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42-1 (27 novembre 2018 - )


LÉVESQUE Sylvain - Chauveau
Transport en commun - Financement - Gouvernement fédéral - Québec (ville) - Affaire inscrite (motion) - 2806-8

Assemblée
Fascicule n°43, 15 mai 2019, pages 2806-2808

[...]

Le deuxième... en fait, ce qu'on croit, c'est que le gouvernement de la CAQ doit, et on est prêts à lui accorder notre appui, développer un véritable rapport de force face au fédéral, se tenir debout, ne pas plier, ne pas accepter ses diktats comme une fatalité. Nous l'avons dit ce matin en période de questions, et je le répète, nous devons réclamer de la part du gouvernement fédéral qu'il accorde les montants dédiés au programme d'infrastructures en un seul bloc et que le gouvernement du Québec puisse les gérer selon les priorités des Québécois, selon nos priorités. Je crois que mon temps va bientôt terminer. Alors, ce rapport de force là, il doit se faire avec une position claire. Et, en ce sens, Mme la Présidente, je vais présenter une proposition d'amendement à la motion de la députée de Taschereau, à l'article 29 du feuilleton :

Que la motion de la députée soit amendée en remplaçant les paragraphes 2 et 3 par le suivant :

«2) qu'il exigera le transfert en bloc des budgets fédéraux en infrastructures.»

Donc, la motion, telle qu'amendée, se lirait comme suit :

«Que l'Assemblée nationale demande au gouvernement de confirmer :

«1) la réalisation du projet de réseau de transport structurant de Québec tel que prévu, sans le morceler ou le réaliser par phase; et

«2) qu'il [exige] le transfert en bloc des budgets fédéraux en infrastructures.»

Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci. Votre amendement est déposé sous réserve du consentement de son auteure. Également, j'en profite pour... merci, M. le député... à reconnaître le député de Chauveau. Vous avez 11 min 25 s. Et puis, si jamais vous avez un amendement à faire, il faut le faire à l'intérieur du 11 min 25 s. Merci.

M. Sylvain Lévesque

M. Lévesque (Chauveau) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je serai discipliné, à ce moment-là.

Alors, je suis très, très heureux d'intervenir sur la présente motion du mercredi. Il y a des éléments qui m'interpellent, Mme la Présidente. Tout d'abord, dans le point 1, il est mentionné : «Que l'Assemblée nationale demande au gouvernement du Québec de confirmer la réalisation du projet de réseau de transport structurant de Québec», c'est le point 1 de la motion. Bien, Mme la Présidente, pour moi, c'est évident, quand j'ai regardé le budget, récemment, de mon collègue le ministre des Finances et, bien sûr, qui a été travaillé avec mon collègue président du Conseil du trésor, moi, je constate que, sur ce point-là, on a livré la marchandise. Le volet Gouvernement du Québec, il y a 1,8 milliard de dollars qui a été inscrit au Plan québécois des infrastructures, le PQI. Et, quand je regarde ça, c'est 60 % de la facture et c'était mur à mur, ce qui était demandé pour le projet, c'est l'investissement qui était exigé. Alors, de ce côté-là, c'est marchandise livrée.

Mais je comprends qu'on a un autre élément maintenant, on doit attacher le financement du fédéral, et c'est là que c'est intéressant. Il y a un 400 millions, Mme la Présidente, qui a été confirmé par le gouvernement fédéral et il y a un manque à gagner, là, de 800 millions. Et notre travail à nous, au gouvernement du Québec, avec notre partenaire qui est la ville de Québec, c'est de trouver la façon d'attacher ce financement-là.

Il s'est dit beaucoup de choses dans les dernières semaines, les derniers mois sur ce sujet, et on nous dit d'aller chercher de l'argent dans les différents programmes fédéraux. Eh bien, les deux principaux fonds, à part le 400 millions qui a été confirmé, il y a un 500 millions pour les municipalités, pour les infrastructures municipales et il y a 1,8 milliard pour les infrastructures vertes dont nous pouvons utiliser 800 millions pour le transport en commun. C'est bien beau, c'est théorique. On peut aller chercher l'argent, mais il faut toujours penser à l'ensemble du Québec quand on fait des projets, Mme la Présidente.

