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Point de presse de Mme Marie-Claude Nichols, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’habitation, M. Andrés Fontecilla, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de logement et d’habitation, et Mme Méganne Perry Mélançon, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’habitation

Version finale

Tuesday, April 26, 2022, 13 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Treize heures deux minutes)

La Modératrice : Alors, bonjour et bienvenue à ce point de presse transpartisan. S'adresseront à vous aujourd'hui les représentants du RQOH, le Réseau québécois des OSBL d'habitation : en premier, M. André Castonguay, ensuite, Mme Geneviève Savard, qui est locataire administratrice du Domaine Scott à Saint-Sauveur, Mme Linda Pelletier, promotrice du projet Repos du Soldat. Ils seront suivis dans cet ordre de Mme Marie-Claude Nichols pour le Parti libéral, M. André Fontecilla pour Québec solidaire et Mme Perry Mélançon pour le Parti québécois. C'est à vous.

M. Castonguay (André) : Merci. Donc, oui, André Castonguay, donc, directeur général de la Fédération régionale des OBNL d'habitation de Québec-Chaudière-Appalaches et aussi avec le chapeau de président du Réseau québécois des OSBL d'habitation.

Donc, le Réseau québécois des OSBL d'habitation est fier d'avoir réuni aujourd'hui une cinquantaine d'acteurs et d'actrices de l'habitation communautaire de partout au Québec. On demande au gouvernement du Québec de réaliser au moins 5 000 nouveaux logements sociaux et communautaires par an pour les… et ce, sur cinq ans… dans les cinq prochaines années afin d'offrir des logements réellement abordables aux ménages à faibles et modestes revenus en fonction de leur capacité de payer. Le secteur des OSBL d'habitation connaît un succès indéniable dans ses missions et constitue à la fois un modèle idéal et le partenaire crédible et expérimenté dont le gouvernement du Québec a besoin pour réaliser cet objectif.

L'augmentation moyenne des loyers a atteint des sommets en 2021 pour s'établir, par exemple, à 8,8 % à Gatineau, 8,7 % à Sherbrooke et 7,1 % à Saguenay. Dans de nombreuses régions, il n'y a presque plus de logements disponibles. Plus de 37 000 ménages sont inscrits sur les listes d'attente des offices municipaux d'habitation; le 1er juillet, des milliers de ménages auront à nouveau besoin d'une aide d'urgence pour ne pas se retrouver à la rue. Récemment, à l'occasion des consultations prébudgétaires, l'UMQ évaluait à près de 18 000 annuellement le nombre de logements sociaux et abordables nécessaires pour répondre aux besoins identifiés sur le terrain.

Les efforts actuellement consacrés par le gouvernement du Québec sont nettement insuffisants présentement. Avec leurs 55 000 logements adaptés aux besoins des ménages en difficulté, les OSBL d'habitation contribuent au bien-être et au dynamisme des collectivités. Avec l'appui du gouvernement du Québec, notre secteur est prêt à relever le défi et à participer à un grand chantier pour réaliser au moins 5 000 nouveaux logements sociaux et communautaires annuellement. Merci.

Mme Savard (Geneviève) : Bonjour. Un jour, au retour d'un séjour à l'étranger, je suis revenue m'établir au Québec, et, par un heureux hasard, j'ai trouvé un logement dans un OBNL. Je connaissais peu ce type d'environnement, mais rapidement, j'ai apprécié y résider et j'ai compris son fonctionnement, puis ça s'est mis à me tenir à cœur. Le fait de vouloir avoir une mixité sociale, de créer des écosystèmes qui favorisent l'entraide, ça collait à mes valeurs.

Comme mon milieu de vie me tenait à coeur, je suis devenue présidente du conseil d'administration de l'endroit où j'habite, le Domaine Scott de Saint-Sauveur, pour ne pas le nommer. Je me suis aussi impliquée dans un C.A. d'un autre OBNL pour personnes âgées en me disant que mon apport pouvait être utile là-bas. Dernièrement, j'ai commencé à aider un OBNL qui a besoin de revoir ses processus de gestion. Ça me tient suffisamment à cœur pour donner du temps afin que le modèle puisse continuer d'exister, parce que ça fait la différence dans la vie des gens qui y habitent, parce que ça fait la différence aussi dans ma vie.

