National Assembly of Québec - Return to homepage

National Assembly of Québec - Return to homepage

To use the Calendar, Javascript must be activated in your browser.
For more information

Home > History > Encyclopédie du parlementarisme québécois > Édifice Jean-Antoine-Panet

Recherche dans l'encyclopédie sur le parlementarisme

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W

Édifice Jean-Antoine-Panet

Terme(s) anglais :
Jean-Antoine-Panet Building

Définition

Édifice construit du 23 juillet 1931 au 20 octobre 1932 par l'entrepreneur Adélard Deslauriers selon les plans des architectes Oscar Beaulé et J.-Albert Morissette, en collaboration avec Lorenzo Auger1.

Appelé d'abord « édifice de l'Agriculture », ce bâtiment est désigné comme étant l'« édifice D » à partir de 19372. Le 27 novembre 1997, il est baptisé « édifice Jean-Antoine-Panet » pour rendre hommage au premier orateur de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada. Ce nom est officialisé le 12 février 1998 par la Commission de toponymie du Québec.

Situé à l'ouest de l'hôtel du Parlement, l'édifice compte 9 niveaux et mesure environ 40,5 m de hauteur, 36,5 m de façade (côté est) et 26,2 m de côté3. Sur le plan architectural, il s'inscrit dans le style Beaux-Arts.

Depuis novembre 1985, il est occupé principalement par les services de l'Assemblée nationale. Le 19 octobre 2012, il a été intégré au site patrimonial national qu'est l'Assemblée nationale en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. L'ensemble est situé sur la colline Parlementaire, il est constitué de l'hôtel du Parlement, de l'édifice Pamphile-Le May, de l'édifice Honoré-Mercier, de l'édifice Jean-Antoine-Panet, de l'édifice André-Laurendeau et du terrain.

L'adresse du Jean-Antoine-Panet est le 1020, rue des Parlementaires. L'édifice a conservé le numéro d'immeuble d'avant 1996, alors que l'odonyme était rue Saint-Augustin.

Historique

À partir de 1910, l'accroissement des effectifs de l'État incite les gouvernements à construire de nouveaux édifices pour résoudre le problème récurrent du manque de locaux. En 1930, Raoul Chênevert esquisse un projet d'ensemble de trois immeubles administratifs, ce qui donne naissance au concept de cité parlementaire.

Le premier, l'« édifice de l'Agriculture », doit regrouper les différents services de ce ministère jusque-là dispersés à différents endroits. Les plans sont conçus par les architectes Beaulé, Morissette et Auger4.

En février 1931, Joseph-Napoléon Francœur, ministre des Travaux publics et du Travail, déclare en Chambre que la dispersion des ministères dans des « locaux de fortune » coûte en loyers plus de 19 000 $ par année. Le nouvel édifice permettra de libérer des bureaux à l'hôtel du Parlement. À l'époque, plusieurs députés sont contraints de recevoir leurs visiteurs dans les corridors, faute de place. Ce projet visait également à relancer la construction à Québec et à réduire le chômage dû à la crise économique5.

L'immeuble projeté sera construit près de l'hôtel du Parlement, sur des lots achetés par le gouvernement dans le quadrilatère compris entre les rues Sainte-Julie, Saint-Amable, Saint-Augustin et Conroy6. Pour Francœur, le futur édifice ne doit pas être éloigné du parlement, ce qui « ne favoriserait d'aucune façon une meilleure administration ». En fait, les possibilités d'expansion sont limitées et coûteuses puisque le parlement et ses « annexes » sont bordés de propriétés privées formant un tissu urbain serré. Seul le côté sud de la Grande Allée aurait pu être envisagé, selon le ministre, mais les terrains y sont « trop dispendieux » en raison de la proximité du parc des Champs-de-Bataille. Dans ces circonstances, l'emplacement désigné est le meilleur choix7.

Le 11 juillet 1931, les appels d'offres sont publiés dans les journaux. Toutefois, le gouvernement « ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions, et se réserve le droit, si jugé opportun, de donner des contrats séparés8 ». L'entreprise Adélard Deslauriers ltée décroche le principal contrat tandis que d'autres firmes se partagent les travaux tels que l'installation du chauffage, de la plomberie et de l'électricité9.

