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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


POLO Saul - Laval-des-Rapides
Gaz à effet de serre - Diminution - Objectif - Affaire inscrite (motion) - 2027-9

Assemblée
Fascicule n°28, 3 avril 2019, pages 2027-2029

[...]

allez me dire... Je sais que le mot «économie», le deuxième groupe d'opposition, ça va les faire un petit peu friser, si on parle de ça, mais on parle d'économie verte dans une perspective de développement durable, parce qu'on le sait, dans le développement durable, on a un segment en environnement, on a un segment d'acceptabilité sociale et on a aussi un segment d'économie. Donc, c'est important. C'est pour ça qu'on a parlé d'économie verte pour relancer notre Québec. Alors, c'est un moteur durable, des solutions concrètes qu'on a proposées en fin de semaine dans nos tables régionales, qui ont eu lieu à l'ensemble du Québec, pour nous aider à préserver notre environnement. Bien, ce n'est pas compliqué. Comme notre ministre de l'Environnement l'a si bien dit, notre objectif, c'est d'assurer des milieux sains, de protéger la biodiversité, d'investir dans les transports collectifs, d'améliorer la gestion de nos matières résiduelles, d'électrifier nos transports puis aussi de décontaminer nos terrains. C'est important, la décontamination. C'est autant de gestes inspirants que notre gouvernement va poser pour assurer le bien-être de nos générations futures. C'est ça qu'on doit tenir en considération.

Aussi, on a abordé... Parmi les thèmes qu'on a abordés, c'est le thème de la transition énergétique. Puis on en a parlé tout à l'heure, là, c'est évident, mais, c'est sûr, c'est nécessaire, on doit faire une transition énergétique, dans un contexte de réchauffement climatique, tout le monde est d'accord avec ça, là, parce que ça a des impacts sur tous les êtres vivants. Je ne commencerai pas à vous dire toutes les propositions qu'on a dans le cahier, là, c'est public, là, pour ceux qui veulent avoir l'information, là, mais, bref, on a parlé d'efficacité énergétique, de production d'énergie renouvelable, d'aide à l'industrie vers l'utilisation d'énergie renouvelable, d'électrification des transports, d'exportation d'électricité. C'étaient des sujets qu'on avait sur ce thème-là.

Aussi, on a parlé de mettre 100 millions de dollars pour moderniser nos centres de tri. Ça fait que ce n'est pas juste les gaz à effet de serre, M. le Président, qu'on s'apprête à faire la refonte en environnement. On a parlé de stratégie de matières résiduelles, qui est développée de manière continue au ministère de l'Environnement et Lutte aux changements climatiques, qui va contenir des mesures systémiques parce qu'on a revu le rôle et les acteurs de la chaîne de valeur de recyclage et de la récupération.

On avait aussi un autre sujet qui parlait des modes d'emballage, de consommation. Puis on le sait, on... Ça fait que, si on veut parler, là... si on veut réduire l'effet de... zéro déchet, bien, on doit parler de retrait de plastique à usage unique, de redevance sur les bouteilles d'eau, de lutte contre le suremballage, de lutte contre le gaspillage alimentaire, de recyclage du verre, d'économie circulaire, de gaz naturel renouvelable. C'est tous des sujets qui doivent être abordés, M. le Président.

Je vois le temps filer, là. Il nous reste moins d'une minute, effectivement. Merci, M. le Président.

Qu'est-ce qu'on a fait aussi, on a parlé de la protection du territoire dans nos tables régionales. Puis là, dans la protection du territoire, bien, on a parlé des aires protégées au Québec, des aires marines protégées dans l'estuaire et le golfe Saint-Laurent. On a aussi parlé de qu'est-ce qu'on devrait faire avec les stations d'assainissement des eaux, des pesticides en milieu agricole et urbain. On a parlé du développement de circuits d'achats locaux, de déversements illégaux de sols contaminés et d'agriculture biologique. Je ne veux pas vous convertir au programme de la CAQ, là, mais je peux vous dire qu'on agit en environnement puis qu'on est loin d'être passifs, M. le Président.

