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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


PICARD Marilyne - Soulanges
Discours sur le budget 2019-2020 - Débat parlementaire - 1937-9

Assemblée
Fascicule n°27, 2 avril 2019, pages 1937-1939

[...]

ça, bien, il va falloir qu'on verse des milliards en adaptation aux changements climatiques. Et on fait ça pourquoi? Je ne sais pas si on s'en rappelle exactement, pourquoi qu'on fait ça, là, pourquoi qu'on décide de se priver de ces moyens-là encore, mais c'est ça qui se passe.

Et je suis attristé de ça, de ce triste spectacle, de voir tous les ministres de la Santé un après l'autre qui, chaque fois qu'il y a un budget fédéral... ou presque à chaque fois, parce qu'à un moment donné même eux éprouvent de la lassitude, ils vont dire : Là, il faut que vous augmentiez les transferts en santé, transferts qui au début de la fondation de la RAMQ étaient supposés être assumés... c'est-à-dire les frais de la RAMQ étaient supposés être assumés à 50 % par le gouvernement du Canada, avec notre argent toujours, il n'y a pas de charité là-dedans. Aujourd'hui, on est autour de 20 %.

• (16 h 50) •

Le ministre du précédent gouvernement avait tout fait, lui qui est si bon négociateur pour les médecins spécialistes... qui avait tout fait, justement, pour augmenter les transferts en santé n'y était pas arrivé. Pourquoi? Parce qu'on n'a pas de rapport de force, on décide de ne pas en avoir. La ministre actuelle, députée de Sanguinet, juste avant le dernier budget fédéral, avait dit : Il faudrait que le gouvernement, là, il hausse les transferts pour qu'on atteigne au moins 25 % du coût total du système de santé québécois, ajoutant que, si ça, ce n'était pas fait, le désinvestissement du fédéral va entraîner des pertes de 14 milliards au cours des 10 prochaines années. 14 milliards qui ne seront pas dans notre système à nous. 14 milliards qui n'amélioreront pas la couverture en santé en région. 14 milliards qui ne vont pas améliorer la situation à La Sarre pour le département d'obstétrique, qui ne va pas améliorer la quantité de personnel qu'on a dans le réseau en général. 14 milliards qui vont aller faire plein d'autres affaires, dont financer les sables bitumineux, dont aussi donner des contrats de bateaux à d'autres chantiers navals que la Davie.

Et là, tout ça, c'est des pertes incroyables. Et, évidemment, qu'est-ce qui se passe? Bien, chaque fois, tu sais, ils disent non parce que, qu'est-ce tu veux, ils ont la possibilité de ne pas le faire.

Motion formulant un grief

Alors, je trouve que c'est navrant qu'il y ait, dans le dernier budget, cette résignation encore là, inscrite, et c'est pourquoi, Mme la Présidente, je termine en déposant la motion de grief suivante :

«Que l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement de la Coalition avenir Québec pour son budget qui ne présente aucune mesure contre la privation de financement que nous impose le gouvernement canadien dans sa gestion des transferts en santé.»

Je vous remercie beaucoup.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Votre motion est déposée sous réserve de sa recevabilité.

Alors, je suis prête à entendre un membre du gouvernement. Alors, la députée de Soulanges, la parole est à vous.

Mme Marilyne Picard

Mme Picard : Merci, Mme la Présidente. Le 21 mars 2019, lorsque nous avons eu, en Chambre, nos multiples livres, cahiers sur le budget 2019‑2020, j'ai tout de suite regardé le livre du programme québécois des infrastructures pour aller voir si notre hôpital de Vaudreuil-Soulanges y était toujours. Oui, il y est. Lorsque nous entendons parler des engagements futurs du gouvernement, nous pensons souvent que ceux-ci seront probablement remis aux calendes grecques. Dans ce cas-ci, notre nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec n'a pas tergiversé. On doit commencer les travaux le plus rapidement possible.

J'ai aussi su par la suite que l'acquisition des terrains se fera très bientôt, nous deviendrons enfin propriétaires. Cela témoigne de la volonté gouvernementale de mener ce projet à son terme et de franchir une nouvelle étape. Je fais un suivi continuel sur cet engagement qui est très cher aux citoyens de Soulanges.

