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Point de presse de Mme Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor

Version finale

Wednesday, May 11, 2022, 9 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures six minutes)

Mme LeBel : Alors, bonjour. Ce matin, je trouvais... Bon, surtout qu'il y a eu plusieurs discussions, plusieurs événements, plusieurs articles de journaux, dans les dernières semaines, surtout depuis le 22 avril, depuis que les ingénieurs d'État ont déclenché leur grève, et je pense qu'il était important, pour moi, de faire le point, là, sur les négociations et sur la position gouvernementale.

Naturellement, je pense que je tiens à réitérer que le gros des négociations, les négociations doivent se faire aux tables de négociation. Je dois réitérer également que je suis quelqu'un qui comprend les rapports de force et je respecte le fait qu'on peut faire des moyens de pression, et les moyens de pression qu'ils utilisent leur appartiennent. Mais je pense qu'on doit faire la part des choses et on doit comprendre comment se déroulent les négociations, actuellement, aux tables.

Depuis la fin de 2019, il y a eu plus de 50 rencontres de négociation. Et, depuis ce temps, le gouvernement a déposé ce qu'on appelle des dépôts, a fait huit offres gouvernementales, dont trois offres majeures seulement dans le dernier mois. On en a eu une la semaine passée, mercredi passé, on en a eu une hier. Avec la dernière offre, là, le salaire d'un ingénieur au premier échelon pourrait passer de 54 000 $ à 62 000 $ par année, je parle du premier échelon, et, au dernier échelon, ça pourrait représenter, pour un ingénieur, un passage de 96 000 $ à 122 000 $ par année. Ce sont des hausses de salaire qui sont considérables. Et on pense qu'il y a un écart à combler, et ces hausses-là font partie de notre bonne foi dans cette reconnaissance du fait qu'il y a un écart à combler.

Vous savez, il y a un rapport, le rapport Gendreau, qui découle de la négociation précédente, une entente qui a été faite avec les ingénieurs, qui fait sept recommandations suite à ça, et tant sur le volet de l'organisation du travail que sur la rémunération globale. On s'est affairés avec les ingénieurs, dès le début, à répondre à six des recommandations en premier lieu. Et ces six premières recommandations là sont concentrées essentiellement sur la valorisation de l'expertise et le respect de l'autonomie professionnelle. Ce sont les demandes des ingénieurs depuis le début de ces négociations-là. Donc, l'attraction d'ingénieurs de haut niveau, le développement et la transmission d'expertise, l'accroissement de la présence des ingénieurs dans toutes les phases de réalisation des projets, ça fait partie des recommandations du rapport Gendreau et c'est ça qui est central au débat, au combat des ingénieurs depuis le début des négociations.

Maintenant, on doit s'attaquer aux salaires. Et on le comprend, il y a un écart à combler, et ça fait partie également du rapport Gendreau. On propose quelque chose qui est inédit dans la fonction publique québécoise, c'est la création de deux échelles, deux structures salariales. Je le dis, c'est sans précédent. Et pourquoi on fait ça? Parce qu'on reconnaît qu'il y a un besoin, au ministère du Transport, de valoriser, de reconnaître et d'attirer une expertise de haut niveau. Il est là, l'objet de la difficulté d'attraction et de rétention au ministère du Transport, c'est les ingénieurs, c'est d'«attracter» des ingénieurs spécialisés, d'expérience. Et donc, avec la création de ces deux échelles, de ces deux structures salariales, ce qu'on va faire, c'est qu'on va donner aux ingénieurs hautement qualifiés un traitement salarial plus élevé, ce qui est normal.

Encore une fois, les ingénieurs négocient en nous disant : On veut que vous valorisiez l'expertise, mais nous demandent les mêmes structures salariales pour tous, les mêmes échelles de salaire pour tous et les mêmes augmentations de salaire, alors que nous, on veut s'attaquer au coeur du problème : la valorisation, l'attraction et la sécurisation de l'expertise de haut niveau au ministère du Transport, et c'est là qu'il faut travailler.

