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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


LEFEBVRE Éric - Arthabaska
Assemblée nationale - Crédits budgétaires 2019-2020 - 2520-1

Assemblée
Fascicule n°39, 7 mai 2019, pages 2520-2521

[...]

M. Laframboise : Oui. Combien de temps?

Le Président (M. Picard) : 10 minutes.

M. Laframboise : 10 minutes? Ah! Pour...

Le Président (M. Picard) : Il reste 10 minutes au groupe parlementaire.

M. Laframboise : Non, non. Bien là, je vais laisser le soin à mon whip...

M. Lefebvre : Merci. Écoutez, on vous entend, on entend toute la passion, et je voulais prendre quelques secondes... qu'on a passé sous silence la semaine dernière au cabinet, parce qu'on n'a pas la chance d'avoir souvent notre premier vice-président directement dans mon entourage, mais c'était son anniversaire la semaine dernière, alors je voulais souhaiter un bon anniversaire à notre premier...

Des voix : ...

Le Président (M. Picard) : Merci beaucoup. C'est correct. À l'ordre, s'il vous plaît. Allez-y, monsieur...

M. Lefebvre : Et, M. le Président, j'ai pris des notes tout au cours des deux heures qui viennent de se passer, pour moi, qui étaient très importantes. On a parlé de l'accueil, accueil chaleureux avec les citoyens et de faire vivre une expérience citoyen lorsque les citoyens vont venir ici, à l'Assemblée nationale, et je pense que, ça, on doit toujours garder ça en tête.

On a parlé beaucoup de modernité au niveau de l'Assemblée nationale, et ma collègue amenait aujourd'hui... mais m'en parle régulièrement, de la modernité au niveau de l'étude de crédits. C'est des réflexions, ensemble, qu'on doit tous avoir. Notre collègue de Québec solidaire a amené le dossier de la transparence. C'est un dossier sur lequel on siège avec le premier vice-président.

Et vous avez parlé également d'un plan de développement durable. Je dois vous avouer que, pour moi, c'est de la musique à mes oreilles. On est tous chauvins de chacune de nos circonscriptions, mais, chez nous, à Victoriaville, on se dit berceau du développement durable. Alors, d'entendre le développement durable ici, à l'Assemblée nationale, et dans un volet beaucoup plus élargi, comme vous l'avez dit, bien, ça nous rejoint. On le dit, on est rendus là. J'ai une jeune étudiante chez nous qui, à tous les vendredis après-midi, est devant l'hôtel de ville chez nous pour manifester au niveau des changements climatiques, développement durable, tout ça, elle fait ça à tous les vendredis depuis quelques mois. Et j'ai été la rencontrer les deux derniers vendredis, et, ce que je lui disais, je lui ai dit : Tous les 125 députés de l'Assemblée nationale, de tous partis confondus, sont sensibles aux changements climatiques, sont sensibles à l'environnement, et c'est le message que je retransmets ici, et c'est ce que je lui ai dit mot pour mot, que tous les députés, de tous partis confondus, étaient très sensibles au développement durable. Et, de savoir la préoccupation de l'Assemblée nationale, bien, je suis très heureux d'entendre ça.

Il y a des mots qui sont revenus souvent de votre bouche, M. le président de l'Assemblée nationale, c'est le mot «ensemble», et, pour avoir fait du sport durant toute ma vie, moi, le mot «ensemble» et l'équipe, au-delà de la partisanerie... Puis, je vous dirais, s'il y a une chose que j'apprécie beaucoup du BAN, du Bureau de l'Assemblée nationale, c'est qu'on l'a dit à plusieurs reprises c'est très apolitique, hein? On s'en va là et on travaille tous dans un esprit très convivial, non partisan, on agace même à l'occasion nos collègues. On a beaucoup de plaisir, tout en travaillant. Et moi, je dis souvent à mes citoyens, dans différentes allocutions, que c'est un très grand privilège d'être leurs yeux, leur voix et leurs oreilles à l'Assemblée nationale, et on le sent dans vos allocutions, M. le Président, que c'est un grand privilège et, quand nos citoyens vont venir nous voir ici, dans la maison du peuple, bien, que ça va être un privilège de les accueillir par la grande porte, et ça, vous l'avez bien dit.

