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Point de presse de M. Sylvain Roy, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de forêts, de faune et de parcs

Version finale

Le martes 16 mars 2021, 10 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Dix heures une minute)

La Modératrice : Bonjour. Bienvenue à ce point de presse du Parti québécois. Alors, ce matin, notre porte-parole en matière de forêts, faune et parcs, M. Sylvain Roy… qui sera suivi par le chef du Parti québécois, M. Paul St-Pierre Plamondon. La parole est à vous.

M. Roy : Merci beaucoup. Bonjour à tous. Écoutez, on sort d'une séance de travail pour demander un mandat d'initiative pour entendre les experts en matière de gestion de la forêt publique québécoise, pour parler de la planification, de la sylviculture, de la récolte du bois et aussi du manque de transparence du ministère.

C'est une commission qui a été demandée suite à des allégations qui sont venues de lanceurs d'alerte. Et là je ne sais pas si ça vous rappelle quelque chose, mais c'est exactement ça qui s'est passé avec le mandat d'initiative sur les pesticides. J'ai demandé à négocier le libellé si le gouvernement n'était pas d'accord avec la formule que nous avons déposée, et ça a été une fin de non-recevoir. Donc, il n'y aura pas de commission parlementaire sur les problématiques qui existent actuellement au ministère de la Forêt du Québec.

J'aimerais vous faire, si vous avez deux, trois minutes, là, un petit cours 101 de foresterie au Québec pour essayer de tabler sur les différents enjeux que nous vivons actuellement, O.K… puis de son écosystème. On a eu l'émission Enquête, récemment, qui a parlé d'allégations extrêmement troublantes, où 25 % du bois récolté ne serait pas déclaré. Je tiens à faire une nuance ici, O.K.? Moi, je pense qu'il y a autant de citoyens corporatifs, dans le monde de la forêt que dans les autres domaines... à mon avis, certaines entreprises le pratiquent allégrement et d'autres ne le font pas. C'est pour ça qu'on a demandé une commission d'enquête, c'est pour faire la lumière sur ces allégations.

Et, qui plus est, dans l'émission, on parlait d'une collision fondamentale entre le secteur forêt et le secteur faune. Le secteur faune, ce sont 700 000 pêcheurs, 300 000 chasseurs, au Québec, qui veulent avoir accès à notre patrimoine collectif qu'est la forêt du Québec. Mais qui mène le bal dans la forêt? Ce sont les industriels forestiers. Et, qui plus est, le ministre a déposé un projet de loi sur la faune… et qui veut avoir des droits pour entrer dans les refuges fauniques pour potentiellement permettre à des industriels forestiers de rentrer là. Ça, c'est un autre débat. Donc, on a l'émission Enquête avec les allégations.

Deuxième élément, la résidualité. Qu'est-ce que ça veut dire, la résidualité? La loi dit clairement que les industriels doivent s'approvisionner chez les propriétaires privés en premier lieu et par la suite compenser le manque d'approvisionnement en allant sur les terres publiques. Ce n'est absolument pas respecté. La loi n'est pas respectée. Et, pire que ça, les industriels acquièrent de plus en plus de droits de coupe sur les terres publiques et diminuent leurs achats de bois sur les terres privées.

Ce n'est pas le même écosystème. Les propriétaires privés n'ont pas le même code de gestion que celui des grands entrepreneurs. Les privés font attention à leur patrimoine et ne vont pas faire de coupe à blanc comme ça se fait sur les terres publiques, d'où le désintérêt de l'industrie à aller chercher le bois chez les privés, qui, pourtant, génèrent énormément d'économie au Québec. Si je ferais un lien avec Enquête, puis je ne le ferai pas directement, bien, le propriétaire privé, il sait ce qui sort de sa forêt, il connaît la valeur de ce qui est produit, tandis que... Donc, on ne peut pas détourner du bois des propriétaires privés.

Les travaux sylvicoles, c'est la même chose. On a un manque de prévisibilité chronique. Les entreprises et les travailleurs ne savent pas au mois d'avril où ils vont travailler en mai, quand et pour quelle période. Donc, c'est un milieu, écoutez, qui manque de synchronité, où on n'a pas de prévisibilité, puis ça crée une pénurie de travailleurs.

Le prix du bois, on a atteint des prix de 1 400 $ le 1 000 pieds. Ce que ça veut dire, un pied de bois, c'est 12 par 12 par un pouce. Donc, un mur de 10 pieds de haut par 100 pieds de long, ça vaut 1 400 $. Il n'y a pas de partage de la richesse actuellement entre les différents acteurs. Les camionneurs n'ont pas vu leurs tarifs augmenter. Les producteurs de bois privés qui fournissent quand même du bois n'ont pas vu le prix de leur bois augmenter, et les travailleurs en usine non plus.