Pourquoi je me présente ici, ce matin, devant vous? C'est parce qu'hier, malgré le fait qu'ils sont en grève, malgré le fait qu'il y a des structures, présentement, au MTQ, qui sont en danger de ne pas se réaliser — je ne parle pas de sécurité, je parle de réalisation de projets routiers — malgré qu'il faut négocier aux tables de négociation, malgré le fait que le gouvernement a fait son troisième dépôt, sa troisième avancée, tant sur la création d'échelles salariales différentes que sur des augmentations substantielles pour les ingénieurs ayant des expertises de haut niveau et nécessaires, bien, hier, on nous a dit : Bien, nous, on ne vous fera pas de retour puis on laisse ça de même. Moi, je considère que les ingénieurs ont quitté la table et je trouve ça inacceptable.

Présentement, je vous l'ai dit, là, pendant ce temps, là, ce qu'on fait, c'est qu'on prend en otage les structures routières du Québec. On le sait, au Québec, hein, on a quatre saisons, on ne peut pas travailler sur nos routes à toutes les saisons, dans tous les mois. La saison utile pour les travaux routiers commence présentement, et, si on dépasse une certaine fenêtre d'opportunité, bien, on va avoir plein de chantiers qui vont devoir être reportés à l'année prochaine. Et c'est des dizaines de projets qui sont attendus par les Québécois et sont importants partout dans le réseau. Alors, moi, je pense qu'il est important, pour les ingénieurs, de venir s'asseoir à la table, de venir répondre aux offres salariales du gouvernement, qui sont substantielles, je le répète, et de venir travailler avec nous, et d'arrêter de prendre les citoyens en otage.

Moi, je suis sincère, là. J'ai rencontré les ingénieurs, je leur ai dit que je voulais travailler sur l'expertise, que je comprenais les enjeux d'autonomie professionnelle, de sécurisation d'expertise. Et ce sont des gens qui ont des expertises de haut niveau. On doit, au ministère du Transport, être équipé pour faire face, dans les travaux de construction, à ce qu'il y a sur les chantiers, et c'est important pour moi. Et c'est là-dessus que je travaille depuis le début, tant par ma réponse avec des solutions aux six premières recommandations du rapport Gendreau, tant par la façon dont on veut mettre sur la table des structures salariales qui sont importantes pour les ingénieurs ayant des expertises nécessaires pour, justement, sécuriser ce bassin-là.

M. Gagnon (Marc-André) : Donc, vous avez l'impression qu'en quittant la table, comme vous le dites, ils se moquent d'une offre que vous jugez substantielle?

Mme LeBel : Bien oui, absolument. Dans le sens où, depuis le début, dans leur discours, et vous pourrez reprendre, hein, qu'est-ce que dit le président, attirer des ingénieurs d'expérience, renforcer l'expertise, c'est là-dessus qu'on travaille, alors qu'à la table on nous parle de donner la même chose à tout le monde. Bon. On n'est pas à ce niveau-là. Dans le bassin des ingénieurs, c'est important de reconnaître qu'il faut sécuriser cette expertise de haut niveau là, et, où il y a certains enjeux d'attraction et de rétention, c'est dans l'expertise de haut niveau. Et c'est le discours qu'ils ont publiquement. C'est ce qui a fait en sorte que je me suis assise avec eux, la dernière fois, pour leur dire : Oui, on va trouver des solutions au rapport Gendreau, oui, on va trouver des façons de répondre aux six premières recommandations qui travaillent, justement, sur cette autonomie professionnelle là qui leur est chère et qu'on reconnaît être nécessaire. Mais ça, on l'a fait, là, on a trouvé des solutions. Maintenant, on est dans le salaire. Et, encore une fois, leur discours public est de travailler sur l'expertise, mais, aux tables, on n'est pas au même niveau.

M. Bergeron (Patrice) : Mais la troisième offre, là, ce n'est pas l'offre finale, ça, Mme LeBel, là? On dirait que vous avez encore de la place pour négocier, c'est peut-être pour ça, d'ailleurs, qu'ils ne veulent pas étudier cette offre-là.

