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Version préliminaire

41st Legislature, 1st Session
(début : May 20, 2014)

Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version finale du Journal est publiée dans un délai de 2 à 4 mois suivant la date de la séance de la commission.

Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions

Wednesday, April 26, 2017 - Vol. 44 N° 124

Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, volet loisir et sport


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Journal des débats

11 h 30 (version non révisée)

(Onze heures quarante minutes)

Le Président (M. Auger) : À l'ordre, chers collègues. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission de l'aménagement du territoire ouverte. Je demande à toutes les personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques.

La commission est réunie afin de procéder à l'étude du volet Loisirs et Sports des crédits budgétaires du portefeuille Éducation et Enseignement supérieur pour l'exercice financier 2017‑2018.

Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?

La Secrétaire : Oui, M. le Président : M. Hardy (Saint-François) est remplacé par M. Billette (Huntingdon); M. Morin (Côte-du-Sud) est remplacé par M. Birnbaum (D'Arcy-McGee); M. Gaudreault (Jonquière) est remplacé par M. Pagé (Labelle).

Le Président (M. Auger) : Merci. Étant donné qu'une période de deux heures est prévue pour ce volet, il n'y aura pas de remarques préliminaires...

Le Président (M. Auger) : ...Enseignement supérieur pour l'exercice financier 2017‑2018.

Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?

La Secrétaire : Oui, M. le Président. M. Hardy (Saint-François) est remplacé par M. Billette (Huntingdon); M. Morin (Côte-du-Sud) est remplacé par M. Birnbaum (D'Arcy-McGee); M. Gaudreault (Jonquière) est remplacé par M. Pagé (Labelle).

Le Président (M. Auger) : Merci. Étant donné qu'une période de deux heures est prévue pour ce volet, il n'y aura pas de remarques préliminaires. Nous allons procéder à une discussion d'ordre général par bloc d'environ 15 minutes, incluant les questions et les réponses. La mise aux voix des crédits sera effectuée à la fin de l'étude de ce volet.

Comme nous avons débuté nos travaux à 11 h 40, et qu'une période de deux heures doit être consacrée à l'étude de ce volet, et je comprends qu'il n'y a pas de consentement pour pousuivre nos travaux au-delà de l'heure prévue, nous devons convoquer à nouveau pour le temps restant. Donc, nous allons débuter les blocs d'échange. M. le député de Labelle, pour environ 15 minutes.

M. Pagé : Ce n'est pas 17?

Le Président (M. Auger) : Environ, puis on va répartir le temps en fonction de ce qu'on a...

M. Pagé : C'est parce que normalement les blocs sont déjà définis.

Le Président (M. Auger) : Oui, mais là, compte tenu qu'on a changé un petit peu, ce serait 17 minutes.

M. Pagé : Parfait. O.K. Bien, merci, M. le Président. Salutations à vous. Salutations aux collègues. Salutations à M. le ministre, avec qui j'entretiens de bonnes relations, je tiens à le dire publiquement, parce que j'apprécie toujours la relation que nous avons, les échanges que nous avons. Toujours très disponible, alors, je le remercie. Mme la sous-ministre, M. le sous-ministre adjoint, les gens en arrière également qui vous accompagnent, bonjour à tous et à toutes.

Certains visages que l'on reconnaît, lors de la tournée de 2013, lorsque nous avons préparé la politique qui a été déposée dernièrement, il y a des gens qui étaient... qui sont encore avec vous. Alors, on est très heureux de les revoir. Ça me permet de faire un clin d'oeil à Mme Michelle Gendron, en arrière, qui va prendre sa retraite dans quelques jours et qui a passé quelques décennies, j'oserais quasiment dire, dans le milieu du sport et loisir, notamment chez Sports-Québec. Alors, salutations. Bonne retraite, madame.

Alors, je tiens, pour les gens qui nous écoutent, à dire qu'effectivement on voulait conserver l'entièreté de notre temps qui nous est alloué, même si on commence un peu plus tard, quitte à ce qu'on revienne. Pourquoi? Parce que, sur deux heures de débat, nous n'avons que deux périodes de 17 minutes, alors c'est bien peu de temps pour les très nombreuses questions pour lesquelles nous souhaitons avoir des réponses. M. le ministre, vous avez déposé... donc je vais aller le plus rapidement possible. Je vais aller assez rondement, en vous demandant... vous avez déposé la Politique de l'activité physique, du sport et du loisir, je pense, c'est le 3 avril dernier, si ma mémoire est bonne. Et, malgré qu'elle était attendue depuis fort longtemps, beaucoup de gens se posent encore des questions sur ce qui va arriver à plusieurs égards dans des budgets, notamment plateforme, sport, bien-être, soutien à la vérification des antécédents judiciaires, bonification de placement en sport, nager pour survivre, plusieurs programmes qui sont annoncés pour lesquels il n'y a pas de réponse. Et, quand nous avons soumis des questions, évidemment, à peu près... je pense même, la même journée, les questions qui ont été soumises pour l'étude des crédits aujourd'hui, nous n'avions pas tous ces éléments.

Alors, ce que je vais faire, parce que ça risque d'être un peu long, je vous soumettrais tout de suite, si vous me permettez, M. le Président, je vous soumettrais tout de suite... je lui enverrais par messager, par page, ces quelques questions pour lesquelles on souhaiterait, plus tard, dans nos échanges, avoir des réponses, parce que, si on commence à chercher dans chacun des cas, on va passer 17 minutes seulement sur cette page-ci. Et il y a beaucoup de gens qui souhaiteraient avoir des réponses parce que, malheureusement, jusqu'à maintenant, il y a des montants d'annoncés, mais il y a peu de réponses. Alors, s'il vous plaît.

Et par contre... je laisserais par contre la chance au ministre de m'expliquer deux choses, la première, on a annoncé, sur trois ans, 64 millions, on a annoncé, sur trois ans, 64 millions. Et un peu plus loin dans la phrase, dans l'annonce, on annonce aussi 507 millions au niveau des infrastructures, mais le 507 millions, ce n'est pas clair si c'est aussi sur le même trois ans, je veux en être certain, si c'est clair, si c'est le même trois ans. Alors, la ventilation du premier 64 millions et également la ventilation du 507 millions, pourquoi? Parce que, déjà, on sait qu'avec le fédéral il y a une entente. Alors, on imagine que l'entente avec le fédéral, c'est inclus dans le 507 millions. Il y a 50 millions que vous avez annoncés l'année dernière, au budget 2016, pour les infrastructures sportives récréatives, il n'y a pas un sou de dépensé, donc j'imagine que ça s'additionne au nouveau 50 millions de cette année.

Est-ce qu'il y en aura d'autres? Est-ce que le 110 millions des arénas est inclus là-dedans? Donc, est-ce qu'on est capable, de façon succincte, de nous ramasser ça pour qu'on nous dise : Le premier 64 millions, en gros, il va servir à quoi? Et le 507 millions, est-ce qu'il est sur trois ans? Et comment pouvons-nous le ventiler, s'il vous plaît, M. le ministre?

Le Président (M. Auger) : M. le ministre.

M. Proulx : Oui, merci beaucoup, M. le Président. D'abord, je veux également saluer l'ensemble des collègues députés et ceux qui vous accompagnent aujourd'hui, saluer également le collègue de Labelle, le collègue de Drummond. Je veux, moi aussi, saluer les gens qui m'accompagnent très rapidement et saluer les gens derrière moi. Vous aurez peut-être remarqué les représentants de Sports-Québec...

Le Président (M. Auger) : ...M. le ministre.

M. Proulx : Oui, merci beaucoup, M. le Président. D'abord, je veux également saluer l'ensemble des collègues députés et ceux qui vous accompagnent aujourd'hui, saluer également le collègue de Labelle, le collègue Drummond. Je veux aussi saluer les gens m'accompagnent, très rapidement, et saluer les gens derrière moi. Vous aurez peut-être remarqué les représentants de Sports-Québec, du Conseil québécois des loisirs, de l'Institut national du sport, de Sport'Aide. Alors, c'est des gens qui sont avec nous pour l'étude des crédits. D'abord, oui, parler de la politique quelques instants. Et, bien entendu, je prends acte de la lettre ou du courriel, ou en tout cas de la... de ce que j'ai reçu par messager avec des questions plus précises. On pourra y répondre dans un deuxième temps. J'apprécie la façon de faire, ça me permettra de donner des réponses plus complètes. Sur la politique elle-même, d'abord souligner le travail qui avait été fait dans le passé, souligner le travail qui a été fait par le député de Labelle en 2013, notamment, lorsqu'il a eu l'occasion de faire la tournée et la consultation... les consultations, dois-je dire, qui a mené au livre vert et qui aujourd'hui nous amène à la politique.

M. Pagé : ...

M. Proulx : Pardon?

M. Pagé : 21 consultations.

M. Proulx : Quand même, quand même, 21 consultations, dit-il, et il a raison. Pour n'en avoir fait plusieurs l'automne dernier, presque autant, c'est effectivement beaucoup de travail. Le rassurer, peut-être, en commençant, M. le Président, en disant qu'effectivement les sommes qui sont annoncées avec la politique, notamment au niveau des infrastructures, sont sur la même période. Bien sûr, ça inclut des sommes qui ont déjà été annoncées, parce que ça fait partie de notre politique, parce que ça fait partie de notre engagement à l'égard des infrastructures, mais l'ensemble des sommes qui touchent les infrastructures, pour 507 millions environ, sont sur une période de trois ans. Ça inclut, bien entendu, le PSISR phase III, qui était là l'an dernier, de 50 millions. Il y a, bien entendu, les sommes en ligne avec le programme qui touchait le fréon, dont 57 millions a été déjà attribué. Il en reste d'autres à attribuer dans cette somme-là. Il y a, bien sûr, ce qui vient de l'entente avec le gouvernement fédéral, ce qu'on a appelé le Fonds FPC. Et il a également deux autres rubriques, si je peux m'exprimer ainsi. D'abord, PSISR, prochaine phase, phase IV, pour laquelle il y aura un appel de projets sous peu. Vous aurez compris que, dans le cadre, du PSISR, le Programme de soutien aux infrastructures sportives et récréatives, c'est bien d'avoir les millions dans le budget. Encore faut-il avoir une loi budgétaire adoptée pour être capable d'avoir les crédits au ministre de l'Éducation et être capable de faire des appels de projets. Alors, on a deux fois 50 millions dans les deux derniers budgets, ce qui va chercher 100 millions de dollars. Et il y a un autre programme, pour lequel il y aura bientôt des annonces, parce qu'on est à terminer les analyses — ou, si ce n'est pas fait, ce sera fait incessamment — qui vient du budget de 2016, qui était une école, un gymnase, pour doter, on le souhaite, l'ensemble des écoles du Québec d'un gymnase ou d'un équipement adéquat, c'est le cas de le dire, pour pouvoir pratiquer le sport et l'activité physique.

M. Pagé : O.K. Alors, je comprends que, dans le fond, le... le 507 millions, c'est à toute fin pratique, ce qui était déjà dans les cartons. Il n'y a... Je n'entends pas d'argent neuf à venir. En tout cas, je n'entends pas cela. Mais, sur le 64 millions, est-ce qu'on est capables d'être un petit peu plus précis?

M. Proulx : Oui, mais... Bon, peut-être pour répondre à l'argument du collègue, vous dire que quand même les sommes du PSISR sont effectivement, l'an dernier, 50 millions, mais il y avait 50 millions, dans la mise à jour de l'automne, qui a été confirmé dans le budget. Alors, il y a 50 millions de dollars nouveaux. On sera privilégié... et c'est les Québécois qui seront privilégiés, M. le Président, lorsqu'on sera en mesure d'ouvrir le programme et surtout de recevoir des projets, d'avoir la capacité d'investir encore 100 millions supplémentaires dans les infrastructures du Québec.