Je vais vous donner un exemple. C'est comme si un couple, là, deux personnes ensemble disent : On va faire un cadeau à un ami, puis là on dit : Le cadeau, on va lui donner quelque chose qui vaut 200 $. La personne dit : Moi, je mets... La première, la dame dit : Je mets 120 $ sur la table pour que le cadeau soit payé, puis toi, tu fais-tu ta part? Pas de problème, chérie, je vais mettre 30 $ de mon côté, puis prends-en donc 25 $ sur l'hypothèque puis 25 $ aussi sur le compte d'électricité, puis, regarde, on va faire notre 200 $. Bien, Mme la Présidente, vous comprenez rapidement que, si on agit de cette façon-là, ça se peut qu'à la fin du mois il manque de l'argent pour payer les comptes. Ça fait que c'est pour ça, présentement, qu'on dit : Il faut travailler autrement. Il faut demander au fédéral sa juste part du projet, un peu comme le gouvernement du Québec l'a fait. Il a attaché ces sommes. Il n'a pas mis de conditions, il n'a pas dit : Allez le chercher dans le programme untel, untel, untel. Il est inscrit au PQI.

Alors, ce qu'on dit, nous, c'est que ce n'est pas vrai qu'on va déshabiller les autres municipalités du Québec pour tout mettre l'argent dans la ville de Québec. Même si je suis un député de la région de Québec, Mme la Présidente, ce n'est pas vrai que je vais demander ça à notre gouvernement, de déshabiller les autres régions au profit seul et unique de la région de la Capitale-Nationale. Mais, croyez-moi, Mme la Présidente, et pour en discuter avec l'ensemble de mes collègues, la réalisation du projet structurant dans la capitale nationale, pour nous, c'est très important. Et pourquoi c'est important? Bien, c'est évident, la capitale nationale, si on prend les années 70, au moment où le pont Pierre-Laporte a été construit, la ville de Québec avait 400 000 habitants et la région de Lévis, 55 000. On parle de 1970. Ma foi, un peu plus de 40 ans plus tard, presque 50 ans, on est à 530 000 dans la région de Québec et 140 000 dans la région de Lévis immédiate. La population a presque doublé, Mme la Présidente. Donc, c'est évident, les infrastructures routières et notre transport en commun, qui n'a pas été conçu pour bien desservir une population aussi grande, est un peu surchargé, et c'est évident.

Et d'ailleurs je me permets quand même... parce que j'écoutais, tout à l'heure, mon collègue de Jean-Talon, que j'apprécie énormément, c'est un homme de grande qualité, il nous demandait : Les députés de la Capitale-Nationale, on ne les a pas entendus sur le sujet. Ce n'est pas vrai, Mme la Présidente. Moi-même j'étais à la radio, au FM93, pas plus tard que vendredi dernier puis j'ai parlé du sujet. Ce que je suis en train de vous expliquer aujourd'hui, Mme la Présidente, c'est précisément ce que je parlais. Ma collègue de Charlevoix—Côte-de-Beaupré était à la radio, elle, le jeudi, la soirée précédente. Donc, c'est sûr qu'on a des ministres, on a des gens qui sont chargés de s'exprimer sur les sujets du transport, Mme la Présidente, mais je peux vous assurer qu'on est dans les médias le plus souvent possible dans nos territoires, dans notre région, mais on travaille en collaboration avec les différents ministres, le ministre des Transports, le président du Conseil du trésor, le ministre des Finances, pour faire avancer ces dossiers-là.