Ce que les industriels nous disent, c'est qu'ils veulent avoir de plus en plus de bois pour réduire les coûts étant donné qu'ils vont être capables de répondre à la demande sur les terres publiques. Résultat des courses : rareté au Québec. On est obligés maintenant d'utiliser des poutrelles en aluminium pour bâtir des maisons au Québec, dans un contexte où on a des forêts publiques qui produisent une quantité phénoménale de bois qui s'en va aux États-Unis. Mais moi, je considère que c'est inacceptable. L'accès à la propriété, pour les jeunes familles du Québec, est en train de reculer. Et, soit dit en passant, nous sommes les derniers au Canada en termes d'accès à la propriété. L'accès à la propriété recule. Le bois du Québec s'en va aux États-Unis.

Donc, moi, ce que je demande au gouvernement, c'est peut-être de penser à un Patriot Act Québec où le bois du Québec qui est fourni par les terres publiques devrait servir au marché québécois en premier, et, par la suite, qu'on envoie, bon, le résiduel aux États-Unis, et que, si les industriels veulent plus de bois pour faire baisser les prix, bien, qu'ils achètent chez les privés et qu'ils respectent la loi en fonction de la résidualité.

En conclusion, suite aux sorties qui ont été faites, nous avons eu un nombre considérable de courriels et de gens qui nous informent de situations inacceptables. Donc, je demande à la population et à tous ceux et celles qui ont des choses à nous dire de nous informer. On a refusé la commission parlementaire, mais on ne lâchera pas l'enjeu. C'est très important, et il y a beaucoup de monde qui s'attend à ce qu'il y ait des actions de faites. Voilà, merci beaucoup.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Merci, Sylvain. Je veux commencer par témoigner un mélange de colère et de honte par rapport à ce qu'on vient d'apprendre, les événements qui se sont produits au CLSC de Joliette. Évidemment, je vais être respectueux de l'enquête interne. C'est-à-dire qu'avant de se prononcer c'est toujours important de s'assurer que les faits ont été confirmés, puis qu'on a l'ensemble du portrait. Mais je veux témoigner quand même de mon impatience par rapport à une situation qui, je croyais, avait réussi à rassembler des gens d'idéologies différentes au Québec. Je croyais qu'après les événements de Joliette on avait trouvé un consensus au Québec sur l'importance d'agir en matière de racisme, de l'importance de changer les choses. Et je ne m'explique pas comment une telle situation… de tels propos aient pu être tenus.

Donc, je rappelle que le Parti québécois a fait adopter une motion qui demandait... On a réussi à faire adopter le principe de sécurisation culturelle. Mais j'aimerais rappeler également que ce principe-là n'a toujours pas été adopté dans la loi, et ça veut dire qu'il n'y a pas de recours non plus, en ce moment, pour quelqu'un qui se sent lésé. Et, devant les faits qui, s'ils se confirment, là, sont extrêmement graves et extrêmement incompréhensibles, à mes yeux, je pense qu'il faut accélérer les choses pour que le principe de sécurisation culturelle soit adopté dans la loi. Et, si jamais les faits sont confirmés, ça prend des sanctions exemplaires, là. La meilleure manière d'enrayer un comportement, c'est également d'envoyer un signal fort que ce n'est pas acceptable dans notre société et qu'il y a des conséquences pour les gens qui tiennent des propos racistes ou agissent de manière raciste.

Deuxième point. J'aimerais rapidement vous parler de cette lettre intitulée Est-ce qu'une autre équipe aurait pu faire mieux?, datée du 12 mars et publiée sur le compte de la CAQ. Je trouve... Premièrement, il faut rappeler que ce texte-là, donc, aurait été écrit de manière concomitante à la commémoration des 10 500 décès. Et ce qu'on retrouve essentiellement dans ce texte-là, c'est l'oeuvre de quelqu'un qui ne voit que des succès dans la gestion du gouvernement du Québec de la crise, un texte qui est incapable d'une objectivité, d'une quelconque humilité, remplie d'arrogance, où on ne voit que des héros dans la gestion de la crise, alors que, comme vous le savez, à la question : Est-ce qu'une autre équipe aurait pu faire mieux?, la réponse, c'est que neuf provinces sur 10 ont fait mieux puis que le Québec a la proportion de décès de loin la plus élevée au Canada.