En ce qui a trait aux autres mesures, il y a, je dirais, trois rubriques, si je peux m'exprimer ainsi. Et, puisque c'est sur trois ans, c'est la façon de les regrouper. D'abord, il y a la mesure... et ce qui touche le plan... je dirais, le plan pour les jeunes, de faire bouger les jeunes 60 minutes par jour. Il y a, bien sûr, une mesure, qui est également nouvelle, qui touche les centres de la petite enfance, dont nos services éducatifs de garde, pour les faire bouger. Et il y a les autres mesures de la politique, qui, en passant, seront détaillées et dévoilées très bientôt et ultérieurement, dans la mesure où la politique a été annoncée au début avril dernier. Elle a une portée sur plusieurs années. Or c'est normal qu'on se retrouve à finaliser, je dirais, les différentes annonces avec les différents partenaires. Mais, dans les faits, c'est comme ça que ça se divise, alors, faire bouger les jeunes, nos centres... nos centres et services éducatifs, pardon, et l'ensemble des autres mesures de la politique.

• (11 h 50) •

M. Pagé : O.K. M. le Président, vous me voyez très déçu de la réponse, pour la bonne raison que la politique, là, elle est prête trois ans. On vient de la déposer. J'avoue qu'en 2014 on aurait pu déposer la même politique, mais pourquoi on ne l'a pas déposée? Tout simplement parce qu'on a dit : On veut une politique transversale qui va interpeller tout le monde. On avait identifié 11 ministères. Et ce que vous déposez, finalement, c'est une politique qui est pas mal plus avec des...

M. Pagé : ...elle est prête depuis trois ans. On vient de la déposer. J'avoue qu'en 2014 on aurait pu déposer la même politique, mais pourquoi on ne l'a pas déposée? Tout simplement parce qu'on a dit : On veut une politique transversale qui va interpeller tout le monde. On avait identifié 11 ministères. Et ce que vous déposez, finalement, c'est une politique qui est pas mal plus avec des intentions, mais très MELS, ministère de l'Éducation, parce qu'on interpelle bien peu de ministères. Et on se serait attendu que, dans la politique, il y ait le plan d'action, justement, pour le secondaire, une heure d'activité physique. Vous allez me dire : Ça va venir, mais comment se fait-il que, trois ans plus tard, on n'ait pas déjà attaché tout ça au niveau du secondaire, l'heure d'activité physique? Comment se fait-il qu'on n'ait pas encore attaché tout ça?        Et c'est tellement vrai que, par hasard, je me suis rendu compte que j'ai reçu deux versions de la politique. J'en ai une version que vous avez déposée, 2017, 2016, mais j'ai même la version 2016‑2017, ce que normalement vous auriez dû déposer il y a un an, et où, dans cette version-là, si je vais à la page... en fait, si je feuillette les pages une après l'autre, là, à l'occasion, j'ai un mot qui change, à l'occasion, j'ai une phrase qui peut être modifiée, et, à la page 35, là, on fait juste ajuster les montants. Donc, la politique, c'est clair qu'elle est écrite depuis déjà très longtemps.

Alors, comment se fait-il... moi, j'ai de la difficulté à m'expliquer qu'après avoir le fait le travail, en 2013, d'avoir demandé, à la toute fin, en 2014, de finaliser ce que l'on voulait, parce qu'on voulait quelque chose de beaucoup plus large... et les gens dans tous les milieux, là, qui nous parlent, nous le disent, là, on aurait pu la déposer il y a deux ans, il y a trois ans, et vous auriez pu la déposer l'année dernière, parce que j'ai même la version de l'année dernière, j'a votre version de l'année dernière.

Alors, comment se fait-il qu'aujourd'hui on arrive avec une ventilation si peu détaillée? Parce que, là, j'entends toujours des intentions, mais c'est très peu détaillé. Comment se fait-il que j'arrive avec le secondaire, où on avait prévu sept heures d'activité physique... on me dit qu'on en discute, mais on n'est pas encore capable de l'attacher. J'ai l'impression que finalement on s'est dit : Bien, il va falloir la livrer, il va falloir s'en débarrasser avant la fin du mandat, on va la livrer. Mais moi, ce que j'entends, partout sur le terrain, c'est que... mais encore? Où est le plan d'action? Parce qu'une politique sans plan d'action, là, je le dis puis je ne veux pas manquer de respect, là, mais c'est bon pour les tablettes, c'est une vision. Mais ça s'articule, ça prend vie, une politique, par les actions, par un plan d'action. Ça, j'ai appris ça de mon collègue député d'Abitibi-Ouest, que je n'ai pas le droit de nommer mais qui est ici depuis plus de 40 ans, qui m'a dit : Sylvain, il ne faut jamais déposer une politique sans plan d'action, sinon c'est juste bon pour les tablettes. Quand il a déposé la Politique de la souveraineté alimentaire, c'est exactement comme ça qu'il l'a fait. Alors, là, aujourd'hui, des années plus tard, on dépose une politique, j'ai un très mince plan d'action, alors je suis obligé de vous faire part de ma déception, M. le ministre.

Le Président (M. Auger) : M. le ministre.

M. Fortin (Sherbrooke) : Merci, M. le Président. D'abord, deux, trois choses, peut-être, pour corriger le collègue, mais peut-être aussi pour soulever une interrogation. Si le collègue dit avoir une version antérieure, que moi je n'ai pas vue, s'il peut la déposer, ça me fera plaisir de la lire, parce que je ne la connais pas. Ça, c'est la première chose. Parce que, dans les faits, la rédaction que je connais aujourd'hui n'a pas été faite l'an dernier et a dormi pendant tous ces beaux mois d'hiver et d'été.

Deuxièmement, il faut se rappeler qu'au moment où, en tout cas, moi, je suis entré en poste, la politique n'avait... bien peu de choses à dire sur le secteur loisirs. Et, pour moi, c'était extrêmement important de soutenir le secteur loisirs, de soutenir ceux qui sont dans les loisirs, de soutenir les centaines de milliers de personnes qui oeuvrent dans ce domaine-là, notamment des bénévoles. Et, pour moi, c'était très important de le faire. Deuxièmement, la politique, au moment où je suis arrivé en poste, M. le Président, n'avait pas suffisamment de crédits pour pouvoir survivre. Et c'est bien d'avoir un plan d'action pour la faire bouger, mais encore faut-il avoir de l'argent pour être capable de mettre des actions en oeuvre. Et, dans le contexte actuel, il y a actuellement des sommes... il y a des sommes disponibles, il y a une prévision sur trois années, il y a des infrastructures de manière très importante, il y a des infrastructures en nombre important... et en nombre important, pardon, dans la politique. Alors, il y a là des éléments essentiels.

Troisièmement — je pense que je suis rendu à trois — on est aussi en lien avec la politique sur les saines habitudes de vie du gouvernement, qui elle, est une politique gouvernementale qui est essentielle, nécessaire, et, dans les faits, M. le Président, on ne pouvait pas déposer une politique comme la nôtre sans s'arrimer, si vous me prêtez l'expression. Et s'arrimer, ça ne veut pas dire être en dessous, ça veut dire être en lien, en cohérence avec la politique des saines habitudes de vie de ma collègue ministre de la Réadaptation. Alors, dans ce contexte-là, c'était extrêmement important de le faire. Et je vous rappelle que les projets, les textes et réflexions qui avaient été faits n'allaient pas aussi loin que je le souhaite sur le changement des habitudes chez les petits. Et là, bien, vous me reconnaîtrez, je dirais, un billet favorable à la jeunesse, étant donné mes responsabilités, mais, pour moi, c'était extrêmement important de faire bouger les jeunes très tôt.

Le Président (M. Auger) : Je vais permettre une autre question, parce que je vais répartir le temps, là, entre les questions, réponses. M. le député de Labelle.

M. Pagé : J'aime votre phrase, parce qu'effectivement il faut agir tôt, hein, c'est même pour ça qu'on a lancé, dans les années 90, les CPE. Agir tôt, c'est le secret...

M. Proulx : …favorable à la jeunesse, étant donné mes responsabilités. Mais, pour moi, c'est extrêmement important de faire bouger les jeunes très tôt.

Le Président (M. Auger) : Je vais permettre une autre question, parce que je vais répartir le temps, là, entre les questions, réponses. M. le député…

M. Pagé : …je m'offense, parce qu'effectivement, il faut agir tôt, hein? C'est même pour ça qu'on a lancé, dans les années 90, les CPE. Agir tôt, c'est le secret. Et agir tôt, au primaire… bon, il y a évidemment, un plan d'action avec Pierre Lavoie et tous les autres. Alors, ça, c'est intéressant, mais on s'attendrait qu'avec la politique… qu'on annonce des sommes d'argent pour soutenir, un, les projets qui fonctionnent déjà, et deux, lancer de nouveaux projets. Et quand vous déposez la politique le 3 avril dernier, et que je lis le 19 avril dans LaPresse : «Éducation physique. Un programme novateur perd sa subvention.» La commission scolaire des Affluents, où il y avait 156 jeunes — et je pourrai vous remettre l'information — il y a plein de photos, on les voit bouger dans plein d'activités, les profs d'éducation physique qui ont mis ça en place disent : Si nous on faisait les tests de conditionnement physique chez les jeunes, ça ne correspond pas du tout à la moyenne de condition physique chez l'ensemble des Québécois, parce que ça fonctionne. On même moment, la commission scolaire nous écrit pour dire : On n'a plus suffisamment d'argent, à cause des coupures, pour soutenir ce genre d'activités là. Je me serai attendu que dans la politique, on soit capable de répondre rapidement pour dire : Eh! Il y a de l'argent dans la politique. Et quand on dit qu'on veut une heure d'activité physique par jour à l'école, et c'est exactement ce qu'ils faisaient — en fait, c'était 4 h 30 au lieu du 120 prescrit — mais, non, ils n'ont pas de réponse. Alors, qu'est-ce que vous répondez à ça?

Le Président (M. Auger) : M. le ministre.

M. Proulx : Bien, deux choses, M. le Président. Il y a de l'argent disponible dans le réseau de l'éducation pour soutenir des activités comme celle-là dans les écoles. D'ailleurs, les règles budgétaires sont bien trop connues. Vous aurez l'occasion d'en prendre connaissance et il n'est pas question de ne pas soutenir la vie à l'école, et surtout les activités à l'école, et l'activité physique à l'école. Ça, c'est certain.

Deuxièmement, il y aura des annonces, il y aura des secteurs qui doivent être consolidés qui le seront, et encouragés davantage, et il y a des nouvelles mesures. Et il y a des mesures intéressantes qui ont déjà été connues et qui sont mises de l'avant, et il y en aura d'autres, M. le Président. Ce que je demande au collègue, c'est d'être un peu patient. Je comprends qu'il… et bien entendu, attend depuis longtemps de voir la politique arriver, alors, il peut avoir la mèche un peu plus courte que d'autres pour attendre. Je l'entends et je le comprends. Je le dis amicalement : je le sais impatient de voir nos jeunes bouger, et ça, je l'apprécie. Mais ce qu'il faut garder à l'esprit, c'est qu'on a établi des objectifs. Chez les adultes, 10 % devront bouger davantage — c'est ce qu'on souhaite — et chez les jeunes, 20 %. Et il y a des mesures, dans le cadre de la politique, il y a des axes, que ce soit en accessibilité, en qualité d'expérience, en promotion, et au leadership de la concertation des différents intervenants, ils seront mis de l'avant et seront soutenus financièrement.

Le Président (M. Auger) : 10 secondes, rapidement…

M. Pagé : 10 secondes. Bien, vous comprendrez que l'ambition n'y est plus. Nous, c'était : d'ici 10 ans une des nations les plus en forme au monde, et c'est pour ça qu'on voulait un plan d'action du CPE jusqu'au CHSLD…

Le Président (M. Auger) : Merci.

M. Pagé : …et je comprends qu'on a abandonné l'ambition.

Le Président (M. Auger) : Merci, M. le député de Labelle. Nous allons poursuivre avec le premier bloc du gouvernement. M. le député de Chapleau, 15 minutes.

