Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Travaux parlementaires > Journal des débats > Index du Journal des débats

Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


PICARD Marilyne - Soulanges
Discours d'ouverture - Débat parlementaire - 187-8

Assemblée
Fascicule n°5, 4 décembre 2018, pages 187-188

[...]

Quand vous parlez de maisons pour les personnes âgées, moi, je veux bien, je veux bien qu'on ait des superbelles maisons pour les personnes âgées, un potager, un jardin, des fleurs. Ce que je veux d'abord et avant tout, par exemple, c'est que mes personnes âgées qui demandent à être admises en CHSLD aient une place, qu'on ne me parle plus de maltraitance, qu'on ne me parle plus de personnes âgées qui sont maltraitées, qu'on ne me parle plus de personnes âgées qui ne peuvent pas manger parce qu'elles n'ont pas le temps, puis les personnes n'ont pas le temps, celles qui travaillent auprès de ces personnes-là n'ont pas le temps. Vous savez, on est rendus dans une époque, Mme la Présidente — puis c'est gros, ce que je vais vous dire — où on a plus de respect, on l'a dit souvent, puis on a plus d'attention pour nos prisonniers, puis là, moi, je vais rajouter, pour les animaux que pour nos personnes âgées. C'est triste, comme société, de faire ce constat, très triste.

Et le premier ministre qui parle des enfants, il veut léguer un héritage à ses propres enfants, le dépistage précoce, ça le préoccupe, ça nous préoccupe tous, Mme la Présidente, tous et toutes.

La santé, ça va rattraper le prochain gouvernement, là, qui est là, là, à très, très court terme.

Les régions... Je le sais, que mon discours ne plaît pas, de l'autre côté, je suis habituée, parce que je pense que, pour changer les choses, Mme la Présidente, il faut les connaître, ces choses, puis il faut s'y attarder. Et, oui, il y a eu du changement. La preuve : c'est la Coalition avenir Québec qui est rendue au pouvoir, majoritaire. Il y a un vent de changement. Mais, les gens, là, la population, là, elle est tannée, tannée qu'on leur dise qu'on va changer au niveau de la santé, qu'on va changer en éducation, au niveau des infrastructures. Le réel changement que la population du Québec s'attend des députés, c'est qu'on améliore le système de santé, qu'on améliore le système d'éducation, qu'on s'occupe de nos aînés, qu'on s'occupe de nos familles. Et je peux vous assurer, Mme la Présidente, que je vais m'occuper de mon coin de pays, je vais m'occuper aussi de ces dossiers-là.

Mais je souhaite vraiment commencer dans un esprit de collaboration, même si je monte le ton de temps en temps, et je veux les remercier quand même. Ils sont arrivés au pouvoir tout récemment. Je peux vous dire que j'ai quand même eu quelques dossiers, hein? Puis, comme je vous le dis souvent, sur la Côte-Nord, on ne fait pas la une souvent pour les bonnes raisons. On a eu le fameux dossier Apuiat, puis après on a eu le blocus du La Romaine. Je vais remercier le ministre des Ressources naturelles, ministre responsable de la Côte-Nord, pour sa collaboration. Et j'espère que je vais continuer à avoir sa collaboration. Je peux l'assurer de la mienne, par contre, mais toujours dans le but de défendre mon monde puis d'avoir plus pour les gens que je représente. Merci.

• (16 h 50) •

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée de Duplessis. Je vais en profiter, Mme la députée de Duplessis, pour vous féliciter, puisqu'on m'a dit que vous étiez la première femme... vous êtes doyenne de votre formation politique, alors une première dans l'histoire du Parti québécois. Alors, félicitations, Mme la députée!

Alors, je vais céder la parole à Mme la députée de Soulanges.

Mme Marilyne Picard

Mme Picard : Merci, Mme la Présidente. Chers nouveaux collègues, je dois admettre que je ressens beaucoup de fierté, aujourd'hui, et c'est avec un grand honneur que je me retrouve devant vous et que je me joins à la grande famille des 125 députés qui forment la 42e législature québécoise.