D'ailleurs, Mme la Présidente, si je peux me permettre, si je vous parle de ma circonscription, nous, on a beaucoup d'intérêt pour le transport en commun, le projet structurant, mais est-ce qu'on pourrait voir le projet structurant pour l'ensemble des problèmes de transport qu'on à Québec? Chez nous, Mme la Présidente, là, le projet structurant ne passera pas beaucoup. Chauveau, c'est le nord de la ville de Québec. Par contre, au quotidien, là, les gens qui prennent l'autoroute Laurentienne, du nord vers le sud, Robert-Bourassa, de la Colline, Henri-IV, je peux vous le dire, sont coincés dans le trafic. Puis on l'a vu, là, le RTC à Québec travaille très fort pour tenter d'améliorer les zones où est-ce qu'on peut laisser notre voiture, les fameux stationnements incitatifs. Il y en a eu 40 qu'on a perdus. Dans la circonscription de mon collègue le député de Charlesbourg, aux alentours des Galeries Charlesbourg, bien, il y a eu 40 places de moins. Mais là, présentement, on est en train de travailler pour avoir des Parc-O-Bus dans La Haute-Saint-Charles qui devraient être créés, là, de façon imminente, d'ici 2021. Puis il y a un 250 cases supplémentaires qui devraient bientôt être réalisées, encore une fois, dans la circonscription de Charlesbourg, dans le secteur du zoo.

• (16 h 30) •

Donc, il y aura des stationnements incitatifs. C'est des outils qu'on veut se donner. Mais il faut voir la région au complet, Mme la Présidente, dans son ensemble. Le transport structurant est un élément, certes, extrêmement important pour notre mobilité à Québec. Le troisième lien également en fait partie parce que, oui, il y a encore des automobilistes puis, oui, il va en avoir encore dans cinq, 10, 15, 25 ans. Puis ce n'est pas vrai qu'on peut tout régler seulement, seulement avec le projet structurant. Mais est-ce que le projet structurant fait partie également de la réponse qu'on doit offrir à nos concitoyens? Absolument, Mme la Présidente. C'est très important. Pouvez-vous imaginer, demain matin, pour mes collègues respectés de la grande région de Montréal, la région métropolitaine, la ville de Montréal sans un de ses ponts, sans une de leurs lignes de métro actuelles, sans, éventuellement, le REM, sans tout le parcours d'autobus? La métropole sans un de ces outils-là, Mme la Présidente, ce serait l'enfer. Et ils ont encore des projets, et c'est tant mieux. Donc, c'est pour ça qu'il faut voir le transport de façon large. Est-ce qu'on est d'accord avec le projet structurant? Absolument, Mme la Présidente.

Je voulais vous parler également de la troisième partie de la motion, qui dit ceci : «Que l'Assemblée nationale demande au gouvernement de confirmer [...] qu'il exigera l'ensemble des sommes dues au Québec pour la réalisation d'infrastructures vertes partout sur le territoire [du Québec].»

Bien, Mme la Présidente, c'est évident, on est un gouvernement nationaliste. On veut faire ces demandes-là, aller chercher l'argent à Ottawa. C'est pour ça qu'on se bat présentement, Mme la Présidente. C'est exactement pour ça. Et vous pouvez compter sur la Coalition avenir Québec et le gouvernement du Québec pour se battre à tous les jours pour les Québécois, pour aller chercher les sommes qui lui sont dues. Mais, pour y arriver, puis je suis content de cette motion-là aujourd'hui, on a besoin de vous autres aussi, les gens du Parti libéral, de Québec solidaire, du Parti québécois, les députés indépendants. On a besoin de vous tous. Plus on travaillera ensemble, plus on parlera d'une même voix puis plus on ira chercher ces sommes parce qu'entre vous et moi, là, c'est nous aussi qui payons des impôts à Ottawa. Donc, ce n'est pas notre argent... Ils nous renvoient notre argent aussi, là, une bonne partie de notre argent. Donc, on a besoin de votre appui là-dessus.

Et évidemment on entend que, parfois dans certains projets, on va trop vite, dans d'autres projets, on ne va pas assez vite. Je l'entends de... Dépendamment des partis politiques, on entend ça. Bien, quand j'entends chez certains qu'on va trop vite puis chez d'autres qu'on ne va pas assez vite, Mme la Présidente, est-ce que c'est possible que c'est parce qu'on va à la bonne vitesse? On va peut-être à la bonne vitesse aussi. Il faut faire les choses dans l'ordre. Il faut prendre le temps d'analyser les projets, les analyser et les annoncer quand ils sont prêts. Ce n'est pas vrai qu'on va faire une annonce, puis que deux ans, trois ans plus tard, le projet n'est pas réalisé, puis on le repromet une deuxième fois en campagne électorale. Ce n'est pas comme ça qu'on travaille, Mme la Présidente.

