. Duhaime soit aux différents débats des chefs.

M. Robillard (Alexandre) : …est-ce que vous avez, vous, l'impression que les règles sont claires pour décider qui participe ou non aux débats?

M. Nadeau-Dubois : Vaste question. C'est un… Le débat sur le débat a toujours été un gros débat. Puis à Québec solidaire, longtemps, on a été nous-mêmes engagés dans ce débat-là, à savoir est-ce qu'on allait être invités ou pas. Au gouvernement canadien, ils ont tenté de mettre des règles plus claires, plus indépendantes. Est-ce que ça a été un succès sur toute la ligne? Je ne pense pas. Honnêtement, c'est une vaste question.      À Québec solidaire, on a longtemps souhaité qu'il y ait une forme de plus grande clarté, là, dans les règles qui déterminent qui est invité ou pas. Mais pour ce qui est du prochain débat, là, le cas qui est sous les yeux, nous, on n'a pas de problème à ce que M. Duhaime soit là.

M. Robillard (Alexandre) : …est-ce que vous pensez que ce serait utile que ces règles-là soient clarifiées, un peu comme ce qui a été fait au fédéral?

M. Nadeau-Dubois : Pour être bien honnête avec nous… avec vous, je ne connais pas les détails exactement de… Je sais qu'ils avaient créé une commission au fédéral, tout ça, mais je ne connais pas les fins détails, ça fait que je ne voudrais pas dire qu'au Québec, il faut faire la même chose, je n'en connais pas les modalités exactes. Mais disons que je pense que, dans l'absolu, pour les démocraties, ce ne serait pas mauvais que les règles soient un petit peu plus claires. Mais je le répète, là, pour ce qui est des prochains débats, nous, on n'a pas de problème à ce que M. Duhaime soit là.

M. Robillard (Alexandre) : ...pensons que ce choix-là, il se fait de façon arbitraire?

M. Nadeau-Dubois : Je ne veux pas jeter la pierre au consortium qui organise les médias ce matin, là. Est-ce que, dans l'absolu, les choses pourraient être un peu plus claires? Peut-être. Mais nous, depuis quelques années, je pense qu'on a trouvé notre place à ces débats-là, puis c'est normal que les principales forces politiques aient leur place à ce débat-là.

M. Laforest (Alain) : ...pour vous, là? Vous devez avoir des demandes, parce que tous les partis politiques ont des demandes lorsqu'on négocie pour les débats...

M. Nadeau-Dubois : C'est nos… c'est des membres de notre équipe de communication qui sont en dialogue avec les représentants des médias sur cette question-là.

M. Laforest (Alain) : ...c'est quoi, vos principales demandes, là, pour les débats?

M. Nadeau-Dubois : Bien, honnêtement, moi, je ne suis pas personnellement impliqué dans ces discussions-là. Je sais que lorsque la question nous a été posée, on a répondu qu'on n'avait pas de problème avec la présence de M. Duhaime.

M. Bellerose (Patrick) : ...qui fait qu'Hydro-Québec va financer le passage à la biénergie à travers Énergir. On voit ce matin, là, que, même, on va financer de futurs clients pour Énergir.

M. Nadeau-Dubois : Sur cette question spécifique là, je vais vous référer à ma collègue Manon, qui suit de très près ce dossier-là, qui est quand même technique.

M. Lecavalier (Charles) : Sur le caribou forestier, je voudrais revenir un peu là-dessus, là. Il y a un ultimatum, et le gouvernement fédéral, là, d'ici la fin du mois d'avril, pourrait intervenir pour protéger du territoire québécois. Mais je comprends que vous, vous voulez protéger le caribou forestier, mais sur, disons, la forme, sur le fait qu'Ottawa va passer par-dessus le gouvernement du Québec, comment vous prenez ça, vous, comme le parti indépendantiste?

M. Nadeau-Dubois : Bien, c'est gênant pour le Québec, c'est gênant pour le Québec qu'on soit dirigés par des gens qui ne sont même pas capables de protéger l'environnement puis...

M. Lecavalier (Charles) : ...pour ce qui est… pour le gouvernement Legault. Mais comment vous percevez le fait qu'Ottawa intervient? Ça, est-ce que vous êtes d'accord avec ça?

M. Nadeau-Dubois : Bien, moi, comment je perçois ça, comme indépendantiste, c'est que je trouve ça gênant que le ministre québécois ne soit pas capable de faire sa job, et que le gars qui autorise des forages pétroliers, donc dont la crédibilité environnementale est plus que moyenne ces jours-ci, doive intervenir ou, en tout cas, menace d'intervenir parce que le gouvernement du Québec n'est pas capable de protéger le territoire du Québec, puis les espèces emblématiques du Québec. C'est gênant.

