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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


POLO Saul - Laval-des-Rapides
Électricité - Exportation - Gouvernement - Plan - 2386-7 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°35, 18 avril 2019, pages 2386-2387

[...]

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, c'est très grave, pour la région de la Mauricie puis la région du Centre-du-Québec, ce qui se passe chez ABI. On a actuellement non seulement une masse salariale de 100 millions par année qui n'est pas versée, il y a des retombées, quand on inclut les fournisseurs puis les sous-contrats, 500 millions de dollars par année de retombées qui ne sont pas données, tout ça dans un contexte où le prix de l'aluminium est très bas puis qu'il y a une taxe de 10 % pour l'exportation d'aluminium aux États-Unis. Actuellement, moi, j'ai une inquiétude réelle que cette entreprise reste fermée pendant longtemps si le syndicat ne fait pas de compromis.

Le Président : En terminant.

M. Legault : Donc, je vais continuer, M. le Président, de travailler pour...

Le Président : Question principale, M. le député de Laval-des-Rapides.

Plan du gouvernement pour augmenter les exportations d'électricité

M. Saul Polo

M. Polo : Merci, M. le Président. Cette semaine, j'ai eu l'occasion d'échanger avec le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles sur sa vision de l'alliance énergétique. Le ministre nous a dit à plusieurs reprises qu'il fallait avoir la vision et qu'il fallait aller de l'avant avec ce projet afin de positionner le Québec comme la batterie de l'Amérique du Nord.

Ceci dit, nos voisins sont déjà d'importants partenaires d'hydroélectricité. 47 % de nos exportations d'électricité vont aux six États de la Nouvelle-Angleterre, 24 % à l'État de New York, 19 % en Ontario et 7 % au Nouveau-Brunswick. Nous sommes tous d'accord que nous avons une richesse énergétique que nous voulons exporter davantage auprès de nos voisins. Mais, pour y parvenir, il faut consolider les partenariats existants. Pour y parvenir, il faut leur parler et aller à la rencontre de nos alliés afin de leur exprimer notre volonté d'explorer d'autres opportunités et de faire affaire ensemble. L'alliance énergétique est le projet économique au centre de ce gouvernement. M. le Président, depuis que le ministre a été nommé dans ses fonctions il y a six mois, le ministre n'a eu qu'une seule rencontre avec un de ses partenaires.

Comment il explique... et qu'est-ce qu'il attend pour faire preuve de leadership, et qu'est-ce qu'il attend pour démontrer de l'ambition?

• (11 heures) •

Le Président : M. le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles.

M. Jonatan Julien

M. Julien : Oui, merci, M. le Président. Je suis très, très, très curieux d'entendre cette question-là de mon collègue par rapport à l'ambition puisque, très récemment, on nous reprochait justement d'avoir des discussions, des négociations, par exemple, avec l'Ontario. Et, pour nous, on a l'ambition, et elle est claire pour nous... favoriser plus d'exportations d'hydroélectricité, une grande richesse du Québec. On a actuellement une entente avec le Massachusetts. On travaille avec le Maine justement pour la ligne de transmission, et les discussions vont bon train. Et on va poursuivre également les discussions avec nos voisins, les provinces voisines, à la fois Terre-Neuve, avec les enjeux... On a régularisé, fort heureusement, le dossier de Churchill Falls, mais 2041, oui, on a du temps, mais il faut déjà commencer à travailler sur la suite.

Et la même chose pour l'Ontario. On a des discussions avec l'Ontario. Hydro-Québec communique continuellement avec l'équipe du MERN sur l'évolution des discussions pour faire en sorte qu'effectivement un projet ambitieux, le Québec, batterie du Nord-Est américain... et on y travaille fortement, M. le Président.

Le Président : Première complémentaire, M. le député de Laval-des-Rapides.

M. Saul Polo

M. Polo : M. le Président, j'entends des paroles mais aucune action. Le ministre a eu une seule rencontre au Massachusetts le 15 novembre dernier, mais après ça rien d'autre. Est-ce que c'est ça, le leadership que veut exercer le ministre de l'Énergie? Vous savez, M. le Président, l'alliance énergétique, si elle voit le jour à un certain moment donné, cette alliance commence par nos voisins, nos alliés.

Je peux donner des suggestions au ministre : tout d'abord, commencez par rencontrer votre homologue de l'Ontario, Greg Rickford, sinon Derrick Dalley, le ministre des Ressources naturelles de Terre-Neuve-et-Labrador.

