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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


OUELLETTE Guy - Chomedey
Inondation - Victime - Solidarité - Motion - 2400-1

Assemblée
Fascicule n°36, 30 avril 2019, pages 2400-2401

[...]

Mais le Québec, lui, n'est pas imperméable, il n'est pas imperméable aux inondations. Et on est pas mal bons, au Québec, pour gérer les crises quand elles arrivent, on le démontre encore une fois, mais on est un peu moins bons pour les prévenir avant qu'elles arrivent. C'est le moment, je pense, d'une réelle prise de conscience collective, une prise de conscience pour faire en sorte que les sinistrés du printemps 2019 soient les derniers... fasse en sorte que ça ne leur arrive pas de nouveau en 2020 et après. Cette prise de conscience, je pense que nous devons tous et toutes la faire. On ne peut pas attendre au printemps prochain pour commencer cette réflexion-là. Bien sûr, ça prend des dédommagements, mais pas juste ça. Il faut cartographier les zones inondables, il faut revoir l'aménagement du territoire de fond en comble. Il faut donner aux municipalités les moyens dont elles ont besoin pour endiguer les inondations, les impacts des changements climatiques. M. le Président, ce n'est pas les solutions qui manquent, mais il faut se donner le temps de la faire, cette réflexion.

Alors, il y aura beaucoup de coûts, il y a eu beaucoup de coûts. Ce que je souhaite profondément, c'est que, toute l'infortune que ça pose sur les gens qui vivent ces situations-là, bien, on en prenne acte et qu'on agisse, qu'on n'attende pas pour faire en sorte que le prix, qui est élevé à payer pour les uns, ne soit pas un prix qui sera à payer par d'autres à courte échéance. Merci, M. le Président.

• (14 h 20) •

Le Président : Je cède maintenant la parole au chef du troisième groupe d'opposition.

M. Pascal Bérubé

M. Bérubé : M. le Président, je souhaite d'abord, au nom de ma formation politique, exprimer toute ma solidarité aux populations touchées, aux familles qui ont été évacuées, à celles qui risquent de tout perdre, à celles qui se battent contre les éléments, qui n'ont pas dormi depuis des jours. Nous partageons votre inquiétude, à défaut de pouvoir totalement la comprendre. Et je veux que vous sachiez que nous sommes à vos côtés et nous le demeurerons, car, lorsque l'eau se sera retirée, nous savons qu'il y aura encore du travail à faire. Ce ne sera pas terminé. Il y aura un après, il faudra être là, tous. Alors, vous pouvez continuer de compter sur nous.

Je tiens évidemment aussi à remercier tous celles et ceux qui se sont portés volontaires pour aider. C'était beau à voir. Les milliers de bénévoles, ceux qui hébergent des sinistrés ou qui remplissent des sacs de sable, la Croix-Rouge, les organismes communautaires, les services d'urgence, la Sécurité publique qui est intervenue promptement, les membres des Forces armées canadiennes, ces gens ne comptent pas leurs heures et font preuve de beaucoup de courage. Merci pour votre travail.

On le répète beaucoup ces derniers jours, on doit trouver des solutions durables pour faire face aux crues, qui s'annoncent de plus en plus importantes d'année en année. Dans ma circonscription, lors des grandes marées, à Sainte-Flavie et à Matane, on a dû déplacer des dizaines de maisons. Nous l'avons vécu, et maintenant plusieurs régions sont touchées. Le Québec ne peut plus faire l'économie d'une réflexion en profondeur. Nous sommes rendus là. Nous devrons tous ensemble trouver des moyens pour mieux protéger les Québécois et les Québécoises, parce que ça compte.

La détresse et les traumatismes ne doivent pas se répéter. Dans l'immédiat, justement, on doit s'assurer qu'un soutien psychosocial adéquat et suffisant est disponible pour ceux et celles qui en ont besoin. Les drames vécus auront nécessairement des répercussions, des impacts sur la santé psychologique et physique des personnes.

Je demande donc au gouvernement de tout mettre en oeuvre pour que les ressources nécessaires soient facilement accessibles non seulement demain et après-demain, mais également dans les mois, voire les années à venir. Là-dessus, le premier ministre peut être assuré de notre entière collaboration et de celle de notre équipe. Nous travaillerons avec le gouvernement pour les Québécois qui traversent une épreuve difficile.

Les gouvernements passés du Parti québécois ont eu à relever ces défis importants, que ce soient les inondations du Saguenay ou la crise du verglas, et, à chaque fois, on y trouve une bravoure décuplée, de la solidarité, des gestes altruistes qui méritent d'être soulignés. Et il y en aura d'autres. Le Québec que je connais est celui qui ne laisse jamais tomber son monde. C'est ce qu'on a vu au cours des derniers jours. C'était encourageant, comme peuple, de savoir qu'on peut compter l'un sur l'autre, sur un voisin parfois qu'on ne connaît pas, mais qu'on apprend à connaître dans l'adversité.