Donc, poser la question, c'est y répondre. Mais ce qu'on voit dans ce texte-là, c'est une incapacité de se remettre en question, une incapacité d'agir de manière responsable, en prenant la responsabilité des bons comme des mauvais coups. Et ça ramène donc la question très, très importante d'une commission d'enquête qui soit publique et indépendante, parce que, vraisemblablement, le gouvernement, lorsqu'il publie ça… la CAQ, lorsqu'elle publie ça, démontre qu'elle n'est pas capable d'un regard objectif sur les ratés de notre crise. Et, si on veut pouvoir, donc, tirer des conclusions puis s'améliorer, on ne pourra pas se fier à l'auteur de ce texte.

Et c'est là ma question. J'aimerais que le gouvernement nous dise qui est l'auteur de ce texte. Le gouvernement… La CAQ a endossé ce texte-là en le publiant. Mais, puisqu'il commence par : «Je vous l'ai dit, j'adore lire», puisqu'il se termine également au «je» : «Je vous laisse, ma blonde est toujours en train de le lire», j'aimerais savoir qui a utilisé le «je» et qui pense de cette manière-là au sein du gouvernement du Québec. Je pense que c'est essentiel.

Donc, là-dessus, je vais prendre vos questions.

Mme Gamache (Valérie) : J'aimerais revenir sur l'histoire du CLSC de Joliette. À partir de maintenant, qu'est-ce qu'on fait, parce que, là, visiblement, il n'y a rien qui bouge? On est sortis… On a fait une sécurisation culturelle. Puis, je pense, même, vous voulez l'inclure dans la loi. Mais, dans les faits, là, il y a des autochtones qui continuent de se faire traiter vraiment de façon grossière.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, c'est important, parce que...

Mme Gamache (Valérie) : ...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Oui, mais le principe de sécurisation culturelle vise à adapter les soins aux autochtones et améliorer la qualité en monitorant, là, en vérifiant cette amélioration-là. Donc, pour moi, c'est urgent qu'on aille de l'avant, parce qu'une simple motion de l'Assemblée nationale, en effet, ça ne fait pas bouger grand-chose. La journée où est-ce qu'on a une loi puis qu'on attache à cette loi-là des recours… Puis j'insiste sur l'importance des recours pour que, si jamais la sécurisation culturelle, elle n'est pas livrée, on puisse s'adresser à quelque part pour améliorer les choses. Tant qu'on n'aura pas posé des gestes concrets puis on va demeurer dans les communications puis les motions, les choses de surface, pour moi, on a un grave problème. Donc, ça, c'est une première chose.

Mme Gamache (Valérie) : Mais les recours, c'est quoi, c'est d'être banni de son ordre professionnel, pour une infirmière? Qu'est-ce que ça peut être…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Non, non, c'est les recours du bénéficiaire du système de santé vis-à-vis le système lorsqu'il ne livre pas la marchandise en termes de sécurisation culturelle. Puis là on définira exactement les composantes, mais il faut adapter notre système. Ça urge, puis ce n'est pas une motion qui va faire ça, c'est une loi avec des recours puis des vérifications, des mécanismes pour que ça bouge. Puis, en effet, vous avez raison de dire : Tant qu'on sera dans les motions puis les déclarations, ça ne bouge pas. Puis ça commence à être très urgent. Ce n'est pas acceptable.

Mme Gamache (Valérie) : Il y a des gens qui n'iront pas se faire soigner, là. Dans la communauté, notamment, de Manawan, il y a des gens qui vont dire : Bien, moi, je n'irai plus à Joliette pour me faire soigner.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bon, donc, non seulement il faut faire bouger la loi puis démontrer que le système... démontrer qu'en santé on bouge, qu'on a changé des choses… Puis, deuxième chose, si jamais, là, les faits s'avèrent puis se confirment suite à une enquête interne, il faut que les sanctions soient exemplaires. Il faut que le signal soit fort, de sorte qu'au moins on constate que la réaction de l'appareil de santé est adéquate, dans la mesure du possible, là, au moins ça.

M. Lacroix (Louis) : La P.D.G. a dénoncé les actes. Les deux infirmières en question avaient suivi la formation sur la sensibilisation culturelle. À un moment donné, c'est quoi… Le message ne passe pas, ne semble pas passer. Il y a la formation. Avec l'histoire de Joyce Echaquan, il me semble qu'il aurait dû... ça doit allumer deux, trois lumières. On dirait que le message ne passe pas dans le personnel.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : J'ai réellement un mélange de colère et de honte.

M. Lacroix (Louis) : Mais la faute est à qui, c'est-u le CIUSSS, c'est qui, c'est les infirmières qui sont directement responsables? Comment vous voyez ça?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Je ne sais pas, là, mais il faut que ça bouge. Quand on parle... La proposition du Parti québécois, là, d'adapter les services de santé à la spécificité culturelle puis donner des garanties de manière à ce que ces gestes-là ne se reproduisent plus, ça urge. Ce n'est pas une motion qu'on veut. On veut une loi. On veut du changement. Puis, si, vraiment, ces gens-là ont tenu ces propos-là, bien, à tout le moins, même devant l'incompréhension puis, je pense, une colère légitime, là, assurons-nous que les sanctions soient proportionnelles au caractère inqualifiable de cette réaction-là, dans les circonstances qu'on connaît, après ce qu'on a vécu, là.