Le 1er février dernier, c'est donc avec beaucoup de fierté que la ministre de la Santé et des Services sociaux a avisé la population qu'elle maintenait le choix du site initialement prévu pour la construction du futur centre hospitalier. Tout en considérant l'impact environnemental sur les terres agricoles, le site choisi, à l'intersection des autoroutes 30 et 40 ainsi que de la route 340, est facilement accessible et possède l'espace requis pour la construction d'un nouvel hôpital de cette dimension. Les travaux du chantier vont débuter avant la fin de notre mandat, et on prévoit plus de 400 lits, pour un coût global de 1,5 milliard de dollars. De plus, les espaces sur le site qui ne seront pas consacrés à la réalisation de la bâtisse seront revitalisés, ce qui permettra leur utilisation à des fins agricoles et maraîchères. Le maintien officiel de ce chantier à la portion planification du PQI, au volet Santé et Services sociaux, permettra de construire l'hôpital de Vaudreuil-Soulanges dans les meilleurs délais.

Ensuite, Mme la Présidente, mon regard s'est dirigé vers la section Soutien pour les parents en situation de handicap. Beaucoup savent pourquoi je suis ici aujourd'hui. Loin de moi d'avoir la vocation de devenir une grande politicienne, je le suis devenue par la force; par la force des choses mais par la force que m'a amenée le tourbillon de ma vie.

Étant confrontée à la maladie de mon bébé naissant, j'ai vu des tas de situations, dans le système de santé, qui ne tournaient pas rond. Les infirmières sont complètement débordées, on leur demande de faire des heures supplémentaires. Elles font des erreurs, mais qui ne les comprend pas? Elles font un double chiffre et ont à gérer tout un étage de nuit.

Il y a certaines situations que je ne comprenais pas, alors, lors des nombreuses hospitalisations. Pourquoi, en 2012, la chambre de ma fille était nettoyée chaque jour et qu'en 2018 c'était aux quatre jours? Pourquoi un bain proposé chaque soir en 2012 et qu'en 2018 on devait le demander si, au bout de trois jours, on le désirait?

Dans ce budget, la santé constitue, avec l'éducation, notre priorité, et c'est pourquoi nous augmentons de près de 5,4 % le budget des dépenses par rapport à celles effectuées l'an dernier et de 4,1 % en moyenne pour les années suivantes.

Au cours des réformes passées, les effectifs en santé ont perdu des ressources, en plus de l'effet de la rareté de la main-d'oeuvre qui crée un manque à gagner au niveau du nombre d'infirmières dans l'ensemble du réseau. Mme la Présidente, c'est un 200 millions de dollars supplémentaire à chaque année que nous annonçons, dans notre budget, à tous afin d'ajouter du personnel soignant dans les CHSLD et hôpitaux. Dans l'ensemble du réseau de la santé, c'est 40 millions de dollars qui iront à renforcer la présence des infirmières praticiennes spécialisées. Leur expertise est centrale pour que nous puissions soutenir ceux et celles qui sont sur la première ligne, au front, lorsque vient le temps de recevoir des soins. Il y aura également 15 millions de dollars qui iront annuellement à la formation des préposés aux bénéficiaires.

Je suis devenue une experte dans le domaine de la santé mais pas du côté professionnel ou gestionnaire, du côté usagère très, très patiente. J'avais sur les épaules la lourde tâche de porter à bout de bras le dossier médical de ma cocotte. Je me devais de rester au chevet de ma fille jour et nuit pour la réconforter mais aussi pour aider le personnel débordé. Je suis devenue malgré moi une proche aidante. Je devais aller aux nombreux rendez-vous de réadaptation, physio, ergo, ortho. J'ai vu des coupures dans les services, un roulement de personnel. Je me rappelle la journée où je devais trouver une problématique particulière à ma fille pour continuer d'avoir des services de réadaptation. Je me rappelle l'interminable attente de recevoir un diagnostic pour ma cocotte.

Je suis heureuse de retrouver dans le budget plusieurs mesures pour offrir à tous les enfants québécois de zéro à cinq ans un dépistage et, si le cas le nécessite, un diagnostic précoce des troubles d'apprentissage. Le plus tôt possible, le mieux c'est, surtout dans le cas des pathologies neurodéveloppementales, une année peut faire la différence. Et nous allons mettre sur place un protocole d'intervention grâce à l'aide du milieu scolaire. D'ici 2023‑2024, c'est 88 millions de dollars qui seront investis pour dépister rapidement les troubles de l'apprentissage chez nos jeunes.

Je me rappelle la journée où j'ai appelé en pleurant ma travailleuse sociale pour la supplier d'augmenter mes heures de soins à domicile, et que ce n'est qu'à ce moment précis que j'ai eu un maigre quatre heures d'aide à domicile par semaine. Cette année, Mme la Présidente, ce seront 200 millions de dollars additionnels qui seront investis pour développer de façon majeure les soins à domicile. Notre but est de permettre aux Québécois et Québécoises de demeurer dans leur chez-soi le plus longtemps possible, dans un milieu qu'ils connaissent, où ils sont confortables. Les 30 000 usagers qui reçoivent déjà des soins à domicile adaptés à leurs besoins obtiendront collectivement 3 millions d'heures de service de plus grâce à ce développement.