Bref, je suis fière d'y contribuer et je suis fière de travailler aux côtés du réseau des OSBL en habitation afin de s'assurer que le modèle puisse continuer de se développer au Québec. Merci beaucoup.

Mme Pelletier (Linda) : Bonjour à tous. Mon nom est Linda Pelletier. Je suis une conjointe d'un vétéran qui est post-traumatisme. Je vais mettre mes lunettes, je ne vois pas.

Je travaille sur un projet d'un bloc-appartements de 80 logements depuis six ans pour les vétérans qui sont post-traumatiques. J'ai eu l'idée d'avoir un bloc-appartements après avoir accompagné mon conjoint lors de… souvent des crises d'angoisse suivies d'hospitalisations. J'ai notamment dû arrêter de travailler pour en prendre soin, et je ne suis pas la seule, c'est pourquoi il m'est venu l'idée de développer des logements subventionnés.

Quand je parle de vétérans, je parle aussi de pompiers, ambulanciers, policiers et autochtones; les premiers répondants. Dans un projet comme celui que nous proposons de développer ici, à Québec, on aimerait réserver quelques unités de logement permettant aux familles et aux conjoints de profiter d'un répit quand la situation devient problématique.

Nous proposons d'avoir un plancher de l'immeuble qui offre des services personnalisés. Quand on parle d'un projet respectueux qui valorisera la vie sociale de ses occupants, on veut aider les vétérans dans les rues, aider nos vétérans et leurs conjoints de sortir de l'isolement parce que, je peux en témoigner, les conjoints qui vivent auprès de ceux qui ont vécu des chocs post-traumatismes deviennent isolés.

On propose également de créer des logements de transition. On recherche un endroit facile d'accès où il y aura des autobus, des magasins et l'épicerie à proximité. On a besoin du programme AccèsLogis pour subventionner certains types de logements sociaux. Plusieurs n'ont pas les moyens, même avec une pension de vétéran, de se payer un logement convenable. Nos vétérans ont servi leur pays et méritent notre respect. On pense que c'est aussi ça, l'habitation communautaire. Merci.

Mme Nichols :Bonjour. D'abord, j'aimerais saluer mes collègues qui sont ici et j'aimerais saluer les... une cinquantaine de représentants qui sont ici avec nous aujourd'hui, à l'Assemblée nationale. Je suis impressionnée. Pour moi, vous êtes des experts, vous êtes des gens du terrain, vous avez une expertise que nous, les élus, on n'a pas, donc j'apprécie vraiment beaucoup que vous... C'est un blitz, hein, on va le dire, là, vous faites un blitz ici, à l'Assemblée nationale, pour sensibiliser les gens à la crise du logement, aux problèmes en habitation, donc, félicitations! Je vous salue, merci, merci sincèrement d'être ici.

Bien, vous le savez tout comme moi, hein, l'année 2022 va sûrement être l'année de l'habitation. C'est une année, évidemment, une année électorale, mais c'est une année où on vit pour une deuxième fois consécutive une crise du logement, disons-le, là, sans précédent, on n'a pas vu ça dans les 18 dernières années, avec des taux d'inoccupation au plus bas. Donc, bien sûr, ça a des répercussions sur de nombreux ménages québécois.

Et que vous soyez ici pour le soulever haut et fort, pour dire : On a besoin de 5000 logements par année, oui, j'y adhère, oui, c'est important. Puis c'est 5000 logements par année que ça prend. Il y en avait 15 000 de prévus, là, disons-le, ils n'ont pas été livrés. On comprend votre message qu'il faut maintenant s'unir puis les livrer, puis de façon rapide aussi.

Il y a un bon pas qui a été fait, disons-le. Il faut les souligner, les bons coups. On se fait souvent dire en politique qu'on critique tout le temps, donc soulevons le bon coup : la crise du logement a finalement été reconnue par le gouvernement de la CAQ. Donc, évidemment, quand on reconnaît une crise, bien, après ça, on met en place les modalités, les mesures, la cellule de crise justement pour aller de l'avant pour contrer cette crise-là. Donc, je pense que c'est une bonne chose, maintenant on va travailler ensemble pour que les modalités puis tout se mette en place pour regarder en avant puis poursuivre.