M. Lacroix (Louis) : Sur un autre sujet, sur le vaccin AstraZeneca, là, en plus des pays comme la Norvège, Danemark, Islande, la semaine dernière, là, c'est à peu près toute l'Europe, là, c'est la France, l'Allemagne, l'Italie, la Slovénie… Il y a plein de pays, là, qui ont décidé, par mesure de précaution, tant et aussi longtemps qu'on n'a pas davantage d'information sur ce vaccin-là, de cesser l'utilisation. Nous, au Québec, on continue à recommander et à dire... et même à utiliser ce vaccin-là. Est-ce qu'on a la bonne approche, à votre avis, ou est-ce qu'on ne devrait pas, devant le doute, dire : Prenons un pas de recul, attendons un peu, puis, après ça, si, effectivement, la science nous démontre qu'il n'y a pas de danger, allons-y?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bon, il y a une opinion scientifique qui doit venir de notre Santé publique, à savoir est-ce que ce vaccin-là devrait être utilisé ou pas. Si notre Santé publique en vient à la conclusion qu'il devrait être utilisé, je pense qu'on a nettement avantage à expliquer pourquoi puis à donner de l'information pour donner confiance à la population, parce que, là, les gens s'informent, et, en effet, le nombre de pays européens qui décident de suspendre l'application de ce vaccin-là est important. Donc, on ne peut pas faire comme si ça n'a pas lieu. Si jamais notre Santé publique a des raisons de décider que ce vaccin-là est toujours fiable, toujours sécuritaire, toujours efficace, très bien. Mais là je pense qu'en termes d'explication il y a quelque chose à dire à la population sur pourquoi notre opinion sur ce vaccin-là serait différente, pourquoi c'est toujours sécuritaire. J'irais... Je tenterais de rassurer.

M. Lacroix (Louis) : Je veux nuancer avec votre position de la semaine dernière. Vous disiez : Je me fie à la science et à la Santé publique.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : C'est toujours le cas.

M. Lacroix (Louis) : C'est toujours le cas, sauf que, là, vous demandez à la Santé publique de s'expliquer.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Exactement. Ça a toujours été, d'ailleurs, notre discours sur la transparence de la Santé publique, c'est-à-dire que, lorsqu'il y a un raisonnement scientifique qui justifie une décision, on gagne toujours à le communiquer, parce qu'à ce moment-là les gens comprennent, et donc ça maintient la confiance dans les décisions politiques. C'est un discours qu'on tenait en octobre dernier, quand je suis arrivé, puis ça n'a pas changé. Donc, oui, il faut continuer à se fier à la science, il faut continuer à se fier à la Santé publique. Mais, vraiment, on aurait intérêt à expliquer à la population pourquoi quelque chose qui se passe en Europe n'aurait pas la même incidence ici, au Québec. C'est une explication qui a une valeur certaine pour rassurer la population.

M. Carabin (François) : ...M. St-Pierre Plamondon, dans le sens qu'on entend des gens... il y a des vox pop, on entend des gens dire : Je ne veux pas le vaccin AstraZeneca, ça ne m'intéresse pas, je ne lui fais pas confiance. Est-ce qu'il n'y a pas un risque qu'on ait trop de vaccins AstraZeneca qu'on ne puisse pas donner à la population québécoise avec les...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Quand il est question de la confiance que la population peut avoir en un traitement ou en peu importe quelle institution, c'est toujours très glissant. C'est pour ça que je pense que, si on a, au Québec, des données scientifiques qui justifient toujours l'utilisation de ce vaccin-là, ça doit être bien expliqué. Ça doit être vulgarisé de sorte que les gens se sentent rassurés, comprennent le raisonnement de notre Santé publique, parce que, sinon, en effet, les gens se posent des questions à la lecture de l'actualité européenne. Donc, très important...

Mme Côté (Claudie) : …parce qu'il y a eu un communiqué hier de la Santé publique du Québec, Santé publique Canada aussi, ça veut dire… répondre à toutes les questions dans une conférence de presse…

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Exactement. Je pense que…

Mme Côté (Claudie) : À quoi vous vous attendez précisément?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Je m'attends à ce que, dans les points de presse qui s'en viennent, on réexplique à nouveau dans le détail en quoi nos données scientifiques diffèrent du processus décisionnel qu'on observe en Europe, en quoi, sur le plan scientifique, on est toujours en toute sécurité avec le vaccin AstraZeneca. Ça doit être dit et redit, expliqué le mieux possible, parce que les gens s'informent sur ce qui se passe en Europe, puis, forcément, ça a une incidence.

