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Point de presse de M. Jean Boulet, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration

Version finale

Wednesday, May 11, 2022, 9 h 29

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures vingt-huit minutes)

M. Boulet : Je peux commencer par vous dire : Bonjour, tout le monde. Oui, je vais m'exprimer quelques minutes.

Bon, souvenez-vous qu'entre le 20 mars 2020 et le 21 novembre 2021, le chemin Roxham, qui est irrégulier, a été fermé pour des raisons sanitaires. Le 21 novembre, il a réouvert. Le 23 novembre, avec mon collègue à la Santé, on a eu une discussion avec trois homologues à Ottawa et on voulait s'assurer que ça puisse réouvrir de façon ordonnée. Je pense que c'est important, pour moi, de dire que le Québec est absolument ouvert à l'accueil humanitaire. On veut cependant que ça puisse se faire de manière ordonnée, régulière et légale.

Ce qu'on constate, c'est que, depuis la réouverture de ce chemin-là, il y a 13 600 personnes qui sont passées de manière, encore une fois, totalement irrégulière, et, de ces 13 600 là, il y en a 10 800 qui ont fait des demandes d'aide financière de dernier recours, donc pour recevoir des prestations d'aide sociale. Et là on est rendus à un stade où on excède nos capacités d'accueil et d'intégration. D'abord, on est rendus à notre capacité d'hébergement. Au-delà de ça, Ottawa assume l'hébergement additionnel. Mais les personnes arrivent ici, puis, si on veut les accueillir dans la dignité et l'humanité, il faut s'assurer de les intégrer. Ils bénéficient d'un hébergement temporaire d'une durée moyenne de 15 jours. 75 % demeurent ici, et donc, au-delà des 15 jours, c'est la pression sur les services publics d'emploi, sur le logement, sur les services de santé, les services sociaux, l'école, comme je le mentionnais, et ces personnes-là ne bénéficient pas de leurs permis de travail avant un délai de 11 mois. Donc, c'est important de s'assurer qu'Ottawa assume ses responsabilités pour que l'entente des tiers pays sûrs soit respectée.

Actuellement, vous savez que cette entente-là prévoit que la personne fait une demande d'asile dans le premier pays sûr où elle se trouve. Les États-Unis, entre nous, c'est manifestement un pays sûr. Donc, ils ne peuvent pas passer par les voies régulières, donc on ne respecte pas cette entente-là. Ou on la met de côté, ou on la redéfinit, ou on la modernise, et, à cet égard-là, Ottawa a énormément de travail à faire.

Et, pour l'instant, il faut véritablement arrêter ce flux quotidien là qui finit par excéder nos ressources, notre capacité d'accueil et qui ne nous permet pas de respecter l'excellente réputation que nous avons à l'échelle internationale d'intégrer aussi avec le maximum de dignité possible ces personnes-là.

Je vous rappellerai que 92 % des entrées irrégulières au Canada se font par ce chemin Roxham là. Donc, il faut se dire : C'est deux poids, deux mesures. Ce n'est pas juste à l'égard des personnes qui empruntent les postes réguliers. Si c'est les postes réguliers, tu ne peux pas en raison de l'entente des tiers pays sûrs, et, si c'est des entrées irrégulières, si c'est Roxham, on peut venir. Puis c'est la promotion qui est faite, notamment, pour accompagner ces personnes-là, leur faire savoir qu'on va venir les reconduire en taxi, on va leur permettre d'arriver au Canada, de faire une demande d'asile, de ne pas pouvoir intégrer le marché de l'emploi avant une durée moyenne de 11 mois, sans égard à la reconnaissance de leur statut de réfugié, qui peut prendre un an, un an et demi de plus. En gros, c'est ce que je voulais partager avec vous ce matin.

M. Duval (Alexandre) : Si on est dans une période d'afflux record, M. Boulet, puis qu'actuellement ça excède notre capacité d'accueil, comment expliquez-vous que les lieux d'hébergement ne soient pas pleins?

M. Boulet : Bien, nos lieux d'hébergement, on est à 92 %. Donc, on a dit : Quand on est rendus à ce stade-là, le surplus est assumé par Ottawa. Puis il y a 10 ou 11 hôtels, à Montréal, qui sont fournis au gouvernement fédéral pour faire l'hébergement temporaire de ces personnes-là.

Puis je rappellerai qu'au-delà de l'hébergement temporaire… tu sais, parce qu'ils demeurent 15 jours, puis après ça ils vivent dans la société québécoise, et c'est là qu'on doit assumer nos responsabilités humaines à l'égard de ces personnes-là. Si on veut bien les accompagner, il faut s'assurer de leur donner tous les services de santé, les services sociaux, l'accès aux écoles, les services publics d'emploi, l'intégration dans la communauté, les cours de français, et autres, et là on va au-delà de ce que nos ressources, actuellement... puis vous savez, en matière de logement, les enjeux que nous pouvons avoir. Donc, ça exerce énormément de pression sur le Québec.

