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Point de presse de M. François Legault, premier ministre

Version finale

Le jueves 5 mai 2022, 9 h 50

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures cinquante et une minutes)

M. Legault : Oui. Bonjour, tout le monde. Bien, écoutez, hier… quand même important, là, les chiffres qui sont sortis de l'Institut de la statistique. Il y a un travail rigoureux qui a été fait pour comparer la surmortalité au Québec avec celle du reste du Canada, des États-Unis, de plusieurs pays dans le monde.

Bon, c'est important de dire qu'un décès, c'est un décès de trop, mais quand même il faut voir, là, que, selon l'Institut de la statistique, depuis deux ans, on a eu beaucoup moins de décès au Québec que dans le reste du Canada, qu'aux États-Unis, qu'en Europe.

Donc, moi, je vais en profiter pour dire merci aux Québécois parce que c'est à cause des Québécois qu'on a réussi à sauver des milliers de vies, là. Les chiffres sont clairs, on a sauvé des milliers de vies. Pourquoi? Parce les Québécois ont plus suivi les consignes qui étaient plus sévères au Québec, j'en conviens, puis les Québécois se sont fait plus vacciner qu'ailleurs. Donc, moi, je veux dire : Merci aux Québécois, votre solidarité a permis de sauver des milliers de vies.

Et, même s'il y a eu beaucoup de décès, bien, quand même, là, il faut reconnaître qu'il y a eu beaucoup moins de décès, toutes proportions gardées, au Québec que dans le reste du Canada et qu'aux États-Unis.

M. Lacroix (Louis) : M. Legault, est-ce qu'une personne qui a été trouvée coupable de crimes sexuels ou encore de harcèlement psychologique devrait... Est-ce qu'on devrait lui interdire le droit de se présenter dans une fonction élective, incluant comme député?

M. Legault : Bon, d'abord, une personne qui a été reconnue coupable de harcèlement sexuel, pour moi, là, ne devrait pas pouvoir être président d'un syndicat, O.K.?

Les personnes qui se présentent en politique, bien, elles sont choisies par la population, bon. D'abord, il y a une première sélection qui est faite par un parti, si la personne se présente pour un parti. Mais là, une fois que la population a choisi une personne, a, disons, pardonné son acte, bien, c'est le choix de la population.

Mais un poste de direction, comme on l'a vu à la FTQ-Construction, puis je vais être prudent, là, il y a... et là, je suis content de voir que la FTQ va faire une enquête indépendante, mais quelqu'un qui a été reconnu coupable de harcèlement sexuel ne devrait pas pouvoir être président de syndicat.

Mme Plante (Caroline) : M. Legault, pourquoi avez-vous choisi de rencontrer la gouverneure générale?

M. Legault : Bon, écoutez, d'abord par courtoisie. Vous savez, moi, je... puis c'est dans notre programme, on aimerait ça, idéalement, qu'il n'y en ait plus, de représentants de la reine. Par contre, à cause...

Journaliste : Est-ce que vous lui avez dit hier?

M. Legault : Pardon?

Journaliste : Bien, continuez.

M. Legault : Oui, ce que je disais, c'est que, donc, de façon générale, si, demain matin, on abolissait le poste de M. Doyon au Québec, de Mme Simon à Ottawa, il faudrait les remplacer par quelque chose. Il y en a qui proposent que ça soit un juge. Mais tous ces changements-là devraient être approuvés par le gouvernement fédéral et c'est complexe. Donc, est-ce que c'est une priorité au Québec? Moi, je ne pense pas, j'aimerais mieux ne pas avoir de représentants de la reine, mais le changement que ça amènerait, selon moi, c'est trop complexe puis ce n'est pas la priorité actuellement au Québec.

Maintenant, je rencontre... j'ai peut-être rencontré trois fois M. Doyon, le lieutenant-gouverneur. Hier, j'ai rencontré Mme Simon, à sa demande. On en a profité pour, entre autres, parce que c'est une Inuite qui a été très impliquée dans les négociations avec la communauté inuite, pour discuter des relations entre la nation québécoise puis la nation inuite, mais je l'ai fait par courtoisie, à sa demande.

M. Lacroix (Louis) : ...en français ou en anglais, que ça s'est passé?

M. Legault : Bien, il y a une partie en français puis une partie en anglais, là. Mme Simon est en train de suivre des cours de français, mais il y a encore du travail à faire.

M. Robillard (Alexandre) : Est-ce que vous pensez, M. Legault, que son unilinguisme est contraire à la Charte canadienne des droits et libertés, comme un tribunal l'a conclu au Nouveau-Brunswick?

M. Legault : Ce n'est sûrement pas idéal. C'est sûr qu'il y a un symbole fort. On essaie tous, là, de se rapprocher des Premières Nations et des Inuits. Donc, que ça soit quelqu'un qui a été très impliqué dans la nation inuite, il y a un message positif sur la volonté qu'on a de se rapprocher des Premières Nations puis des Inuits. Par contre, ce n'est vraiment pas idéal qu'elle ne parle pas français, par contre, elle me dit qu'elle suit des cours personnels puis elle a été quand même capable, au début, de prononcer quelques phrases en français.