Mme Gamache (Valérie) : Il y en a qui proposent même, par exemple, au premier ministre et à M. Arruda de se faire vacciner pour montrer que, justement, il est bon, ce vaccin-là et que... Est-ce que c'est quelque chose que vous pourriez appuyer?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Oui, ça peut arriver, en effet. Mais je pense que, là, on n'est pas à l'étape de vacciner des gens pour démontrer… On est à l'étape de vraiment expliquer le raisonnement scientifique puis aider les gens à démystifier pourquoi il se passe quelque chose en Europe, mais que ce n'est pas la même chose de l'autre côté, là, dans l'autre continent. Il me semble, c'est la première étape la plus logique, là.

M. Larin (Vincent) : ...les assouplissements, là, qui vont être annoncés ce soir, on croit comprendre que Montréal va rester en zone rouge, mais que le couvre-feu va être repoussé, que les salles de spectacles pourraient rouvrir. Trouvez-vous qu'il y a encore une cohérence dans le code de couleur régional?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Bien, ça fait des mois qu'on dit qu'en fait il n'y a pas de critère objectif pour le code de couleur puis que ça devrait être public, comment les codes de couleur fonctionnent. Donc là, je comprends aussi qu'il y a l'introduction du jaune. Donc, le Québec va sortir du système à deux couleurs. Vous vous souviendrez d'un point de presse où je demandais à ce qu'il y ait plusieurs paliers de couleur, avec des critères clairs et objectifs, comme en Ontario. Donc, espérons que le gouvernement va en profiter pour expliquer suivant quels critères chaque zone obtient un code de couleur et comment ces codes de couleur là correspondent également à certaines règles et certains comportements. Plus c'est clair et plus c'est cohérent, plus on a d'adhésion. C'est notre prétention puis notre demande depuis des mois.

M. Larin (Vincent) : Pour ce qui est des assouplissements, est-ce que vous trouvez qu'on va vite un peu, surtout dans un contexte où l'Ontario commence à déclarer une troisième vague, là? Ça s'est fait hier. On nous prévenait il y a quelques semaines encore que, les variants, c'était une menace, à Montréal particulièrement, mais là on annonce des assouplissements. Vous ne pensez pas qu'on va un peu vite peut-être?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : À nouveau, on doit présumer que toutes les décisions sont faites sur la base des avis de Santé publique. Je dis «présumer» parce qu'on n'obtient pas l'avis de manière transparente comme on le demande depuis le début, mais on doit présumer ça et présumer que ce qui sera proposé à 17 heures — là, je n'ai pas les détails — sera le reflet de notre situation épidémiologique au Québec. Donc, attendons les annonces puis espérons que ce soit le plus clair, cohérent, objectif possible au niveau de la définition des zones de couleur, les critères applicables, de sorte que la population comprenne.

M. Bergeron (Patrice) : …des forêts, M. Roy, dans votre circonscription, il y a certainement des entrepreneurs forestiers. Est-ce qu'on vous a rapporté des cas justement où la loi n'a pas été respectée, où il y a de l'abus, où on obtient... on abuse de l'État, dans le fond, là?

M. Roy : Actuellement, il y a une planification de coupe forestière en arrière de la zec des Anses, à Chandler, qui est critiquée de tout le monde. On coupe à blanc tout près d'un centre de villégiature, de chasse et de pêche, qui avait été protégé. Donc, on voit qu'actuellement le ministère donne des droits de coupe sur des territoires très accessibles, mais où la cohabitation n'est plus possible. Donc, il y a une collision entre le secteur faune, phénoménale, actuellement, et le secteur forestier, où on ne prend pas en considération les enjeux écosystémiques, c'est-à-dire les autres villégiateurs.

Oui, on a eu je ne sais pas combien de courriels depuis quelques jours qui nous dénoncent des situations. Là, il faut qu'on aille lire ça, valider ça, mais il se passe quelque chose. Et, écoutez, il y a du laxisme au ministère de la Forêt, et c'est dénoncé depuis un certain temps. L'émission Enquête a fait réagir beaucoup de gens. Avec le prix du bois...