M. Carrière : 15 minutes? Merci beaucoup, M. le Président. Je ne prendrai pas tout  le 15 minutes. Je vais laisser la chance à collègue aussi d'intervenir avec le ministre.

Permettez-moi à mon tour de vous saluer, M. le Président, les collègues qui sont ici, le ministre avec son équipe, Mme la sous-ministre, M. le sous-ministre, également toutes les équipes qui sont avec. Permettez-moi également de saluer et de reconnaître tout l'apport de Mme Gendron à Sport Québec  qu'on a eu le bonheur de saluer la semaine dernière lors du gala et pour ses 38 années, je crois, donc, merci beaucoup pour tout ce que vous avez fait pour la jeunesse et le sport au Québec. Et vous avez pu sentir tout l'amour et toute la reconnaissance des gens qui étaient là la semaine dernière. Donc, merci beaucoup.

Je suis très heureux d'intervenir à mon tour pour l'étude des crédits, volet Loisir, Sport. Je vais aller… je vais continuer un peu, là, comme mon collègue de Labelle, pour parler de la politique sur l'activité physique, du sport et du loisir. Juste lui dire que le député d'Abitibi-Ouest aurait du recommander au conseiller, à l'ancien ministre des Finances, de déposer les crédits lorsqu'il a déposé son dernier budget, parce que ça faisait défaut à l'époque, donc, c'est juste un petit clin d'œil.

• (12 heures) •

Mais, le 3 avril dernier, on a eu le plaisir, là, de déposer cette politique-là au PEPS, ici, à l'Université Laval, à Québec. Il y avait plus de 200 personnes, des jeunes et moins jeunes. Il y avait des représentants d'organismes. Il y avait des athlètes d'excellence. Il y avait Pierre Lavoie, également, qui était là pour promouvoir toute la question du Grand Défi, là, tout ce qu'il fait pour notre jeunesse. Il y a même eu Mme Lavigueur qui nous a fait faire du zumba. Pour certains, ça a été plus laborieux que d'autres et j'en suis — pas au niveau du cardio, au niveau de la coordination, je dirais — mais c'était bien, bien plaisant. Donc, ç'a été un événement qui était attendu et qui a été souligné, là, par tous les gens qui ont à cœur, là, de faire bouger nos jeunes. Donc, être plus actif, faire du sport, faire de l'activité physique, je pense que, comme société, on a tous intérêt…


 
 

12 h (version non révisée)

M. Carrière : ...au niveau de la coordination, je dirais, mais c'était bien, bien plaisant. Donc... Donc, ça a été un événement qui était attendu et qui a été souligné, là, par tous les gens, là, qui ont à coeur, là, de faire bouger nos jeunes, donc être plus actifs, faire du sport, faire de l'activité physique, je pense que comme société, on a tous intérêt à... et on a tous à un gagner. Un esprit sain dans un corps sain, je pense que c'est un vieil adage qui a toujours sa raison d'être, que ce soit à l'école, au travail, pour nos aînés, même dès la petite enfance, comme vous disiez tantôt, M. le ministre, je pense que tout le monde  devrait... aurait une meilleure qualité de vie en ayant... en étant plus actif, en faisant plus d'activité physique, plus de sport.

Il y a des statistiques qui sont un petit peu alarmantes quand on dit qu'il y a 59 % des gens de six à 11 ans qui ne font pas le 60 minutes d'activité par jour. Les 12 à 17 ans, c'est 41 %, donc... non, six sur 10, pardon, qui ne font pas le minimum de 60 minutes d'activité physique par jour, donc, c'est assez inquiétant. Donc, c'est important, cette politique-là, je pense, pour avoir une meilleure qualité de vie, avoir une société plus en forme, mais il y a tout plein d'études qui prouvent également que chaque pourcentage d'argent qu'on peut mettre en prévention et en meilleure qualité de vie, en meilleure... plus d'activité physique, on le sauve trois et quatre fois au niveau de la... au niveau du curatif. Donc, je pense que... pour que ce soit pour les maladies qui... le diabète, les maladies cardiaques, etc., je pense qu'on a tous à gagner et je pense qu'au niveau de la productivité aussi. Quand on est en meilleure forme, on peut être plus productif.

Donc, c'est une politique qui a été soulignée par tous. Moi, j'aimerais vous entendre, M. le ministre, un peu quelles sont les grandes orientations de cette politique-là. Quelles sont les grandes cibles, là, qui se dégagent de cette politique-là et vous l'avez dit tantôt, arrimée avec la politique gouvernementale de prévention en santé, je pense que c'était important de le faire aussi. Donc, j'aimerais vous entendre là-dessus, M. le ministre.

Le Président (M. Auger) : Juste avant, M. le ministre, d'entendre votre réponse, je vais déposer la politique sur l'activité physique, le sport, le loisir, version 2016‑2017. M. le ministre, pour votre réponse.

M. Proulx : Merci, M. le Président. D'abord, vous dire, peut-être en réponse au collègue de Labelle, qu'on a l'ambition de faire bouger l'ensemble de la population québécoise et, bien entendu, il faut commencer quelque part et c'est intéressant, il disait... il disait : De la petite enfance jusqu'à, je dirai, jusqu'à la fin de la vie, là, sans... pour m'assurer de ne pas déformer ses propos, et j'avais des contacts encore la semaine dernière avec des gens qui oeuvrent dans le milieu de la gériatrie notamment, et sur les choses extrêmement intéressantes qu'on va mettre en place, avec lesquelles on va discuter pour aller plus loin déjà, pour s'assurer des transitions entre le milieu de vie à la maison et les établissements éventuellement. Alors, ces réflexions-là, ces actions-là vont se déployer dans le temps et notre intention, c'est celle-là, très, très, très honnêtement.

Avant peut-être de répondre à la question du collègue, je veux revenir un peu sur ce que je disais tout à l'heure également, en disant que les loisirs sont aussi prisants dans la politique et pas seulement les loisirs actifs. Je le disais tout à l'heure, il faut quand même faire cheminer ces réflexions-là, M. le Président. Les orientations étaient peut-être différentes avant, j'en suis, mais moi, les miennes, elles étaient d'inclure les loisirs, et pas seulement les loisirs actifs dans le cadre de la politique, et je souhaitais que le premier plan d'action, pour lequel il y aurait des dollars, des vrais dollars, se retrouve chez nos jeunes, chez nos enfants, parce que c'est par là que débutent, je pense, et c'est là que s'opèrent le plus rapidement possible les changements de comportement.

J'ai dit également, et effectivement que ça nous a peut-être joué un tour dans le temps, qu'il fallait bien s'arrimer avec la politique de notre collègue ministre responsable de la réadaptation sur les saines habitudes de vie, et vous savez comment fonctionnent les différents échanges ministériels dans de telles circonstances, et je pense que c'est correct, puis c'est à nous à s'assurer que les choses évoluent plus rapidement, mais on avait l'obligation d'être en lien avec les deux.

Une voix : ...

M. Proulx : Pardon?

Le Président (M. Auger) : Un instant, M. le ministre, j'ai une question de règlement.

M. Pagé : Juste une question de privilège, là, parce que vous laissez entendre que la politique qu'on voulait faire ne voulait pas inclure le loisir, ce qui est faux. Alors...

Une voix : ...

M. Pagé : O.K. Bien, alors, je vous demanderais...

M. Proulx : Je peux même préciser, M. le Président...

Le Président (M. Auger) : S'il vous plaît.

M. Proulx : J'ai dit que les orientations d'avant n'étaient peut-être pas les mêmes et je n'ai pas référé à vous spécifiquement. J'ai même pensé référer à l'ensemble des gens qui ont contribué, de vous à moi, dans une politique comme celle-là.

M. Pagé : C'est bon. Bon, merci.

M. Proulx : Je ne suis pas mal à l'aise de dire les choses telles qu'elles sont, M. le Président.

Le Président (M. Auger) : M. le ministre.

M. Proulx : Très honnêtement, ce n'est pas dans mon habitude de ne pas dire les choses telles que je les pense.

Alors, vous avez... vous avez parlé, collègue, des orientations. D'abord, la vision, faire bouger l'ensemble des gens au Québec, augmenter le niveau d'activité physique...

M. Proulx : ...je ne suis pas mal à l'aise de dire les choses telles qu'elles sont...

Le Président (M. Auger) : M. le ministre.

M. Proulx : Très, très honnêtement, ce n'est pas dans mon habitude de ne pas dire les choses telles que je les pense. Alors, vous avez parlé, collègue, des orientations, d'abord. La vision : faire bouger l'ensemble des gens au Québec, augmenter le niveau d'activité physique par semaine de l'ensemble des Québécois en prenant conscience et surtout acte de leurs conditions. Les gens ne sont pas tous occupés de la même façon, n'ont pas tous les mêmes capacités, n'ont pas tous la même condition, ne se retrouvent pas tous dans les mêmes milieux.

Alors, il faut agir différemment. Dans certains cas, il faut les soutenir et plus que les encourager, il faut les aider à faire cette activité et dans d'autres cas, il faut mettre en place les conditions favorables pour qu'ils puissent bouger. Alors, 10 % d'augmentation, la proportion de la population qui fait au moins le volume recommandé d'activité physique par semaine, par exemple, ça peut paraître peu, mais 10 % de la population, M. le Président, c'est beaucoup de gens. Et c'est des gens qui actuellement ne sont pas actifs. Alors, ce n'est pas que de leur offrir un service. C'est de les motiver et surtout de faire en sorte qu'ils deviennent, hein, adeptes de l'activité et que cette activité-là revienne dans leur quotidien le plus souvent possible. Alors, pour les considérer actifs, il faut d'abord et avant tout voir où ils sont aujourd'hui. Alors, ce n'est pas que de leur offrir un service et de leur dire : Je vous appelle chaque semaine pour savoir comment vous allez. Il faut les faire bouger, mais c'est eux qui bougent. Ce n'est pas nous qui bougeons pour eux.

Deuxièmement, il y a la vision aussi de faire bouger davantage de jeunes de six à 17 ans. Pour nous, c'est extrêmement important d'avoir une cible très précise à l'égard des jeunes. Pourquoi? Parce que d'abord c'est des comportements qu'ils vont conserver, plusieurs d'entre eux, tout au long de leur vie. Moi, je peux le voir avec nos propres enfants et ceux qui m'ont précédé avant, c'est-à-dire mes parents. Nos façons de faire aujourd'hui sont bien différentes. Je n'ai qu'à aller dans les activités de mes enfants pour constater le nombre de parents qui aujourd'hui sont présents par rapport, par exemple, aux miens, qui avaient des préoccupations bien différentes, un contexte bien différent, mais je le vois. On bouge différemment puis on bouge plus pour certains d'entre nous avec nos enfants, parce qu'on le sait que c'est important, parce qu'on est conscientisés des questions de santé d'abord et d'hygiène de vie.

Deuxièmement, on a des enjeux avec la pratique d'activités sportives, notamment chez les jeunes au secondaire. Et on le voit souvent. On voit nos jeunes inscrits, impliqués dans différentes activités, je vais dire, sportives ou récréatives, notamment civiles au primaire. Et il va arriver au secondaire le fait que parce qu'on peut faire de l'activité scolaire ou pour toutes sortes de raisons, on va voir un certain décrochage de l'activité physique. On va le voir notamment chez... et au secondaire. Alors, dans ce contexte-là, il faut travailler différemment au secondaire qu'au primaire ou dans nos services de garde ou, par exemple, dans nos services éducatifs de garde. On fait plutôt de l'initiation puis c'est du jeu. On n'est pas dans l'esprit de compétition. On n'est pas dans l'activité physique proprement dit, par soi-même. On est dans un milieu avec d'autres et on bouge beaucoup.