Début du chantier

Le 21 juillet, l'entrepreneur Deslauriers affirme au Soleil qu'il va commencer le plus tôt possible les travaux, car, en contexte de crise économique, le gouvernement désire « donner de l'ouvrage aux chômeurs10 ».

Deux jours plus tard, une soixantaine d'hommes démolissent les maisons sur le site du futur édifice. La Ville de Québec octroie un permis de construction le 4 septembre 1931 pour un immeuble dont le coût total est estimé à 475 802 $11.

Entre autres détails, les fondations sont creusées dans le roc et la structure de béton armé est érigée en cinq semaines. Les divisions intérieures sont réalisées suivant les exigences des autorités du ministère de l'Agriculture. Selon le ministre Francoeur, l'édifice a été conçu à 90 % de matériaux québécois et canadiens. Enfin, on estime que les coûts totaux ne dépasseront pas 800 000 $12.

Occupation de l'édifice

Il était prévu que l'édifice soit livré le 21 août 1932, mais l'échéance est remise au 20 octobre suivant13. La veille, Deslauriers organise une fête pour inaugurer la nouvelle construction. Le Soleil rapporte que « tous les membres du cabinet, l'honorable premier ministre en tête, ainsi que les sous-ministres, les chefs de service des divers ministères, les architectes et les sous-entrepreneurs, sans compter les membres de la galerie de la presse, ont été invités à visiter ensemble l'édifice14 ».

Un « succulent goûter aux huîtres » est servi au 7e étage « dans l'admirable salle aux fenêtres donnant sur un paysage incomparable qui sera désormais le bureau de l'honorable M. [Adélard] Godbout15 », ministre de l'Agriculture. À cette occasion, le premier ministre Taschereau exprime sa vision personnelle du développement de la colline Parlementaire :

Je ne puis inaugurer cette magnifique bâtisse sans porter mon regard en arrière. Il y a 25 ans, Sir Lomer Gouin m'appelait au poste de ministre des Travaux publics. Or, il n'existait alors qu'un seul édifice [N. D. A. : l'hôtel du Parlement] qui logeait tous les bureaux du gouvernement, et il n'était pas même occupé complètement. Ce n'est qu'un peu plus tard que nous avons fait terminer l'étage supérieur, parce que le progrès se faisait sentir et nous forçait à multiplier les services et à augmenter le nombre des employés.

À partir de là, il a fallu s'agrandir sans cesse, et construire une nouvelle annexe puis une seconde, qui s'est presque aussitôt montrée insuffisante. L'an dernier, il fallait entreprendre la construction de ce bel édifice, le premier d'une série de trois qui seront reliés entre eux d'après un plan d'ensemble. Il me semble que cette expansion continuelle des services des différents départements est bien faite à l'image du progrès où toute la province a marché depuis 25 ans16.

« Il ne fait pas de doute que nous aurons quelque chose à leur montrer », dit quant à lui le secrétaire de la province, Athanase David, « en faisant allusion aux ministres étrangers qui auront l'occasion de visiter le ministre de l'Agriculture dans ses nouveaux bureaux17 ».

Le déménagement commence le 20 octobre 1932. Six des neuf étages sont occupés par le ministère de l'Agriculture, alors que les trois autres abritent le Bureau des statistiques, le Bureau de la perception des taxes sur la gazoline, l'Imprimeur du roi et quelques services de la Voirie. Près de 300 employés y travaillent, sans compter le personnel d'entretien18.

Dans les années qui suivent, de nombreux travaux de rénovation et d'amélioration sont effectués sur l'édifice. À part le ministère de l'Agriculture, il est difficile de répertorier avec précision les services qui l'ont occupé au fil des décennies. On sait seulement que la Commission du service civil quitte l'édifice vers 195419.

Rénovation de l'édifice

En 1975, la détérioration généralisée des cinq édifices parlementaires convainc les autorités de l'Assemblée nationale et du ministère des Travaux publics et de l'Approvisionnement d'entreprendre une réflexion profonde sur leur état et leur entretien.