Donc, puisqu'il reste 20 secondes, là, je vais tout de suite sauter à la fin, là. Dans le fond, on prend le temps de penser aux solutions réalisables, aux actions concrètes qu'on peut entreprendre pour faire du Québec de demain un Québec plus vert. Les gaz à effet de serre font partie du problème, mais il n'est pas sage d'oublier le reste. C'est en voulant trop simplifier un débat qu'on s'égare dans les propositions simplistes. Au gouvernement, on préfère traiter de ce sujet complexe en prenant une approche plus pragmatique et plus réfléchie. Merci, M. le Président.

• (16 h 30) •

Le Vice-Président (M. Picard) : Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole à M. le député de Laval-des-Rapides, en lui rappelant que vous avez 10 min 38 s.

M. Saul Polo

M. Polo : Merci beaucoup, M. le Président. Écoutez, il me fait grand plaisir de prendre la parole après les nombreux intervenants, là, sur cette motion du mercredi, sur un enjeu qui nous préoccupe tous au plus haut point. Je pense que, d'une façon ou d'une autre, là, l'ensemble des collègues qui ont pris la parole l'ont exprimé à leur façon, selon leur perspective et également selon la couleur de leur formation politique. Ceci dit, j'adhère également à l'urgence climatique, l'urgence d'agir, l'urgence de revoir nos façons de faire et de regarder comment nous pouvons faire une contribution quotidienne afin de limiter, justement, les effets de gaz à effet de serre mais également du réchauffement de la planète.

M. le Président, au cours des dernières années, là, nous avons pris non seulement... collectivement, nous avons pris acte de l'importance de ce débat-là, mais également les habitudes quotidiennes des individus commencent à changer. J'ai donné, ici, un exemple moi-même, et ça suit les nombreuses mesures qui ont été mises en place par le gouvernement du Québec au cours des dernières années : l'achat d'une deuxième voiture électrique. Et justement le réseau et notre production d'électricité au Québec favorisent ce genre d'achat là. Mais, également, je tiens à souligner, par exemple, les subventions offertes par la ville de Laval pour encourager justement ce type d'achat, et donc une conscientisation, une sensibilisation individuelle au plus haut point.

Ma collègue de Maurice-Richard, dans son allocution, dans son intervention, a également souligné l'importance de travailler ensemble, de travailler avec le ministre de l'Environnement, de s'assurer que l'élan et les actions qui ont été posées par le passé au cours des dernières années se poursuivent, et même qu'on leur donne un nouveau souffle ou un souffle pour aller encore plus loin.

La question d'aujourd'hui est d'autant plus importante, M. le Président, parce qu'elle touche non seulement les cibles à atteindre, mais également les gestes qu'on pose aujourd'hui et de quelle façon est-ce qu'on concilie tout ça avec les enjeux économiques. Parce que les enjeux économiques sont indissociables de cette question-là, parce qu'il en va également du soutien que nous offrons aux différentes collectivités à travers l'ensemble du Québec. Nous avons posé un geste important ici, dans cette Chambre, en décembre 2016 lorsque le projet de loi n° 106 a été adopté. Et le projet de loi n° 106 a été adopté suite à de nombreux débats au cours, disons, de la dernière décennie. Mais le projet de loi n° 106 venait justement mettre sur pied un cadre qui permettait d'essayer de concilier les différentes inquiétudes de part et d'autre, concilier également les différents enjeux, la volonté de se donner un cadre réglementaire qui permettrait, d'une part, une plus grande transparence, une plus grande accessibilité à l'information, mais également de mettre, autour de la table, les différents intervenants qui sont touchés directement par les différents projets qui peuvent émerger à travers l'ensemble des régions.