En terminant, aux sinistrés, aux gens qui nous écoutent, je souhaite deux choses : d'abord, du courage, mais aussi de la prudence. Je veux réitérer qu'il est important de ne pas se mettre en danger inutilement, de suivre les consignes de la sécurité civile et des autorités municipales, et qu'il y aura un moment où on pourra, de façon sécuritaire, regagner les maisons et prendre acte de la situation.

L'important, ce sera aussi l'après. Nous serons là, l'Assemblée nationale. Nous sommes tous touchés par cette tragédie. Et je veux réitérer au premier ministre, qui a été très présent avec toute son équipe, dans un moment important de notre vie collective, qu'il peut compter sur la solidarité, et la sympathie, et la volonté d'agir de notre formation politique et de l'ensemble de l'Assemblée nationale du Québec. Merci.

Le Président : Je cède maintenant la parole au député de Chomedey.

M. Guy Ouellette

M. Ouellette : Merci, M. le Président. C'est un privilège qui nous est donné de pouvoir exprimer notre solidarité et notre soutien envers toutes les personnes affectées par les conséquences présentes et futures de la crue printanière au Québec. Il faut se déplacer sur les routes du Québec pour se rendre compte de l'étendue de la tâche titanesque qui nous attend dans les prochains jours, les prochaines semaines et les prochains mois.

Je ne sais pas si c'était prémonitoire, M. le Président, mais, lors de l'étude détaillée du projet de loi n° 1, il y a quelques semaines déjà, j'avais partagé avec Mme la ministre, dont il faut par ailleurs souligner l'excellent travail jusqu'à présent, et les membres de la Commission des institutions d'élogieux commentaires sur les professionnels de la sécurité civile du ministère de la Sécurité publique. Permettez-moi, M. le Président, étant le dernier intervenant, de faire miens tous les chaleureux remerciements déjà exprimés.

Mon dernier commentaire et mes derniers remerciements s'adresseront aux services d'urgence lavallois, grandement sollicités, on s'en souviendra, par le verglas et les crues au cours des deux dernières semaines. Les Lavallois de Mille-Îles, Vimont, Fabre, Laval-des-Rapides, Sainte-Rose et Chomedey leur disent merci, M. le Président.

Le Président

Le Président : Vous me permettrez d'ajouter ma voix, celle de la présidence, pour exprimer à nouveau notre soutien à ceux qui vivez le drame actuellement. Nos pensées vous accompagnent. Bon courage!

Mise aux voix

Cette motion est-elle adoptée?

Des voix : Adopté.

Le Président : Adopté.

Nous poursuivons maintenant les affaires courantes.

Aujourd'hui, il n'y a pas de déclarations ministérielles ni présentation de projets de loi.

Dépôt de documents

À la rubrique Dépôt de documents, Mme la ministre de la Justice.

États financiers du Fonds Accès Justice

Mme LeBel : Merci, M. le Président. Permettez-moi donc de déposer les états financiers non audités pour l'exercice se terminant le 31 mars 2018 du Fonds Accès Justice. Merci.

Le Président : Ce document est déposé. M. le leader du gouvernement.

Réponses à des pétitions et à une question inscrite au feuilleton

M. Jolin-Barrette : M. le Président, je dépose les réponses du gouvernement aux pétitions présentées en Chambre le 19 mars 2019 par le député de Nelligan et la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue, et le 20 mars 2019 par la députée de Joliette, ainsi qu'à la question inscrite au feuilleton le 19 mars 2019 par le député de Jonquière. Merci.

Le Président : Ces documents sont maintenant déposés.

Il n'y a pas de dépôt de rapports de commissions ni de dépôt de pétitions.

Il n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation de droit ou de privilège.

Questions et réponses orales

Nous en sommes maintenant à la période de questions et réponses orales, et je cède la parole au chef de l'opposition.

Aide aux victimes des inondations printanières de 2019

M. Pierre Arcand

M. Arcand : M. le Président, en 2017, le Québec avait connu une crue printanière exceptionnelle : 261 municipalités, plus de 5 000 résidences inondées, au-delà de 4 000 personnes évacuées. Ces inondations avaient été qualifiées de troisième événement météorologique le plus marquant au Canada. À l'époque, le scientifique en chef du Québec soutenait que les liens entre ces inondations et les changements climatiques n'étaient pas évidents. La semaine dernière, M. Quirion a souligné que ce lien semblait se préciser davantage. Il a mentionné qu'avant les experts disaient qu'il y avait des risques d'inondation une fois par 100 ans ou par 50 ans sur la base historique. Maintenant, cet historique-là semble changer. Le bilan des inondations cette année est pire que celui de 2017. En deux ans, le Québec aura connu deux crues printanières hors du commun.

Une réflexion plus large devra donc être menée pour nous prémunir de ce type d'événement dans le futur. Et plusieurs intervenants sont impliqués dans le dossier. Je pense, entre autres, aux municipalités, aux ministères, aux scientifiques, aux policiers, aux pompiers. Il faut qu'une réflexion logique soit menée avec l'ensemble de ces acteurs. Nous n'en sommes plus uniquement à indemniser les gens. Il faut trouver des solutions logiques et permanentes.

[...]
 

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