Puis là je reviens là-dessus, là, les Québécois n'ont pas accès à leur ressource naturelle la plus importante, parce que le bois s'en va aux États-Unis, et on a une pénurie de matériaux dans les quincailleries au Québec. Les jeunes ne peuvent plus avoir accès à la propriété. C'est grave. Je trouve ça extrêmement grave. Je demande à ce que nous ayons, je le répète, un PATRIOT Act Québec, je vais le dire en français, là, quelque chose qui protège notre économie pour permettre aux Québécois d'avoir en priorité accès à leurs ressources naturelles et, par la suite, envoyer les madriers, deux-par-six, deux-par-quatre, aux États-Unis.

Ça fait que, voilà, écoutez, on a une problématique. Il y a des gens qui reculent l'accès à la propriété, là, des jeunes familles. Le premier acte d'indépendance dans la vie d'un individu, c'est sa première maison.

M. Larin (Vincent) : …de déformer la loi, là, la nouvelle loi concernant les aires protégées, qui a été introduite par le gouvernement. Est-ce que c'est votre impression aussi qu'il interprète cette loi-là pour ouvrir les forêts du Sud à l'exploitation forestière?

M. Roy : C'est la première chose qui m'a sautée aux yeux lorsque j'ai lu le projet de loi : Pouvoir réglementaire du ministre à autoriser l'intrusion dans des refuges fauniques. Bien, ça ne s'appelle plus un refuge faunique si le ministre se donne la discrétion d'autoriser une entreprise forestière à rentrer là et à faire du prélèvement. Ça fait que, là, si on change la philosophie de protection de territoire au Québec, qu'on nous le dise, mais qu'on ne nous dise pas que ça va être exceptionnel puis au cas où que… On connaît ça, là, on regarde la gestion du ministère des Forêts, c'est assez particulier. Donc, voilà.

M. Larin (Vincent) : M. Dufour, il est constamment accusé de laxisme ou d'être à la solde de l'industrie forestière. Est-ce que c'est encore la personne qui est… Est-ce qu'il est encore la bonne personne pour s'occuper du ministère des Forêts?

M. Roy : Vous soulevez un enjeu extrêmement important, c'est celui du pouvoir d'un ministre à l'intérieur de son cabinet puis son ministère. Puis il n'y a pas juste M. Dufour qui a de la misère avec son ministère. Il y a d'autres ministres qui ne contrôlent pas la machine. Je vais prendre un aphorisme gaspésien, c'est la queue qui secoue le chat, O.K.?

Des voix : ...

M. Roy : Non, non, mais je vais recommencer, là. Non, mais non, non, n'ayez pas trop d'images perverses, s'il vous plaît. Ce que ça veut dire, c'est que ce sont souvent les sous-ministres qui vont donner les directives au ministre, les lignes de presse, et, souvent, le ministre n'est même pas au courant des communiqués et des choses qui se passent à son ministère. Ça fait qu'il y a de l'opacité entre le cabinet, souvent, et le ministère. On informe le ministre. On ne lui demande pas son avis. Ça arrive, ça, puis plus souvent que vous le pensez. Donc, on rentre dans tout l'enjeu de l'imputabilité des hauts fonctionnaires, des sous-ministres, qui sont une caste intouchable. La question, c'est : Est-ce que le ministre est capable de gérer son ministère et est-ce que les autres ministères étaient capables aussi? Poser la question, c'est y répondre. Même Laurent Lessard me demandait des fois de faire des sorties pour l'aider à mettre un enjeu sur la scène publique.

M. Lacroix (Louis) : M. St-Pierre Plamondon...

Mme Côté (Claudie) : J'ai une question pour M. Roy avant, parce que vous êtes quand même le député de Bonaventure, là, visiblement, votre région va passer au jaune ce soir. Est-ce qu'il était temps, trop peu, trop tard?

M. Roy : Écoutez, chez nous, on n'a pas de cas, pratiquement pas de cas. D'imposer le masque aux jeunes au primaire, le couvre-feu, mais je trouvais ça assez abusif merci. Et les gens en avaient marre. Vous savez, c'est comme l'analogie du prof dans une classe où on a deux, trois personnes qui font le trouble, puis on sanctionne toute la classe. Bien, le gouvernement agit de la même manière.

On a demandé une application à géométrie variable, des codes de couleur en fonction des critères épidémiologiques. Ça fait longtemps que le chef demande ça puis que nous demandons ça. Ça n'a pas été appliqué. Regardez, oui, c'est une bonne affaire, mais là quelles seront les modalités? Tu sais, on ne le sait pas, là, on va voir. Mais pourquoi sanctionner tout le monde dans un contexte où on pourrait cibler les endroits où il faut mettre de l'emphase et de la pression? J'aimerais revenir sur la Santé publique, au début, là, on ne voulait pas qu'on porte de masque. Ça fait que, vous savez, des fois, là, ce n'est pas toujours rigoureux.

