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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


PROULX Sébastien - Jean-Talon
Transport en commun - Financement - Gouvernement fédéral - Québec (ville) - 2698-9 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°42, 14 mai 2019, pages 2698-2699

[...]

cette loi, la sécurité, ce n'était plus important, que la formation, ce n'était plus important, que la formation pour les gens qui utilisent le transport adapté, ce n'était pas important. Complètement faux. On va aller de l'avant. On va protéger une industrie. On va protéger le transport adapté, encore une fois, au service de qui? Du client et de l'usager partout au Québec.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.

M. Joël Arseneau

M. Arseneau : Merci, M. le Président. En fait, ce qu'on essaie de faire croire aux Québécois, c'est qu'il s'agit de moderniser l'industrie, alors qu'il s'agit de déréglementer. Or, les préoccupations dont on a entendu parler, ce sont celles de la formation, des services aux personnes à besoins particuliers, des services en région. Et même dans la ville de Montréal, la ville tient à gérer l'offre, et avec raison, en complémentarité avec les services de transport collectif. Ces enjeux-là ne se régleront pas par la main invisible du marché.

Est-ce que le ministre peut reconnaître que les services de transport... la mobilité durable a besoin d'une gestion...

Le Président : M. le ministre des Transports.

M. François Bonnardel

M. Bonnardel : M. le Président, le député a mentionné qu'il fallait faire une clause Montréal. Dans les circonstances, vous m'avez entendu, M. le Président, pour nous, les tenants et aboutissants et les principes de cette loi sont importants. Oui, on va abolir les permis. Oui, on va abolir les territoires d'agglomération. Oui, on va abolir, donc, encore une fois, la possibilité de mettre juste de la tarification dynamique à Uber. On va la donner à tout le monde, même aux taxis, qui nous le demandent depuis le début. Il y en a qui sont d'accord. Il y en a qui ne le sont pas. Mais, encore une fois, il est important d'améliorer l'offre partout sur le territoire des Québécois en abolissant les territoires d'agglomération, de s'assurer que le transport adapté soit donné en bonne et due forme partout au Québec, partout sur le territoire. Vous le savez, il y a des services qui sont inégaux au Québec. Il y a des territoires où il n'y a pas de transport adapté. Puis, avec cette loi, on va donner ces possibilités...

Le Président : En terminant.

M. Bonnardel : ...au transport en commun et, encore une fois, aux municipalités.

Le Président : Question principale, M. le leader de l'opposition officielle.

Projet de réseau structurant de transport en commun à Québec

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Oui, M. le Président. Le premier ministre a dit que le transport structurant à Québec, c'était un beau projet. Pourtant, c'est le premier ministre qui faisait un genre de déception en trois temps la semaine dernière en disant, d'abord à l'UMQ : On va trouver de l'argent pour le financer. Il a dit, ici, à la période de questions : On cherche l'argent pour le financer. Il est allé devant les médias leur dire : Ça va vous prendre un plan B. Ça, c'est le premier ministre du Québec. Aujourd'hui, le président du Conseil du trésor dit : C'est le gouvernement du Québec qui décide. Il a raison. Mais le choix qu'a fait le gouvernement du Québec, c'est de priver Québec, la capitale nationale, de son projet de transport structurant, parce que ce que fait le premier ministre en choisissant la bataille avec Ottawa, c'est de prendre le risque de perdre. Et, aujourd'hui, M. le Président, le premier ministre a perdu toutes ses batailles avec le fédéral. Mais le premier ministre a aussi fait en sorte que nous perdons, à Québec, la possibilité de réaliser rapidement ce projet si important pour le Québec.

Maintenant, la question, c'est pour le ministre des Transports, M. le Président : Il veut réaliser le projet par phases; nous, on le veut en entier; peut-il profiter de la tribune aujourd'hui pour nous dire qu'il va défendre le projet et le réaliser dans son...

Le Président : M. le ministre des Transports... M. le président du Conseil du trésor.

M. Christian Dubé

M. Dubé : Alors, je pourrai laisser la parole à mon collègue du Transport, mais je voudrais préciser une chose avant d'aller dans le détail. L'entente que nous avons avec le fédéral en ce moment, c'est une entente qui a été mal signée. Et mon collègue en face de moi, c'est lui qui l'a signée l'an dernier.

