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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


PROULX Sébastien - Jean-Talon
Règlement de l'Assemblée nationale - Décision - 156

Assemblée
Fascicule n°5, 4 décembre 2018, page 156

[...]

pas être vue comme une occasion de faire un discours à partir du fauteuil. Un vice-président qui souhaite prendre part à un débat à l'Assemblée devrait le faire de sa place à lui, dans le cadre des règles générales applicables au débat en cours, et ce, en prenant bien soin de le faire de manière à préserver son impartialité et sa neutralité.

Lors de son intervention du 29 novembre, le premier vice-président aurait dû se limiter à remercier ses électeurs, comme il est tradition de le faire. Cette précision faite, je prends bonne note de la décision du premier vice-président, qui, lors des remarques sur la question de directive du leader de l'opposition officielle, a pris la parole et nous a informés de son intention de ne pas prendre part au caucus de son groupe parlementaire, et ce, malgré qu'il n'ait aucune obligation de s'astreindre à une règle aussi stricte. Cette décision me semble témoigner de son intention sincère de maintenir une certaine distance par rapport à sa formation politique.

En terminant, j'ajoute que, depuis 2012, le président de l'Assemblée nationale prête serment afin de marquer de manière tangible l'importance et l'aspect central de cette fonction pour l'institution et la défense des droits de tous les parlementaires. Je souhaite que, tout comme le président, les vice-présidents soient des ambassadeurs de ces principes et les transposent dans leurs gestes et leurs paroles, autant à l'Assemblée qu'à l'extérieur. Je vous remercie de votre attention.

Je suis maintenant prêt à débuter la période des questions et réponses orales, et je cède la parole au leader officiel de l'opposition.

M. Proulx : Oui, M. le Président, je veux vous remercier pour la décision et je veux réitérer au collègue premier vice-président, M. le Président, qu'il a toute la confiance de l'opposition officielle. Je voulais faire le point pour les allocutions faites sur le trône, ça a été fait, je vous en remercie.

Le Président : Merci, M. le leader de l'opposition.

Questions et réponses orales

Je cède maintenant la parole au chef de l'opposition officielle pour le début de cette période de questions.

Mesures pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Merci, M. le Président. Le premier ministre avait reconnu dans son discours d'ouverture que nous faisons face, au Québec, au défi de la main-d'oeuvre. Pour lui, la solution, c'est d'offrir des emplois à 25 $, 30 $, 45 $ l'heure, mais hier, lors de la mise à jour économique, rien de concret sur comment il entend y arriver.

Cette année, M. le Président, nous avons eu une hausse de 40 % des postes à combler, 40 %, M. le Président. Dans l'ensemble des régions du Québec, les entreprises cherchent des travailleurs. La Protectrice du citoyen a soulevé la semaine dernière le problème criant du manque de personnel dans les CHSLD, pas à cause des budgets, parce qu'il manque de personnel. La preuve que le premier ministre minimise l'ampleur de la situation, c'est qu'à cela il veut ajouter 5 000 classes de maternelle quatre ans, cinq heures de présence de plus par semaine dans nos écoles, 30 nouvelles maisons des aînés. M. le Président, ça va prendre beaucoup de monde pour combler tous ces postes-là.

Ma question au premier ministre : Où va-t-il recruter ses travailleurs, M. le Président? En Ontario?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : Oui, M. le Président. D'abord, quand le chef de l'opposition officielle dit qu'il n'y avait pas de mesure économique hier dans la mise à jour, je pense qu'il n'a peut-être pas lu ou mal lu une section importante qui représente à peu près la moitié de la valeur des mesures qui sont annoncées. On a annoncé des mesures pour accélérer l'amortissement, ce qui est très important pour attirer des investissements dans le secteur manufacturier. On sait que, dans le secteur manufacturier, les emplois, en moyenne, sont payés 35 % de plus que la moyenne des salaires.

Maintenant, quand le chef de l'opposition officielle fait le lien avec l'immigration, il oublie de nous dire son bulletin, le bulletin des libéraux. Au cours des dernières années, il y a un immigrant sur cinq qui a quitté le Québec parce qu'il n'a pas trouvé un emploi intéressant au Québec. Donc, c'est un peu court de penser qu'on va réussir à régler tous les problèmes de manque de main-d'oeuvre seulement avec l'immigration. Il va falloir changer nos critères, c'est ce que le ministre de l'Immigration est en train de faire, pour choisir les immigrants. Il va falloir aussi avoir une meilleure adéquation entre la formation et les besoins des entreprises.

Le Président : Première complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : M. le Président, je n'ai pas parlé d'immigration dans ma question et je n'ai pas parlé non plus d'amortissement dans ma question.

[...]
 

En Complément