Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Travaux parlementaires > Journal des débats > Index du Journal des débats

Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


LÉVESQUE Sylvain - Chauveau
Commission parlementaire - Crédits budgétaires 2019-2020 - Étude - Rapport - 2587-9

Assemblée
Fascicule n°40, 8 mai 2019, pages 2587-2589

[...]

élections. Et ça, je trouve, M. le Président, c'est rafraîchissant. Ça fait longtemps qu'on se fait dire différentes choses. Ça fait longtemps qu'il y a un cynisme ambiant au Québec, où est-ce que les gens disent : Oui, mais, les politiciens, ah! on ne se sait jamais ce qu'on va avoir avec eux. Mais, avec nous, vous le savez, ce que vous allez avoir. Vous allez avoir exactement ce qu'on a dit. Il n'y a pas de surprise. Il n'y a pas de jeu. Il n'y a pas de «backdoor deal». L'idée, c'est qu'on fait exactement ce qu'on dit qu'on veut faire, et on veut livrer tout ce qu'on a dit.

Donc, pour moi, c'est une fierté. Je suis fier de mon budget. Je suis fier du processus budgétaire qu'on a eu. Je suis fier des crédits alloués et les décisions prises par nos ministres. Et plutôt, en tant que Lavallois, en tant que député de Sainte-Rose, je suis personnellement fier de mon gouvernement. Donc, je salue l'ensemble de l'équipe et je salue aussi les collègues dans l'opposition, qui ont fait un bon travail de nous dire où est-ce qu'on n'avait pas d'allure, où est-ce qu'il y avait des changements possibles, où est-ce qu'on pouvait faire un peu mieux. Je vous applaudis aussi pour vos contributions et vos questions des fois pointues, des fois difficiles à répondre. Donc, merci pour avoir contribué à nous rendre meilleurs. Merci beaucoup, M. le Président.

Le Vice-Président (M. Picard) : Merci. Je cède maintenant la parole à M. le député de Chauveau.

M. Sylvain Lévesque

M. Lévesque (Chauveau) : Merci beaucoup, M. le Président. Très heureux également d'intervenir sur ce débat restreint pour les crédits budgétaires. Évidemment, on a tous participé des dizaines et des dizaines d'heures à ces études de crédits là. Franchement, très intéressant. Personnellement, j'ai pu participer à des sujets que je maîtrise bien, et d'autres que j'ai acquis de l'expérience au cours des dernières semaines. Notamment, emploi et solidarité, lutte à la pauvreté, M. le Président, ça allait très bien, tourisme également, ayant une circonscription fortement touristique. Immigration, j'ai déjà travaillé dans ce domaine-là comme bénévole. Dans la jeunesse, très impliqué. Par contre, quand on tombe dans les aînés, proches aidants et également dans la protection du consommateur, je peux vous assurer que, pour moi, ça a été une expérience enrichissante, intéressante, et le partage avec l'ensemble des collègues députés ici, à l'Assemblée nationale, que ce soit du côté ministériel ou les collègues de l'opposition... On découvre qu'il y a énormément de talents en cette Assemblée nationale, et, pour ça, c'est intéressant. Franchement, on apprend à côtoyer toutes ces personnes qui sont leaders partout au Québec.

Permettez-moi, M. le Président, également de remercier l'ensemble des recherchistes, le personnel qui nous accompagne ainsi que les membres qui travaillent à l'intérieur des commissions, le personnel de l'Assemblée nationale et nos équipes respectives dans l'ensemble des partis politiques. Vraiment, vous avez été d'un appui et d'une aide très importants, et je tiens à le souligner vraiment.

Et ce que je constate, M. le Président, c'est... On est nombreux en cette Assemblée nationale qui sommes des nouveaux. Moi, j'avais une petite expérience de 18 mois préalable, mais je peux vous assurer que j'ai vu le progrès chez l'ensemble des parlementaires. Le fait de vivre cette étude de crédits là nous a permis de se lancer sans filet, d'être capables de prendre la parole à des moments charnières, des moments crucials... des moments cruciaux, pardonnez-moi, et de prendre le temps de s'exprimer sur ces différents sujets là nous a aidés à acquérir de l'expérience et être meilleurs, j'en suis convaincu.

Par contre, j'écoutais tout à l'heure notre collègue de La Pinière nous dénoncer un peu sur les heures qui se sont passées en commission parlementaire. Moi, je peux vous dire, de ce côté-ci de la Chambre, les collègues ont été très rigoureux, dans le sens qu'on était tous présents jusqu'à la fin de l'étude des crédits, en accompagnant nos ministres, et ça, ça a été fortement remarqué par l'ensemble des parlementaires. Par contre, parfois, il est arrivé que certains collègues ne terminent pas cette période-là. Alors, moi, je tiens à le dire.