Je veux juste, ici, revenir sur quelques paroles de celui qui, aujourd'hui, agit à titre de chef de notre formation politique, qui, à l'époque, était ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, qui disait et qui présentait, en juin 2016, le projet de loi en question : «Le projet de loi [sur] la loi sur la transition énergétique [...] institue Transition énergétique Québec, une personne morale dont la mission est de soutenir, de stimuler et de promouvoir la transition, l'innovation[...], l'efficacité énergétique et de coordonner la mise en oeuvre de l'ensemble des programmes et des mesures nécessaires à l'atteinte des cibles énergétiques déterminées par le gouvernement. Aux fins de sa mission, Transition énergétique Québec devra élaborer un plan directeur qui contiendra notamment un résumé de tous les programmes et de toutes les mesures qui sont mises en oeuvre par elle, les ministères, les organismes et les distributeurs d'énergie afin d'atteindre les cibles énergétiques.»

Ça, c'est l'introduction. Mais laissez-moi également revenir en arrière, M. le Président, en revenant sur certains des débats que nous avons eus dans la dernière décennie. Rappelez-vous, vers la fin des années 2000, le débat que nous avons eu sur les gaz de schiste. O.K. Tout d'un coup, en Montérégie, nos concitoyens se réveillaient avec les bruits de perforation à même leurs terres, soit agricoles ou privées. Ça surprenait que ce genre de... si on peut dire, d'initiatives ou de projets soient faits de façon assez cavalière. Et 29 puits ont été puisés, là, ont été forés à l'époque pour justement explorer la possibilité du potentiel de gaz de schiste ou de gaz de shale au Québec.

Suite à ça, bien, vous vous en rappelez, il y avait eu tout un tollé public, la population s'était exprimée grandement. C'était à l'époque du gouvernement de M. Charest. Et, à l'époque, le gouvernement avait mis une halte, si on peut dire, un stop à cette initiative-là dans le but justement d'essayer de récolter de l'information, de voir de quelle façon... Est-ce que la technologie était à point? Est-ce que les techniques étaient les meilleures utilisées? Est-ce que la communication de l'information et la transparence étaient de mise? Et c'est ce qui a permis justement aussi, à travers ce projet de loi là sur la Loi sur les hydrocarbures aussi, de mettre certaines dispositions.

Une des choses qui ont été reprises, M. le Président, c'est que les municipalités régionales de comté peuvent désigner, dans leur schéma d'aménagement, les territoires incompatibles avec les activités de recherche, de production et de stockage d'hydrocarbures et les orientations gouvernementales en aménagement du territoire pouvant également avoir un effet sur ces activités.

Tout ça pour vous dire que cette mobilisation citoyenne a aidé à déterminer qu'il était inacceptable pour la population, il n'y avait pas de consensus social, il n'y avait pas d'acceptabilité sociale de poursuivre ces projets-là dans la vallée du Saint-Laurent ou, en fait, sur les basses terres du Saint-Laurent.

Un autre exemple, c'est l'exemple aujourd'hui de la deuxième opposition, non, en fait, de la troisième opposition, maintenant nouvellement troisième opposition, c'est l'exemple de l'exploration et de l'exploitation pétrolière ou gazière sur l'île d'Anticosti. On s'est réveillés le 13 février 2014, M. le Président, sous le gouvernement de Mme Marois qui a annoncé qu'il allait de l'avant avec l'exploration pétrolière sur l'île d'Anticosti ainsi que la conclusion de l'entente entre Ressources Québec, Pétrolia, Corridor Ressources et Maurel & Prom. Cette entente visait justement à permettre à des compagnies comme Hydrocarbures Anticosti et autres de permettre justement d'ouvrir la possibilité de l'exploration et l'exploitation gazière et pétrolière sur l'île d'Anticosti.

En juillet 2017, l'ancien gouvernement ou le gouvernement précédent, le gouvernement de ma formation politique a clairement annoncé que le territoire de l'île d'Anticosti était soustrait définitivement de l'exploration pétrolière et gazière par le biais d'un arrêté ministériel. Ça a mis fin à ce débat-là, M. le Président, et l'objectif, c'était de clairement dire qu'il n'y avait aucune acceptabilité sociale, un joyau environnemental comme l'île d'Anticosti, de mettre en péril ce joyau-là en plein milieu du golfe Saint-Laurent pour le rendre accessible pour ce genre de projet là, c'était inacceptable.