M. Bergeron (Patrice) : Vous dites : Il faut arrêter ce flux quotidien. Mais comment on peut l'arrêter, là, rapidement, dans un délai court, là?

M. Boulet : Ça a été arrêté, vous le savez. L'entente des tiers pays sûrs, là, prévoit que si des... En fait, c'est une entente Canada-États-Unis. Si tu es aux États-Unis puis que tu veux venir au Canada par un poste régulier, on te retourne directement chez toi. Durant la pandémie, entre le 20 mars 2020 et le 21 novembre 2021, c'est ce que le Canada faisait. Puis c'est Ottawa qui gère les frontières, donc on retournait, on accompagnait les demandeurs d'asile vers le retour dans un pays sûr qui était les États-Unis.

Mme Côté (Claudie) : Quelle est votre demande? Est-ce qu'on ferme?

M. Boulet : C'est retourner les personnes dans le tiers pays sûr. Ça a été fait comme ça pendant plus qu'une année et demie.

M. Gagnon (Marc-André) : On le ferme quand, le chemin Roxham? Immédiatement?

M. Boulet : Moi, je dis : Dans les meilleurs délais possible. J'ai des discussions avec mon collègue, mon homologue à Ottawa, M. Fraser, des rencontres, évidemment, virtuelles, mais une rencontre, récemment, à son bureau de Montréal, et, parmi les dossiers que j'aborde avec lui, Roxham en fait partie. Et j'ai mis énormément de pression pour que l'entente des tiers pays sûrs soit redéfinie, ou modernisée, ou appliquée, respectée, mais les réponses sont évasives, les réponses ne sont pas claires. Mais c'est surtout dans l'action que je ne sens pas de résultat. Il n'y a rien de redéfini, il n'y a rien de négocié, puis l'entente n'est pas respectée.

M. Gagnon (Marc-André) : Quand Ottawa a décidé de rouvrir le chemin Roxham, au mois de novembre, donc, vous avez dit : O.K., si c'est fait de façon ordonnée. Mais est-ce qu'il n'est pas là, le problème? Est-ce que vous n'auriez pas dû immédiatement vous opposer à sa réouverture, compte tenu du fait que, là, c'est hors contrôle puis qu'on appréhende un nombre record?

M. Boulet : Je pense que c'est important de réitérer que le Québec est ouvert. Je pense qu'on est humains. Il y a de ces personnes-là qui ont besoin d'être accueillies, protégées, encadrées. Donc, ce n'est pas... Je ne suis pas opposé idéologiquement à l'accueil de ces personnes-là, mais encore faut-il le faire de manière compatible avec nos capacités d'accueil et d'intégration.

Puis je le répète, là, le permis de travail, là, ça n'a pas de bon sens que ça prenne 10 mois, 11 mois. Les personnes sont ici et bénéficient de prestations d'aide sociale, on a une pénurie de main-d'oeuvre, on n'est pas capables de les intégrer dans nos entreprises parce qu'ils n'ont pas de permis de travail. Il y a une problématique à Ottawa. On a une politique d'immigration qui est expansive, on n'a pas les ressources pour délivrer. Il y a de plus en plus d'immigrants temporaires, mais, au niveau de l'immigration permanente, il y a un goulot d'étranglement, puis ça, il faut que ce soit... il faut qu'Ottawa soit constamment interpelé. Puis les réponses ne sont pas satisfaisantes.

M. Carabin (François) : Vous la fixez à combien, votre capacité, M. Boulet? Parce que, là, vous dites : Notre capacité est dépassée. 35 000, visiblement, c'est trop. Mais vous la chiffrez à combien?

M. Boulet : Bon, on avait mentionné à nos trois homologues à Ottawa : capacité d'hébergement de 1 150. On y est, ou à peu près. Et le flux quotidien, c'était 60, puis fréquemment on est à 80, 90, 100, 110, 120. Ça rentre, c'est une passoire, c'est reconnu à l'échelle internationale.

Puis, encore une fois, ce matin, je lisais un organisme qui faisait la promotion : Si vous voulez venir au Canada, c'est facile. Les postes réguliers, ça ne marchera pas, il y a une entente sur les tiers pays sûrs. Roxham, c'est le passage qui est reconnu à l'échelle internationale. Puis, quand je dis : Au Canada, c'est 92 % des entrées irrégulières, ça ne peut pas continuer comme ça, on ne peut pas accepter ça.

M. Robitaille (Antoine) : …vous aviez écrit : Il faut fermer le chemin Roxham. Est-ce que... Là, écririez-vous le même tweet aujourd'hui?