Un mot également que vous avez dit, qui me rejoint beaucoup, c'est le mot «respect». Souvent, la partie où est-ce que c'est le plus difficile, c'est notre période de questions. Il faut qu'on soit honnêtes, c'est là que ça brasse un petit peu plus, puis, M. le Président, vous avez à vous lever, puis vous nous ramenez, puis, de temps en temps, comme un bon père de famille, vous levez le ton, hein, puis là on se rassoit un peu. Mais je pense que c'est important, à travers le Bureau de l'Assemblée nationale, vous l'avez dit, de plus en plus on veut amener les gens à nous écouter, à nous voir, et de démontrer une forme de respect entre tous et chacun, pour moi, ça, c'est important.

Et je vous donne une petite anecdote. Je donnais des allocutions à des jeunes décrocheurs dans des écoles, et j'écrivais un mot au tableau, j'écrivais le mot «respect», et je disais aux jeunes : Je vais vous parler de mon petit cheminement de vie à moi, où est-ce que j'ai été pompier. Souvent, ça, les jeunes, ça les accroche, puis tout ça. Mais j'ai dit : Si vous retenez un seul mot de tout ce que je vais vous dire aujourd'hui, vous retenez le mot «respect». Puis, avec le mot «respect», je dis toujours, il y a l'effet miroir, si on respecte les gens, les gens nous respectent de façon automatique. Et je pense que, si on a une volonté de tous et chacun ici, par le Bureau de l'Assemblée nationale, à travers les quatre whips des différents partis, bien... Déjà, moi, je trouve qu'on a un beau respect entre nous, les collègues du côté de la... des whips, bien, si on est capables de transmettre ça à tous nos collègues, que tous et chacun, on améliore la qualité de nos échanges, bien, ce serait déjà un grand pas.

Tantôt, avec ma collègue, on parlait des Parlements étudiants qu'il y a eu en 2019. Moi, je le dis souvent... puis je sûr que c'est la même chose pour tous mes collègues, on dit souvent : On fait de la politique, c'est pourquoi? C'est parce que les décisions qu'on prend aujourd'hui, c'est le Québec de demain, puis le Québec de demain, c'est nos étudiants, c'est nos enfants. Je veux juste profiter pour saluer celui qui était le chef des rouges, Jonathan Marleau, la chef des bleus, Ève Paquin-Lefebvre, qui n'a aucun lien de parenté avec moi, le chef des journalistes, Gabriel Bernier, et le président du conseil d'administration, Francis Bouchard, les derniers jeunes du Parlement étudiant 2019, qui sont venus ici, et tous les jeunes qui sont venus au Parlement étudiant, qui sont venus ici vivre les travaux parlementaires. Et, pour être venu... apprendre la démocratie, exactement. Puis je suis venu les voir, les saluer, et c'est fait de façon très professionnelle et très rigoureuse, on aurait à apprendre de les voir travailler dans leurs différents Parlements étudiants. Alors, je veux juste les féliciter de participer à ça, d'avoir le goût de la politique. On a besoin de jeunes, de la relève.

Alors, en terminant, moi aussi, je veux remercier tous les gens de l'Assemblée nationale, qui faites un travail remarquable, je l'ai dit d'entrée de jeu, mais tous les gens de l'Assemblée nationale sont là pour faciliter le travail des élus, et c'est la moindre des choses de remercier tous et chacun. Encore une fois, tous les directeurs de service, là, je vous demanderais, s'il vous plaît, de transmettre les remerciements à tous vos employés respectifs. Et je ne sais pas s'il reste quelques... je sais que j'ai pris beaucoup de temps.

Le Président (M. Picard) : Quatre minutes.

M. Lefebvre : Il reste quatre minutes? M. le Président, peut-être que, si vous le permettez, on pourrait terminer à deux ou trois minutes. Tantôt, on avait la politique Zéro harcèlement, que vous auriez aimé donner la parole à... peut-être qu'on pourrait donner la parole, parce que c'est un point important qu'on a ici, à l'Assemblée nationale, d'avoir un parlement qui est Zéro harcèlement. Alors, je traverse, je cède la parole.

