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Point de presse de M. Gabriel Nadeau-Dubois, chef du deuxième groupe d’opposition, et M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition pour les aînés

Version finale

Le jueves 24 février 2022, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures trois minutes)

M. Nadeau-Dubois : Bonjour. Merci d'être là ce matin. Très content d'être avec vous pour ce point de presse, le dernier avant qu'on ne se revoie pas avant un petit bout. Mais sur une note plus sérieuse, ce n'est pas possible pour moi de prendre la parole, ce matin, sans revenir bien sûr, sur ce qui se passe en ce moment en Europe. On assiste à des scènes extrêmement, extrêmement inquiétantes. C'est des scènes qui sont inédites depuis la Deuxième Guerre mondiale. Une agression comme ça d'un pays souverain, d'un État démocratique, c'est inédit. C'est inédit pour ma génération, c'est inédit depuis la Deuxième Guerre mondiale en Europe, et c'est extrêmement inquiétant puis c'est, bien sûr, inadmissible.

Je veux réitérer... c'est important pour moi ce matin de réitérer ce qu'on a affirmé hier par motion, c'est-à-dire que c'était une agression qui est absolument inacceptable, et qu'on témoigne de toute notre solidarité à l'égard du peuple ukrainien puis à l'égard, bien sûr, de la communauté ukrainienne qui est présente en grand nombre au Québec, notamment à Montréal. Ils vivent des moments extrêmement difficiles qu'on a, je pense, de la difficulté à imaginer. C'est dur d'imaginer ce que ça représente, savoir que sa terre natale est envahie de cette manière-là par une puissance étrangère. C'est extrêmement inquiétant.

Ceci étant dit, je veux également, ce matin, vous parler d'une nouvelle majeure dans le dossier de la pollution de l'air. On apprenait qu'il y a un front commun qui s'est mis en place, l'ensemble des directions régionales de la santé publique au Québec, qui s'oppose en bloc à la décision de la CAQ d'augmenter la pollution de l'air au Québec, de permettre aux entreprises d'émettre plus de nickel dans l'air que les Québécois et les Québécoises respirent. C'est un enjeu majeur pour le Québec, c'est un enjeu majeur pour la ville de Québec et, sur ce dossier-là, la CAQ est isolée. Ce matin, je demande à François Legault de rappeler à l'ordre son ministre de l'Environnement. Ça n'a pas d'allure, en 2022, qu'un ministre de l'Environnement mette les profits des entreprises étrangères devant la qualité de l'air que les Québécois respirent. Ça n'a pas de bon sens. M. Legault doit rappeler Benoit Charette à l'ordre.

Et pour vous en parler davantage, je vais passer la parole à mon collègue, Sol Zanetti, qui mène, avec ses collègues, Catherine Dorion et Émilise Lessard-Therrien, la bataille depuis le premier jour sur ce dossier là. Il n'est pas question que Québec solidaire laisse la CAQ dégrader la qualité de l'air que les Québécois respirent, et il va vous en parler.

M. Zanetti : Au printemps dernier, la CAQ a essayé de nous passer en douce une augmentation des normes de nickel qui vont augmenter la pollution dans Limoilou. Et puis on a réussi à déterrer ça. Il y a eu une mobilisation citoyenne absolument incroyable, avec plein de conseils de quartier à Québec, avec la Table du littoral Est. Des scientifiques ont été alertés, il y a eu des consultations. On ne comprenait pas trop pourquoi la Santé publique de Québec donnait une espèce d'accord mou à ça. Mais même eux, aujourd'hui, ils se rallient, ils se rallient avec toutes les autres directions de la Santé publique régionale au Québec pour dire : Cette norme-là, elle n'est pas acceptable. Il ne faut pas qu'on augmente la pollution dans Limoilou. Le ministre Charest est complètement... Charette, pardon, est complètement isolé là-dedans, et il va falloir qu'à un moment donné il se rende à l'évidence que ça ne passe pas, que, scientifiquement, ce n'est pas appuyé. L'Ordre des chimistes a émis des réserves importantes sur la revue toxicologique. Je ne referai pas ici toute la liste des arguments, mais il faut absolument qu'il abandonne ce projet-là, qui, essentiellement, sert les intérêts de compagnies qui veulent faire de Limoilou une zone sacrifiée. Je trouve ça complètement inacceptable.

