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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


PROULX Sébastien - Jean-Talon
Transport en commun - Développement - Capitale-Nationale (région) - 1134-5 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°23, 21 mars 2019, pages 1134-1135

[...]

«Et l'intervention réclamée se résume ainsi :

«Nous, soussignés, demandons à l'Assemblée nationale de mandater la Commission de la santé et des services sociaux pour faire le bilan des actions gouvernementales passées et actuelles face à la prévention du cancer afin d'élaborer un plan d'action audacieux face à cette pandémie;

«Que la commission définisse une stratégie nationale interministérielle cohérente de lutte contre le cancer afin de faire du Québec la nation la plus avant-gardiste en Amérique du Nord en matière de prévention du cancer;

«Qu'à cette fin elle convoque les ministères de la Santé et des Services sociaux, de l'Éducation, de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, de l'Environnement et, au besoin, tout autre ministère.»

Je certifie que cet extrait est conforme à l'original de la pétition, M. le Président.

Le Président : Cet extrait de pétition est déposé.

Il n'y a pas de réponses aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation de droit ou de privilège.

Je vous avise qu'après la période de questions et réponses orales sera tenu le vote reporté sur la motion du député de La Pinière débattue hier aux affaires inscrites par les députés de l'opposition.

Questions et réponses orales

Nous en sommes maintenant à la période de questions et de réponses orales, et je cède la parole au leader de l'opposition officielle.

Développement du transport collectif dans la région de la Capitale-Nationale

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Merci, M. le Président. La Coalition avenir Québec forme le gouvernement depuis déjà quelques mois, et on peut, d'ores et déjà, dégager, je dirais, certains constats. D'abord, il y a un empressement, une énergie à vouloir aller de l'avant et réaliser certains engagements électoraux qui ont été pris dans le passé, mais pas tous, M. le Président, certains. Il y a un autre constat qui s'impose de plus en plus, c'est une impression d'une hésitation, que le premier ministre, certains ministres ont de la difficulté à trancher, à assumer les pouvoirs, les moyens, les outils qui sont à leur disposition pour régler des questions qui ne doivent pas attendre, où je vois là un manque de volonté.

J'en viens à un dossier où le temps presse, où attendre ou retarder inutilement peut nuire au projet, c'est le dossier du transport structurant ici, à Québec. C'est un projet, M. le Président, qui est emballant, qui est appuyé par la communauté, qui nous amènerait à être en rupture sur nos façons de se déplacer. C'est le projet d'infrastructure le plus important de l'histoire de notre capitale nationale.

Ma première question pour le premier ministre : Va-t-il concrètement, par des gestes, appuyer ce projet dans les prochaines semaines?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, le projet de transport structurant à Québec, c'est un beau projet, c'est un projet emballant, un projet de 3 milliards de dollars. Le gouvernement du Québec et, avant ça, la CAQ, on s'était engagés à investir 60 %, donc 1,8 milliard, dans ce projet. Et, depuis le début, on demande au gouvernement fédéral de fournir 40 %, donc 1,2 milliard. Le gouvernement fédéral a un fonds pour le transport en commun, mais veut seulement donner 400 millions, donc il manque 800 millions.

Dans le budget il y a deux jours, le gouvernement fédéral a créé un nouveau fonds pour l'ensemble des municipalités en ajoutant 500 millions de dollars. Bien, il y a deux problèmes. Premier problème, même si on utilisait le 500 millions, il manque toujours 300 millions. Deuxièmement, est-ce qu'on va dire à l'ensemble des municipalités du Québec que le 500 millions va aller à une seule municipalité? Je pense qu'on doit continuer à avoir des discussions avec le gouvernement fédéral, et je compte sur le leader du Parti libéral pour nous appuyer pour aller chercher notre argent, notre part pour le transport en commun, du gouvernement fédéral.

Le Président : Première complémentaire, M. le leader de l'opposition officielle.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Oui, M. le Président. D'abord, j'apprécie que le premier ministre prenne la question parce que c'est de la capitale nationale dont il est question. Il est vrai qu'il y a des fonds du fédéral, c'est peut-être un modèle de financement qui est imparfait, j'en conviens, et je suis d'accord avec lui qu'il faut faire les démarches pour obtenir davantage et le maximum. Mais une chose est certaine, M. le Président, c'est que nous sommes actuellement à un moment où, si on ne fait rien, si le Québec n'agit pas à l'intérieur des programmes qui sont devant lui, on peut mettre en péril ce projet.