M. Boulet : L'autre tweet, ce n'était pas dans le même contexte, puis il y en a qui avaient fait un amalgame que je ne faisais pas. Le tweet, à l'époque, c'était pour des raisons sanitaires, souvenez-vous, c'était l'arrivée d'Omicron, donc le contexte n'était pas le même, et je voulais faire une mise en garde. Puis ça, c'était dans un contexte de pourparlers que j'avais avec Ottawa. Je ne disais pas nécessairement : Il ne faut plus qu'il y en ait. Il faut s'assurer...

C'est toujours la même dynamique et le même discours. Il faut respecter nos capacités en matière de logement, scolaire, d'intégration à l'emploi, d'aide financière de dernier recours. M. Robitaille, on va les accueillir dans notre maison, mais il faut les accueillir correctement. On ne les laissera pas à la porte d'entrée.

Journaliste : Essentiellement vous dites la même chose : Il faut fermer le chemin Roxham.

M. Boulet : Bien, il faut leur permettre d'arriver par la grande porte puis il faut s'assurer de dire : Si l'entente des tiers pays sûrs n'est pas appliquée, mettons-la de côté ou... Ça fait des mois que je répète à Ottawa : Négociez-la, l'entente. Tu sais, parce qu'ils me disent...

Mme Côté (Claudie) : On dirait que vous ne voulez pas le dire, mais ce que vous demandez, c'est de fermer le chemin Roxham.

M. Boulet : Il faut arrêter certainement de permettre à des demandeurs d'asile d'emprunter ce chemin-là qui est irrégulier, oui.

Mme Côté (Claudie) : Mais la façon de le faire, c'est de le fermer?

M. Boulet : Absolument.

M. Lecavalier (Charles) : M. Leitão dit qu'il ne faut pas oublier notre humanité et qu'en fermant le chemin Roxham les gens vont passer par la forêt, ils vont passer par des chemins plus dangereux, puis, à l'arrivée de l'automne, de l'hiver, bien là, ça pourrait même mettre leurs vies en danger.

M. Boulet : Ah! mais, moi, je ne suis pas de cet avis-là. Tu sais, les États-Unis, c'est un pays sûr. Tu sais, il n'y a pas personne qui pense que les États-Unis... Tu sais, les États-Unis, là, ils ferment la frontière au sud, pour le Mexique, puis, au nord, bien, allez par Roxham. Puis ils ne sont pas mal pris aux États-Unis, là. Si on faisait référence à d'autres pays en voie de développement ou sous-développés, ça ne serait pas la même dynamique. Mais ce n'est pas des personnes qui sont dans le désarroi humain, c'est des personnes qui sont aux États-Unis.

On a une entente avec eux autres : Tu fais ta demande d'asile dans le premier pays sûr où tu te retrouves, puis ils se retrouvent aux États-Unis. Ce n'est pas appliqué, ce n'est pas respecté, puis on me dit : On va la renégocier parce que ce n'est pas prévu, dans l'entente, qu'ils ne peuvent pas emprunter des chemins irréguliers.

Moi, là, mon raisonnement, c'est plutôt de dire : Voyons donc, si tu fais une entente de cette nature-là, c'est certainement ayant un corollaire, c'est-à-dire, c'est des postes réguliers, il faut t'empruntes les voies régulières. Puis, je le répète, c'est injuste pour ceux qui veulent et qui empruntent les voies régulières, qui respectent tout le processus.

M. Bossé (Olivier) : ...toujours pas de pouvoir sur l'immigration. Donc, si Ottawa décide : Boulet, là, il peut bien parler, on ne le fait pas, c'est quoi, vos prochains leviers?

M. Boulet : Olivier, vous avez totalement raison, la gestion des frontières, ça relève d'Ottawa. Moi, je discute, je dialogue avec mon homologue à Ottawa, et là j'exprime un point qui m'apparaît essentiel pour...

M. Bossé (Olivier) : …un cran de plus, là.

M. Boulet : Absolument. Puis là, si vous m'amenez sur l'immigration, je l'ai mentionné, je crois fermement qu'il faut renégocier l'accord Canada-Québec, il faut amorcer un dialogue. Puis, en matière d'immigration temporaire, ça nous prend le contrôle entier. Puis ça nous prend les pouvoirs de sélection pour l'immigration permanente. Oui, François.

M. Carabin (François) : Pour être clair, M. Boulet, vous voulez qu'Ottawa renégocie l'entente sur les tiers pays sûrs. Mais, en attendant, est-ce qu'il faut fermer le chemin Roxham…

M. Boulet : Actuellement, là, dans l'état actuel des choses, il faut fermer le chemin Roxham parce que c'est devenu une passoire qui permet à trop de personnes d'arriver au Québec et de ne pas bénéficier d'un accueil qui est digne et humain. Je pense que ça résume mon point.