Et si la CAQ veut augmenter la pollution dans Limoilou avec son règlement, bien, ils vont nous trouver sur son chemin, moi, mes collègues, les citoyens, le monde de Québec, la ville, les directions de la Santé publique, l'Ordre des chimistes et tous les autres. Et c'est un combat qui est loin d'être terminé. En ce moment, les consultations sont terminées. J'espère qu'il est en train de lire les nombreux mémoires qui s'opposent à ça, et qu'il va les écouter, et qu'il va abandonner son projet de règlement.

Sur un autre sujet, la nouvelle ce matin concernant la maltraitance des aînés qui continue et qui a lieu à Montréal, moi, ça me ça me trouble profondément. Dans un pays riche comme le nôtre, que quelque chose comme ça survienne, qu'on soit dans des situations où des aînés sont abandonnés à leur sort, je trouve ça complètement inacceptable. Et ça, ce qu'on voit, là, là, c'est l'héritage caquiste. Quand les caquistes veulent faire quelque chose contre la maltraitance, ils font des lois pour sévir, mais pour prévenir, il n'y a rien.

Le manque de personnel en santé, là, ça fait longtemps qu'on le sait... Quand ils sont arrivés au pouvoir, là, il y avait des piles et des piles de rapports de toutes sortes d'instances qui disaient qu'il y avait un problème dans les CHSLD, qui disaient qu'il y avait un problème en général dans les soins aux aînés puis qu'il fallait agir. Ils n'ont rien fait. Pas de loi sur les ratios. Ils ont laissé un système complètement exsangue, qui, là, livre les aînés à la maltraitance, et c'est extrêmement préoccupant.

Puis ça, c'est sans parler aussi des CIUSSS, qui tardent à réagir, qui réagissent essentiellement quand les journalistes les appellent. C'est quoi, ce système-là? Moi, je n'en reviens pas qu'on fasse, encore une fois, là, des aînés les plus vulnérables au Québec la dernière priorité puis qu'on laisse des affaires comme ça se passer. Je trouve ça complètement inacceptable. Ça prouve qu'il faut une enquête nationale sur l'ensemble de la gestion de la pandémie pour faire l'état du système de santé au Québec puis de toutes les autres zones qui ont été affectées par la pandémie puis qu'on ait vraiment la vérité là-dessus. Parce que ce n'est pas réglé, il y a des choses qui se passent qui n'ont aucun bon sens.

La Modératrice : On va prendre vos questions. Une question, une question, s'il vous plaît.

Mme Gamache (Valérie) : Là-dessus, M. Zanetti, j'aimerais vous entendre. C'est la Croix rouge, quand même, qui a alerté... qui a prévenu les gens que la situation se passait. Comment expliquer que le gouvernement a nommé un cadre responsable dans chacun des établissements et que ce cadre-là ne se soit pas levé, si on dit que ce système-là fonctionne puisqu'on l'a corrigé?

M. Zanetti : C'est extrêmement étonnant et troublant. Il faut faire une enquête là-dessus, absolument, sur ce cas-là en particulier, une enquête du coroner, qui ne remplacera pas non plus une enquête nationale sur l'ensemble de la gestion de la pandémie. Mais il y a clairement quelque chose qui ne fonctionne pas. Je pense aussi qu'il y a un problème important de ressources. Il y a aussi un problème manifeste avec les CHSLD privés. Nous autres, à Québec solidaire, on est d'avis qu'il faut les rendre... les ramener dans le giron public, comme ça on aurait probablement une meilleure idée de ce qui s'y passe puis on pourrait prévenir davantage des maltraitances comme ça.

Mme Gamache (Valérie) : Avez-vous l'impression que la Loi sur la maltraitance des aînés aurait pu changer la donne dans ce cas-ci?

M. Zanetti : La Loi pour la maltraitance des aînés, c'est une loi qui sévit, ce n'est pas une loi qui prévient. Si on veut prévenir, faire en sorte que ces choses là n'arrivent pas, là, il faut mettre des ressources, il faut décentraliser le système de santé puis faire en sorte qu'il y ait du monde pour s'occuper des aînés les plus vulnérables au Québec.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : ...petite question... Est-ce que vous le croyez, le ministre Charette, quand il dit qu'il n'a pas parlé de nickel avec les représentants de...

M. Zanetti : Il a dit ça? Ça fait depuis 2013 qu'ils sont inscrits au Registre des lobbyistes pour faire des représentations sur la norme de nickel auprès du gouvernement. Ça fait que je ne vois pas comment c'est possible.