Mme LeBel : Bien, négocier, c'est s'asseoir à la table et venir en discuter avec moi.

M. Bergeron (Patrice) : Donc, ce n'est pas votre offre finale?

Mme LeBel : Bien, négocier, c'est s'asseoir à la table, et en discuter avec moi, et m'expliquer... Moi, là, j'ai un mandat que je peux jouer aux tables, mais on peut aussi travailler sur la façon de le faire et à quels endroits le faire.

Maintenant, est-ce que j'ai de l'espace sur la valeur totale? Disons que j'ai joué pas mal tout ce que j'avais dans la valeur totale. Mais, comme dans toutes les négociations, et c'est souvent les voies de passage, je suis capable de discuter sur où est-ce qu'on veut mettre l'accent, comment on veut mettre l'accent. Et, depuis le début de mes négociations avec les ingénieurs, on me demande de mettre l'accent sur l'expertise de haut niveau, et, dans les deux dernières offres particulièrement, c'est ce que j'ai fait avec les deux structures salariales et les augmentations substantielles pour les ingénieurs de haut niveau.

M. Robillard (Alexandre) : Où est-ce que vous vous situez par rapport à leur demande de rattrapage de 14,7 % avec ce qui est sur la table en ce moment?

Mme LeBel : Bon, c'est très difficile à quantifier parce qu'ils font, eux, un rattrapage général sur l'ensemble des ingénieurs. Moi, je donne beaucoup... je fais un rattrapage plus accentué sur les ingénieurs de haut niveau. Mais, si je fais une moyenne, là, on n'est pas très loin. Même pour les ingénieurs de haut niveau, je leur donne plus que ce qu'ils demandent pour l'ensemble et je donne peut-être un peu moins pour le reste, là. C'est difficile de faire une moyenne, mais on est peut-être à 2 % ou 3 % de différence, là.

M. Gagnon (Marc-André) : O.K. Parce qu'au-delà du pourcentage puis du montant, là, je me souviens, lors de leur point de presse, l'autre fois, que les ingénieurs disaient : Bien oui, pour qu'on gagne plus cher, ils nous demandent de travailler plus, c'est ça, la solution qu'ils nous proposent. Donc, est-ce que, pour gagner 122 000 $, dans le top échelon, les ingénieurs devront travailler beaucoup plus?

Mme LeBel : Bon. Il y a plusieurs choses, il y a plusieurs éléments qui nous amènent à une structure salariale telle que je vous dis. Un des éléments, c'est d'augmenter les semaines de travail de 35 à 37 h 30 min. Je vous dirais que tout le monde les fait déjà, ces semaines de salaire là. Donc, ce qu'on leur propose, c'est de leur payer. Et c'est cotisable pour... la retraite — j'ai eu comme un petit blanc.

M. Gagnon (Marc-André) : La réponse, c'est oui, vous leur demandez de travailler plus.

Mme LeBel : Oui. Dans certains cas, effectivement, ça fait partie de la structure salariale. Mais moi, j'ai déjà été dans une négociation inverse où ça a été accepté. Et c'est un résultat net sur la paie, là. Pour des ingénieurs qui donnent déjà beaucoup, qui travaillent déjà beaucoup, on va reconnaître jusqu'à 37 h 30 min de semaine de travail. Et ça a un impact réel, là. Je l'ai fait, moi, dans une autre négociation, quand j'étais dans une autre vie, et on l'a accepté. Je peux vous dire que, sur le terrain, les membres de mon association étaient très contents de l'impact qu'il y avait sur leurs chèques de paie.

M. Robillard (Alexandre) : Est-ce que vous êtes capable de nous donner une idée du danger que ce conflit-là fait planer sur les infrastructures routières?