M. Lacroix (Louis) : Bien, M. Dufour, hier, a dit… bien, un, il a dit que, selon lui, la raison pour laquelle monsieur Guilbeault intervient, c'est justement pour se refaire une... redorer son image à la suite de Bay du Nord, mais il dit que ce n'est pas vrai que le gouvernement ne fait rien puis que, d'ailleurs, ils sont en train de répondre à M. Guilbeault en disant : Voici ce que nous avons fait, on protège le caribou, il y a la commission qui est en cours actuellement puis qui...

M. Nadeau-Dubois : La CAQ est la seule à se croire dans ce dossier-là, là, Monsieur Dufour est complètement isolé. Tous les acteurs crédibles, tous les acteurs crédibles sont d'accord que le ministre Dufour a perdu la face, qu'il est dans l'inaction totale. Et c'est pour ça qu'on en vient à la situation actuelle où Ottawa menace d'intervenir, c'est gênant pour le Québec. Le premier ministre n'arrête pas de dire : On est un modèle en Amérique du Nord, bien, être un modèle en Amérique du Nord, là, ça devrait vouloir dire s'occuper de notre territoire, s'occuper de notre environnement, protéger nos espèces emblématiques. Ça veut dire quoi, le nationalisme, ça veut dire quoi, le nationalisme, si ça ne commence pas par protéger notre territoire, notre nature, notre environnement, le territoire sur lequel nos enfants vont vivre? Ça veut dire quoi, le nationalisme de François Legault, s'il n'est pas capable de faire ça? C'est le strict minimum.

M. Laforest (Alain) : Ça fait que ça prend un pays?

M. Nadeau-Dubois : Bien, nous, on est indépendantistes, dans l'absolu, oui, c'est ce qu'on souhaite.

M. Bellerose (Patrick) : Mais, si le Québec était un pays, il n'y aurait pas Ottawa qui viendrait sauver le caribou d'un gouvernement qui ne veut pas le protéger, donc c'est une bonne chose qu'on soit...

M. Nadeau-Dubois : Moi, je pense que, bien, François Legault ne veut pas faire l'indépendance, donc ce n'est pas lui qui s'épargnerait cette douleur d'une intervention d'Ottawa. Nous, notre projet d'indépendance, c'est un projet qui allie, justement, autodétermination du Québec et protection du territoire.

M. Lecavalier (Charles) : Est-ce que vous êtes heureux de cette intervention-là, du fédéral? Est-ce que vous êtes heureux de l'intervention du fédéral dans le dossier du caribou forestier?

M. Nadeau-Dubois : Non, non, on n'aurait jamais dû en arriver là, on n'aurait jamais dû en arriver là, puis là j'espère qu'on n'y arrivera pas. J'espère que la CAQ, et c'est ce qu'on demande, va arrêter de s'asseoir sur ses mains, que Pierre Dufour va arrêter de gérer son ministère comme une succursale des compagnies forestières puis il va faire son travail de servir le bien commun, de protéger le territoire québécois.

M. Lacroix (Louis) : Mais puisqu'on est rendus à un point, selon vous, où les espèces sont menacées par l'inaction du gouvernement caquiste...

M. Nadeau-Dubois : Bien sûr que les espèces sont menacées, oui, bien sûr.

M. Lacroix (Louis) : ...donc, est-ce que c'est justifié dans ce cas-ci, puisqu'on est rendus à ce point de rupture, que le fédéral s'implique?

M. Nadeau-Dubois : Nous, on va continuer à mettre la pression sur le gouvernement de la CAQ parce que c'est ça, notre travail ici, à l'Assemblée nationale. Puis François Legault ne peut pas utiliser Ottawa à chaque fois que ça fait son affaire pour se dédouaner de ses erreurs et de son inaction en matière d'environnement. Et il devrait être gêné de se faire faire la leçon par le ministre l'Environnement canadien qui vient d'autoriser des forages pétroliers, ça montre à quel point, François Legault, sa crédibilité environnementale est nulle.

M. Bellerose (Patrick) : J'aimerais vous entendre là-dessus, sur M. Guilbeault. Vous dites qu'il a perdu de la crédibilité. Est-ce qu'on est mieux d'avoir des environnementalistes qui vont dans un gouvernement comme ça, quitte à devenir une caution, ou est-ce qu'il devrait démissionner devant de telles décisions?

M. Nadeau-Dubois : Bien, moi, je pense qu'il faut des environnementalistes en politique, c'est essentiel, mais il faut aller dans des partis qui sont aussi environnementalistes, sinon on se casse la gueule.