Par ailleurs, moi, j'ai... On est dans une situation où le ministre, il y a juste lui, là, au Québec, là, qui pense que, ça, c'est une bonne affaire, que c'est inoffensif. Puis il y a juste lui, là, qui défend les intérêts des industries dans ce dossier-là. Il est complètement isolé. Après ça, il nous dit qu'il ne leur a pas parlé. Je trouve ça incroyable.

M. Lacroix (Louis) : C'est quoi, l'intérêt de la CAQ ou du gouvernement dans ce dossier-là? Je comprends, là, les relations avec les entreprises puis ils sont très affairistes, etc., mais c'est quoi, l'intérêt? Est-ce qu'il y a un intérêt qu'on ne voit pas? Pourquoi ils font ça?

M. Zanetti : C'est une méchante bonne question. J'ai peine à y répondre. Je ne comprends pas. Moi, je pense qu'il y a un mépris pour la santé publique, il y a un mépris pour l'environnement, il y a un mépris pour la santé des gens de Limoilou, qui est considérée par la CAQ, manifestement, comme une zone sacrifiée. Puis, après ça, bien, ils se sont fait convaincre par des gens de qui c'est le métier, puis ils suivent ça, puis ils n'écoutent pas le monde.

Mais là tout le monde est contre eux. Les directions régionales de la santé publique se lèvent. Tout le monde se lève, les citoyens se lèvent. Il faut qu'ils écoutent. Je veux dire, sinon, c'est... Je veux dire, on n'est pas... Comment ça se fait qu'au Québec, là, c'est le ministre de l'Environnement qui pousse pour ça? Comprenez-vous ça? Le ministre de l'Environnement essaie de convaincre tout le monde qu'il faut polluer davantage Limoilou. Tout le monde se lève contre lui, puis lui, il suit son chemin. Mais c'est quoi, ce gouvernement? Dans quel genre de pays sommes-nous?

M. Bossé (Olivier) : ...la Santé publique nationale a quand même dit qu'ils n'étaient pas contre, là, mais qu'ils allaient dans ce sens-là. Donc, si la santé publique nationale était bonne pendant la pandémie, là, ils ne sont plus crédibles dans ce cas-là? 

M. Zanetti : Je me demande pourquoi ils font ça. D'ailleurs, l'avis de la Santé publique était aussi relativement mitigé, hein? Quand on regarde le détail, les positions qui sont prises dans le cas de Laurentia, ils s'inquiétaient énormément pour le cumul des polluants dans Limoilou. Donc, ce n'est pas un appui enthousiaste puis il faudrait voir pourquoi c'est comme ça que ça se passe. Est-ce qu'il y a un problème d'indépendance? C'est à investiguer.

Des voix : ...

M. Laforest (Alain) : On est peut-être mieux de l'envoyer à Sept-Îles ou à Trois-Rivières, ce nickel-là?

M. Zanetti : Ce qu'on est mieux de faire, là, c'est de s'assurer que les transbordements qu'ils font dans le port de Québec se font de manière absolument sécuritaire, absolument couverte. C'est des choses qui se peuvent. Puis si les entreprises sont prêtes à dépenser des millions pour essayer de convaincre le gouvernement d'augmenter les hausses de normes, bien moi, je pense qu'ils devraient dépenser plutôt des millions pour sécuriser leurs opérations. C'est un faux dilemme de dire qu'il faut choisir entre la santé des gens et puis le transbordement de nickel. On doit pouvoir faire les deux.

M. Lacroix (Louis) : M. Nadeau-Dubois, je vous ai posé la question cette semaine, mais tout était hypothétique parce qu'on ne savait pas s'il allait y avoir une invasion de l'Ukraine. Là, il y a une invasion. Vous avez dit tout à l'heure que c'était une agression inacceptable d'un territoire... bien, souverain. Est-ce qu'à ce moment-ci vous croyez qu'il faut répondre par la force à cette agression-là? Parce que les troupes russes rentrent de façon très importante en ce moment, en Ukraine, avec des bombardements à la grandeur du pays, même à Kiev. Est-ce qu'il faut répondre de façon... avec la même force que ce que la Russie démontre?