M. Robillard (Alexandre) : ...est-ce que vous appuieriez un recours devant les tribunaux qui exigerait son bilinguisme?

M. Legault : Ce n'est pas dans nos intentions.

Des voix :

Le Modérateur : Dernière en français.

Mme Lévesque (Fanny) : M. Legault, sur les médecins de famille, bon, hier, vous avez parlé de, bon, la cible de 500 000 Québécois en moins sur le guichet, 250 000 d'ici juillet. Là, la FMOQ parle plutôt de 500 000 visites médicales, ils ont dit ça en ondes, entre autres, au 98,5, là. Mme Anglade vous demande : Qui dit vrai, là? Est-ce qu'il y a vraiment une distinction entre les deux?

M. Legault : Bien, écoutez, là, l'entente est claire, là, c'est une inscription à un GMF, un groupe de médecine de famille. Quand on s'inscrit à un GMF, il y a une obligation, du côté du GMF, qui inclut des médecins et des infirmières, de prendre en charge le patient puis de le voir à l'intérieur de 36 heures quand c'est nécessaire. Donc, c'est une inscription à GMF, ce n'est pas une visite, c'est une inscription à un GMF, à un groupe de médecine de famille pour prendre en charge un patient.

Le Modérateur : On va passer en anglais.

M. Bossé (Olivier) : ...pour vous, M. Legault, c'est rendu plus 6 000 que 15 000?

M. Legault : Bien, écoutez, c'est difficile à dire, hein? Ce qui est important, c'est de se comparer avec des normes comparables. On le sait, au Québec, comme on dit en français, là, on a toujours été plus catholiques que le pape, quand il arrive des... Bien, voyons. Quand il fait très chaud?

Des voix : ...des canicules… des vagues de chaleur.

M. Legault : Des canicules ou des vagues de chaleur, on se retrouve dans une situation où il y a toujours plus de décès au Québec, parce qu'ici on déclare. Bon, là, on le voit dans les chiffres qui sont sortis à chaque jour, il y a une grande différence entre quelqu'un qui est mort avec la COVID et quelqu'un qui est mort à cause de la COVID. Et puis là chaque État, chaque pays a sa façon de calculer.

Mais, quand on prend la surmortalité... Bien, la surmortalité, c'est combien de décès il y a eu de plus pendant une période par rapport aux mêmes périodes les années précédentes. Donc, ça, on compare des pommes avec des pommes, puis là on voit qu'au Québec quand on regarde la surmortalité, qu'il y a eu beaucoup moins de décès au Québec que dans le reste du Canada puis aux États-Unis.

Des voix : ...

Le Modérateur : On va passer en anglais, s'il vous plaît. On va passer en anglais. On va manquer de temps.

Mme Senay (Cathy) : ...you could have declined the invitation of the governor general yesterday…

M. Legault : Sorry, what?

Mme Senay (Cathy) : You could have declined the invitation of the governor general yesterday.

M. Legault : I think it's my responsibility when you are asked by the…

Mme Senay (Cathy) : Governor general.

M. Legault : Governor general to meet her, and I am doing the same with Mr. Doyon. Of course, I would prefer that we don't have anymore representatives of the Queen in Canada, in Québec, but the switch will need that we put a judge or somebody else and it will need constitutional negotiations. And I think, right now, it's really not our priority. And I think that when I am asked by the governor general to meet for half an hour… I think it's my responsibility to meet her.

M. Authier (Philip) : The PQ is saying that you might as well take a walk on the Plains because it's a reminder of their colonial past, and we shouldn't be meeting with the governor general, and… but more specifically…

M. Legault : But that's… I'm not surprised of what Pascal Bérubé and PQ are saying. They fight for some things that are not urgent or a priority.

Des voix : ...

Mme Henriquez (Gloria) :

M. Legault : Yes.

Mme Henriquez (Gloria) : …Sorry, Mr. Legault.

Le Modérateur : Last question.

Mme Henriquez (Gloria) : English CEGEP students are protesting massively today against Bill 96. Does it say to you that this… there is no… for this bill?

M. Legault : Yes, but I think, again, that the Bill 96 is very reasonable. What it means is that people will have the chance to go to colleges even if they are immigrants. The Anglophones who their parents who went to an English school in Canada are aloud to go to small schools and they will be in the priority of the students that will be accepted.

And I have to remember that the Anglophones, they represent 9 % of the population in Québec, but places in CEGEPs, 17 % of these places are in English colleges. So, I think all Anglophones will have the chance to have a place in CEGEP. But I think, again, the Bill 101 and the Bill 96, it's important to protect French.

French will always be vulnerable in North America. I think that most of the Anglophones understand that. And I think it's too bad to see that some people would like to see bilingual Québec, because in practice, it would mean that it will be a question of time before we'll lose utilization of French in Québec.

Le Modérateur : Merci beaucoup, tout le monde.

M. Legault : Merci, tout le monde.

(Fin à 10 h 1)

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