M. le Président, je voudrais vous parler d'un sujet qui est fortement important au sein de notre équipe, c'est-à-dire la santé. Le dossier de la santé, c'est une priorité pour notre gouvernement. Bon, on connaît la sauce. Beaucoup de gouvernements ont nommé et mentionné la santé comme étant une priorité au fil des ans, et ce n'est pas d'hier. On se rappelle de l'ancien premier ministre Charest, l'ancien premier ministre Couillard. Ça n'a pas toujours été rose, M. le Président, et on a à rattraper quelques éléments. Et l'étude de crédits nous a permis d'en apprendre davantage sur la santé.

• (15 h 20) •

Et j'aimerais vous citer d'ailleurs, si vous me permettez, le président de la FMOQ, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, M. Louis Godin, qui nous parle de nos prédécesseurs, qui dit : «[Pendant le moment libéral], moins d'étudiants ont choisi la médecine familiale au cours des quatre dernières années. Par ailleurs, on a plus de médecins qui ont quitté la pratique ou le régime public.» Eh bien, M. le Président, c'est évident que la médecine familiale, c'est un élément qui est important, qui est central. Et je tiens à dire, c'est la ministre de la Santé et Services sociaux qui nous en a parlé, en six mois, au niveau de la médecine familiale, je peux vous dire qu'il y a 84 000 patients qui se sont trouvé un médecin de famille.

Il reste beaucoup à faire, M. le Président. Beaucoup de nos citoyens, malheureusement, n'ont pas encore accès à ce médecin de famille tant désiré, et c'est le cas dans ma circonscription. Dans le nord de la région de Québec, dans la ville de Québec, là, on peut le voir, il y a 17 000 personnes dans Chauveau qui n'ont pas actuellement accès à un médecin de famille. Et on sait qu'il y aura des départs à la retraite, bientôt, de médecins, et ça laissera orphelins plusieurs de mes concitoyens. Alors, il y aura du travail à faire, mais je tiens à le mentionner.

Je veux souligner également quelques beaux gestes de la ministre, notamment la création des cliniques d'hiver, que je vais vous parler dans quelques minutes, et aussi de donner plus de pouvoir, d'autonomie à nos infirmières praticiennes spécialisées, ce qu'on appelle les IPS. Alors, ces dames-là... c'est majoritairement des femmes, il y a certainement quelques hommes qui ont choisi la profession, mais ces infirmières-là praticiennes spécialisées peuvent en faire plus, peuvent faire mieux, et c'est très important. Et aussi les investissements, je tiens également à féliciter et à remercier le ministre des Finances, les investissements importants et massifs qui ont été faits en santé.

Notre collègue de La Pinière tout à l'heure, je l'écoutais de façon religieuse, nous parlait de l'importance des coûts de système. Il nous le dénonçait en disant : L'argent que vous avez investi, est-ce que c'est tant que ça?, il y en a beaucoup qui sont attribués aux coûts de système. Eh bien, M. le Président, il y a bien des années, et mon collègue de Sainte-Rose l'a mentionné tout à l'heure, il y a bien des années où est-ce que les investissements de nos prédécesseurs ne couvraient même pas les coûts de système. Alors, c'est difficile de dénoncer une situation quand toi-même, tu ne l'as pas fait.

M. le Président, permettez-moi de vous parler du Guichet d'accès à un médecin de famille. Ce nombre-là est en forte augmentation. Le nombre de personnes qui s'inscrivent sur les guichets d'accès, c'est en augmentation. C'est normal, M. le Président, nos bons vieux médecins, là, ceux qui avaient plus de 2 000 patients, comme on dit, là, un «caseload», un nombre de dossiers qu'ils supervisaient, à plus de 2 000, il y en a plusieurs. Et il y en a certains d'entre eux... dont mon propre médecin, qui est rendu à 74 ans, qui va prendre sa retraite bientôt. Bien, ça, évidemment, ça va laisser beaucoup de citoyens orphelins.

Eh bien, il fallait planifier. Il fallait bien planifier le départ à la retraite de ces médecins-là. On ne peut pas dire que ça a été parfait de l'autre côté. Je ne veux pas tout jeter, là, les gestes qui ont été faits, il y a des bons gestes qui ont été faits par l'opposition officielle. Mais présentement, ça, on le voit, ça a été mal planifié. Et il y a 527 000 personnes, M. le Président, qui sont actuellement sur le Guichet d'accès pour un médecin de famille. Et je peux vous affirmer que, de septembre à décembre 2018, il y a 110 000 personnes qui ont trouvé un médecin grâce à ce guichet-là, donc c'est une moyenne de 36 000 par mois, M. le Président. Plus de Québécois s'inscrivent, plus de Québécois ont accès à un médecin de famille, et ce, en partie grâce à notre gouvernement.