La question pour le premier ministre : Veut-il jouer à la roulette russe avec le projet...

• (10 h 20) •

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, le gouvernement du Québec s'engage déjà à financer 60 % du projet, donc 1,8 milliard sur 3 milliards. Je veux bien comprendre la suggestion du Parti libéral. Est-ce que le Parti libéral est en train de nous dire qu'on devrait accepter la mauvaise réponse du gouvernement fédéral et ajouter de l'argent du gouvernement du Québec au 1,8 milliard? Je veux juste bien comprendre ce qu'il nous propose.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : M. le Président, la situation, c'est la suivante, c'est que le gouvernement du Québec, et je n'en doute pas, va faire sa part. Le gouvernement fédéral a choisi, par un moyen qui n'est pas celui qu'il souhaitait, de rendre l'argent disponible, et, s'il le priorise, le projet pourra aller de l'avant rapidement.

La question qui se pose, M. le Président, et elle est dans la population : Est-ce que le gouvernement ne souhaite pas plutôt, et ce serait malheureux, de rendre ce projet-là tellement difficile qu'il ne pourra qu'en réaliser un seul, celui du troisième lien routier?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, le gouvernement fédéral nous dit dans son budget, il y a deux jours : On crée un nouveau fonds de 500 millions pour l'ensemble des municipalités du Québec. Est-ce que le leader de l'opposition officielle est en train de nous dire qu'on devrait dire à l'ensemble des municipalités du Québec : Vous n'aurez pas un sou de ce 500 millions, on va tout le mettre à Québec? Première question. Deuxième question : Où prend-on le 300 millions qui manque? Je veux juste bien comprendre, là. Est-ce que le Parti libéral veut encore une fois qu'on s'écrase devant le gouvernement fédéral...

Le Président : En terminant.

M. Legault : ...et qu'on paie une plus grande partie du projet? Je veux bien comprendre la proposition.

Le Président : Question principale, M. le député de Pontiac.

Rupture de services dans certains centres hospitaliers en région

M. André Fortin

M. Fortin : Merci, M. le Président. Plus tôt cette semaine, on a parlé du bris de services en chirurgie à l'hôpital de La Sarre. Bien, c'est aujourd'hui que ça commence, M. le Président. Si vous avez un accident à La Sarre et que vous avez besoin de chirurgie urgente, bien, espérons qu'il fasse beau en Abitibi parce que vous allez devoir prendre la route d'urgence pour Rouyn. Et malheureusement les gens de La Sarre ne sont pas les seuls. À partir de demain, et pour une semaine, il n'y aura pas de chirurgien à La Pocatière. Toutes les situations urgentes, tous les accouchements, tout le monde à Rivière-du-Loup. Et, à La Pocatière, M. le Président, c'est la deuxième fois que ça arrive juste au mois de mars. La semaine dernière, c'était une semaine complète à Maniwaki, et, pour eux, c'est la cinquième fois depuis l'arrivée de la CAQ. La semaine d'avant, c'était chez nous, à Shawville. Assez, c'est assez, M. le Président. Il est temps que la ministre agisse. Mais je vous gage un petit deux, M. le Président, que, plutôt que nous parler de solutions, la ministre va nous dire qu'elle est préoccupée, puis ensuite elle va blâmer la centralisation, elle va s'attaquer aux réformes du passé. Mais pourtant elle a tous les leviers à sa disposition, tous les outils en place pour qu'il n'y ait plus de bris de services en région.

Qu'est-ce qu'elle attend pour les utiliser?

Le Président : Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.

Mme Danielle McCann

Mme McCann : Oui. M. le Président, nous sommes actuellement à pied d'oeuvre pour régler ces problématiques dans les régions. Et d'ailleurs j'ai une rencontre cet après-midi avec des élus d'Abitibi-Ouest pour échanger avec eux et pour leur traduire les solutions concrètes que nous sommes à même d'apporter à la problématique en obstétrique-gynécologie à La Sarre. Nous sommes un gouvernement qui agit et nous avons agi promptement dans cette situation. Il y a des infirmières qui sont actuellement en formation et qui pourront prêter main-forte très rapidement, dans les prochaines semaines, pour ouvrir le service de gynéco-obstétrique le plus rapidement possible à La Sarre et pour que les personnes, évidemment les femmes enceintes, puissent y accoucher.

[...]
 

En Complément