Le Président (M. Picard) : La parole est à Claudia.

Mme Rousseau (Claudia) : Oui. Alors, bonjour. On m'a demandé de me nommer, donc Claudia Rousseau, directrice adjointe à l'administration et coordonnatrice de la stratégie du Vivre-ensemble et du harcèlement.

Effectivement, M. le président parlait tout à l'heure des campagnes de sensibilisation et de prévention qui avaient été mises de l'avant, notamment des formations autant pour les députés, le personnel politique et le personnel administratif. Les formations visaient notamment à faire connaître les concepts d'incivilité et de harcèlement, mais également de faire connaître la politique qui prévoit des mécanismes pour gérer les situations.

On se faisait questionner tout à l'heure à savoir s'il y avait des gens qui... quels étaient les processus. Effectivement, il existe des ressources, dans l'administration de l'Assemblée, qui ont comme rôle de soutenir les gens qui sont au coeur des situations de harcèlement et également pour soutenir les témoins qui pourraient constater ce genre de situation. Ce sont en fait deux répondantes de la Direction des ressources humaines, dont une qui est entièrement dédiée au dossier de l'incivilité et du harcèlement. Et les répondantes en matière de harcèlement, en fait, ont comme rôle d'accueillir les gens qui se sentent victimes, de leur assurer un soutien et de traiter également les signalements, soit en offrant des mesures de facilitation, en impliquant la gestion ou encore les députés, comme employeurs, ou encore en assurant le lien vers les ressources externes, si on souhaite, par exemple, que la situation soit résolue par la médiation ou encore par le biais d'une enquête. Et un des objectifs, c'est de faire connaître ces deux répondantes en matière de harcèlement pour que les gens les voient comme étant accessibles et donc pour leur permettre de bien jouer leur rôle.

Et évidemment il y aura d'autres moyens qui seront mis en place pour poursuivre ou pour continuer les efforts pour outiller les gens pour traiter les situations. Et également l'accent sera évidemment mis sur la prévention et sur la promotion des comportements de respect et de civilité. C'est l'objectif d'amener une vision positive de ce qui est attendu comme comportements. On parle de respect depuis le début de l'étude des crédits, donc l'orientation et la vision, c'est vraiment de parler des comportements qui sont attendus, les comportements qui sont positifs.

• (17 h 50) •

Le Président (M. Picard) : Merci. Donc, une minute, M. le président, pas plus.

M. Paradis : D'accord, sinon la caméra ferme. On est habitués à ça. Je vais rien que vous dire qu'on a... Merci de votre présence. Merci d'avoir été là. Merci de sentir aussi votre enthousiasme. Nous sommes des partenaires. Oui, je vous le dis souvent, on va faire des choses ensemble, mais c'est comme ça qu'on va y arriver. Nous avons une responsabilité commune à notre endroit, à l'endroit de ceux et celles qui croient en nous. On parlait de respect, bien, le respect, ça amène une autre affaire, ça amène la fierté. Quand on se respecte, on est fiers de nos accomplissements. Il y a une notion de mobilisation. On est capables de le faire, mais ça nous appartient à tous, à l'équipe, à moi, dans ma vision, à la vôtre également, puis j'y crois sincèrement.

Alors, je relance l'invitation. Premier des éléments, mais il est évolutif, c'est le pavillon d'accueil. Ce sera le 1er et 2 juin prochain pour la population. Citoyens et citoyennes, je vous invite, venez prendre possession de votre parlement, parce que ça vous appartient. Vous avez entendu aujourd'hui cette volonté commune qu'on a de faire en sorte que vous soyez au centre et de nos actions, et de nos réjouissances, et de nos décisions.

Alors, merci à tous. À une prochaine. Ça a été des premiers crédits agréables.

Le Président (M. Picard) : Merci. Cette intervention met fin à l'étude des crédits de l'Assemblée nationale pour l'exercice financier 2019-2020. Ces crédits étant permanents, ils n'ont pas à être adoptés par la commission plénière. Celle-ci met donc fin à ses travaux. Je remercie les personnes qui y ont participé.

[...]
 

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