Je me rappelle la journée où on m'a appelé pour me signifier que j'étais parmi les heureuses élues d'avoir une place de répit dans une maison de soins palliatifs pédiatriques. Comme nous l'avions prédit en 2018, nous continuons de livrer nos promesses avec l'annonce de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, qui soulignait l'appui d'une nouvelle Maison Gilles-Carle à Boucherville. Il est important que les communautés continuent de se mobiliser, avec l'aide du gouvernement, dans l'esprit de produire d'autres initiatives de ce genre qui soutiennent les services de répit.

Je me rappelle la journée où on m'a dit que, si j'étais au bout du rouleau, j'avais un bon quatre ans d'attente pour le placement de mon enfant. Mme la Présidente, vous avez entendu Mme la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, la semaine dernière, souligner l'engagement-phare de notre gouvernement d'implanter graduellement des maisons des aînés. Dans ces maisons des aînés, il y aura des pavillons alternatifs pour les jeunes qui nécessitent beaucoup de soins. Nous investirons donc 1 milliard durant notre mandat dans ce projet qui m'est chaud au coeur, permettant d'ajouter 2 600 places additionnelles dans les maisons destinées aux personnes âgées ou aux jeunes bénéficiant de soins de longue durée. Ceci est un projet dont nous pouvons être fiers collectivement. Et des montants additionnels seront prévus au cours de notre mandat.

Le projet des maisons des aînés est un modèle humain, plus modeste et mieux adapté aux besoins des résidents, qui s'inscrit dans le contexte mondial du vieillissement de la population. Nous commençons ici, au Québec, à nous occuper convenablement de ceux qui ont bâti la nation et nous voulons devenir des chefs de file dans ce domaine. Le modèle que la ministre préconise met en place un milieu de travail qui sera mieux adapté pour le personnel, qui s'occupe déjà beaucoup du soin de nos aînés et de nos jeunes en situation de handicap. C'est donc 70 millions de dollars qui seront investis annuellement dans la transition des CHSLD vers les maisons des aînés, avec 900 lits et places d'hébergement supplémentaires dans le réseau actuel. Ça va réduire les pressions dans les urgences.

• (17 heures) •

Je me rappelle la journée où il fallait que je me débrouille pour faire une levée de fonds d'au minimum 17 000 $ pour faire l'achat de l'ascenseur nécessaire pour que ma fille puisse se déplacer dans la maison. Je suis très fière de voir parmi les choix budgétaires de la Société d'habitation du Québec qu'une grande attention a été apportée à cette problématique. Nous poursuivons les interventions en matière d'adaptation et de rénovation domiciliaire auprès des populations les plus vulnérables : 43,8 millions de plus pour les logements abordables et pour le Programme de supplément au loyer, qui aideront beaucoup, beaucoup de familles.

Je me rappelle aussi l'organisme communautaire qui nous a accueillis les bras ouverts pour nous aider. Mme la Présidente, les organismes communautaires sont importants pour notre société. Ils interviennent auprès des personnes les plus vulnérables au regard de leur santé et leur bien-être. Je vous rappelle ou vous informe, si vous ne le savez pas, que près de 3 000 organismes communautaires en santé et services sociaux reçoivent annuellement du financement pour soutenir leur mission globale dans le cadre du Programme de soutien aux organismes communautaires, le PSOC. Je vous rappelle aussi que plus de six... je vais prendre un...

(Interruption) On va y arriver. Je vous rappelle aussi que plus de 600 millions de dollars sont accordés annuellement à ces organismes afin de mener à bien leur mission. J'ai donc été très heureuse d'apprendre que le budget 2019‑2020 prévoit un investissement majeur pour bonifier le Programme de soutien aux organismes communautaires. Le PSOC obtient un rehaussement de 35 millions de dollars. Nous avons plus que doublé la somme qui avait été investie dans le programme — merci — depuis le début du dernier budget. Mme la Présidente, il est évident que les organismes communautaires, en étant le squelette de la société civile, sont essentiels au maintien et amélioration de la santé et du bien-être de la population québécoise.

Je me rappelle, la journée où le grand frère de mon bébé malade a eu quatre ans, à quel point j'aurais aimé qu'il aille à la prématernelle à la même école que ses autres frères en autobus jaune, que de me déplacer pour aller le porter à la garderie était très périlleux avec les besoins de sa petite soeur. Les prématernelles m'auraient offert un répit, qu'il aurait pu s'amuser avec ses amis à l'école. Je salue bien évidemment le déploiement de la prématernelle quatre ans à temps plein dans notre budget et l'ajout de professionnels pour intervenir hâtivement dans le parcours des enfants.