À l'automne 1976, un plan directeur est adopté. Il prévoit restaurer les édifices sur une période de 25 ans et évalue les besoins futurs en locaux administratifs de l'Assemblée nationale. L'ensemble des travaux réalisés de 1976 à 1982 se chiffre à 18 millions de dollars, dont près de 16 millions pour le seul hôtel du Parlement (alors appelé édifice A)20. Ce dernier et l'édifice E (aujourd'hui édifice André-Laurendeau) doivent être restaurés en priorité. L'édifice D ne le sera qu'en 1984-1985 au coût de 6,5 millions de dollars21. On le rend conforme au code du bâtiment, la toiture est refaite, la maçonnerie restaurée et les fenêtres remplacées. Tout l'intérieur est reconstruit à l'exception du hall d'entrée, qui conserve son cachet d'origine Art déco22.

Propriété et gestion de l'édifice

À l'époque de ces travaux, l'édifice D est une propriété de la Couronne gérée par le ministère des Travaux publics et de l'Approvisionnement, comme c'est le cas depuis 1867 de tous les édifices du gouvernement du Québec.

Un changement majeur survient en 1984 avec la création de la Société immobilière du Québec (SIQ). Elle devient propriétaire et gestionnaire des biens meubles et immeubles du domaine public et jusque-là administrés par le ministère des Travaux publics et de l'Approvisionnement, sauf dans trois cas : l'hôtel du Parlement et les édifices Pamphile-Le May et Honoré-Mercier. Bien que la SIQ les gère, ils demeurent propriétés de la Couronne. L'objectif du gouvernement est d'en confier graduellement la gestion et l'entretien à l'Assemblée nationale : ce sera chose faite en 198723.

Quant à l'édifice D, il devient propriété de la SIQ le 14 mars 1984, qui en termine ensuite la restauration24. L'Assemblée nationale en loue une partie à l'automne 1985 dans le but de regrouper davantage ses services près de l'hôtel du Parlement25. Ce bail n'est toutefois qu'une solution temporaire : on évalue qu'il serait plus économique de gérer et d'entretenir l'édifice que de le prendre en location « à grands frais »26. Cela implique cependant un processus complexe de transfert de responsabilités à l'Assemblée : la SIQ devrait d'abord vendre le bâtiment à la Couronne qui, tout en restant propriétaire, donnerait à l'Assemblée un droit d'occupation, de gestion et d'entretien. Cette proposition n'est pas retenue dans l'immédiat, mais elle sera la base de futures négociations27.

À partir de 1991, l'Assemblée nationale s'intéresse cette fois à l'édifice André-Laurendeau, mais les négociations avec la SIQ achoppent en raison du coût élevé des rénovations prévues. En conséquence, l'alternative d'occuper, de gérer et d'entretenir l'édifice D voisin est reconsidérée, vu ses nombreux avantages :

• Disposer d'un nombre de bureaux suffisant pour accueillir le personnel administratif travaillant dans l'hôtel du Parlement et réserver ce dernier à l'usage exclusif des parlementaires;

• Déménager temporairement les services établis dans les édifices Pamphile-Le May et Honoré-Mercier, car ils seront rénovés;

• Économiser annuellement un loyer de près de 650 000 $ pour l'édifice D et d'autres immeubles situés sur la colline.

• Jouir d'un édifice complètement rénové et d'un débarcadère pour le déchargement de marchandises. Celui de l'édifice Honoré-Mercier est fermé en raison du réaménagement du boulevard René-Lévesque et de la création de la promenade des Premiers-Ministres.

• La superficie disponible dans l'édifice D correspond mieux aux besoins de l'Assemblée nationale, l'édifice André-Laurendeau étant trop vaste28.

La SIQ est intéressée par cette proposition, car c'est une occasion de diminuer le taux de vacance de son parc immobilier29. Le 26 juillet 1996, l'Assemblée nationale accepte son offre de 8 millions de dollars. La transaction est conclue le 1er septembre 1996. Elle va remédier « de façon définitive », espère-t-on, au manque d'espace de l'Assemblée30.