Il y avait quatre orientations prioritaires qu'il fallait mettre de l'avant. D'abord, l'accessibilité, un accès de service à des installations de qualité, bien entretenues, sécuritaires et répondant à des besoins pour tout le monde, M. le Président, également pour nos concitoyens et concitoyennes qui ont des difficultés et, pour lesquelles il faut adapter des plateaux. C'est extrêmement important. Et là, il y a des sommes pour soutenir ce que je dis, là, 507 millions de dollars sur trois ans. Il n'y a jamais eu de montant aussi important en infrastructures de dépensées au Québec. La qualité de l'expérience... sécurité, encadrement, personnel adéquatement formé... Il y aura des annonces intéressantes, importantes. On va poursuivre des programmes intéressants. Les fédérations sportives, notamment, M. le Président, sont bien au fait de ça et sont très heureuses de savoir qu'on va les soutenir. La promotion... il faut faire de la promotion, je le disais tout à l'heure. C'est un changement de comportement qui doit s'opérer. Si on veut changer de comportement, il faut en être convaincu, d'abord. Encore une fois, ce n'est pas un service qu'on leur offre, c'est une occasion pour eux de bouger davantage, mais en leur donnant des conditions pour pouvoir le faire et il faut valoriser également nos athlètes, parce que ce sont des modèles. Il faut valoriser nos athlètes ,parce qu'ils sont dans une situation de persévérance, vous le savez. J'étais au gala de Sports-Québec la semaine dernière et on en a vus et on en voit, des athlètes de haut niveau, mais des gens qui travaillent fort, des gens qui ont des échecs, des gens qui apprennent de leurs échecs et ensuite qui ont des succès. C'est extraordinaire de voir tout le parcours et moi, je n'en ai pas rencontré, M. le Président, un athlète, où tout est facile, où tout se fait facilement, simplement, sans travail et sans, si vous me prêtez l'expression, avoir bûché préalablement et avoir été entouré, entouré par des parents qui les soutiennent, entourés par un encadrement et par des entraineurs. Alors, ça prend une équipe pour soutenir ces gens-là. Alors, il faut valoriser aussi le travail de ces gens-là qui sont dans l'ombre et surtout valoriser le bénévolat aussi.

• (12 h 20) •

Ce n'est pas juste dans nos écoles que ça prend un peu plus de travail bénévole, M. le Président, en passant, il faut également valoriser le bénévolat dans la pratique des différentes activités. J'étais au défi AlterGo cette semaine à aller constater la joie et le bonheur d'enfants handicapés qui viennent de...

M. Proulx : ...valoriser le bénévolat aussi. Ce n'est pas juste dans nos écoles que ça prend un peu plus de travail bénévole, M. le Président, en passant, il faut également valoriser le bénévolat dans la pratique des différentes activités. J'étais au défi Altergo cette semaine à aller constater la joie et le bonheur d'enfants handicapés qui viennent de différentes écoles du Québec à participer à des activités, et 1 300 personnes, là, qui les côtoient au quotidien dans ces activités-là qui étaient là comme bénévoles, qui donnent de leur temps, je trouve que c'est assez extraordinaire. Alors, il y a le leadership et la concertation aussi. C'est un monde qui est très important, le milieu du loisir et du sport, c'est un monde où on doit soutenir, encore une fois, les fédérations, les activités, les regroupements locaux. Il faut avoir une organisation qui est cohérente et qui fonctionne pour s'assurer qu'il n'y ait pas de problématiques et il faut mettre ensemble les gens, les parents, les associations locales, le milieu éducatif, le municipal, le monde du travail, le domaine de la santé et le secteur privé. Alors, ça fait beaucoup de monde, M. le Président, qui doit travailler ensemble. La bonne nouvelle, c'est qu'on en fait de plus en plus, et on est de plus en plus conscients de la réalité, et il y aura des mesures pour soutenir ça, parce qu'il y a beaucoup de mesures dans la politique, mais j'entends du collègue, et notamment de Labelle et d'autres, M. le Président, qu'on a hâte de voir ces différentes mesures là sur le terrain.

Le Président (M. Auger) : Merci. Deux minutes, M. le député de Chapleau.

M. Carrière : Deux minutes. Merci, M. le Président. Deux minutes, ça va être court. Mais, effectivement, vous avez parlé d'un des enjeux, qui est l'accessibilité. Je rêve du jour où... Il y a déjà... C'est déjà beaucoup mieux, mais il y a des ententes entre les commissions scolaires et les municipalités. Il est complètement anormal que, quand l'école finit à 3 h 30, 4heures, que le gymnase, que les palestres, les piscines des écoles ne puissent servir à la population, et l'inverse est aussi vrai. Dans le jour, s'il y a des équipements sportifs municipaux, moi, je souhaite — et, comme je disais, c'est de beaucoup... de mieux en mieux — mais qu'ils puissent servir pour les écoles pour... Et on a toujours tendance à se tarifer l'un et l'autre. Je pense qu'il y a beaucoup de réflexion à faire là-dessus, mais je pense qu'on est dans la bonne direction à ce niveau-là.

Donc, au niveau de... Vous avez parlé tantôt de faire bouger les jeunes, et j'aimerais savoir... et versus... J'essaie de faire le lien avec des athlètes de haut niveau. Comment... Est-ce que vous voyez un lien entre... Comment ils pourraient être des mentors ou être des modèles? Ils le sont déjà, mais comment on pourrait amplifier cette... Tu sais, la semaine passée, il y avait des Marianne St-Gelais, il y avait Nicholas Hoag, qui vient de mon coin. Comment ces athlètes de haut niveau là peuvent devenir des modèles pour les jeunes?

Le Président (M. Auger) : 30 secondes, M. le ministre.

M. Proulx : Bien, en 30 secondes, vous dire que ce sont des modèles, et les jeunes qui sont notamment soutenus par le programme Équipe Québec, là, sont des modèles qui vont dans les écoles, et moi, je pense qu'on pourrait les utiliser encore davantage, et ils seraient extrêmement heureux d'être sollicités encore davantage.

Le Président (M. Auger) : Merci. Nous allons maintenant poursuivre avec le groupe de deuxième opposition. M. le député de Drummond—Bois-Francs, pour 15 minutes.

M. Schneeberger : Oui. Merci, M. le Président. Alors, à mon tour de vous saluer, députés ministériels, l'opposition officielle, qui est un collègue d'ailleurs que... On se connaît beaucoup, on a fait plusieurs défis Pierre Lavoie ensemble, alors on a appris à se connaître et puis on partage pas mal de liens dans les sports, notamment. M. le ministre et ses collègues, bonjour à vous. Alors, M. le ministre est aussi un collègue que je connais de longue date, on a déjà partagé d'autres... en tout cas, une belle histoire déjà anciennement.

M. le ministre, vous savez, en 2014, on a parlé ces dernières années beaucoup de commotions cérébrales au niveau des sports, et puis, bon, il y a un... a travaillé un groupe de travail indépendant qui avait été mis sur pied en 2014 par le Dr Dave Ellemberg. Son rapport a été remis en mars 2015, et puis suite à ça, le ministère, vous avez déposé... en décembre 2015 rendu public ce même rapport, plusieurs mois plus tard, avec un plan d'action. Initialement, il y avait une quarantaine de recommandations du groupe d'experts indépendant, et vous, dans le rapport, vous en avez environ retenu une vingtaine.

Même cet hiver, lors du Parlement des jeunes, ici, cette question a été soulevée, a été discutée, et je peux vous dire que les jeunes qui ont fait le travail ont fait un travail honorable. D'ailleurs, je les félicite publiquement. Et un peu les grandes lignes, c'est que ce qu'on retient, c'est qu'ils déplorent le fait que la déclaration des commotions ne soit pas systématiquement faite, et cela empêche un suivi adéquat au niveau des compilations et surtout au niveau des personnes qui ont subi de tels traumatismes.

Alors, suite au rapport déposé par le gouvernement, c'était... il y avait une table de travail qui avait été mise sur pied. Alors, ma question aujourd'hui, c'est : Où en est rendue cette table? Et qu'a-t-elle fait jusqu'à date? Et quel objectif la table...

M. Schneeberger : ...qui ont subi de tels traumatismes. Alors, suite au rapport déposé par le gouvernement, il y avait une table de travail qui avait été mise sur pied.

Alors, ma question, aujourd'hui, c'est : Où en est rendue cette table, et qu'a-t-elle fait jusqu'à date, et quel objectif la table a-t-elle atteint?

Le Président (M. Auger) : M. le ministre.

M. Proulx : Oui, merci, M. le Président. D'abord, à mon tour de saluer le collègue de Drummond, qu'effectivement je connais depuis un certain temps et que j'apprécie également. On a fait quelques belles affaires ensemble ici, à l'Assemblée nationale, dans le passé.

D'abord, parler de commotion cérébrale, c'était extrêmement important, et moi, ça me préoccupe beaucoup. Ce n'est pas juste le fait d'avoir des enfants... que ça me préoccupe, j'ai moi-même une conjointe qui oeuvre dans le milieu médical et aujourd'hui dans la recherche, et qui a travaillé et qui travaille encore en neurologie avec des jeunes et en réadaptation, et notamment en lien avec le sport, parce qu'elle est physiothérapeute... Alors, c'est un sujet qui est d'actualité, même chez moi, et qui est fascinant, dans la mesure où il y a beaucoup de choses encore à faire. Et la science... la médecine est une science exacte dans la mesure où on connaît... et, en matière de commotion cérébrale, ce n'est pas vrai qu'aujourd'hui on a tout. Par contre, on fait des avancées extraordinaires et ça va me permettre, dans quelques instants, peut-être, de raconter l'histoire de ce que nous faisons au Québec.

Le député de Drummond a fait référence au plan d'action déposé en 2015, c'est le choix que nous avons fait d'agir directement avec les gens. D'autres législations ont choisi de fonctionner différemment, certains ont déposé une loi pour ensuite faire un plan. Nous, on préférait aller directement dans l'action et travailler avec les différents groupes. Et ce plan-là a amené effectivement un groupe de travail, une table de travail. Pourquoi? Parce que c'est bien, du niveau du loisir et des sports, notamment, on a une préoccupation à l'égard des commotions, mais un jour ou l'autre ça va nous prendre un protocole, et notamment un protocole médical, pour savoir comment agir pour prévenir, mais surtout comment agir lorsqu'il surviendra des commotions cérébrales.

Alors, s'en est suivi des discussions, bien entendu, avec la communauté médicale, et là j'ai en tête tous les différents médecins, physiothérapeutes et autres qui ont travaillé là-dessus, et tout le milieu, et les gens également des loisirs et des sports, et au ministère et dans les différentes fédérations qui ont contribué, et notamment avec l'institut national... l'INESSS, que vous connaissez. Et on a fait deux choses, dans ces différents groupes là. D'abord, travaillé un protocole, puis, ensuite, développé des outils de gestion pour s'assurer que, dans les différents milieux, on puisse intervenir dès maintenant, quitte à éventuellement les faire évoluer lorsque le protocole sera en place. Alors, tout le travail qui a été fait par ces gens-là — pour le bénéfice du député de Drummond, M. le Président — ça a été de nous amener à un protocole qu'on sera en mesure de mettre en place sous peu. Vous me demanderez peut-être pourquoi il n'est pas prêt, le protocole. Alors, tout simplement, il est prêt, chez nous, le protocole, mais il reste de la validation à faire. Pourquoi? Parce qu'actuellement il y a de grandes rencontres internationales qui ont lieu sur la question et il semble qu'il sortira — et on me dit très bientôt — un consensus à cet égard-là, qui nous permettra de compléter notre travail, c'est-à-dire de s'assurer qu'on est dans la bonne direction et que nos affaires sont arrimées avec ce qui se fait ailleurs. Parce que vous conviendrez qu'il y a des sports qu'on pratique ici qu'on pratique ailleurs et il y a des activités qu'on fait ici qu'on fait ailleurs, on n'a pas le monopole de la vérité, il arrive de temps en temps que d'autres soient plus avancés que nous, dans certains domaines, c'est nous. Alors, dans ce contexte-là, nous sommes extrêmement près de mettre en place le protocole, et du protocole va pouvoir découler les suivis ou différentes mesures que nous avions retenus dans le plan d'action.