Puis il faut réaliser que c'est un problème d'achalandage entre la ville de Montréal et le reste des municipalités. Il y a plus de 72 % de ce programme-là qui est alloué à la ville de Montréal. C'est un deal qui a été mal signé, très mal signé, ce qui fait qu'aujourd'hui, pour avoir ces argents-là, il faudrait le demander à la ville de Montréal, qui, elle aussi, a beaucoup de projets en transport collectif. Alors, c'est important de rétablir les faits.

Nous ne voulons pas questionner le projet, nous voulons avoir les financements promis par le fédéral, de l'ordre de 1,2 milliard, sans en enlever aux municipalités qui y ont tout aussi droit que Montréal. Alors, il faut revenir en arrière.

Et là ce qu'on a dit hier, c'est qu'on est en train de trouver des solutions, M. le Président, pendant qu'on est pris avec cette entente-là qui a été très mal signée.

Le Président : Première complémentaire, M. le leader de l'opposition officielle.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Merci, M. le Président. Gouverner, c'est faire des choix. Faire des choix, ça peut déplaire aussi. Vous avez la responsabilité... M. le Président, ils ont la responsabilité de faire des choix et de sauver le projet. La capitale nationale a le droit à ce projet de transport structurant, c'est une occasion historique, puis, on en a déjà parlé, M. le Président...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

M. Proulx : ...il ne faut pas la manquer. Ce qu'a fait le premier ministre, ce que fait son gouvernement, c'est vivre d'incohérence depuis un certain temps. On a commencé en le soutenant. On a dit : On va trouver l'argent. On a fini par dire : Ça prend un plan B. Et, ce matin, c'était un projet par phases, on verra dans quatre ans...

Le Président : M. le ministre des Transports. Encore une fois, votre collaboration. Vous êtes le seul à qui appartient la parole présentement.

M. François Bonnardel

M. Bonnardel : M. le Président, le réseau structurant est un projet extrêmement important qui est en lien direct avec notre politique de mobilité durable au Québec. Dans les circonstances, le député le sait très bien, nous n'aurions pas signé cette clause d'achalandage que vous avez signée avec le fédéral.

Maintenant, on doit vivre avec ce 5,2 milliards qui est basé selon la clause d'achalandage, où il y a seulement 400 millions pour Québec. Maintenant, il y a 2,5 milliards de dollars qui sont sur la table présentement. Le premier ministre l'a mentionné, c'est 1,8 milliard du Québec, 400 millions du fédéral et 300 millions pour Québec. C'est un projet important de 23 kilomètres de tramway, de 17 kilomètres de trambus. Dans les circonstances, le projet va aller de l'avant. On va travailler avec le fédéral, on va travailler avec mon collègue du Trésor pour que ce projet puisse se faire.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le leader de l'opposition officielle.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Oui. M. le Président, je suis content d'entendre le collègue ministre des Transports décrire le projet comme un bon projet. Mais, maintenant, il faut passer à l'action. La question qui se pose, M. le Président, c'est : Vont-ils faire ce qu'il se doit pour que ce projet se réalise ou va-t-il faire ce qu'il semble donner comme direction, M. le Président, c'est-à-dire de le réaliser par phases, puis on verra?

Est-ce qu'à la CAQ on se contente d'un trajet d'autobus de plus ou on souhaite avoir vraiment et réellement du transport structurant pour la ville de Québec?

Le Président : M. le ministre des Transports.

M. François Bonnardel

M. Bonnardel : M. le Président, c'est un projet important, qui devait répondre, donc, aux banlieues de Québec. Les dessertes où on va aller, avec 17 kilomètres de trambus, c'est pour ça que ce projet se fait. On devait se connecter au troisième lien. C'est exactement ce que la ville de Québec va faire aussi.

Un projet de 3,3 milliards, c'est un projet immensément important, et, pour nous, ce projet doit se faire. Et je le répète aux oppositions : ce projet va se faire. Maintenant, il y a 2,5 milliards de dollars sur la table. On a la possibilité de renégocier la clause d'achalandage dans quatre ans. C'est ce que nous allons travailler avec les municipalités. C'est ce que mon collègue du Trésor va faire, c'est ce que le premier ministre va faire. Et je peux vous assurer que le réseau structurant, ce projet va aller de l'avant et va se faire.

Le Président : Question principale, M. le député de La Pinière.

[...]
 

En Complément