Mme LeBel : O.K. Bon. Je suis très contente de voir qu'il y a eu une entente, ce matin, pour les services essentiels. Parce que vous avez vu la réaction de mon collègue, la mienne et celle de mon collègue, la semaine dernière, je pense que, même si je respecte les moyens de pression, dans la vie, on ne peut pas jouer sur la peur des gens et on ne peut pas insinuer que la sécurité des gens est en danger. Donc, présentement... ce n'était pas le cas avant, mais, ce matin, je ne sais pas si vous avez vu, on en est venu à une entente sur les services essentiels avec les ingénieurs. Donc, l'inspection, je vais appeler ça des infrastructures critiques, «critiques» dans le sens qui doivent être inspectées régulièrement pour qu'on puisse connaître leur état et suivre leur état, va continuer. Donc, les gens sont en sécurité, il n'y a pas de danger pour eux.

Là, ce qui est en péril, entre guillemets, c'est d'être capable de commencer des travaux importants dans des dizaines de chantiers du Québec, et qui pourraient, malheureusement, se voir reportés d'un an si la saison... la saison étant très courte, hein, pour les travaux routiers, si on n'arrive pas à trouver une façon de s'entendre, là, dans des délais raisonnables.

M. Bergeron (Patrice) : Vous donnez jusqu'à quand pour.... Là, vous dites : Il faut que ça se règle d'ici deux semaines, un mois. Parce que vous dites que vous avez une fenêtre, là.

Mme LeBel : Bien, vous l'avez vu dans les dernières négos, je ne m'attache pas à des délais, mais je dis toujours le plus rapidement possible. Moi, ce que je leur demande, là, c'est de venir s'asseoir, se rasseoir. J'ai trouvé inadmissible leur réaction hier. On peut vouloir discuter d'un dépôt, on peut penser, quand on est une partie à une table de négociation, qu'il y a du travail encore à faire, mais ce n'est pas en quittant la table de négociation qu'on va avancer. Et c'est ça que je trouve inacceptable ce matin.

M. Bossé (Olivier) : ...quand même des déclarations de directrice générale du MTQ, là, qui mettait en cause la sécurité, ce n'étaient pas les ingénieurs.

Mme LeBel : Il y a des circonstances particulières à ça. Mais, ce qui me troublait beaucoup, c'est qu'on semblait vouloir insinuer que, si on ne réglait pas le conflit, on mettait en danger ces infrastructures-là. Maintenant, il y a eu une entente sur les services essentiels ce matin. Ça me rassure, je pense que c'est une bonne chose, maintenant on peut continuer de négocier en n'ayant pas ce spectre-là au-dessus de la tête, là, qui avait été évoqué par les ingénieurs la semaine passée.

M. Robillard (Alexandre) : Est-ce que le gouvernement fédéral doit renégocier l'entente sur les tiers pays sûrs, là, compte tenu de ce qui se passe au chemin Roxham?

Mme LeBel : Bien, je sais que mon collègue Jean Boulet va venir vous en entretenir.

Des voix : ...

Mme LeBel : Oui, tout à fait. Mais, je veux dire, il va venir vous entretenir de plus de détails. Je pense qu'il faut qu'on trouve une voie de passage avec le fédéral sur cette question-là. Il y a beaucoup plus de gens au chemin Roxham. Notre capacité d'hébergement, elle est, je dirais, étirée à sa capacité maximum. J'ai eu l'occasion de signer une lettre avec mon collègue Boulet et de la Santé il y a quelques semaines de ça — les dates m'échappent des fois, je m'en excuse, là — mais il y a quelques semaines de ça, justement, pour montrer à quel point, pour nous, c'est critique, là. Ces gens-là sont des réfugiés, en attendant que leur dossier soit réglé à Ottawa, nous devons les héberger, et là on arrive à notre pleine capacité. Mon collègue pourra vous entretenir plus...

M. Robillard (Alexandre) : ...dans ce dossier-là...

Mme LeBel : Pardon?

M. Robillard (Alexandre) : Est-ce qu'Ottawa se traîne les pieds dans ce dossier-là, compte tenu des demandes que vous faites?