Le Président (M. Auger) : M. le député de Drummond—Bois-Francs.

M. Schneeberger : Oui. Bien, M. le Président, j'écoute le ministre, bon, suite à ma question, les objectifs atteints, je vois que finalement les objectifs... c'est large, là, je n'ai pas vu grand-chose de concret qui me dit qu'il y a des objectifs.

J'ai une étude ici qui dit qu'en 2009... c'est un rapport qui avait été soumis. C'est sûr que ce n'est pas juste une année, souhaitons-le. C'est quand même 671 000 personnes qui ont dû consulter en raison d'un traumatisme. Là-dessus, étaient d'origine... 7 700 personnes ont dû être hospitalisées, et malheureusement il y en a 120 qui sont décédées par la suite.

Alors, on met... je regarde, au niveau des transports, on met beaucoup d'argent pour contrer la mortalité sur les routes, puis je pense que tout le monde est d'accord là-dessus, là, hein, un mort, c'est déjà un de trop. Là, ici, on parle souvent des jeunes, et je trouve que ce plan d'action là est quand même pris à la légère, parce que, si je regarde... Nous, on a posé une question et... question particulière, je vais la lire :

«Ventilation des fonds prévus afin de lutter et prévenir les commotions cérébrales dans le cadre du plan d'action sur le sujet présenté le 14 décembre 2015.»

• (12 h 20) •

Le gouvernement nous fournit ce tableau suivant. J'ai deux sommes d'argent. Rencontres avec les fédérations sportives, une grosse somme de 470 $. Je vais vous dire qu'il y a eu de l'eau servie là, pas à peu près. Et puis honoraires des frais de déplacement pour les experts...

M. Schneeberger : ...tableau suivant, j'ai deux sommes d'argent, rencontre avec les fédérations sportives, une grosse somme de 470 $, je vais dire qu'il y a... servi là, pas à peu près, et puis on aurait des frais de déplacement pour les experts, 6 126 $. Moi, ce que je peux constater, c'est qu'il n'y a pas eu d'argent qui a été mis là-dedans, est-ce que c'est un chèque personnel du ministre, ce 6 000 $ là? Parce que, moi, M. le Président, je serais prêt à doubler la mise — j'ai sorti ma carte de crédit — puis on va doubler la mise, comme ça, il ne pourra pas dire que l'opposition ne fait rien. C'est pathétique un peu, là, tu sais, on parle... au total, là, ça fait 6 196 $, on n'a pas d'autre chiffre. Alors, si le ministre a d'autres chiffres qu'il nous les dise, mais je ne peux pas dire que le plan d'action actuellement... tu sais, on veut tous une saine gestion, là, mais on comprend que là il n'y a pas eu grand-chose de fait.

Et puis, si on prend bouger, là, on parle de 64 millions pour faire bouger nos jeunes, j'aimerais qu'on les fasse aussi bouger en sécurité. Alors, j'aimerais ça que le ministre précise actuellement, un peu plus détaillé, c'est quoi, son plan d'action parce qu'on ne parle pas d'hier, le plan d'action, là, ça fait un an passé, M. le Président.

Le Président (M. Auger) : Oui, M. le ministre.

M. Proulx : Oui, M. le Président. D'abord, mon collègue député de Drummond peut conserver ses deniers, là, ce n'est pas nécessaire de nous payer le café, je l'apprécie, là. Mais je comprends très bien ce qu'il veut dire, puis je vous explique très simplement, je reviens à ce que j'ai dit d'abord, d'entrée de jeu... mais pas d'entrée de jeu, mais à la fin de mon commentaire précédent. La nécessité de mettre en place un protocole... c'est la nécessité de mettre en place ce protocole qui nous amène à devoir mettre en réalisation certaines des mesures plus tard. Ma phase est mal formulée, pour dire que certaines mesures ne peuvent pas être réalisées maintenant parce que le protocole n'est pas adopté et déposé.

Et la raison pour laquelle le protocole n'est pas déposé, ce n'est pas parce que le Québec se traîne les pieds, c'est parce que la communauté internationale est en train de terminer son travail, et là-dessus, on ne va pas faire les choses différemment dans la mesure où on a tout à gagner, travailler avec la communauté médicale internationale en cette matière. Et, dès que la conférence de Berlin, le groupe de travail qui se retrouve autour de Berlin actuellement, termine son travail, on me dit que c'est incessant dans la mesure où ils sont en révision des textes, donc tout pourrait survenir très bientôt, le protocole sera mis en place au Québec, et l'ensemble des mesures seront, bien entendu, dévoilées et surtout dotées, dotées de sommes pour être capables de les réaliser, pour assurer une pratique de l'activité physique et sportive en sécurité. Peut-être rappeler également au collègue que l'ensemble des commissions... des commotions, pardon, cérébrales au Québec ne dépendent pas que du sport. Il y a énormément de commotions qui interviennent dans d'autres domaines, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas y travailler, mais ce n'est pas tous des jeunes et ce ne sont pas toutes des activités sportives.

Dans les mesures qui sont réalisées, peut-être pour répondre à sa question... et, dans les faits, ça ne coûte pas toujours des sommes astronomiques, il y avait les outils de sensibilisation qui avaient été retenus pour les retours progressifs, c'est fait. Les symptômes d'une commotion dans les différentes fédérations, plusieurs fédérations ont adopté des plans d'action. Moi, j'ai un fils qui joue dans le hockey mineur ici, dans la région de Québec, et l'association de hockey Québec a fait son travail, s'est dotée d'un plan, fait affaire avec des professionnels de la santé. Et, à chaque fois qu'un jeune se retrouve en situation d'une possibilité de commotion cérébrale, il est automatiquement dirigé, c'est noté. Alors, il y a plusieurs initiatives locales qui sont mises de l'avant.

Il y a toute la documentation de la prévalence des commotions cérébrales, le collègue le disait il y a quelques instants, c'est en nombre croissant et, encore une fois, ce n'est pas toujours, toujours en lien avec l'activité sportive. Et il y a deux raisons qui vont amener une prévalence plus grande et une augmentation du nombre, c'est bien sûr des activités récréatives, sportives ou de la vie peut-être à risque, plus fréquentes, mais il y a aussi le fait qu'avant on se cognait tous la tête sur le poteau, quand on jouait au soccer, puis on retournait tous sur le terrain trois minutes après. Et aujourd'hui on fait les choses différemment, et c'est tant mieux.

Alors, dans ce contexte-là, il y a plusieurs mesures qui sont mises de l'avant, mais les fédérations sportives, les règlements de sécurité, les cadres de récupération, tout le travail qui devrait être fait pour imposer éventuellement plutôt que de suggérer des actions concrètes lorsqu'il y a présence d'une commotion cérébrale chez un jeune, chez un adulte. Par exemple, à l'école, dans le cadre où il y a eu une activité le samedi qui nous a amené une commotion, on peut-u se retrouver à l'école? Est-ce qu'on peut être devant des écrans? Est-ce qu'on peut jouer? Est-ce qu'on doit faire son cours d'éducation physique? Est-ce qu'on doit aller à l'hôpital? Est-ce qu'on pourrait identifier nos symptômes différemment? Ça viendra après le protocole parce que c'est le protocole qui sera à la base de tout.

Le Président (M. Auger) : Trois minutes, M. le député.

M. Schneeberger : Oui, regardez, j'écoute... M. le ministre a fait une belle grande énumération, là, de ce qu'il veut faire, je vais lui poser une question précise...

M. Proulx : ...à l'hôpital, est-ce qu'on pourrait identifier nos symptômes différemment? Mais ça viendra après le protocole, parce que c'est le protocole qui sera à la base de tout.

Le Président (M. Auger) : Trois minutes, M. le député.

M. Schneeberger : Oui. Regardez, j'écoute... M. le ministre a fait une belle grande énumération, là, de ce qu'il veut faire. Je veux lui poser une question précise : est-ce que parmi toutes ces interventions ou ces avancements qu'il veut faire, est-ce que la formation au niveau du personnel, au niveau des éducateurs physiques, éducatrices physiques, au niveau des entraîneurs sportifs, peu importe les fédérations, est-ce qu'il prévoit une formation pour détecter, justement, les possibilités de commotions cérébrales auprès des jeunes? Parce que c'est des... ça, c'est important, là, puis, je veux dire, est-ce qu'il y a une évaluation du coût et autres, là?

M. Proulx : Bien, deux choses, M. le Président. Oui, soutenir les différents milieux et ça va aller jusqu'à donner des outils autres et à des gens autres que, par exemple, nos entraîneurs dans les différentes fédérations. Ça va être également dans le cadre scolaire. Éventuellement, on aura ces réflexions-là dans le cadre du travail.

Je ne peux pas aujourd'hui lui dire combien coûtera les formations, parce que je n'ai pas établi, et les gens avec qui je travaille n'ont pas établi le plan de formation dans la mesure où, une fois que nous aurons le protocole, une fois que nous aurons les... non, pas les orientations mais les actions à poser dans le cadre du protocole et qu'on aura terminé la prise d'information en lien avec le protocole, où sont nos situations problématiques en lien avec ce qu'on doit faire, qui le fait déjà en lien avec le protocole, qui ne le fait pas, on sera en mesure de faire ça. Mais c'est dans les intentions fermes du gouvernement de doter de ressources financières ces différentes mesures et d'aller là tout de suite où on peut agir, c'est-à-dire en formation.

Et je vous dirais que, si je reviens à la politique du sport et du loisir, qui a été lancée en avril dernier, une des mesures qui est inscrite, c'est d'adopter le plus rapidement possible le protocole et je réitère, M. le Président, et ça, c'est en toute transparence et moi, j'aime ça travailler comme ça. On pourrait, là, vouloir déposer un protocole à tout prix pour bien paraître. Moi, je préfère qu'on travaille avec la communauté internationale, avec qui nous sommes en lien, et d'ailleurs, nous sommes les initiateurs de ce qui s'est fait au Canada en matière de réflexion. C'est nous qui avons porté ces questions-là au Canada et si vous allez dans une rencontre des ministres du Sport au Canada, vous verrez que c'est le Québec qui porte ces dossiers-là, notamment sur la place publique.

Alors, nous sommes en lien avec les meilleurs et une fois qu'eux et nous aurons convenu de ce qu'il faut faire, soyez assuré, puisqu'aujourd'hui, on a une collaboration avec la Santé, le milieu du sport, le milieu scolaire pour établir quel est le vrai protocole, tout va découler de soi extrêmement rapidement, mais je ne pouvais pas répondre aujourd'hui, oui, dans la mesure où on me dit qu'incessamment, Berlin, les choses seront confirmées.

Le Président (M. Auger) : Merci. 15 secondes, M. le député. Ça va? Donc, nous allons maintenant poursuivre avec le deuxième bloc du gouvernement pour 15 minutes, M. le député de D'Arcy-McGee.

M. Birnbaum : Merci, M. le Président. M. le ministre, chers collègues, l'équipe du ministère.

J'aimerais voir si on peut avoir le temps pour parler de trois volets spécifiques. Vous avez fait des petites références, mais peut-être on peut creuser un petit peu.

Avant de le faire, j'aimerais saluer le travail de M. le député de Labelle. Dans une autre vie, en ayant été le directeur général de l'association des commissions scolaires anglophones du Québec, j'ai eu à préparer un mémoire aux consultations et je sais qu'il y avait beaucoup, beaucoup de travail de fait, qu'on poursuit de façon bien constructive comme gouvernement, j'en suis convaincu.

Alors, j'aimerais parler de trois cibles et on va voir si on a le temps d'en parler. Le cas des jeunes filles, en ce qui a trait à cette politique-là; les athlètes de haut niveau et les gens avec des handicaps, soit physiques ou intellectuels. Comme dit... M. le ministre a fait une petite allusion, mais je crois qu'on parle de trois cibles qui méritent une attention particulière.