Quelques tristes constats, M. le Président, des données, que j'ai appris lors de cette étude de crédits là. Il y a toujours 18 000 personnes, 18 000 personnes en situation vulnérable qui sont sur le guichet d'accès, on va devoir remédier à ça rapidement, et 145 000 patients qui sont inscrits et qui font partie des catégories plus vulnérables, A, B, C. Alors, on va devoir s'en occuper.

Vous savez, M. le Président, également, sur les omnipraticiens, les 8 913 omnipraticiens au Québec, il y en a 7 126 qui déclarent prendre des patients, des nouveaux patients, via le guichet d'accès. Cependant, 21 % d'entre eux, c'est moins de 500. C'est une préoccupation. Tu sais, on peut en prendre un peu moins — peut-être, 2 000, c'est beaucoup — mais, si tout le monde en prenait un peu plus, tout le monde aurait accès à son médecin de famille.

Il y a également 22 % des médecins qui facturent moins de 150 jours par année. Vous comprendrez que ce sont des gestes qui ne se posent pas les autres jours. Tout le monde a besoin de vacances, c'est très correct, mais c'est quand même préoccupant comme donnée. Et il y a 25 % à 35 % des patients qui ont actuellement un médecin de famille, qui ne sont pas passés par le guichet d'accès aux médecins de famille.

On a hérité évidemment de cette situation-là de nos prédécesseurs. On va tenter d'améliorer la situation au fil des années. Et les crédits qui ont été annoncés en santé sont majeurs, sont très importants, et j'ai une grande confiance envers ma collègue ministre de la Santé et des Services sociaux pour améliorer la situation.

Il y a un autre élément que je note, c'est le changement de ton, qui tranche fortement avec notre prédécesseur en Santé et Services sociaux. La ministre est ouverte. Elle discute avec les acteurs du milieu. Et on voit déjà les résultats. D'ailleurs, ce changement de ton là a une influence directe sur les inscriptions des jeunes étudiants en médecine. On le voit, plus d'étudiants ont choisi la médecine familiale au cours des derniers mois, et j'en suis fort heureux.

M. le Président, permettez-moi de vous souligner cinq exemples d'actions concrètes qui ont été prises par le gouvernement en matière de santé : un, la création de 70 cliniques d'hiver pour les patients orphelins, 40 millions de dollars pour l'ajout d'infirmières praticiennes spécialisées, qui seront enfin plus autonomes, 200 millions de dollars pour le personnel soignant, notamment pour rehausser les postes des infirmières, infirmières auxiliaires et préposées aux bénéficiaires, des investissements records de 280 millions pour les soins à domicile, M. le Président, et 10 millions pour l'ajout de personnel dans les CLSC. D'ailleurs, vous comprenez rapidement que la première ligne, c'est très important pour notre gouvernement.

Parlant des fameuses cliniques d'hiver, une belle initiative, franchement, qui semble avoir donné de bons résultats aux premières analyses. Les urgences débordent, M. le Président, l'hiver. C'est connu. On l'entend à toutes les années. Quand arrive le temps des fêtes, les gens, le rhume, la grippe, l'influenza, tout le monde s'en va à l'hôpital. Eh bien, ces cliniques-là qui offrent un service supplémentaire... On a ouvert des blocs supplémentaires avec des quatre heures minimum de temps qui étaient offerts aux patients. L'objectif de ça, c'est que ceux qui ont des symptômes pouvaient se rendre dans ces cliniques-là, et ces cliniques-là... au lieu de se rendre directement à l'urgence. Les cliniques pouvaient offrir un service, et par la suite faire le bon diagnostic, et prescrire ce qui était prévu. Alors, évidemment que c'est une belle initiative, 71 cliniques dans huit régions du Québec qui ont donné des bons résultats et qui sont adaptées, M. le Président, aux besoins de chacune de nos régions. Alors, c'est 29 000 personnes environ qui ont bénéficié de ces services-là. On va évaluer évidemment l'impact, et il y a de fortes chances que ce soit reconduit pour l'année à venir. Les évaluations sont en train de se faire, et, franchement, c'est un 3 millions déjà qui est prévu pour reconduire l'initiative.