M. Nadeau-Dubois : Selon ma compréhension du dossier, c'est que ce n'est pas sur la table en ce moment pour aucun des pays occidentaux, y compris en Europe. Il faut explorer toutes les possibilités pour répliquer à cette agression-là. Je constate qu'il y a déjà des annonces de sanctions diplomatiques et économiques qui s'accentuent, je pense que c'est une bonne nouvelle. Mais...

M. Lacroix (Louis) : ...même la force?

M. Nadeau-Dubois : Bien, à ce stade-ci, il n'y a aucun pays qui ne l'envisage, donc je ne l'envisagerais pas moi-même. Mais il faut trouver toutes les solutions pour éviter que ça dégénère. Puis faire dégénérer ce conflit-là en guerre mondiale ne m'apparaît pas la bonne option à ce stade-ci.

M. Bergeron (Patrice) : M. Nadeau-Dubois, hier, dans votre motion, puisque vous en parlez, la motion disait : «Réduction massive des budgets militaires, nos actions ne doivent jamais être belligérantes, le Canada et le Québec doivent être un acteur de la paix». C'est un peu déphasé, dans le sens que, là, actuellement, ce n'est plus le moment d'aller jouer les Casques bleus ou d'arriver là avec de l'action non violente, dans ce sens qu'on ne peut pas juste laisser la Russie rentrer comme ça.

M. Nadeau-Dubois : Bien, au moment où cette motion-là a été adoptée, l'invasion n'avait pas commencé. Je pense que c'est...

M. Bergeron (Patrice) : ...en même temps, il y avait beaucoup, beaucoup de menaces d'hostilités, là. Ce n'était pas le moment, non plus, d'arriver comme...

M. Nadeau-Dubois : Je pense que c'est important de rappeler, dans ces moments-là, qui sont les premières victimes de ces guerres-là. Puis, trop souvent, dans l'histoire de l'humanité, ça a été les populations civiles qui se retrouvent prises dans des conflits entre grandes puissances qui, souvent, les dépassent. C'est le cas du peuple ukrainien en ce moment. Je pense c'est important de le rappeler, ça, que c'est trop souvent les civils qui font les frais de ces affrontements-là entre grandes puissances. Et, malheureusement, c'est ce qui est en train de se mettre en place en Ukraine. Je pense que c'est ce qu'on voulait dire.

La Modératrice : On va prendre une dernière question en français.

M. Gagnon (Marc-André) : ...concernant l'identité numérique des Québécois. Est-ce que vous partagez les craintes, là, d'au moins un expert concernant le recours à l'authentification faciale?

M. Nadeau-Dubois : Je partage ces craintes-là. Moi, j'invite le gouvernement à procéder avec une prudence extrême dans ce dossier-là. La reconnaissance faciale, ce n'est pas banal. C'est une technologie controversée. C'est une technologie particulièrement invasive sur le plan de la vie privée. Et là on apprend que le gouvernement envisage d'utiliser cette technologie-là, avec un partenaire privé en plus. Ce n'est pas de la tarte aux pommes, loin de là. On ne peut pas faire ça sans réel débat démocratique. C'est des questions qui peuvent avoir l'air très abstraites, hein, mais qui sont très concrètes. Quand les victimes de vol d'identité voient leur vie bouleversée, renversée, des fois bousillée, ça devient soudainement très concret pour les gens. Donc, moi, j'invite à la plus grande prudence sur ce dossier-là. On ne peut pas procéder sans débat démocratique réel. C'est des enjeux qui sont très, très graves.

M. Gagnon (Marc-André) : Et, concernant les cégeps anglophones, là, est-ce que les amendements, la nouvelle approche du ministre Jolin-Barrette, est-ce que ça vous semble assez mordant?

M. Nadeau-Dubois : Ma collègue Ruba Ghazal est en train d'étudier les propositions du ministre Jolin-Barrette. On va regarder ça dans les prochains jours.

La Modératrice : On va passer en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Well, it's simple. The amendment that was voted last night, it's to freeze the growth of anglophone CEGEPs. So, on one hand, Mr. Jolin-Barrette doesn't want to extend Bill 101 to CEGEPs, but, on the other hand, he's putting all the measures to make sure the English CEGEPs are not growing, there's no growth in the next years. So, what do you think? Do have the impression that he's not transparent enough? Because he's not using one mean, but at the same time he's doing exactly what... Like, the means that he's putting in place will get the same results than if you extend Bill 101 to CEGEPs. This is what some will say.