On vous a rencontrés précédemment, bien sûr, je comprends qu'il y a plusieurs points qui vous préoccupent, dont la fin des conventions, la pérennité du logement social. Est-ce qu'il y a des programmes de… comme le PHAQ, le Programme habitation abordable Québec, est-ce que c'est un bon programme? Je partage votre inquiétude relativement à la pérennité du logement social et communautaire pour les prochaines années. Définitivement, il faut trouver des solutions puis il faut mettre ça en place de façon, disons-le, assez rapide parce qu'il y a urgence d'agir.

Grâce au travail que vous faites, grâce au travail que les organismes font sur le terrain, je pense que le Québec s'est bâti une réputation. Madame est allée à l'étranger, elle est revenue, elle l'a dit, elle s'implique maintenant. Bravo! Bravo! Puis je pense que c'est une histoire… c'était une autre histoire, mais je pense que tout ça, là, ça fait qu'on est un Québec fort puis qu'on a des belles histoires à succès ici, au Québec, il faut les mettre de l'avant puis dire que ça se peut, ça existe. Donc, travaillons, tout le monde ensemble, pour un avenir meilleur.

On a un beau programme qui s'appelle AccèsLogis, ça fait 25 ans que ce programme-là existe, c'est un programme qui a besoin d'être modernisé, avouons-le, mais c'est un beau programme. Les organismes sur le terrain, vous êtes... nos experts sont habitués de travailler avec. Donc, j'espère sincèrement que le gouvernement va continuer à croire à son projet AccèsLogis parce que... et débloquer les sommes, parce qu'il y a des projets qui attendent juste un petit go pour voir le jour puis lever de terre.

Alors, voilà. Encore une fois, merci d'être ici. Vous avez tout notre soutien. On croit vraiment aux 5 000 logements par année, nous serons à vos côtés pour vous épauler dans la réalisation de vos objectifs. Merci.

M. Fontecilla : Bonjour, mesdames, messieurs. Donc, je commence par saluer les représentantes, les représentants du Réseau québécois des OSBL d'habitation ici, à l'Assemblée nationale. C'est très important, cette visite-là, pour sensibiliser l'ensemble des élus à l'Assemblée nationale sur l'importance du secteur d'OSBL d'habitation qui, en premier lieu, offre des loyers moins chers aux ménages du Québec, là.

Ça a déjà été dit, mais après trois ans de gouvernement, la ministre de l'Habitation, Mme Laforest, a finalement reconnu que le Québec vit une crise du logement, ce que tout le monde sait depuis longtemps. Trop peu, trop tard. Et maintenant, cette reconnaissance doit s'accompagner obligatoirement de moyens structurants pour régler cette crise du logement qui affecte durement des milliers de ménages au Québec. On le sait, la CAQ ne va faire... ne va réaliser que 50 % de sa promesse électorale en termes de construction de logement social, la moitié seulement alors que les besoins aujourd'hui sont immenses dans le domaine de l'habitation.

Le secteur des OSBL d'habitation comporte 55 000 unités établies dans toutes les grandes villes et toutes les localités du Québec. C'est un secteur qui a développé une expertise certaine, qui est expérimenté dans le développement de projets, qui connaît la réalité des milieux locaux, qui... dont les projets sont justement issus des concertations locales et qui répondent véritablement aux intérêts des populations un peu partout à travers le territoire. C'est des projets communautaires qui suscitent la participation active et l'implication des gens, là, sur le terrain et, encore une fois, des logements qui ne recherchent pas à faire des profits qui vont être empochés par un propriétaire, mais qui offrent véritablement des loyers moins chers à tous les locataires.

Donc, il faut privilégier ces modèles-là dans le développement de l'offre locative ici, au Québec. On le sait, même le gouvernement l'a dit, même le ministre des Finances l'a dit, on vit, en ce moment, une offre... une crise dans l'offre de logement. Et le secteur des OSBL d'habitation est en mesure de répondre, si jamais on lui donnait véritablement les moyens, est en mesure de répondre à cet appel-là.