Alors, M. le Président, je vais vous parler d'un dernier enjeu qui m'intéresse énormément, le communautaire. Le programme de soutien aux organismes communautaires en santé, c'est un sujet qui me tient à coeur. Vous savez, je suis originaire de ce milieu-là. Eh bien, si on regarde l'argent qui est investi dans le milieu communautaire... Si on devait ramener les services au secteur public, il y aurait tellement besoin d'argent pour être capable de combler tous les besoins. Eh bien, je suis fier de dire que les 3 591 organismes communautaires, M. le Président, qui sont répartis dans les 17 régions, obtiennent 600,3 millions, et un peu plus, du ministère. Mais cette année le ministre des Finances a annoncé une augmentation d'environ 30 millions de dollars supplémentaire. C'est un montant très important. Ça fait beaucoup d'années qu'on n'a pas vu ça, une augmentation aussi importante pour le communautaire. Mes collègues connaissent bien le milieu communautaire. Il n'y a pas un organisme au Québec qui va vous dire qu'il en a assez, et c'est vrai qu'il faut continuer à investir davantage dans ce milieu-là.

Et d'ailleurs le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité a annoncé une évaluation, une refonte du Plan d'action gouvernemental en matière d'action communautaire, chose qui n'a pas été faite, M. le Président, depuis 2004. Ça fait longtemps, là, qu'il n'y a pas eu de plan d'action gouvernemental en cette matière.

Alors, je suis fier de faire partie d'un gouvernement qui a à coeur le mouvement communautaire, qui a l'intérêt de développer son réseau communautaire. Et je pense sincèrement qu'avec plus d'investissements en mission globale, avec une meilleure prévisibilité, un peu moins de bureaucratie, eh bien, le communautaire ne sera que plus efficace et pourra davantage desservir tous les besoins de nos citoyens dans chacune de nos circonscriptions.

M. le Président, je conclus en disant que, franchement, l'étude de crédits s'est bien passée, très dynamique, des échanges qui ont été cordiaux dans la très vaste majorité des cas. Et je tiens à remercier et féliciter le ministre des Finances, le président du Conseil du trésor et l'ensemble des parlementaires pour le très beau travail effectué. Merci, M. le Président.

• (15 h 30) •

Le Vice-Président (M. Picard) : Merci, M. le député de Chauveau.

Cette intervention met fin au débat restreint sur les rapports des commissions qui ont étudié les crédits budgétaires pour l'exercice se terminant le 31 mars 2020.

L'Assemblée ayant déjà statué sur les motions formulant un grief et sur la motion du ministre des Finances proposant l'adoption de la politique budgétaire du gouvernement présentée dans le cadre du débat sur le discours sur le budget, l'Assemblée doit maintenant se prononcer, conformément à l'article 288 du règlement, sur les rapports regroupés des commissions qui ont étudié les crédits budgétaires pour l'exercice financier se terminant le 31 mars 2020. Ces rapports sont-ils adoptés?

Des voix : Adopté.

Le Vice-Président (M. Picard) : Adopté. Mme la députée de Verdun.

Mme Melançon : M. le Président, j'aimerais avoir un vote par appel nominal, s'il vous plaît.

Le Vice-Président (M. Picard) : M. le leader du gouvernement.

M. Schneeberger : M. le Président, je demande de reporter le vote demain, lors de la période des affaires courantes.

Vote reporté

Le Vice-Président (M. Picard) : Conformément à l'article 233, le vote est reporté à la suite de la période des questions de demain.

Affaires inscrites par les députés de l'opposition

Motion proposant que l'Assemblée mandate la Commission des finances
publiques pour étudier le rapport Évolution du modèle d'affaires
de la SAQ
de la firme PricewaterhouseCoopers

Maintenant, aux affaires inscrites par les députés de l'opposition, à l'article 27 du feuilleton, aux affaires inscrites par les députés de l'opposition, M. le député de Robert-Baldwin présente la motion suivante :

«Que l'Assemblée nationale mandate la Commission des finances publiques pour étudier le rapport Évolution du modèle d'affaires de la SAQ de la firme PricewaterhouseCoopers déposé au gouvernement le 12 septembre 2018 et faire, le cas échéant, des recommandations appropriées afin de moderniser le modèle d'affaires de la SAQ et [de] favoriser la vente des produits québécois;

«Que, dans le cadre de ce mandat, la commission procède à des consultations particulières et tienne des auditions publiques et qu'à cette fin, elle puisse entendre les auteurs dudit rapport, la Société des alcools du Québec, l'Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec, M. Frédéric Laurin, professeur au Département de finance et économique de l'UQTR ainsi que toutes les personnes ou organismes qu'elle jugera nécessaire de convoquer;

«Que l'organisation du mandat soit confiée aux membres de la commission;

«Que la commission fasse rapport à l'Assemblée au plus tard le 1er novembre 2019 à moins que la commission [...] en décide autrement;

«Enfin, que cette motion devienne un ordre de l'Assemblée.»

Je vais suspendre quelques instants pour établir la répartition du temps.

(Suspension de la séance à 15 h 32)

[...]
 

En Complément