M. Carabin (François) : Pourquoi on ne peut pas attendre une renégociation de cet accord-là?

M. Boulet : François, on n'attendra pas deux ans. Il y en a déjà 18 800 qui sont arrivés, qui bénéficient de l'aide financière de dernier recours, ce n'est pas peu. Il y en a 13 600 qui sont arrivés, puis on a atteint notre capacité d'hébergement. Puis, je le répète, nos enjeux, vous les connaissez aussi bien que moi en matière scolaire, en matière de logement, en matière d'emploi puis en matière de prestations d'aide sociale. C'est 72 millions, en passant, ce qu'on calcule, pour l'année, pour les demandeurs d'asile qui bénéficient de l'aide financière de dernier recours. Étalés sur une base annuelle, c'est quand même des coûts, mais, pour moi, c'est secondaire.

Je pense que ce qui est fondamental, pour moi, c'est qu'on soit en mesure de bien les accueillir, puis c'est constamment ma dynamique, là. Puis, tu sais, les personnes immigrantes, là, puis là je déborde un peu, là, mais les personnes qui sont arrivées chez nous depuis de zéro à cinq ans, il y a encore un taux de chômage de 13,1 % en 2021. Donc, on a des efforts pour mieux les intégrer dans notre marché de l'emploi. Puis les demandeurs d'asile, là, qui arrivent ici, parfois démunis, il y en a qui viennent parce que c'est une voie facile, Roxham, mais ils ont besoin d'accompagnement puis ils ont besoin d'intégrer notre société puis notre marché du travail le plus rapidement possible.

M. Duval (Alexandre) : Plus largement, sur l'immigration, vous avez le pouvoir de renégocier l'accord Québec-Canada en invoquant l'article 33. Vous pouvez le faire, là, simplement avec un préavis de six mois. Alors, pourquoi vous ne le faites pas?

M. Boulet : On va le faire au moment opportun. À ce jour, on a obtenu des gains sur l'application du Programme des travailleurs étrangers temporaires. Vous savez qu'on a des nouveaux assouplissements, on a un traitement simplifié, on a 287 emplois, sur les 500 de la Classification nationale des professions, qui bénéficient d'une voie accélérée…

M. Duval (Alexandre) : Mais, si ça presse, pourquoi vous ne l'évoquez pas, cet article-là, maintenant, M. Boulet?

M. Boulet : On négocie des assouplissements qu'on a pu obtenir, qui ont été salués, notamment par les associations patronales du Québec. Mais je pense qu'il faut aller au-delà de ça puis s'assurer que notre immigration puisse s'orienter beaucoup plus vers les régions, en français, où les besoins de main-d'oeuvre sont criants, parce qu'encore 70 %, 75 % de nos immigrants se concentrent à Montréal, puis le taux de postes vacants à Montréal, il est à peu près l'équivalent du taux de postes vacants au Québec. Et le taux de chômage des personnes immigrantes à Montréal est aussi une problématique, sans parler de l'enjeu de la reconnaissance des compétences, puis ça, bon, vous m'avez entendu au mois de décembre, à Montréal, avec notre vaste projet de reconnaissance des compétences pour ces personnes.

Mme Senay (Cathy) : Mr. Boulet, you want the Roxham Road to be closed in... like, rapidly. Are you aware of all the consequences that means for asylum seekers and the flow of asylum seekers in Québec?

M. Boulet : Of course, I'm aware of the phenomenon. I just want to remind you that between March the 28th, 2020 and November the 21st, 2021, it was completely closed. So, it was reopened by Ottawa on November 21st, 2021.

Mme Senay (Cathy) : But it's too much for Québec.

M. Boulet : It's too much. We don't have the capacity to welcome them with dignity and humanity, and to integrate them in our Québec labor force.

Mme Greig (Kelly) : Then, why close it completely? Why not take other measures to stem the flow or send the people...

M. Boulet : I'm speaking out loud. At this point in time, we have to close the Roxham Road in respect of the asylum seekers, because, instead of welcoming with a lack of dignity and humanity, I want to make sure that, the next time, it will be better. And furthermore, we have to comply with the agreement between the United States and Canada concerning the «tiers pays sûrs», the third safe countries. So, they arrive in the United States and, according to this agreement, they have to present an asylum seeker request in that country. So, it's an irregular, it's an irregular road. It's my main point.

Mme Senay (Cathy) : ...I don't get why you put on the table $50 million for a 10-year contract. That was Romain Schué's story.

M. Boulet : It's a contract. I'm not aware of all the details, nuts and bolts of that agreement. It's between the Health Ministry and an organisation to increase our capacity to welcome them in the years to come, but it's not specific to the Roxham Road.

Mme Senay (Cathy) : OK. Thank you.

Des voix : Merci.

(Fin à 9 h 47)

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