Je me rappelle cette nuit où je n'avais pas dormi de la nuit et que je prenais l'ambulance pour une 20e fois avec ma cocotte. C'est cette journée où j'ai trouvé qu'il en était assez, que notre société devait être meilleure. Je suis fière de participer à ce premier budget de la Coalition avenir Québec puisque celui-ci apporte de grands changements à toutes ces problématiques que j'ai vécues.

Mon mari est maintenant un parent aidant. Il s'occupe du gavage, des nuits difficiles et des nombreux rendez-vous de notre petite. Pour le dégager, je prends la relève la fin de semaine sur certaines tâches. Je ne peux que saluer la mise en place de la Politique nationale pour les proches aidants, le programme obtient 21 millions supplémentaires. Ce nouveau continuum de services porte à 56,6 millions de dollars l'enveloppe budgétaire dédiée au programme du réseau de la santé qui me touche le plus. Il ne faut pas oublier que le Québec compte plus de 1,5 million de proches aidants, et nous nous engageons à améliorer leur qualité de vie.

Notre premier budget en six mois au pouvoir a fait un bon pas dans la bonne direction. Je ne dis pas que les familles n'auront plus du tout encore toutes ces problématiques. Nous avons fait un grand pas dans plusieurs programmes.

Deux grands pas sont à faire le plus rapidement possible, ils ne sont pas inscrits noir sur blanc dans le budget : ajouter un programme intermédiaire au supplément d'enfant handicapé au sein du ministère de la Famille, offrir un meilleur soutien financier aux parents qui ont un enfant rendu d'âge adulte, mais qui demeure un enfant lourdement handicapé.

Je suis autant battante qu'avant, et nous allons tous bouger dans la même direction. Je suis confiante que l'aide va venir rapidement. Je demeure une maman et, comme eux, je l'espère, que cette cause va mener à terme très rapidement.

Ma cocotte, je l'espère, aura 18 ans un jour, et je souhaite sincèrement faire un changement dans les structures actuelles le plus vite possible puisque je connais ces familles qui vivent avec ces problèmes financiers, je connais leur réalité. C'est pour cette raison que je suis en politique.

Mme la Présidente, je ne suis pas ministre, mais je discute continuellement avec eux et je sais qu'ils ont une grande ouverture à ma cause. Je leur ai tous mentionné à quel point le système actuel est beaucoup trop complexe. Il y a trop de ministères et trop de programmes impliqués. Nous sommes un nouveau gouvernement qui mise sur l'efficacité. Nous privilégions une approche des plus simples possible. Les parents ont beaucoup trop sur leurs épaules.

Mme la Présidente, l'Office des personnes handicapées du Québec est étonné, il nous trouve extrêmement proactifs. De concert avec tous les ministres concernés, on va y arriver. Ce que nous voulons, c'est de travailler avec les familles pour bien cibler leurs besoins. Pour ce faire, il faut premièrement savoir où mettre l'argent rapidement pour que ce soit le plus efficace possible. Je suis convaincue d'être à la bonne place au bon moment pour faire plein de changements qui sont nécessaires pour les enfants et adultes ayant des défis très particuliers.

En terminant, j'aimerais reprendre la citation de mon collègue député de Robert-Baldwin lors de son discours suivant le budget : L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, mais à te le permettre. C'est exactement ce qui s'est passé dans ma cause. Elle n'était peut-être pas prévue au budget, mais on va se le permettre.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Alors, je souhaite à reconnaître... Oui, Mme la députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : ...Mme la députée... Mme la députée! Mme la Présidente, j'avais une question, à la suite d'une intervention, en fonction de l'article 213, soit une question pour la députée de Soulanges.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors, vous pouvez poser votre question. Oui, Mme la députée de Soulanges, nous avons ici la députée de Vaudreuil qui demande la permission de vous poser une question. Alors, vous avez le choix d'accepter de répondre à la question ou vous pouvez refuser de répondre à la question. C'est à votre choix. Alors, la réponse...

Mme Picard : Non, je refuse. Merci.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci. Alors, je suis prête à entendre un intervenant du groupe de l'opposition officielle. Alors, je reconnais le député de Marquette. La parole est à vous.

M. Enrico Ciccone

M. Ciccone : Merci, Mme la Présidente. Pas surpris. Pas surpris du tout. Quand on est habitué de recevoir les questions ou d'en poser, souvent on n'est pas capable, justement, d'y répondre, puis je comprends la situation.

Maintenant, quel privilège d'être ici, Mme la Présidente. Qui l'eût cru de me retrouver en train de débattre du budget aujourd'hui dans cette enceinte? Loin de moi d'être un spécialiste de la finance, ou de l'économie, ou même de la

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