M. Nadeau-Dubois : I don't think it's exactly the same thing. To forbid francophone students to go to an anglophone CEGEP is not the same thing as trying to put a ceiling on admissions in anglophone CEGEPs. It is not the same thing.

Mme Senay (Cathy) : It's not only about the ceiling of the number of students in anglophone CEGEPs. Now, we're talking about putting a freeze on the growth on anglophone CEGEPs. So, do you think, because there's still a matter of choice, it's OK?

M. Nadeau-Dubois : What I just said is that those amendments were tabled yesterday. My colleague, Ruba Ghazal, is analyzing them, is studying them. We are still looking at that issue. What I think we all agree on is that we need to find a better balance in the funding and in the... yes, in the funding of the anglophone CEGEPs and the francophone CEGEPs. We need to find a better balance. Is this the way? That's what we're looking at right now.

Mme Senay (Cathy) : OK. Ukraine. How do you react about what happened in the last few hours? And how can you support your constituents that may be worried about this?

M. Nadeau-Dubois : You know, this is the kind of situation whereas MNAs, our power to influence the situation is very limited, just like the Ukrainian community in Montreal, in Quebec, is also in a bit of a powerless situation. We're in front of an aggressive superpower that decided to invade a sovereign country. I honestly never thought I would see that in my lifetime, not in Europe. It's completely surprising and inadmissible. And all I think we can do is to share our thoughts and to share our solidarity with the Ukrainian community in Montreal, in Québec, to say that we are with them. And our offices, as MNAs, are open to them, we're there to answer their questions and to help them if we can in anyway.

La Modératrice : Une dernière question en anglais.

M. Grillo (Matthew) : Just on CEGEPs, English CEGEPs, do you worry this… you know, about the future of English CEGEPs at this point? I mean, we all knew that there was going to be… but now it's becoming more and more official. Do you think this could potentially lead to a very slow decline of English CEGEPs in the province?

M. Nadeau-Dubois : Well, objectively, factually, the situation right now is that anglophone CEGEPs are better funded and have a better growth than francophone CEGEPs, especially if you look at what's happening to francophone CEGEPs outside of Montreal, in regions, where those CEGEPs are facing a huge crisis. That's why we agree with the objective to find a better balance and to make sure there's a better equity between anglophone CEGEPs and francophone CEGEPs. The proposals of Mr. Jolin-Barrette were tabled yesterday night, so my colleague is still looking at them.

M. Grillo (Matthew) : …is there a concern at all that, you know, to balance everything out, they might be going too far over…

M. Nadeau-Dubois : No one is wishing for the decline of anglophone CEGEPs. We are preoccupied about the equity between anglophone CEGEPs and francophone CEGEPs.

La Modératrice :Merci beaucoup.

Journaliste : Pour combien de temps le congé, là?

M. Nadeau-Dubois : À partir de la mi-mars, donc je ne serai pas là au retour, et ça devrait durer quatre semaines. Mais, bien sûr, c'est une science bien inexacte. Alors, pour le moment, c'est quatre semaines puis, si tout se passe bien, ce sera ça, puis si ça se passe moins bien, ce sera…

Journaliste :

M. Nadeau-Dubois : Pardon?

Journaliste : Vous n'irez pas dans Marie-Victorin...

Journaliste : Avec un bébé, ça a l'air que ça marche, les votes…

M. Nadeau-Dubois : Ce n'est pas juste... c'est une situation où il y a une compétence partagée entre moi et ma partenaire.

Journaliste : …ma question, s'il vous plaît...

M. Nadeau-Dubois : Pour Marie-Victorin? Bien, moi, j'ai envie de prendre un vrai congé parental. J'ai envie de prendre soin de ma blonde. J'ai envie de prendre soin de mon bébé. Ça fait que je vais me donner ce droit-là. C'est sûr qu'il y a des moments où tu te dis : Oh, mon Dieu, ce n'est pas longtemps avant les élections, il y a peut-être une partielle. Mais, en même temps, moi, je n'ai pas envie de sacrifier mon projet de famille pour des considérations politiques, puis, surtout, j'ai une confiance énorme envers Manon puis envers le reste des députés de Québec solidaire, qui forment, selon moi, le caucus le plus solide en ce moment à l'Assemblée nationale, puis qui, je sais, vont être capables d'épauler notre candidate dans Marie-Victorin.

Journaliste : Bon congé.

(Fin à 8 h 24)

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