Ce que je voulais vous dire également, c'est que le Québec a pris un grand retard en matière de transport en commun, et on doit continuer à travailler fort pour respecter nos promesses. J'ai entendu ce que le président du Conseil du trésor nous disait. Il y aura un investissement de 13 milliards en transport en commun. C'est important de continuer à investir en transport en commun. C'est majeur. Et ce n'est pas vrai qu'on va laisser notre Québec prendre du recul en cette matière.

En terminant, Mme la Présidente, ce que je veux vous dire, c'est qu'on doit continuer à penser à tout le monde dans la région de Québec. Je parle de la région de Québec, là, parce que je l'ai particulièrement à coeur. On doit penser à tout le monde. Oui, les gens des quartiers centraux, c'est très important, les gens des banlieues, les gens des régions limitrophes. Je pense à ma collègue de Charlevoix. Je pense aussi aux régions de l'est du Québec, qui ont besoin... qui viennent régulièrement à Québec. On doit penser à tout ce monde-là. Il n'y a pas un seul projet. L'ensemble du projet est important.

Et, en terminant, Mme la Présidente, si vous me permettez, je voudrais citer le président du Conseil du trésor, qui, tout à l'heure, a dit, dans sa conclusion, qu'il veut que tout le monde ici soit solidaire. Et j'invite tout le monde à être solidaire ensemble et d'appuyer, Mme la Présidente, un amendement que j'aimerais déposer au présent document de Mme la députée de Taschereau. Alors, ça se lirait comme suit :

Au point 1, retirer les mots «sans le morceler ou le réaliser par phase»;

Au point 2, retirer les mots «selon le plan déjà convenu»; et

Au point 3, remplacer le mot «exigera» par «utilisera».

Alors, la proposition se lirait comme suit, Mme la Présidente :

«Que l'Assemblée nationale demande au gouvernement de confirmer :

«1) la réalisation du réseau de transport structurant de Québec tel que prévu;

«2) le financement du projet avec les fonds fédéraux, et ce, dans les plus brefs délais; et

«3) qu'il utilisera l'ensemble des sommes dues au Québec pour la réalisation d'infrastructures vertes partout sur le territoire québécois.»

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de Chauveau, et je vous avise que votre amendement sera déposé sous réserve de la permission de l'auteure de la motion.

Et, pour la prochaine intervention, je pense que Mme la députée de Mercier s'était levée avant vous, M. le député, alors la galanterie veut que... Alors, merci. Mme la députée de Mercier, je veux vous indiquer que votre formation politique dispose d'un temps de parole de 10 min 35 s.

Mme Ruba Ghazal

Mme Ghazal : Très bien. Merci, Mme la Présidente. Le président du Conseil du trésor nous demande d'aller chercher... en fait, de l'appuyer pour qu'il puisse aller chercher l'argent à Ottawa pour réaliser le réseau structurant de transport en commun de Québec. Mais, en fait, ce qu'il faut se demander, c'est : Quel rapport de force la CAQ a en matière de transport en commun? C'était quoi, ses propres engagements sur 10 ans dans le dernier budget?

Si on regarde dans le PQI, c'est 4,5 milliards de plus pour le transport routier, dont 325 millions pour le troisième lien. Et combien de plus pour le transport en commun? Zéro. Je répète, 4,5 milliards pour les autoroutes de plus et rien de plus pour le transport en commun. C'était dans le dernier budget.

C'est gênant. Et ce que je vais dire de plus maintenant, là, c'est encore plus gênant. Québec est la seule grande ville au Canada à ne pas disposer d'un réseau de transport moderne et structurant. La seule, Mme la Présidente. On parle beaucoup d'ambition, mais, si on veut de l'ambition pour notre capitale nationale, il faut aller de l'avant maintenant pour ce projet d'avenir et non pas attendre. Le réseau structurant de Québec va permettre de favoriser le transport sur les grands axes routiers de la ville, il va permettre aussi une meilleure cohabitation et une cohabitation harmonieuse entre tous les usagers de la route. Ça va aussi influencer les habitudes de vie et améliorer la qualité de vie des habitants de la ville. Il va aussi réduire l'étalement urbain, qui, on le sait, est nocif.