Nous avons tous et toutes des raisons différentes d'être ici. Ce n'est pas un hasard si nous sommes réunis dans cette salle aujourd'hui. Pour ma part, j'ai un parcours atypique. Je suis très consciente que c'est grâce à ma cocotte de six ans, Dylane, qui est lourdement handicapée, souffrant d'une maladie rare génétique, et nombre d'embûches qui m'ont menée depuis sa naissance jusqu'au salon bleu aujourd'hui. 34 hospitalisations, 27 transports ambulanciers, de nombreuses nuits blanches, une précarité financière constante, c'est en famille que nous avons su relever ces épreuves et puiser dans notre amour pour notre petite fille la force de continuer de nous battre. C'est grâce à cette résilience que je peux être ici la tête haute.

Déjà, avant mon arrivée en politique, j'avais à coeur l'amélioration de la qualité de vie des personnes les plus vulnérables de notre société. Ainsi, à travers mon implication et avec l'aide des cofondatrices de notre regroupement Parents jusqu'au bout!, ce sont 2 000 enfants québécois lourdement handicapés qui ont pu se qualifier pour un nouveau programme, un supplément pour enfants handicapés nécessitant des soins exceptionnels. Ces familles reçoivent maintenant près de 1 000 $ de plus par mois afin de les aider financièrement à prendre soin d'un être cher.

Lorsque le premier ministre m'interpelle personnellement dans son discours inaugural, je sais qu'il réitère la confiance qu'il a investie en moi, tout d'abord, en me choisissant comme candidate, ensuite en me nommant à titre d'adjointe parlementaire à la Santé. Il sait que le sort des personnes handicapées du Québec était et demeure ma grande priorité. Merci beaucoup. Il y a encore du chemin à faire pour leur bien-être, comme pour celui des populations fragilisées par l'âge ou par la maladie. C'est exactement pour cela que je me suis impliquée en politique, pour appuyer les travaux de mon gouvernement avec cette force que je détiens ainsi que les connaissances que j'ai acquises à travers mes épreuves. Notre société se doit d'être plus juste envers nos personnes les plus vulnérables.

J'ai été très heureuse de constater le grand coeur de mon chef et premier ministre et son sincère désir d'améliorer la situation. Grâce à ma nomination, il m'a accordé l'appui nécessaire pour continuer le combat que j'avais entamé avant de devenir députée. Forte de sa confiance et celle de la ministre de la Santé et des Services sociaux, son ministre délégué, ainsi que celle de la ministre des Proches aidants et des Aînés, j'ai mis déjà l'épaule à la roue afin de modifier certains programmes existants.

Je souhaite de tout coeur, Mme la Présidente, que ma présence au sein de l'Assemblée nationale servira d'inspiration aux jeunes, aux femmes et à tous ceux qui vivent dans l'adversité au quotidien. Si une jeune femme, une jeune mère de famille de Saint-Lazare, mère, d'autant plus, d'une fille sévèrement handicapée peut se voir accorder la confiance de son audacieux chef pour représenter les citoyens de Soulanges, je crois que l'on peut certainement affirmer que les temps changent et que la politique est de plus en plus accessible à tous ceux qui ont le désir de contribuer à un changement pour un Québec meilleur.

Depuis le 1er octobre, j'ai l'honneur de représenter la belle région de Soulanges. Soulanges, c'est cette contrée lointaine et inconnue à moins de 40 kilomètres de Montréal. Ce sont ces terres agricoles que vous remarquerez vaguement en roulant vers Toronto ou ces boisés qui font partie... sur la route vers Ottawa. Vous y trouverez notre seule montagne, le mont Rigaud. Et à tous ceux qui se croient progressistes, eh bien, c'est, en fait, dans Soulanges qu'a été élue la première mairesse transgenre, dans la municipalité de Très-Saint-Rédempteur. Cette circonscription au charme incontournable est bordée du lac des Deux Montagnes, le lac Saint-François ainsi que le lac Saint-Louis. Les Soulangeois côtoient différentes villes de la frontière ontarienne où de belles communautés francophones habitent. Une communauté anglophone riche en histoire et en traditions partage aussi la rive nord du territoire, dans la ville de Hudson, où vous trouverez cafés, boutiques, restaurants champêtres et la fameuse Auberge Willow qui est au bord de l'eau.

Partout, de véritables trésors ne demandent qu'à être valorisés. Le canal Soulanges, entre autres, mérite qu'on lui accorde une attention particulière, au cours des prochaines années, afin de réaliser son plein potentiel. Cette tranchée d'eau qui divise le territoire au sud abrite nombre d'éléments patrimoniaux, dont le Petit pouvoir, qui gagneront l'amour des visiteurs une fois restaurés.