• (12 h 30) •

Quand on parle de l'implication des filles, si on regarde presque n'importe quelle norme, standard pour l'activité physique nécessaire et intéressante, les filles tirent en arrière. Il y a toutes sortes de raisons qu'on peut citer. Là, je me sens épargné parce que ma fille pratique des sports toujours à l'âge de 24 et n'a pas abandonné, mais ce n'est pas la chose typique. Il y a plein de filles même qui s'intéressent au sport, à un âge plus jeune qu'un grand nombre qui débarquent dès la sixième année et davantage au secondaire 4. Il y avait une étude canadienne qui notait que seulement 22 % des filles... (Interruption)... pardon, au secondaire... en sixième année font quelque 60 minutes par jour; au secondaire 4, ce chiffre devenait 10 %. Et il y a plein de raisons...


 
 

12 h 30 (version non révisée)

M. Birnbaum : ...une étude canadienne qui notait que seulement 22 % (Interruption) des filles, pardon, au secondaire... à la sixième année font quelque 60 minutes par jour, ou, secondaire IV, ce chiffre devenait 10 %.

Et il y a plein de raisons. À titre d'exemple, un professeur de Département d'éducation physique à l'Université Laval, Guylaine Demers, en énumère plusieurs. Comme elle dit, c'est un phénomène à contourner, peut-être, sur le terrain de jeu, et je la cite : «On va encourager un petit garçon à grimper encore plus haut sur le modèle de jeu, alors qu'on s'inquiétera pour la petite fille qui s'aventure un peu trop loin.» Phénomène qui a ses impacts dans la vie des filles. Il ne faut pas oublier que la plupart des entraîneurs, des gens impliqués dans le sport amateur, dans toutes les activités communautaires, la plupart sont des hommes... conscientisés aux réalités, aux pressions sur les jeunes filles, qui les... qui risquent de les empêcher de s'impliquer dans les sports et de poursuivre ça. Est-ce que la socialisation des filles joue contre leurs implications? Est-ce que, quand elles s'impliquent davantage dans les sports, est-ce que leurs amies filles les accompagnent? Est-ce que... Et là c'est un phénomène qui devrait nous préoccuper. Est-ce que l'image propagée par les filles d'être belles, d'être maquillées, risque d'être en contradiction avec la bonne vie qu'ils peuvent poursuivre... qu'elles peuvent poursuivre dans l'athlétisme et tout ça? Alors, y a-t-il des empêchements dont on doit en prendre connaissance dans nos politiques? Alors, voilà un volet. Et j'aimerais peut-être qu'on concentre là-dessus.

Mais pour toucher bien vite, il n'y a pas... on n'a pas trop de temps. Mais sur deux autres volets aussi. Le volet des athlètes de haut niveau. Il me semble qu'il y a deux phénomènes à citer, qu'on parle des Sylvie Bernier et Alex Harvey, son père Pierre, Éric Gagné, les athlètes qui ont réussi, malgré les difficultés, à se faire des vies illustres dans le sport élite. Ces exemples sont les gens qui se sont préparés pour la vie après. Mais, pour chacun de ces individus, il y en a plein, M. le Président, que, de toute... toute légitimité, voit la fin de leurs carrières élites comme athlètes à l'âge de 22, 23, 17, des fois. Ces athlètes de haut calibre ont à être prêts pour toute une vie qui les attend. Et il me semble que c'est une préoccupation qui a sa place dans les mesures récupératives, donc, dans notre politique.

L'autre aspect, c'est, quand on parle de ces athlètes-là, on constate souvent que c'est sur... pas sur la dernière page du Journal de Montréal, parce que, ça, c'est la bonne page en ce qui a trait au sport, mais, souvent, une autre fois, les Alex Harvey, et tout ça, ça ne résonne pas dans les médias, ce qui fait en sorte que l'exemple qu'ils nous donnent n'est pas en si grande évidence. Alors, il me semble que voilà un autre volet où notre politique a à avoir son mot à dire, je crois que c'est bien le cas.

Troisième... Et je crois qu'on va s'entendre sur l'importance d'un champ égal pour les Québécois, Québécoises de toute origine, de toute orientation, de toute difficulté possible, d'être accompagnés à chercher leurs pleins potentiels dans les activités du loisir et du sport. Et je parle d'une cible particulière, c'est-à-dire des gens avec des handicaps physiques et intellectuels. On a des exemples au Québec de deux choses, des individus qui se sont illustrés de façon remarquable ainsi que des instances qui ont fait tout un travail pour donner une chance égale à ces gens-là. Et j'aimerais juste un bel exemple en Chaudière-Ouest d'un reportage sur un nouveau programme. Et je cite quelques paragraphes de ce programme-là, sur cet article-là : «Déjà un leader dans ce domaine d'adaptation, grâce à son programme de soccer adapté pour les jeunes de sept à 12 ans vivant avec une déficience lésière... légère, l'Association de soccer Chaudière-Ouest proposera bientôt une nouvelle activité pour les personnes handicapées, le powerchair soccer. Pour faire découvrir cette version de soccer, une journée d'essai est organisée par l'ASCO et ses partenaires, le 22 avril prochain.» Bon, tout à fait récemment...

M. Birnbaum : …légère, l'Association de soccer Chaudière-Ouest proposera bientôt une nouvelle activité pour les personnes handicapées, le powerchair soccer. Pour faire découvrir cette version de soccer, une journée d'essai est organisée par l'ASCO et ses partenaires le 22 avril prochain, tout à fait récemment.

Et là je cite quelqu'un de l'association : «Pour nous, ils — c'est-à-dire les personnes handicapées — ont le droit comme n'importe qui de faire du sport. Ça correspond entièrement à la mission qui a été fixée par notre association.» Et j'espère et je le sais, par notre gouvernement, là, j'ajoute. Et il continue : «En plus, cette année, la Fédération de soccer du Québec a choisi comme thème L'année du soccer pour tous. On est en plein dans ce que la fédération souhaite.» Est c'est une citation de Pierre Vereecke, directeur général de cette association.

Donc, dans ces trois paliers-là, on parle, comme je dis, d'assurer que notre politique du loisir et du port… et d'accentuer ces activités-là, s'adresse à toute la population. Et là j'ai identifié trois cibles très différentes, mais j'aimerais, M. le Président, inviter le ministre de s'adresser à ces trois cibles-là en parlant des mesures spécifiques dans notre politique.

Le Président (M. Auger) : M. le ministre.

M. Proulx : Oui, merci, M. le Président. D'abord, c'est extrêmement important d'être capable de rendre concrets la politique et les besoins par des mesures. Ça, je l'entends, puis peut-être ça pourrait répondre à certaines des questions du collègue de Labelle, notamment.

C'est clair qu'il faut faire bouger les filles davantage et, au secondaire, je le disais tout à l'heure, on le voit, il y a une courbe descendante, il y a un certain décrochage, et il y a un décrochage notamment dans le sport civil, dans certaines activités, et aussi dans les activités scolaires. Bon, j'ai vu toutes sortes de choses, là. On regarde les données, puis il y a des milieux dans lesquels on réussit extrêmement bien à faire bouger les filles, et c'est tant mieux. Mais il semble y avoir deux courbes qui se croisent en persévérance scolaire chez les garçons, et les filles, en activité physique. Et je ne pense pas qu'il faut faire le lien, il faut juste faire le constat de dire que, si on est bien épanouis, si on est bien outillés, si on a les préoccupations sur l'école au lieu de les avoir ailleurs dans la vie, si on a une bonne hygiène de vie, si on participe à des activités, si l'école, c'est le milieu de vie stimulant que ce doit être, la participation des activités de loisir et de sport et la réussite scolaire vont de paire. Ça, je pense qu'il faut le dire ainsi.

Au niveau des filles, il y a différentes mesures qu'on pourrait mettre en place. Il y a des choses qui vont se faire dans les écoles qui seront bien sûr soutenues par les différents milieux. Je le disais tout à l'heure, le milieu de l'éducation est bien soutenu par le ministère et par les règles budgétaires. On va soutenir une organisation et un organisme qui s'appelle... Fillactive, pardon, qui a une proposition à faire aux différentes jeunes filles du Québec, notamment avant l'âge de 18 ans, si vous avez eu l'occasion de voir les différentes annonces ou messages publicitaires, je dirais ainsi, une sensibilisation qui sont sur les médias sociaux, sur le décrochage du sport chez les filles, très touchants, très concrets. Ça permet aux gens de bien comprendre la réalité et pourquoi il y a un drame de voir les jeunes filles décrocher. Alors, au niveau du secondaire, notamment, on va soutenir Fillactive qui va mettre en place un programme qui s'appelle FitClub au sein de différents établissements, pour soutenir l'activité physique des filles. Alors, pour moi, là, il y a là des mesures concrètes, mais c'est en lien avec tout ce qu'on fait, tout ce qu'on dit, c'est une préoccupation, et je peux vous dire que, dans les discussions que nous avons notamment avec les enseignants d'éducation physique, qui sont un groupe extrêmement important dans notre milieu scolaire également, il y a là une préoccupation de tous les instants.

En même temps, je sais que certaines et plusieurs fédérations sportives ont également cette préoccupation-là pour les sports. Je ne sais pas si vous aviez l'occasion de voir ce matin, même dans les médias, un petit article où on voyait un endroit où — là, j'oublie le sport en question — mais on voyait des filles et garçons dans les mêmes milieux. Je vais vous donner l'exemple du hockey, c'est un exemple qui pourrait peut-être vous surprendre, M. le Président, mais, alors que, dans certains milieux, on voit le nombre de garçons diminuer, c'est le nombre de filles qui pratiquent le sport qui est en augmentation. Je vais vous donner un exemple bien personnel, parce que j'aime les affaires concrètes : Moi, il y avait plus de jeunes filles cette année dans l'équipe de mon garçon qu'il y en avait l'an passé, et c'est tant mieux, et c'est fort agréable ainsi. Alors, là-dessus, on va les soutenir. On va soutenir une organisation qui est très bien, qui est très stimulante, qui s'appelle Fillactive, et vous aurez l'occasion de voir ça très prochainement.

• (12 h 40) •

Chez les athlètes de haut niveau, je parlais tout à l'heure d'Équipe Québec et des jeunes qui deviennent des modèles. Il y a un programme qui s'appelle Jouez gagnant!. Dans le fond, c'est la possibilité pour des organismes communautaires et sportifs, d'accueillir un boursier d'Équipe Québec et de... et faire tournée dans les écoles littéralement pour qu'ils puissent vanter les bienfaits de l'activité physique et du sport auprès des jeunes et devenir ces modèles-là très...

M. Proulx : ...programme qui s'appelle Jouez gagnant!, dans le fond, c'est la possibilité, pour des organismes communautaires et sportifs, d'accueillir un boursier d'Équipe Québec et de les faire tourner dans les écoles, littéralement, pour qu'ils puissent vanter les bienfaits de l'activité physique et du sport auprès des jeunes et devenir ces modèles-là, très importants. Alors, on va rehausser le financement de Jouez gagnant! pour être en mesure de les soutenir davantage.

Il y a... peut-être que vous connaissez l'organisme Sportcom, qui soutient des athlètes québécois d'excellence, alors... ils ont, eux aussi, des besoins, on va rehausser également le financement pour leur permettre de travailler davantage. C'est souvent... et notamment dans le cas où certaines fédérations n'ont pas de département de communication proprement dit et ils doivent mettre en valeur leurs différents athlètes, les soutenir dans ces activités-là, de communication, notamment, pour valoriser ce qu'ils font, pour soutenir la recherche de commanditaires, pour faire en sorte que le sport devienne de plus en plus populaire et intéresse plus de monde. Parce que c'est une roue qui toune, hein, plus il y a de gens intéressés par le pratique d'une activité, plus elle sera pratiquée et plus elle sera soutenue dans l'avenir, alors... et notamment lorsqu'on veut aller vers le niveau international, si on veut être des athlètes d'excellence, il faut être capable d'agrandir notre bassin, mais il faut être capable de soutenir aussi ces jeunes-là tout au long de leur parcours. Pour moi, c'est extrêmement important.