Le Conseil exécutif avalise la transaction le 12 mars 1997 et, deux jours plus tard, le transfert est effectué. L'Assemblée nationale occupe et assume, depuis, la gestion et l'entretien de l'édifice, toujours propriété de la Couronne. Le 27 novembre suivant, il est baptisé « édifice Jean-Antoine-Panet »31.

À partir de 2002, il est de nouveau rénové, dans la foulée de l'installation du Conseil exécutif à l'édifice Honoré-Mercier. Comme ce dernier était jusque-là occupé par les services de l'Assemblée nationale, ceux-ci déménagent dans l'édifice Jean-Antoine-Panet32. L'institution parlementaire occupe depuis la quasi-totalité de l'immeuble.

Pour citer cet article

« Édifice Jean-Antoine-Panet », Encyclopédie du parlementarisme québécois (en ligne), Assemblée nationale du Québec, 1er avril 2015.

Faites-nous part de vos commentaires à : encyclopedie@assnat.qc.ca

Notes

1 

Nous considérons que la construction d'un édifice parlementaire commence dès les premiers travaux sur le site (arpentage, démolition, etc.). L'autre jalon essentiel est la date d'occupation par les fonctionnaires. Un immeuble peut être habité sans qu'il ne soit achevé. Il n'existe d'ailleurs pas de critères clairs pour déterminer la fin exacte d'un chantier.

2 

Rapport général du ministre des Travaux publics de la province de Québec pour l'année finissant le 30 juin 1937, Québec, s. é., 1937, p. 6-7.

3 

Assemblée nationale, Direction de la gestion immobilière et des ressources matérielles, juin 2014.

4 

Nous n'avons pu déterminer quand ces plans ont été officiellement acceptés par le gouvernement.

5 

Débats de l'Assemblée législative, 20 février 1931; Rapport du ministre des Travaux publics de la province de Québec pour l'année finissant le 30 juin 1933, Québec, Imprimeur du Roi, 1932, p. 26; « On va déménager au Parlement », Le Soleil, 1er septembre 1932, p. 20; Luc Noppen, Hélène Jobidon et Paul Trépanier, Québec monumental 1890-1990, Québec, Septentrion, 1990, p. 73.

6 

Aujourd'hui, ce quadrilatère est formé des rues des Parlementaires (qui comprend les rues Sainte-Julie et Saint-Augustin), Saint-Amable et Louis-Alexandre Taschereau (Conroy).

7 

Débats de l'Assemblée législative, 21 février 1931.

8 

Cet appel d'offres se termine le 20 juillet à midi. « Ministère des Travaux publics et du Travail », Le Soleil, 11 juillet 1931, p. 22.

9 

Ces appels d'offres se terminent le 3 août 1931 à midi. « Ministère des Travaux publics et du travail », Le Soleil, 22 juillet 1931, p. 13.

10 

« Le nouvel édifice du parlement », Le Soleil, 21 juillet 1931, p. 1.

11 

« La Construction », La Semaine commerciale, 31 juillet 1931, p. 6; « Du travail sera donné au chômeur », Le Soleil, 22 juillet 1931, p. 3; Ville de Québec, permis no 5533, 4 septembre 1931.

12 

« Le nouvel immeuble est ouvert », Le Soleil, 20 octobre 1932, p. 10; « Le coût de l'édifice ne dépassera pas $800,000 », L'Action catholique, 20 octobre 1932, p. 10.

13 

« Du travail sera donné au chômeur », Le Soleil, 22 juillet 1931, p. 3.

14 

« Le nouvel immeuble est ouvert », Le Soleil, 20 octobre 1932, p. 3 et 10.

15 

Loc. cit. « Le pavillon de l'Agriculture », L'Action catholique, 23 août 1932, p. 8.

16 

Loc. cit.

17 

Loc. cit.

18 

Loc. cit.; Rapport du ministre des Travaux publics de la province de Québec pour l'année finissant le 30 juin 1933, Québec, Imprimeur du Roi, 1933, p. 36.

19 

Rapport général du ministre des Travaux publics de la province de Québec pour l'année finissant le 31 mars 1954, Québec, Imprimeur du Roi, 1954, p. 55.