M. Lacroix (Louis) : M. St-Pierre Plamondon, juste revenir sur une réponse que vous m'avez donnée la semaine dernière sur AstraZeneca. Je vous avais posé la question, à savoir, si on vous proposait de vous faire vacciner avec le vaccin d'AstraZeneca, est-ce que vous le feriez? Vous aviez dit : Bien, je me fie à la science. Puis vous aviez dit oui.

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : C'est ça.

M. Lacroix (Louis) : Sachant ce qu'on sait maintenant, est-ce que votre réponse change ou si vous diriez : Bien là, je vais me garder une gêne, puis on verra?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Non, non, tant que la science puis que la Santé publique confirment que c'est un vaccin sécuritaire, je suis évidemment prêt à me faire vacciner par la marque de vaccin AstraZeneca. Il faut que, nos scientifiques, on leur laisse le mandat de faire cette évaluation-là. Et je réitère que, là, dans les circonstances, parce que ce qui se passe en Europe doit être pris au sérieux, je crois, on a besoin d'explications les plus détaillées, le mieux vulgarisées pour qu'on comprenne la logique que notre situation par rapport à ce vaccin-là soit différente de celle qui prévaut en Europe. Mais moi, je vais toujours me conformer à l'avis de Santé publique.

M. Bergeron (Patrice) : Qu'est-ce que vous répondriez à la question : Quelle équipe aurait pu faire mieux? Votre équipe? Un gouvernement sous votre gouverne aurait fait mieux dans cette crise-là?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Ce n'est pas ça, la question, de qui aurait pu faire mieux. La question, c'est : Est-ce normal, de manière concomitante à une commémoration de 10 500 décès, une tragédie qui s'explique notamment par certaines erreurs qu'on a commises, que le gouvernement publie un document dans lequel il n'y a que des héros, qu'un récit où le gouvernement se vante de ses exploits, pas d'objectivité, pas de nuance? C'est inquiétant. Et je pense que ça justifie encore davantage la tenue d'une commission d'enquête qui soit objective, publique, indépendante, mais justement objective, parce qu'il y en a eu, des ratés, et ils ont eu des conséquences en termes de vies humaines, et ça va prendre plus d'objectivité pour arriver à des conclusions qui nous permettraient de s'améliorer comme société.

M. Carabin (François) : Ça va faire deux semaines que la semaine de relâche a commencé. Ça va bientôt faire 10 jours qu'elle est terminée. En fait, que dites-vous du moment choisi de ces annonces-là? Est-ce qu'on n'aurait pas pu attendre à la semaine prochaine, être plus prudents dans notre approche?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : C'est très, très difficile de commenter ça, parce que la confusion qu'on dénonce depuis des mois maintenant entre le politique et la Santé publique fait que je ne sais pas exactement pourquoi on choisit ce moment-ci. Ça ne sera probablement pas divulgué. Donc, je ne peux pas commenter sur quelque chose pour laquelle je n'ai pas de données, là, je n'ai pas de... Je ne sais pas c'est quoi, le raisonnement du gouvernement dans le choix de la date d'aujourd'hui, mais ce serait une bonne question à leur poser.

La Modératrice : On va passer aux questions en anglais, s'il vous plaît.

Mme Senay (Cathy) : Good morning.

M. St-Pierre (Philippe) : Good morning.

Mme Senay (Cathy) : The CISSS of Lanaudière just sent a concrete and clear press release about what happened to Ms. Ottawa, and they say : We have those measures already in place, mandatory training, after that, there is a liaison officer… So there are five points, five measures. How do you understand... What's your understanding… How come these incidents have happened again?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Well, as I said, there's a mix of anger and of shame, because we lived very difficult events only a few weeks ago in Joliette, so how can we explain this? It's very hard to understand. But I know two things. We were successful with the motion here, at the National Assembly, for cultural security for health services. Yet, that principle in the motion was not translated into a law with a recourse in the event of problems.

Mme Senay (Cathy) : There are measures regarding cultural...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : There are measures, yes.

Mme Senay (Cathy) : …already under way. So, when you have a liaison officer, when you have mandatory training, I mean, is there something wrong in Joliette that those violent incidents happen again?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : When you deal with violence, it's very important to upgrade or improve as much as possible the environment, the services, and that's not yet done. I think, yes, there are measures in place, but it's not done in terms of law. It's not done in terms of the recourses that should be available if the State doesn't deliver. So that's not finished, and there's always a principle when dealing with violence. Violence needs to be punished, needs to be publicly rejected, and then there needs to be consequences, «l'impunité» in French. Never, never accept impunity.

Mme Senay (Cathy) : ...