Et aujourd'hui, je vais poser une question à la ministre de l'Habitation, Mme Laforest, sur l'avenir de ce secteur-là, à qui il faut donner les moyens de se développer davantage. Parce qu'il subit des menaces, non seulement en termes de gel, en quelque sorte… dans l'effet du gel du développement des OSBL d'habitation, qui offrent des logements communautaires. Il n'y a aucune nouvelle unité qui a été annoncée… d'unité de logement, là, qui a été annoncée par le gouvernement, on se contente à peine d'essayer de rattraper la promesse qu'ils ont faite en début de mandat. Et, d'autre part, il y a d'autres menaces. Il y a des OSBL qui sont vendus à des promoteurs privés. Il faut donc protéger ces parcs locatifs de façon impérative, là, parce qu'ils constituent un filet social qui caractérise le Québec.

Donc, j'appuie très fermement la demande faite par le Réseau québécois des OSBL d'habitation de construire un minimum, un minimum de 5 000 logements sociaux par année pendant 25 ans. Ces 25 000 logements sociaux vont réussir à soulager de façon importante la crise du logement. Merci beaucoup.

Mme Perry Mélançon : Bonjour à vous tous et toutes. Je suis très heureuse de participer à cette démarche transpartisane, excusez-moi, qui n'est pas... ce n'est pas tous les jours qu'on fait ce genre de point de presse là ensemble, mais le sujet est très, très important. Et on a la chance d'avoir... Ça a été initié, évidemment, par le Réseau québécois des OBNL d'habitation, qui est avec nous à Québec depuis hier, qui continue, là, ses rencontres avec les élus de l'Assemblée nationale pour les sensibiliser à l'importance de construire du logement social au Québec.

On le sait, le logement social a connu un sous-financement important dans les dernières années. Et non seulement le gouvernement de la CAQ ne répond pas à la demande des groupes de construire les 5 000 logements par année au Québec, mais il n'est pas capable de s'engager à livrer les milliers d'unités qui sont déjà déposées dans AccèsLogis et qui sont toujours en attente d'une réponse — je crois, Mme Pelletier, que c'est votre cas — depuis six ans que ce projet-là est en branle, et on est toujours en attente d'une réponse.

Donc, ça suffit, cette attente-là. Il faut pouvoir s'engager, il faut pouvoir aller au bout de nos ambitions, au Québec. Le logement, c'est un droit fondamental, il faut le rappeler. Je le rappellerai lors d'une motion, là, qu'on va déposer à l'Assemblée nationale tout à l'heure, en période de questions.

Je veux avoir un mot aussi sur AccèsLogis, que je viens de citer. Il faut que la ministre puisse clarifier ses intentions avec l'avenir du programme AccèsLogis, c'est vital. C'est vital pour les logements sociaux qui ne pourront jamais être remplacés par du logement abordable.

Donc, on dirait, présentement… Il y a plusieurs rumeurs qui ont circulé, justement, sur AccèsLogis. Le gouvernement semble vouloir hacher le programme… passer la hache dans le programme pour se consacrer uniquement sur le nouveau Programme en habitation abordable. Ce n'est pas la clé, ce n'est pas la solution à long terme pour s'assurer de garder des logements à prix modiques.

On est en crise, crise du logement, évidemment, au Québec, mais en plus de ça, on est dans une forte hausse de l'inflation, c'est sûr que les personnes vulnérables vont avoir des besoins, vont devoir être épaulées plus que jamais pour traverser la crise. Alors, il faut faire attention de ne pas débalancer l'offre, finalement, de logements à prix modique versus les logements qui seront construits dans le privé. C'est sûr qu'il y aura un impact sur le prix des loyers. C'est sûr que, si on construit plus dans le privé, il y aura des intérêts, il y aura des hausses de loyer qui vont affecter aussi les prix de nos logements sociaux.

Alors, moi, j'aurai une question également pour la ministre. Je pense qu'elle doit faire preuve de vision. Je pense qu'elle doit écouter plus que jamais les groupes qui ont la même demande depuis au moins quatre ans, celle de construire 5 000 unités de logement par année au Québec, sinon, on ne se sortira jamais de cette crise du logement qu'on connaît. Et il faut avoir une priorité pour acquérir des bâtiments aussi, via les municipalités, pour acquérir des terrains. Je lui ai demandé d'accorder un droit de préemption aux municipalités qui veulent développer des projets de logement social, qui veulent être les alliées de nos groupes en habitation.