M. Bellerose (Patrick) : Donc, monsieur Guilbeault devrait quitter parce qu'il devient une caution pour le gouvernement?

M. Nadeau-Dubois : Bien, je laisse monsieur Guilbeault, en son âme et conscience, faire ses réflexions. Mais moi, je pense que le débat, ce n'est pas : est-ce qu'il faut des environnementalistes ou non en politique, il en faut plein. Mais mon message aux environnementalistes, c'est : Allez dans les partis qui sont environnementalistes, n'allez pas vous casser les dents dans des partis qui servent avant tout les intérêts pétroliers, comme le Parti libéral du Canada.

M. Lacroix (Louis) : …oui mais il y a des environnementalistes qui disent que c'est mieux d'y aller...

Journaliste :

M. Nadeau-Dubois : Non, non, techniquement, le Parti vert aussi.

M. Lacroix (Louis) : ...c'est de faire l'action par l'intérieur, tu sais, plutôt que... Puis, quand tu es au Parti vert... Des partis environnementalistes à Ottawa, il n'y en a pas tant que ça, là, alors…

M. Nadeau-Dubois : Bien, il y en a, il y en a quelques-uns. Il y a... Le Bloc québécois s'oppose à l'exploitation du pétrole, le NPD aussi.

M. Lacroix (Louis) : Mais je ne pense pas que le Bloc québécois va avoir un impact parce qu'il n'est pas au pouvoir, il ne sera jamais au pouvoir.

M. Nadeau-Dubois : En effet.

M. Lacroix (Louis) : Alors, Steven Guilbeault dit qu'il est allé au Parti libéral parce qu'il voulait faire une action de l'intérieur, puis là, ça n'a pas l'air à marcher.

M. Nadeau-Dubois : Bien, moi, je... La question de votre...

M. Lacroix (Louis) : Nicolas Hulot, en France, a eu le même... bien là, c'est sûr que son cas, maintenant, il est un peu spécial, là.

M. Nadeau-Dubois : Oui, mettons que oui, exact.

M. Lacroix (Louis) : Mais, je veux dire, ils se sont tous retrouvés, finalement, le bec à l'eau, là.

M. Nadeau-Dubois : Oui, bien, la question de votre collègue portait sur monsieur Guilbeault. Moi, je laisse monsieur Guilbeault faire ses réflexions en son âme et conscience puis juger de sa propre cohérence. Mais, moi, quand j'entends des gens dire : Ah! est-ce que c'est la preuve que les environnementalistes sont condamnés à se trahir en politique? Parce que j'ai parfois entendu cette réflexion-là dans les derniers temps, ma réaction, c'est de dire : Bien non, pas s'ils vont dans les partis qui ne les forceront pas à se trahir.

Mme Senay (Cathy) : In English, Mr. Nadeau-Dubois. There are more than 2,000 hospitalizations, there are about 13,000 health care workers that are absent, mainly due to COVID-19, the booster shot is not that popular, and last year, at the same time, families had to face a lockdown, so there was no Easter, no family gatherings in the spring, at the same time, and SQ was basically intervening on the ground to make sure that public health measures were respected. What should we do this year now that there is a long weekend coming and Christmas was a no-go?

M. Nadeau-Dubois : Well, we will hear Mr. Boileau to answer that specific question today.

Mme Senay (Cathy) : …and as an MNA.

M. Nadeau-Dubois : Well, what we never did at Québec solidaire is, and we've been having that discipline since day 1 of the pandemic, is say what to do to public health authorities. Because we think they should be independent from political appointees, so that's why we're not telling them what to do. But, yes, of course, a lot of Quebeckers are worried, we are worried too. Personally, for example, I have a young… very, very, very young baby at home, so I don't want to bring the virus back home, it worries me.

So, living… so, learning to live with the virus cannot mean doing nothing. There are things we can do to mitigate the propagation of the virus. For example, ventilation measures have been proposed by various experts since two years now to mitigate the propagation of the virus in workplaces, in public spaces. So, that's the type of measures I think could be envisioned by public health authorities.

Mme Senay (Cathy) : And rapid tests, for you, for example, like, people coming to see your baby this weekend, are you going to ask them to have a rapid test?

M. Nadeau-Dubois : «Bien sûr», we've been doing this for… we've been already doing this for a few months. Yes, it's a tool that you can give citizens to deal with their old level of… their own level of risk. It's a shame that it was not available sooner, it's a total shame, but now that we have them, we see how their useful and how they can help to deal with the level of risk.