20 

Ministère des Travaux publics et de l'Approvisionnement, Rénovation et restauration des anciens édifices de la colline parlementaire. Résumé de l'état du dossier en mai 1982, Direction générale de la gestion immobilière, 30 mai 1982, p. 4.

21 

Le 13 août 1980, les édifices A, B, C et E deviennent respectivement l'hôtel du Parlement, l'édifice Pamphile-Le May, l'édifice Honoré-Mercier et l'édifice André-Laurendeau. L'édifice D n'est renommé Jean-Antoine-Panet qu'en 1997.

22 

Historique des travaux majeurs 1978-2011, Direction de la gestion immobilière, p. 2, Fonds Assemblée nationale du Québec (FANQ), dossier 142634; Le patrimoine immobilier de l'Assemblée nationale. Notes pour une allocution devant les membres de la Commission de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme, du patrimoine, des transports et des travaux publics, Québec, Direction des études documentaires, 3 juin 2002, p. 5, FANQ, dossier 142634; Cécilia Tremblay, Analyse d'opportunité concernant l'acquisition de l'édifice « D » par l'Assemblée nationale, Direction de la gestion immobilière, Assemblée nationale, décembre 1995, p. 4, 6 et 8, FANQ, dossier 219407.

23 

Pour assumer ces responsabilités, l'Assemblée crée la Direction de la gestion immobilière, unité spécialisée dans la gestion des immeubles et responsable de leur rénovation, mise aux normes, entretien et restauration. Loi sur la Société immobilière du Québec, L.Q. 1983, c. 40, art. 26; Claude Trottier et Claude Rioux, Historique de la gestion des édifices parlementaires, 29 octobre 2001, p. 1 et 3.

24 

Décret 625-84, 14 mars 1984.

25 

À ce moment, l'Assemblée loue également des locaux dans les édifices G (aujourd'hui l'édifice Marie-Guyart), H (aujourd'hui l'édifice Jean-Talon), André-Laurendeau et à Place Québec. Mémoire concernant la location d'espaces situés au 1050, Saint-Augustin "D" ainsi qu'à l'édifice André-Laurendeau, 13 juin 1995, p. 1-2. FANQ, dossier 74182; Cécilia Tremblay, Demande de bien et de service, 18 novembre 1985, p. 2-3, FANQ, dossier 219407.

26 

Michel Mongeau à Cécilia Tremblay, 7 mai 1985, FANQ, dossier 74182.

27 

En 1990, un avis juridique établit cette procédure qui, du coup, invalide une autre possibilité qu'envisageait l'Assemblée : le transfert de l'édifice D à la Couronne par simple décret amendant l'article 26 de la Loi sur la SIQ. L'édifice D aurait été ajouté aux trois autres immeubles qui y sont mentionnés. En outre, selon la loi, le ministre des Transports est le seul officier autorisé à acquérir des immeubles au nom de la Couronne, de ses ministères ou de ses organismes. Or, comme l'Assemblée n'est pas un ministère ou un organisme, le Conseil des ministres doit autoriser un acte de vente qui, dans ce cas, spécifierait que la Couronne devenait propriétaire de l'édifice D et l'Assemblée en assurerait la gestion et l'entretien. Pierre Jacques à René Chrétien, 11 mai 1990, FANQ, dossier 64735; Loi sur le ministère des Transports, RLRQ, c. M-28, art. 11.1.

28 

Cécilia Tremblay et André Lavoie, Mémoire concernant l'acquisition de l'édifice « D », 11 décembre 1995, p. 1-4, FANQ, dossier 219407.

29 

Jean-P. Vézina à Pierre Duchesne, 29 février 1996, FANQ, dossier 219407.

30 

Bureau de l'Assemblée nationale (BAN), séance du 26 juillet 1996, décision 805, FANQ, dossier 219407.

31 

Réunion du Conseil des ministres, Transfert de l'édifice D, décision 97-061, 12 mars 1997; Transfert entre la Société immobilière du Québec, Sa Majesté du chef du Québec et l'Assemblée nationale, 14 mars 1997.

32 

BAN, séance du 12 juin 2002, décision 1103, FANQ, dossier 97498.