Est-ce qu'il a besoin que je fasse des téléphones à sa place pour l'aider à faire son travail, M. le Président?

Le Président : M. le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles.

M. Jonatan Julien

M. Julien : Encore là, M. le Président, je pense que mon collègue n'écoute pas l'étude des crédits, puisqu'on a eu l'occasion d'en discuter ensemble longuement.

Effectivement, j'ai été au PDAC, en fin de compte, le plus grand congrès des mines en Ontario, à Toronto, et j'ai eu l'occasion de rencontrer le ministre Rickford de l'Ontario, et on en a discuté lors d'un lunch. Alors, je mentionnais... C'est une discussion lors d'un lunch, mais on discute de quoi, lui et moi? On discute, en fin de compte, d'échanges économiques, de développement économique. Au mois de juillet, on aura la rencontre de tous les ministres, et c'est certain qu'on va encore en discuter. Effectivement, on discute également avec le Massachusetts, avec la Nouvelle-Angleterre. Alors, toutes les discussions, on les a, mais l'objectif est clair...

Le Président : En terminant.

M. Julien : ...c'est un objectif ambitieux que le Québec n'a probablement pas assez eu dans les dernières années.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député de Laval-des-Rapides.

M. Saul Polo

M. Polo : M. le Président, le 31 janvier dernier, le gouverneur de l'État de New York, Andrew Cuomo, nommait un nouveau secrétaire à l'Énergie et à l'Environnement, M. Dale Bryk. L'État de New York est notre principal allié après la Nouvelle-Angleterre.

Est-ce que le ministre a déjà pris contact? Est-ce qu'il a déjà prévu aller le rencontrer en personne pour lui démontrer sa volonté de consolider les relations d'affaires? Qu'est-ce qu'il attend pour faire preuve de leadership et d'ambition? Est-ce que je dois lui rappeler que c'est sous notre gouvernement qu'Hydro-Québec a signé l'entente la plus importante de contrat d'électricité, M. le Président?

Le Président : M. le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles.

M. Jonatan Julien

M. Julien : Oui, écoutez, M. le Président, je pense qu'on n'a vraiment pas de leçons à recevoir, au gouvernement, en termes de leadership et d'ambition. On a clairement mentionné, lors de toute la campagne électorale, que l'ambition de notre gouvernement, c'est de faire du développement économique, avec la santé et l'éducation, notre priorité.

Ce qui a trait à l'électricité, à l'hydroélectricité, c'est : on veut faire en sorte que nos surplus soient utilisés à bon escient. Et on a même dit que, tant et aussi longtemps que ces surplus-là ne seraient pas utilisés à bon escient, on ne ferait plus de développement électrique au Québec. Ça, c'est l'engagement qu'on prend, et on veut que les surplus soient utilisés dans les plus brefs délais. On y travaille fortement. On est juste orientés là-dessus, M. le Président, et soyez assuré que les résultats seront là.

Le Président : Question principale. Mme la députée de Bourassa-Sauvé.

Financement des Jeux de la Francophonie

Mme Paule Robitaille

Mme Robitaille : Je me réjouis, M. le Président, d'avoir avec nous, ce matin, la D.G. de l'OIF, que je salue, parce que lundi, lors de l'étude des crédits, la ministre des Relations internationales nous a appris que la contribution du Québec pour les Jeux de la Francophonie à Sherbrooke en 2021 devra être de 30 ou 35 millions de dollars, et là elle a dit : Ouf! Ça ne passera pas.

Hier, dans La Tribune de Sherbrooke, on nous rassure, son bureau nous dit que, non, non, le projet est toujours vivant. Depuis janvier, M. le Président, depuis que Sherbrooke a levé la main pour accueillir les Jeux de la Francophonie, depuis qu'Ottawa a promis de mettre autant que Québec et Sherbrooke, la ministre, elle, tergiverse. Sa position n'est pas du tout claire. Un jour c'est, hum, oui, peut-être, l'autre, c'est non. La ministre nous répète que la francophonie, c'est important, que c'est important de poser des gestes. Eh bien, voilà un geste fort.

On peut-u savoir où elle s'en va? Est-ce que la ministre jette l'éponge ou poursuivra les négociations pour que les Jeux de la Francophonie...

Le Président : ...des Relations internationales.

Mme Nadine Girault

Mme Girault : Merci, M. le Président. M. le Président, permettez-moi tout d'abord de saluer à mon tour la nouvelle administratrice de l'OIF, dans les estrades, et surtout de la féliciter pour sa nomination.

[...]
 

En Complément