Et on va également rehausser le financement de la Fondation de l'athlète d'excellence. Dans le fond, ce qu'on veut... et cette fondation-là regroupe... c'est des intervenants en milieu d'affaires, éducation et sport, qui ont à travailler ensemble, et ils accompagnent des étudiants athlètes. J'en parlais tout à l'heure, du lien nécessaire entre les activités scolaires et la pratique du sport, et, pour avoir rencontré les gens de la Fondation de l'athlète d'excellence, il y a toute une question à se poser sur l'après. Lorsqu'on quitte l'activité sportive, lorsqu'on quitte les championnats, lorsqu'on quitte l'entraînement, on fait quoi? On se retrouve dans une situation où il y a... C'est comme quand on quitte la politique, M. le Président, ça peut arriver que les lendemains soient difficiles ou, en tout cas, qu'on ne sache pas trop ce qu'on va faire. Et, dans un contexte comme celui-là — parce que c'en est un, sport aussi, un peu différent, vous aurez compris, mais quand même — il y a un certain parallèle à faire. Alors, on va continuer de soutenir la Fondation de l'athlète d'excellence et on va rehausser son financement pour qu'elle puisse soutenir davantage d'athlètes étudiants dans l'avenir, et j'aurai peut-être l'occasion de parler des personnes handicapées à un autre moment. Merci.

Le Président (M. Auger) : Merci, M. le ministre. Nous allons poursuivre pour un deuxième bloc avec l'opposition officielle pour 10 minutes. M. le député de Labelle.

M. Pagé : Merci, M. le Président. Est-ce que les questions que j'ai soumises tantôt, vous avez eu l'occasion de...

M. Proulx : Pas encore.

M. Pagé : Pas encore? O.K. Alors, compte tenu qu'on aura à reprendre nos travaux...

M. Proulx : ... Oui, oui, tout à fait. Oui. Non, non, tout à fait. On me dit : Pas encore.

M. Pagé : ...on aura l'occasion peut-être de déposer les réponses aux différentes questions. Alors, je remercie le ministre, tantôt, d'avoir précisé qu'effectivement notre volonté, elle était également loisir. Je pense que c'est important de le préciser. Moi qui ai étudié en techniques de loisir en 1979, et, notre bible, c'était la politique de Claude Charron, qui venait juste d'être déposée, alors je peux vous dire que je suis un peu sensible à ce qui est loisirs. Et, parlant de loisirs, il y a un loisir qui est très intéressant chez les jeunes au secondaire qui s'appelle Secondaire en spectacle. Le budget 2014‑2015, le montant pour le Québec, on me dit c'était 400 000. 2015‑2016 avait été coupé à 300 000. Et on n'aurait même pas encore la confirmation de la somme pour 2016‑2017. Je comprends qu'il y avait peut-être une possibilité que ça se retrouve au ministère de la Culture, mais tout ça n'est pas clair. Alors, est-ce qu'on peut confirmer la somme de 2016‑2017 et confirmer du même coup la somme 2017‑2018, s'il vous plaît?

Le Président (M. Auger) : M. le ministre.

M. Proulx : Bien, d'abord, je peux confirmer que Secondaire en spectacle va demeurer sous la responsabilité de notre ministère. Je peux faire ceci. Et, si je confirmais la somme ce matin, je ferais un petit encart ou un petit écart à nos règles habituelles, parce qu'il me reste à finaliser quelques... deux, trois affaires, si vous me prêtez l'expression, en lien avec les autorisations ministérielles, parce que c'est des sommes extrêmement importantes. Mais je peux vous dire qu'on va soutenir Secondaire en spectacle de manière plus importante dans l'avenir.

Le Président (M. Auger) : ...Labelle.

M. Pagé : Oui. Je reçois la réponse du ministre, mais j'ai un peu de difficultés, parce que là, 2016‑2017 n'aurait pas été confirmée, et c'est l'année que nous venons de terminer. Alors, comment se fait-il qu'on ne peut même pas confirmer la somme de l'année dernière? Alors, je peux comprendre, peut-être, pour l'année à venir, mais je ne comprends pas.

M. Proulx : Eh bien, écoutez, ce n'est pas vraiment compliqué, M. le Président. Lorsque j'aurai l'occasion d'obtenir mon décret auprès du Conseil du trésor, il sera sur deux années, il y aura les deux montants donc qui seront confirmés à la révocation.

Le Président (M. Auger) : M. le député de Labelle.

M. Pagé : Peut-il au moins nous confirmer qu'il y aura... qu'on va revenir au montant minimalement qui avait été... montant qu'on avait... qui était de 400 000 au moins, au minimum?

M. Proulx : Je pense qu'ils seront très contents, M. le Président.

M. Pagé : On va se satisfaire de la réponse...

Le Président (M. Auger) : M. le député de Labelle.

M. Pagé : Peut-il au moins nous confirmer qu'il y aura… qu'on va revenir au montant, minimalement, qui avait été… le montant qu'on avait en… qui était de 400 000, au moins au minimum?

M. Proulx : Je pense qu'ils seront très contents, M. le Président.

M. Pagé : On va se satisfaire de la réponse.

Des voix :

M. Pagé : Je remercie le député de D'Arcy-McGee pour son clin d'œil, effectivement, pour le travail que nous avons fait en 2013. C'est très gentil de sa part. Je le reconnais. Et, effectivement, c'était autour de 700 mémoires qui avaient été déposés si ma mémoire est bonne. Les gens en arrière pourraient le dire : 21 consultations, les 17 régions, nous nous étions déplacés partout à travers le Québec et ça avait soulevé énormément d'enthousiasme, de près ou de loin. Dans les consultations, c'est à peu près 500, 600 personnes qui ont participé, mais avant, en amont, c'est à peu près 2 000 personnes, donc, c'est beaucoup de gens. Il y avait beaucoup d'attentes, alors, vous comprendrez pourquoi qu'il y a une certaine déception de voir que, trois ans plus tard, finalement, quatre ans après la consultation, on a encore beaucoup de questions qui demeurent sans réponses.

Et l'objectif que l'on avait, c'était effectivement une nation plus en forme. Et on avait compris pour ça que ça prenait un plan d'intervention du CPE au CHSLD. Là, on comprend qu'il y a des actions vers le primaire. On comprend qu'il y a peut-être quelque chose qui s'en vient vers le secondaire, mais après? Mais après? Et c'est là que j'entends peu de choses. Et je vais prendre pour exemple un constat que l'on fait. Quand les gens arrivent au milieu du travail, une des bonnes façons et une des meilleures façons pour les garder actifs, c'est le transport actif. Et je veux l'amener sur une question que j'ai posée en Chambre il y a deux semaines. L'échangeur Turcot, vous allez me dire : C'est le ministre des Transports. Je veux bien. Mais l'échangeur Turcot, quand on a la vision de faire bouger les Québécois, on ne va pas enlever la… ce qui s'appelle la dalle-parc, qui permet aux citoyens de pouvoir voyager, se transporter de façon active, sinon le détour en vélo, là, c'est 7 kilomètres. Oubliez ça, là, on ne fera pas de transport actif si la dalle-parc n'existe pas. Alors, dans sa vision, du ministre, qui est quand même élaborée dans le plan d'action qu'il a déposé en souhaitant faire bouger tous les Québécois, il faut qu'il inclue le transport actif. Et ça, c'est un exemple patent d'un ministère qui dit quelque chose puis de l'autre qui travaille en silo, puis qui fait le contraire.        Alors, compte tenu que c'était déjà annoncé par son collègue quand il était ministre des Transports en 2010‑2011, que la dalle-parc était présente, qu'est-ce que le ministre a fait, qu'est-ce que le ministre a fait pour convaincre le ministre des Transports de remettre la dalle-parc dans le projet de l'échangeur Turcot?

Le Président (M. Auger) : M. le ministre.

M. Proulx : Oui, M. le Président. Deux choses : la première, c'est que les travaux en lien avec l'échangeur Turcot ne datent pas d'hier, un, et ma compréhension — je ne suis pas un spécialiste des transports et pas de la détermination des projets ou la de finalisation des projets — mais je sais une chose, c'est qu'il y a eu d'abord des consultations. Il y a eu bien sûr des différents… il y a eu des simulations qui ont été faites et déposées, et des décisions ont été prises, et notamment, par le ministre des Transports, j'imagine, en lien avec l'aménagement des lieux. Sans connaître… pardon, la finalité des coûts reliés à la dalle-parc, j'ai compris qu'on parlait, je dirais, d'un ouvrage qui a une somme importante… il faudrait investir une somme extrêmement importante pour pouvoir la réaliser. Et, là, encore là, je suis dans les hypothèses et ce sont les informations que je possède parce que je ne connais pas le dossier.

Je peux lui dire, par contre, que j'entends très bien ce qu'il dit à l'égard du transport actif. Et moi, j'aimerais qu'on fasse toujours des choix en fonctions de ça. Mais je ne peux pas faire le lien qu'il fait, de dire : La politique ne sera pas un succès parce qu'il n'y aura pas de dalle-parc sur l'échangeur Turcot alors que, là, on parle d'un ouvrage de 3,4 milliards avec des complexités et une complexité beaucoup plus grande, je dirais, que d'étendre une piste cyclable sur une ancienne voie ferrée, si je prends un exemple comme celui-là.

M. Pagé : O.K. Alors, bon, j'entends bien qu'il est sensible, mais j'entends bien qu'il n'y a pas eu de représentations de faites. Je lui demande, s'il vous plaît, de faire des représentations pour la bonne raison que, oui, c'est un projet de 3,6 milliards mais le coût de la dalle-parc, c'est 1 %, 1 % du projet pour faire bouger, là.

Allez vous promener à Copenhague. Allez vous promener dans les villes qui ont pris le virage. Copenhague, là, c'était la congestion, dans les années 80. Aujourd'hui, les lumières sont synchronisées pour faire passer les vélos et non les autos. Mais à Copenhague, là, je peux vous dire — puis je viens d'aller passer une semaine, là, puis j'ai fait du vélo, là — il n'y a personne d'obèse. Et le coût de l'obésité, là, c'est 3 milliards par année. On a encore des articles là-dessus dans le journal ce matin.

Alors, moi, je l'invite à faire des représentations s'il veut vraiment atteindre les grands objectifs et la vision de faire bouger les Québécois. Alors, je l'invite à aller dans ce sens-là.

M. Proulx : Bien reçu.

• (12 h 50) •

M. Pagé : Merci, M. le ministre. J'apprécie. Lorsque nous avons changé de gouvernement, en 2014, assez rapidement, quand il y a eu un nouveau ministre à l'Éducation, on s'est rendu compte que le mot loisir et sport disparaissait…

M. Pagé : ...je l'invite à aller dans ce sens-là.

M. Proulx : Bien reçu.

M. Pagé : Merci, M. le ministre. J'apprécie. Lorsque nous avons changé de gouvernement en 2014, assez rapidement, quand il y a eu un nouveau ministre à l'éducation, on s'est rendu compte que le mot «Loisirs et Sports» disparaissait de l'appellation. Avant, on appelait ça le ministère de l'Éducation... le MELS, hein? Puis on est encore portés à appeler ça le ministère de l'Éducation... Loisir et du Sport.

Il est disparu. Bon, c'était déjà une déception. Tout à coup, bonne nouvelle, 28 janvier 2016... et j'ai applaudi la nouvelle. J'ai même appelé mon ami le leader pour le féliciter, on avait pour la première fois un ministre délégué spécifiquement au Sport et au Loisir. Moi, j'applaudis cette nouvelle-là et évidemment... j'ai même dit que j'étais jamais, parce que j'aurais aimé ça être le premier. Bon. Alors, il y en a eu un, mais mauvaise nouvelle, quatre semaines après, le 22 février, quatre semaines après, il s'en va à la Culture et là, ça disparaît complètement. Ça n'existe plus.