Le tramway sera la colonne vertébrale du réseau structurant. Avec son parcours de 23 kilomètres qui va relier le secteur Louis-XIV dans Charlesbourg au secteur Legendre dans l'ouest de la ville, on pourra enfin dire que le berceau de l'Amérique française entre dans le XXIe siècle. Quand on parle de réseau structurant, on parle d'un tout cohérent articulé autour de déplacements logiques et complets. Le réseau structurant ne peut pas et ne doit pas être réalisé en partie. Il ne doit pas être morcelé comme le veut... comme l'avait proposé le ministre des Transports. Le risque que certaines parties soient abandonnées est beaucoup trop grand parce que c'est ça qui arrive quand on fait les projets en morceaux. Et, si la CAQ ne va pas aller chercher l'argent du fédéral, eh bien, on le sait, c'est écrit dans le ciel, bien, le projet va être remis en question.

Le réseau structurant, c'est une suite logique pour la région de la Capitale-Nationale, et tout est en place pour que les travaux commencent maintenant. Il n'y a rien à attendre. Pendant ce temps-là, bien, le gouvernement préfère inventer de toutes pièces une chicane avec le fédéral pour reculer sur sa promesse. Il nous fait rentrer dans ce que j'appellerais un nationalisme chicanier, puis ce n'est pas ça qu'on veut. On ne veut pas des ententes fédérales-provinciales à la pièce. Ce n'est pas ce qu'on veut. À Québec solidaire, notre choix est clair, ce qu'on veut pour avoir l'argent, c'est l'indépendance du Québec.

Et par rapport à l'argent du fédéral, il est là. Il est dans, oui, le pot Mason du président du Conseil du trésor qui nous dit que le couvercle est bien, bien verrouillé. Mais moi, je suis certaine qu'avec un peu de volonté, il va se rendre compte qu'il va pouvoir enlever le couvercle sur son pot Mason. Et il nous a aussi dit qu'il est prisonnier, l'argent, que nous sommes prisonniers du pot. En fait, on n'est pas prisonnier du pot, on est prisonnier du Canada dans la façon que ça fonctionne actuellement. Cet argent-là n'est pas celui du fédéral, c'est notre argent, c'est l'argent de tous les Québécois et toutes les Québécoises.

Et, vous savez, je suis critique en matière d'environnement au sein de mon parti, le transport et l'environnement, je ne vous apprends rien. Si vous discutez un peu de temps en temps, monsieur... en fait, si le président du Conseil du trésor parle un peu avec le ministre de l'Environnement, il va voir que c'est intrinsèquement lié parce qu'à lui seul le transport routier a rejeté 27 mégatonnes équivalentes de CO2, soit 80,5 % des émissions totales qui proviennent des transports, transport aérien, transport maritime, pipelines, et tout ça. Donc, le réseau routier émet énormément des transports, c'est immense.

• (16 h 40) •

Le transport, c'est donc le nerf de la guerre de la transition écologique. On ne peut pas atteindre nos cibles sans investir massivement dans le transport en commun, on ne le répétera jamais assez. Et, pour que les gens abandonnent l'auto solo au profit du transport en commun, ce n'est pas plus de routes que ça prend, c'est, bien sûr, des moyens de transport collectif réfléchis, intelligents, comme le réseau structurant de Québec.

Le réseau structurant de transport en commun de Québec, c'est 12 600 véhicules de moins sur les routes aux heures de pointe. C'est 5 000 passagers de plus par heure par direction qui pourront être transportés en même temps. C'est aussi une propulsion électrique qui sera alimentée par notre hydroélectricité. Et, quand on parle de diminuer les transports en commun, voici un moyen, voici une solution qui va nous permettre d'atteindre nos objectifs.

[...]
 

En Complément