Où nous en sommes rendus suite à tout ça ou en parallèle à tout ça? C'est ce que cherchait ou ce que... a été mis en place grâce au projet de loi n° 106... Et je vois qu'il me reste à peu près deux minutes. Le projet de loi n° 106 cherchait trois choses. Premièrement, créer Transition énergétique Québec, un guichet unique qui coordonnerait la mise en oeuvre de l'ensemble des programmes et des mesures nécessaires à l'atteinte des cibles de la politique énergétique de 2030. Deuxièmement, la loi viserait, visait à l'époque et vise encore aujourd'hui à donner plus de pouvoir à la Régie de l'énergie au bénéfice du consommateur. Par exemple, certains changements seront faits pour améliorer la distribution du gaz naturel et la mise en place d'unités de production de gaz naturel renouvelable. Et, troisièmement, la loi permettra également à Hydro-Québec d'accorder une subvention à la Caisse de dépôt ou toute autre entité offrant ou organisant ces services de transport collectif afin de financer les infrastructures électriques. Et, avec ces nouvelles règles, Hydro-Québec pourrait participer plus activement à l'électrification des transports collectifs.

En quoi cette loi-là est venue changer le portrait? Un, c'est la loi qui est la plus stricte ou la plus rigoureuse en Amérique du Nord pour encadrer ce genre de projet de loi. Une plus grande implication des municipalités incluant la définition des territoires incompatibles, une meilleure transparence pour les citoyens, une approbation par la Régie de l'énergie, une hausse des amendes en cas d'infraction, une mise en place des garanties financières, un plan de restauration des puits d'hydrocarbures, inscription des puits d'hydrocarbures aux registres fonciers et instauration des redevances. Et tout ça, M. le Président — je vois qu'il me reste à peu près 45 secondes — a permis... grâce notamment aux amendements, ça a permis de dissiper la confusion et de rétablir les faits quant aux droits, notamment des populations dans le cadre d'un projet d'exploitation d'hydrocarbures, d'apporter des précisions afin de répondre aux demandes concernant l'encadrement légal qui s'applique aux milieux hydriques, de permettre aux municipalités de désigner des territoires incompatibles avec l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures, de permettre aux municipalités d'obtenir une meilleure reddition de comptes de la part des entreprises susceptibles d'exploiter des hydrocarbures.

Est-ce qu'on peut faire mieux? Est-ce qu'on peut faire plus? Certainement, M. le Président. Ce qu'on vous dit aujourd'hui, c'est que notre formation politique a posé des gestes et nous voulons aller encore plus loin et travailler ensemble.

Merci beaucoup, M. le Président.

• (16 h 40) •

Le Vice-Président (M. Picard) : Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole à Mme la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue.

Mme Émilise Lessard-Therrien

Mme Lessard-Therrien : Merci, M. le Président. On pourrait croire à tort que les changements climatiques sont une affaire de ville, que les problèmes appartiennent aux villes et que les solutions leur appartiennent aussi. Pourtant, du fin fond de mon rang témiscamien, je sens que le Québec de mon enfance est en train de changer.

Je me souviens quand mes soirées d'été s'étiraient tard dans la nuit au bord d'un feu de camp, quand mes matins se passaient dans le champ de fleurs, les jeans mouillés de rosée à traquer les papillons, quand la forêt devenait le théâtre de toutes sortes d'aventures. Dans ma tête d'enfant, je jouais à découvrir le monde. Est-ce que tout cela est voué à devenir chose du passé?

Cette simple pensée me bouleverse, comme l'est aujourd'hui notre vaste territoire, bouleversé. Bouleversé par les changements climatiques et leur lot de conséquences sur notre territoire, sur ce qui fait notre Québec.