C'est tout ce qui est demandé présentement, il y a eu une déclaration de l'UMQ là-dessus. Alors, il faut absolument débloquer et faire un grand chantier en habitation, mais c'est le logement social qui doit primer.

Alors, bien, je vous remercie d'être là avec nous. Vraiment, franchement, ça fait du bien d'avoir ce mouvement-là, qui est plus clair que jamais, comme je le disais. Alors, on va déposer une motion qui veut reconnaître la crise du logement, oui, mais le droit au logement, qui est un droit fondamental. Merci.

La Modératrice : Merci beaucoup. Nous allons prendre les questions.

M. Aubert (Benjamin) : Oui, bonjour, Benjamin Aubert, Journal Métro. Peut-être clarifier, là, si la demande, c'est 5000 sur cinq ans ou sur 25 ans? Parce que M. Fontecilla a parlé de 25 ans, tout à l'heure.

Des voix : ...

M. Aubert (Benjamin) : Donc, oui, mais, en fait, c'est 5000 sur…

Des voix :

M. Aubert (Benjamin) : Cinq ans, parfait. Puis cette demande-là, ça représente des investissements de combien pour l'aide, là, qui est demandée?

M. Castonguay (André) : Je n'ai pas vraiment de chiffres exacts à vous donner. Par contre, on sait que présentement, avec la hausse des coûts de construction, on peut être dans l'ordre 300000, peut-être de 250000 à 350000 par unité, grosso modo, mais c'est vraiment une estimation, là, je n'ai pas de chiffres exacts à vous donner là-dessus.

M. Aubert (Benjamin) : Et les plus grands besoins sont où, au Québec?

M. Castonguay (André) : Pardon?

M. Aubert (Benjamin) : Les plus grands besoins sont où, au Québec?

M. Castonguay (André) : Il y en a partout, il y en a partout, que ce soient les grands centres, il y a des grands besoins aussi au niveau des régions, il y a des grands besoins pour des aînés. Donc, les besoins sont partout, là, à travers la province. De toute façon, les chiffres des taux d'inoccupation sont probants à peu près partout, dans la province de Québec, ils sont pas mal tous en bas du 3 %, qui est la norme, là, au niveau des taux d'inoccupation puis de l'équilibre entre l'offre puis la demande.

M. Aubert (Benjamin) : Merci.

M. Castonguay (André) : Plaisir.

Mme Perry Mélançon : J'aurais envie d'ajouter quelque chose, si vous me le permettez.

M. Aubert (Benjamin) : Oui, allez-y.

Mme Perry Mélançon : Ce n'est pas des chiffres comme tels. Mais il faut dire qu'avec la gestion de la crise actuelle ce n'est pas rentable de ne pas protéger notre parc de logements locatifs via les OBNL d'habitation, qui ont été construits il y a 30, 40 ans avec des conventions, on l'a dit, qui arrivent à échéance maintenant. Et il n'y a rien qui est fait par le gouvernement pour s'assurer que ça ne passe pas aux mains privées. On l'a vu récemment à Richelieu, on était les trois porte-parole, l'opposition, à cette manifestation-là, et malheureusement, la transaction a eu lieu. Puis il y a plein d'autres OBNL qui sont dans cette situation-là. Donc, si on n'est pas en mesure de protéger notre parc, et de ne pas construire les 5000 unités additionnelles, où s'en va, le Québec? Où s'en va... C'est une crise sociale qui nous attend, et pas juste le 1er juillet, on est en train de la vivre actuellement.

M. Aubert (Benjamin) : Merci.

M. Fontecilla : …Un petit détail sur les montants, là. C'est... je n'ai pas les montants non plus, là, mais il ne faut pas oublier que ce n'est pas seulement un investissement de l'État. Je ne veux pas m'enfarger dans les pourcentages, là, mais il y a un pourcentage, autour de 40 %, 50 %, qui est fourni par l'État, une autre partie par les municipalités. Et les locateurs fournissent aussi un effort substantiel pour financer ces projets-là, donc ce n'est pas seulement de l'argent qui sort des poches de l'État.

Le Modérateur : Alors, il n'y a plus de question. Ceci met fin à ce point de presse. Merci infiniment pour votre présence.

(Fin à 13 h 23)