Mme LeBel : Non, mais je pense qu'il faut qu'on trouve une solution, là, c'est important.

M. Bergeron (Patrice) : ...vous avez réglé ça pour 10 ans, là, le centre d'hébergement. C'est donc que vous acceptez cette situation-là pour l'éternité?

Mme LeBel : Non, on a réglé pour 10 ans parce qu'il fallait sécuriser de l'hébergement, mais je pense qu'il y a encore du travail à faire avec Ottawa, là. Ça continue d'augmenter chaque jour, là.

M. Gagnon (Marc-André) : Est-ce qu'il y a une injustice par rapport aux autres provinces?

Mme LeBel : Bien, c'est sûr que le chemin Roxham est au Québec, donc l'effet est plus patent sur le Québec. Mais ce sont toutes des discussions qu'on a avec le fédéral, et mon collègue va vous en donner plus de détails. Je sais que son point de presse porte essentiellement là-dessus.

Mme Senay (Cathy) : I would like to ask in English, Mrs. LeBel. So, you say that the negotiations with the engineers are basically going in the right direction, but it's a tough union.

Mme LeBel : It is.

Mme Senay (Cathy) : Are they tougher than... are they harder to negotiate with with other groups because they raised the threat of security with certain infrastructures if there was no deal?

Mme LeBel : Well, I don't call it tough, I call it irresponsible. And I'm reassured that that was not the intention, and I hope that was not the intention. To raise the security of the people, and take this argument, and make it an element of negotiation, for me, that was irresponsible. But I see that we had an agreement that came yesterday upon «services essentiels» to make sure that those infrastructures are well inspected like they should be. So, I think that people should be at ease, everybody should rest their mind on that. I mean, we are not in danger, so this is off the table.

But what I find special... What I think is not acceptable is that... Up until yesterday, I mean, we were having discussion at the table, and, for me, negotiating, I have no problem with that, but I have to have somebody in front of me to talk with me. Up until yesterday, the Government made three major steps forward to try to reach them. There are seven recommendations in the rapport Gendreau, which is a very important «rapport» that states that we have to work on the expertise of the engineers within le ministère du Transport du Québec.

Mme Senay (Cathy) : And the recognition of that.

Mme LeBel : And the recognition of that, and the professional autonomy also, that they have to be recognized to a certain level within the ministère du Transport. And we have met them on six of seven of those recommendations, and we are currently working on the seventh one. This is not something that we would say that the Government is not there at the table. The Government is there at the table, the Government is there on the same issue that they are on, so we agree on the issue. Now, we just have to find the solution to resolve those issues. So, what I say, I'm urging them to come back at the table and make move towards us also. I mean, a negotiation is not them sticking on their point and me trying to go forward every time. I did three major steps forward, now they have to do the same towards me.

Mme Senay (Cathy) : But the risk is that, at some point, there are some repairs of roads that can be delayed.

Mme LeBel : Yes. But the risk is not security wise, I have to say that. It's like you say, we have a very short window, in Québec, to do work on our roads. I mean, we have a winter, the winter was long. «Le printemps» was long also. So, we have a short window during the summer where we could go forward with all «les chantiers de construction routiers». So, I mean, this is something that the citizens of Québec, they are waiting for. And I would find that inacceptable that we take those «chantiers», and we will make the Quebeckers wait another year possibly.

Mme Senay (Cathy) : A year more perhaps?

Mme LeBel : A year more perhaps, yes.

Mme Senay (Cathy) : A year to wait, and perhaps...

Mme LeBel : At least a year, because if we don't start this year, I mean, we're going to start next year. But this is something we have to go forward.

Mme Senay (Cathy) : So, what's your main argument to convince them, the union, to convince the union to come back to the table?

Mme LeBel : Well, they have to come back. I mean, what is their argument not to come back at the table when I met them on six out of seven of their major points and I'm working on the seventh one? I'm there. They want me to listen, I'm listening. They want me to discuss, I'm discussing. So, why aren't they there? Merci.

(Fin à 9 h 23)

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