L'été dernier, la canicule qui a duré toute la saison était tellement intense que les feux à ciel ouvert ont été interdits une bonne partie de l'été. Je me souviens de ces ciels complètement apocalyptiques où un soleil anormalement rouge traversait l'épais panache de fumée brune qui s'échappait des feux de forêt. Ces brasiers ont brûlé pendant des semaines.

Ce sont des centaines d'hectares de forêts saines qui sont partis en fumée. Les scientifiques le prédisent : des feux de forêt, il y en aura de plus en plus. Si on ajoute à ça une augmentation des risques épidémiologiques, alors là ça fait beaucoup de pression sur la foresterie.

Le réchauffement de la planète a aussi un impact significatif sur la faune et la flore. Prenons les espèces exotiques envahissantes. Rien que sur notre ferme, ma fille ne pourra plus courir candidement dans le champ. Le panais sauvage, l'une des quarantaines d'espèces exotiques envahissantes actuellement répertoriées sur notre territoire, y a pris racine et prolifère à une vitesse fulgurante.

L'exposition à sa sève peut causer des éruptions sévères, des ampoules ou des brûlures pouvant laisser des cicatrices. Dans notre climat nordique, le panais sauvage ne survivrait pas. Mais avec le réchauffement des températures, cette espèce est devenue plus résistante que les organismes indigènes.

Quand les chevreuils migrent vers le nord dans un climat devenu plus favorable et que les ours blancs descendent au sud en quête de nourriture, comment s'assurer que le fragile équilibre de nos écosystèmes perdure dans le temps? Plus de chevreuils au Témiscamingue, c'est plus de compétition pour les orignaux qui occupent déjà cet habitat. Plus de compétition, c'est moins de nourriture pour tout le monde. Et moins de nourriture pour tout le monde, c'est rendre les populations plus faibles et vulnérables aux parasites. Déjà là, la tique d'hiver s'attaque mortellement à nos orignaux. C'est la saison de la chasse qui risque d'en payer le prix.

En forêt, les randonnées sont aussi de plus en plus risquées avec la propagation des tiques causant la maladie de Lyme. Le nombre de cas a presque doublé de 2016 à 2017 et de plus en plus de régions sont affectées. Cette maladie, ce n'est pas juste une menace pour nos animaux de compagnie, c'est une menace pour tous ceux qui cueillent encore les bleuets sauvages, pour ces mycologues amateurs, pour les chasseurs de petit gibier, et pour tous ceux et celles qui habitent encore nos forêts.

Et, en région, je peux vous garantir que la forêt, elle, elle nous habite encore.

Dans l'est du pays, nos régions littorales seront elles aussi intensément touchées. L'absence des glaces sur le flanc des Îles-de-la-Madeleine et de la Péninsule gaspésienne expose les côtes aux vagues déchaînées sur de plus longues périodes en hiver. Ces eaux salines grugent de plus en plus notre territoire, faisant reculer les anses et les baies et menaçant la route 132.

Que serait un «road trip» en Gaspésie sans la légendaire route 132, sans ses chaumières colorées de bord de mer?

Les scientifiques prévoient que le niveau des eaux, dans le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent, devraient monter d'au moins 50 centimètres et possiblement jusqu'à trois mètres d'ici 2100. C'est davantage que la moyenne appréhendée sur l'ensemble de la planète.

Quand nos saisons, nos forêts, nos lacs, nos champs sont pris en otage par les changements climatiques et le réchauffement de la planète, c'est l'avenir de nos régions qui est pris en otage. Ces saisons, ces forêts, ces lacs, ces paysages sont des choses qui façonnent le Québec et qui nous façonnent comme êtres humains. Et c'est en train de changer radicalement.

Et, pendant ce temps-là, notre gouvernement se réduit à dire que le Québec est moins pire que les autres. La lutte aux changements climatiques concerne tout le monde. Et, moi, M. le Président, j'ai envie d'un avenir pour ma région, pour que l'enfance de ma petite fille ressemble à la mienne.

Soyez assuré que nous serons au front pour défendre la beauté, la richesse, la diversité et l'avenir de notre territoire. Merci.

[...]
 

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