Alors, incompréhension. Comment se fait-il que soudainement on avait jugé bon d'avoir un ministre délégué au Sport et Loisir? Je comprenais que c'était parce qu'on voulait aller de l'avant avec des mesures fortes avec la politique, mais là, encore plus mauvaise nouvelle, M. le ministre, j'apprends dernièrement, trois jours... Non, quatre, cinq jours à peu près avant le dépôt de la politique, le 3 avril, le 29 mars, on envoie un courriel à l'ensemble des fonctionnaires pour leur dire : il y avait un ministre délégué... un ministre... un sous-ministre adjoint... Un sous-ministre adjoint à temps plein attitré au Sport, Loisir, mais maintenant il est fusionné avec la partie des études des... services à l'aide financière aux études. Et, quand on regarde le tableau, là, je vais vous dire que ça doit prendre au moins le deux tiers ou le trois quarts de son temps. Alors, un ministre qui était adjoint, délégué spécifiquement aux Sports, Loisirs, au même moment où on dépose une grande politique, il disparaît complètement... Bien il disparaît en grande partie, parce qu'il est fusionné avec le reste.

Alors moi, ce que je vous demanderais, M. le ministre, c'est votre intervention auprès de votre équipe pour remettre à temps plein un ministre, surtout avec la politique que vous venez de déposer, là, sinon j'en appelle à l'incohérence, là. Alors, qu'il y ait un sous-ministre à temps plein, adjoint au Sport et au Loisir, et tant qu'à faire, la journée qu'on refera votre nomination, si un jour on la refait, insistez donc pour que le Loisir et le Sport existent encore.

Le Président (M. Auger) : ...secondes, M. le ministre.

M. Proulx : Pardon?

Le Président (M. Auger) : 10 secondes.

M. Proulx : Non, mais j'entends très bien ce que dit le collègue... lui dire qu'il y a toujours des Sports et Loisirs. Et c'est très important au sein de notre ministère. J'entends très bien ce qu'il dit. Il n'est pas question de faire disparaître ni la mission ni les équipes. Les équipes sont toujours présentes autour de nous. Il n'y a jamais eu autant de ressources financières disponibles. Il y a des orientations pour de nombreuses années. Et je peux vous dire qu'il y a des gens extraordinaires qui y travaillent et qui sont dédiés. J'entends ce que dit le collègue sur la perception, mais je peux vous dire que, dans l'action, je ne suis pas moins ministre des Loisirs et des Sports. J'y suis extrêmement impliqué, et je suis privilégié d'y être.

Le Président (M. Auger) : Merci, M. le ministre. En passant, le temps supplémentaire, parce qu'on avait dépassé le temps, a été pris du côté du gouvernement. Donc, M. le député d'Huntingdon, pour 6 min 30 s. Dernier bloc du gouvernement.

M. Billette : Merci beaucoup, M. le Président. Je vais faire ça très rapidement, parce que mon collègue ici a une question pour le ministre. Je veux revenir sur la politique au Québec. On bouge, je pense que c'est important. Je pense que c'est un premier jalon qui a été planté pour le sport, qui est tellement important qu'on rentre dans tous les foyers, peu importe l'âge. Et vous savez, mon attachement au sport, M. le ministre, et les collègues également qui sont ici. Et je vais dire, cette politique-là, qui a été déposée le 3 avril, je pense, va avoir un impact majeur aussi bien au niveau des jeunes que des moins jeunes. Et vous avez parlé au début que les... pour rejoindre les gens... premièrement les écoles et les centres de la petite enfance. Je pense que c'est important. On le commence à un très bas âge. Je pense que c'est d'inculquer les bonnes valeurs, un petit peu comme on a fait dans le recyclage, dans les années 90. Maintenant, on regarde. On se demandait pourquoi qu'on rentrait dans les écoles en 1990. Et maintenant, tout le monde fait du recyclage. Je pense que c'est l'éducation... La persévérance, c'est comme ça qu'on peut atteindre nos buts et nos objectifs à ce moment-ci.

J'aimerais savoir... c'est un milieu qu'on connaît, que vous connaissez très bien, M. le ministre, celui des centres de la petite enfance et des écoles... votre stratégie pour pouvoir rentrer dans ces institutions-là. Je pense que vous êtes la bonne personne au bon endroit lorsqu'on parle du Loisir et Sport. Je pense que vous portez fièrement également ce dossier, mais on a la chance également de vous avoir comme ministre également de la Famille et de l'Éducation. Donc, savoir un petit peu votre stratégie, comment vous prévoyez rentrer, de façon très brève, là, au niveau des centres de la petite enfance et également des écoles primaires du réseau.

Le Président (M. Auger) : M. le ministre.

M. Proulx : Merci, M. le Président. D'abord, merci au collègue pour sa question. Et effectivement moi, je souhaitais qu'on ait des mesures concrètes pour faire bouger davantage les jeunes. Si on regarde les standards établis, autant à l'international qu'ici, les données sont assez claires que, si on réussit à faire bouger les jeunes au moins une heure par jour, on va d'abord améliorer leur santé, on va développer un goût et un sentiment d'appartenance à l'égard de l'activité physique et...

M. Proulx : ...davantage les jeunes, si on regarde les standards établis, autant à l'international qu'ici. Les données sont assez claires que, si on réussit à faire bouger les jeunes au moins une heure par jour, on va d'abord améliorer leur santé, on va développer un goût et un sentiment d'appartenance à l'égard de l'activité physique et du sport, et on peut commencer extrêmement jeune. Vous avez tous des exemples, autour de vous ou vous-mêmes, qui avez commencé ou pourraient commencer à pratiquer un sport ou une activité, en particulier, extrêmement jeunes, et aujourd'hui vous y êtes encore très attachés.

Alors, on a fait un choix, qui est le suivant : pour ne pas modifier, notamment, le régime pédagogique à l'école avec toutes les conséquences qui en suivraient, on s'est dit : Nos jeunes... et on le sait déjà parce qu'on parle avec de nombreux enseignants, autant dans les services de garde qu'à l'école, que des directions d'écoles, que des intervenants qui viennent de l'extérieur pour faire bouger les jeunes, qu'avec le groupe du Grand Défi Pierre-Lavoie qu'il y a suffisamment d'heures-présence à l'école, dans une journée, pour être capables de dégager, dans cette journée, au moins 60 minutes d'activité, qui seraient comptabilisées ainsi pour faire bouger les jeunes. Et ça, c'est en sus, en sus, de ce qui a dans le régime pédagogique et des heures qui sont prescrites en activité physique.

Alors, dans les faits, ce n'est plus comme avant, on le sait, les jeunes arrivent très tôt à l'école et partent plus tard, et, dans certains cas, ils ont, même dans nos services de garde, des journées plus longues que certains travailleurs, parce que c'est des heures-présence qui sont, effectivement, très étendues, alors on peut les faire bouger et c'est ce qu'on va faire. Alors, on a mis en place une mesure avec... et la proposition nous est venue du groupe du Grand Défi, de dire : On est déjà impliqué dans les écoles, dans de nombreuses écoles, dans des centaines d'écoles et on est déjà présent dans les milieux, on a des stratégies, on sait comment faire bouger les jeunes et on aimerait offrir aux écoles qui le souhaitent la possibilité de mettre en place des activités pour faire bouger tous les jeunes de l'école et, tant qu'à y être, tout le personnel de l'école, donc l'ensemble des jeunes de l'équipe-école, 60 minutes au moins par jour.

La façon dont ça va fonctionner, ce n'est pas très, très compliqué. Les sommes sont importantes, c'est 8 millions par année, pourquoi? Parce que plus que les trois quarts, 80 %, 90 % de ces sommes-là... 80 % de ces sommes-là au moins iront directement dans les écoles via nos programmes réguliers de financement des commissions scolaires, dans la mesure où ce sera pour libérer du personnel. Alors, dans une école, ce pourrait être le professeur d'éducation physique qui fera le choix et qui offrira à sa direction d'être la personne qui voudra faire bouger les jeunes à tant d'heures par semaine, en mettant en place plans et activités, et, dans ce contexte-là, on sera capable de le libérer. Alors, c'est des sommes qui iront vers les écoles pour le libérer. Alors, ce n'est pas sommes qui vont au Grand Défi pour faire des activités, c'est le Grand Défi qui va accompagner les milieux, leur offrir des stratégies, offrir du suivi. À chaque jour, il y aura des capsules qui seront enregistrées dans les différentes écoles.

Vous savez, on peut bouger à la récréation, on peut bouger le midi, on peut bouger dans les déplacements, on peut même bouger dans les cours. Moi, je vais dans des classes, puis je vois des enseignants qui utilisent quelques minutes, en mathématiques, pour dire : Écoutez, moi, je les fais lever debout, on fait deux, trois activités puis on se rassoit et, à ce moment-là, je sais que je peux regagner leur concentration, alors... puis on peut effectivement... on peut faire toutes sortes de choses, derrière notre pupitre, et aujourd'hui il y a des pupitres avec des pédales. Alors, il y en a, des images, M. le Président, il y en a des façons de faire bouger les jeunes, et ce qu'on veut, là, c'est qu'ils bougent, et ce qu'on veut, ce n'est pas leur imposer un modèle, on veut que, dans chaque école, ils développent leurs propres modèles.

Le Président (M. Auger) : Il reste une minute. M. le député de Vimont.

M. Rousselle : Oui. Bien, écoutez, je vais faire ça rapidement pour une minute, mais je reviendrai dans d'autres blocs, à ce moment-là. Écoutez, moi, je voulais tout simplement parler des sports de haut niveau, des Jeux du Québec, très importants parce que c'est ça qui motive les jeunes, bien souvent, à voir de loin. Moi, je sais bien que j'ai la chance d'avoir Jennifer Abel,  Meaghan Benfeito, qui sont dans ma circonscription de Vimont, et le petit Joseph Phan aussi, qui... justement, qui s'en vient là-dedans. Mais ça, c'est à cause qu'il y a eu des athlètes avant lui, puis ça l'a motivé.

Et moi, c'était surtout au niveau de la motivation des villes, d'appliquer justement comme hôtes pour les Jeux du Québec. Moi, je suis content de voir que ville de Laval a demandé d'être les hôtes, là, pour 2020 et j'encourage aussi d'ailleurs la population de Laval d'aller... c'est sûr que je vais prendre pour Laval, c'est certain, donc... j'ai un petit faible, oui, mais je vais même demander aux gens justement d'aller sur le site de ville de Laval, là, www.2020laval.ca, parce que c'est important. Mais j'invite aussi toutes les municipalités de faire ça parce que ça ferait comme une compétition saine entre les municipalités, puis je pense qu'il faut le faire vraiment pour nos jeunes. Donc, je pense que je dois avoir brûlé mon temps?

Le Président (M. Auger) : C'est tout le temps que vous aviez pour aujourd'hui, M. le député de Vimont. En terminant, je vous rappelle que la commission sera convoquée à nouveau pour compléter l'étude du volet Loisirs et sport et mettre aux voix ses crédits. Et la commission suspend ses travaux jusqu'à 19 h 30, où elle entreprendra l'étude du volet Habitation et Régie du logement des crédits budgétaires du portefeuille Affaires municipales et Occupation du territoire. La commission se réunira à la salle Louis-Joseph-Papineau. Merci beaucoup.

(Suspension de la séance à 13 heures)


 
 

13 h (version non révisée)

Le Président (M. Auger) : ...et la commission suspend ses travaux jusqu'à 19 h 30 où elle entreprendra l'étude du volet Habitation et Régie du logement des crédits budgétaires du portefeuille Affaires municipales et Occupation du territoire. La commission se réunira à la salle Louis-Joseph-Papineau. Merci beaucoup.

(Fin de la séance à 13 heures)


 
 

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