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Yes, it's accountability, but it's further than that. It's about making sure that, if unacceptable behaviors occur in a society, there are consequences for those who choose to do that. And I think we need to send signals that, like, as a State, we'll do everything we can in terms of laws and programs, but those who yet continue to hold racist behaviors or words, there needs to be consequences.

Mme Senay (Cathy) : Italy is going to… another lockdown since yesterday. Ottawa's experts... well, experts in Ontario, I mean, are expecting a third wave. How do you see the press conference, where we'll hear even measures being less restrictive in Québec, are we playing with fire?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Well, it depends what measures. As Sylvain just said, if you're easing measures in a region where there's no case, it might be scientifically very sound to do that. So it depends what measure, but I think the question needs to be asked to the Government, based on what data? What makes a scientific, valuable reason to do that in the context of, potentially, variants affecting the pandemic?

Mme Senay (Cathy) : We talked a lot about vaccine hesitancy. We saw it coming. AstraZeneca, now, we have the national immunization committee saying : Yes, go ahead, 65 years old and older. There is a european medicine watchdog that just said now that AstraZeneca's risks are lower than the benefits of taking it. Did we underestimate the vaccine hesitancy for one vaccine, especially so people would be more worried, because it's more concrete what really happened, blood clots in this case? Did we underestimate vaccine hesitancy?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Well, I don't think that's the issue. The issue is that people read news and, if they see several countries saying : We can't trust one vaccine, of course, people will ask questions and will lose a bit of faith in that product. So that's why it's very important to keep the debate on a scientific basis. And, if our authorities in science tell us that it's safe and effective, very fine, but it needs to be explained. And we need to understand, as a population, although, in Europe, it's being questioned, why we think that it's safe, and that aspect needs to be very well explained to the population because it's a matter of comfort, of security. So it's normal that we have a very precise explanation on that.

Mme Fletcher (Raquel) : The Health Minister and the Minister responsible for Seniors said that they're going to follow up with this investigation, the report from the Order of Nurses and the Collège des médecins on… and they say they're going to follow the recommendations from that report. However, the report found that the staff were not responsible… I wonder if you agree with the findings of that… Do you believe that's it's just management that should be responsible or should some of that responsibility lie with the staff first?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : I will need to review the report on… Like, this, I would need to look at the report. If you want me to look at it and come back to you, I'll be glad, but I don't have it.

Mme Fletcher (Raquel) :

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Which report?

Mme Fletcher (Raquel) : This report, you haven't looked at it?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : Yes, exactly. So, in terms of giving you feedback, I'll be glad to do it, but give me time so I can review… and I'll get back to you. Thank you.

Mme Gamache (Valérie) : Une petite dernière sur le rapport des ordres professionnels sur le CHSLD Herron. Vous avez peut-être vu qu'on va même jusqu'à proposer, là, que, finalement, là, on resserre un peu… qu'on contrôle mieux. Qu'est-ce qui doit être fait pour ce qui est des CHSLD privés conventionnés pour… est-ce que c'est une nationalisation? Par quoi ça passe, ce meilleur contrôle des soins qui sont donnés dans ce type d'établissement?

M. St-Pierre Plamondon (Paul) : À nouveau, nous, on demande une commission d'enquête indépendante puis publique. Ce n'est pas pour le plaisir, là, c'est que comprendre ce qui s'est passé puis comprendre les faiblesses du système de CHSLD demande de l'expertise, demande d'entendre les bons témoins.

Donc, je peux vous donner mon opinion sur ce qu'on pourrait faire ou ne pas faire par rapport aux CHSLD. Mais je pense que ce qui vient de se produire au Québec, on en a pris la mesure, notamment lors de la commémoration de tous ces décès-là, c'est grave et complexe. Ça nécessite, donc, un examen avec de l'expertise, des témoins, une vraie réflexion qui doit absolument inclure les CHSLD et, j'irais même plus loin, qui doit inclure une vraie réflexion sur vieillir au Québec. Il y a des décisions de société qu'on a prises, dans les décennies passées, qui doivent être remises en question, parce que moi, j'ai le sentiment qu'on a manqué de respect envers nos aînés puis on a pris des décisions budgétaires et politiques qui manquent de respect envers nos aînés.

Donc, je pense que cette réflexion-là, elle mérite une vraie commission d'enquête. Elle mérite de l'expertise. Elle mérite du temps, des ressources, puis qu'on arrive avec un plan de match qui est réfléchi, précis, puis qui va fonctionner. Donc, je pense que notre réclamation principale par rapport aux CHSLD, c'est un vrai examen de ce qui s'est passé, un vrai examen de ce qu'on doit faire, parce que ce qui s'est passé est très, très grave. Merci.

La Modératrice : Merci beaucoup.

(Fin à 10 h 38)


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