De tous les défis qui m'attendent, le plus grand sera de débuter la construction de notre nouvel hôpital dans Vaudreuil-Soulanges, tant attendu par la population. Promis depuis plusieurs mandats, c'est un dossier sur lequel je m'attarderai beaucoup et veillerai à la mise en chantier le plus tôt possible.

Au cours des premières semaines de mon mandat, j'ai pu constater à quel point tous les acteurs de la circonscription sont prêts à collaborer afin que notre belle région obtienne la place qui lui revient au sein de notre société. Cette belle coopération sera d'autant plus cruciale dans les moments où nous aurons à défendre les intérêts de nos concitoyens. Nous aurons à travailler ensemble pour faire de notre région un joyau. Mes partenaires au bureau de comté, Andrea, Monika et Vicky, ont à coeur avec moi d'aider les citoyens et elles le feront avec brio lors de mes absences et de mes passages à Québec.

Mme la Présidente, je voudrais prendre le temps de remercier toutes les personnes qui m'ont aidée à me rendre jusqu'ici, mes parents qui m'ont soutenue dans mon combat, les organismes qui nous ont aidés lorsque nous en avions le plus besoin, les nombreux bénévoles, Nancy, Ginette, Marc-André, Lise et tous les autres, ainsi que le personnel de notre parti durant la campagne; Jacques, mon chauffeur attitré, qui a sillonné la circonscription à mes côtés inlassablement; Normand, qui me faisait toujours sourire avec son infatigable slogan, indéniablement partisan.

Je suis accompagnée aujourd'hui par ma famille. Dans les tribunes, quatre de nos cinq enfants sont ici, c'est important pour moi qu'ils soient ici : Faith, notre grande artiste, qui a toujours été très débrouillarde et autonome; Eliot, notre bassiste, qui est très responsable et qui garde ses petits frères; notre Noah, qui est tellement cuisinier en herbe qu'il voulait aller à l'école plutôt que d'être ici, aujourd'hui, parce qu'il y avait un cours de cuisine à l'école; Émile, notre «goaler», qui est superjovial et qui est probablement un futur politicien; et, bien évidemment, notre petite Dylane, qui ne l'a tellement pas eu facile dans sa vie. Elle a surmonté tant d'épreuves que moi-même, j'en suis estomaquée. Je suis contente qu'elle ait surpris la médecine en étant encore parmi nous.

Je voudrais remercier ma mère, qui s'est occupée de mes enfants durant mes absences, ainsi que le champion de ma centrale d'appels, nul autre que mon papa.

Je ne passerai pas sous silence l'appui inconditionnel de mon conjoint depuis les premiers jours de ce gros tourbillon qui nous a mené la vie, jusqu'à sa présence et son aide dans notre nouveau quotidien depuis que j'ai été élue. Il est mon plus grand motivateur. Merci beaucoup.

Merci aussi beaucoup à M. le premier ministre pour votre confiance. Merci de m'avoir prêté votre soeur Francine, qui était dans ma circonscription et qui a tellement mis d'énergie et de coeur pour obtenir ma victoire! Merci beaucoup à vous deux.

Merci, Mme la Présidente. Pour conclure, je tiens à remercier tous les citoyens de Soulanges pour avoir cru en moi et pour l'accueil chaleureux qu'ils me réservent à chaque fois que je les rencontre. Thank you of all. I will do my best to truly represent your interests. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Maintenant, je cède... Je crois que c'était le tour de l'opposition officielle, mais, comme il n'y a pas... Non, je vais passer. Non. Alors, Mme la députée de Bourassa-Sauvé... Juste un instant, s'il vous plaît. Oui, M. le député?

M. Nadeau-Dubois : ...il y a eu l'opposition officielle, un député du gouvernement, le Parti québécois, un député du gouvernement, et donc, en vertu des règles qu'on utilise habituellement puis de la coutume, ce serait à la troisième opposition de parler, puisque... une opposition à la fois. Merci.

• (17 heures) •

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Écoutez, non. La deuxième opposition étant absente, on donne la parole à l'opposition officielle, je suis désolée. Alors, je reconnais Mme la députée. La parole est à vous.

Mme Paule Robitaille

Mme Robitaille : Mme la Présidente, mes premières salutations vont à vous. Je vous félicite et vous souhaite tout le meilleur.

[...]
 

En Complément