Mme Senay (Cathy) : But how many are you asking? Because an expert yesterday was saying : Two rapid tests in 24 hours to make sure you're… you don't have COVID. Are you asking two rapid tests in 24 hours?

M. Nadeau-Dubois : You're asking me personally?

Mme Senay (Cathy) : Yes.

M. Nadeau-Dubois : Well, honestly, the recommendations about rapid tests have been changing over time. So, we were... at first, people were being told to use only... to put the «écouvillon» in their nose, now it seems that we could do the nose and the mouth. I've seen what you're referring to, the new experts counselling to... recommending to use two tests, so I think we will discuss it at home.

Mme Senay (Cathy) : On another topic, journalists asked you about the participation of Éric Duhaime at the leaders' debate during the campaign. In 2018, it was the first TV debate in English for leaders. What is your reference in 2022? Are you hoping to have, like, a debate in English?

M. Nadeau-Dubois : I think it would be a good idea to have a debate in English, yes.

Mme Senay (Cathy) : And why?

M. Nadeau-Dubois : Well, I think there is a historic anglophone community in Québec and if they want to organize a debate, if their media organizations want to organize a debate, we will accept the invitation.

M. Grillo (Matthew) : Just on COVID, do you feel as though, you know, the Premier has really taken a step back on COVID? We don't hear him very much on it anymore. Is that problematic, you think?

M. Nadeau-Dubois : Veux-tu y aller, Vincent, là-dessus?

M. Marissal : Well, the virus is still there, just because you look somewhere else, the virus won't go away. So, yes, we all have the responsibility, as elected people, to remind people that the virus is still there. Mr. Legault was so enthusiastic about going into an election, in Marie-Victorin, and then, the general election, that, somehow, he forgot or he tried to make us think that the virus was gone. But the virus is still there and I'm saying to all Quebeckers : Go get the booster shot, get vaccinated if you are not, if you feel any kind of symptom, don't visit the family. I know it's boring, I know it's not fun, but the virus is still there And I'm very worried about the people working in our health system right now, That's my main concern.

M. Laforest (Alain) : Pouvez-vous le répéter en français, s'il vous plaît?

M. Marissal : Oui. Ce que je dis, c'est que le virus est encore là, on le voit, on le voit dans les chiffres. Regarder ailleurs ne va pas faire disparaître le virus, donc on a la responsabilité, comme élus, de continuer de dire aux gens : Faites attention, le virus est encore là, il ne faut pas venir fous, là, il ne faut pas vivre dans des grottes, mais, d'un autre côté, le virus est toujours présent.

Et moi, ma grande crainte, c'est le personnel soignant qui tombe, en ce moment, au combat. Là, on s'en va vers l'été, des vacances, donc on doit absolument s'assurer que les gens qui travaillent pour nous, dans le domaine de la santé, soient bien protégés, mais qu'on ne fasse pas non plus l'erreur de baisser la garde complètement. Je le sais, que c'est plate, je me trouve plate de dire ça, mais le virus, il est encore là.

M. Lacroix (Louis) : ...le premier ministre a fait passer… a levé le pied trop rapidement, c'est ça?

M. Marissal : Moi, j'ai constaté, comme tout le monde, que le gouvernement est passé très rapidement de mode pandémique en mode électoral. Ça ne fera pas disparaître le virus, ça. Ça fait que ce que je dis, c'est que, comme élus, là, on a une responsabilité.

M. Lacroix (Louis) : M. Legault devrait prendre sa responsabilité à l'égard du virus.

M. Marissal : Je pense qu'il faut répéter les messages. Il y a des gens qui ne sont pas vaccinés, on peut continuer d'essayer de les convaincre de se faire vacciner. Il y a des gens qui, pour plein de raisons qui sont les leurs, ne veulent pas aller prendre la troisième ou la quatrième dose, il faut continuer de leur montrer les évidences de la science qui démontrent que c'est quand même la meilleure protection possible. Puis, au risque, là, d'avoir de l'air vraiment plate, là, puis préfet de discipline, quand vous avez des symptômes, bien, isolez-vous quelques jours, question de ne pas participer à la propagation de l'affaire. C'est ce que je dis, c'est qu'il ne faut juste pas baisser la garde complètement.

Et moi, je ne baisserai pas la garde, je suis très, très préoccupé par le personnel soignant. L'état des forces dans notre système de santé, il est mis à mal, ces gens-là, ça fait plus de deux ans qu'ils se battent. On s'en va vers un troisième été pandémique, ces gens-là doivent et peuvent et ont le droit de prendre des vacances. Alors, je suis préoccupé par ça, c'est mon message essentiellement.

(Fin de la séance à 8 h 27)

Participants


Document(s) Related