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42-1 (27 novembre 2018 - )


PROULX Sébastien - Jean-Talon
Séance de l'Assemblée nationale - Convocation - Motion sans préavis - 3046-7

Assemblée
Fascicule n°47, 30 mai 2019, pages 3046-3047

[...]

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, très bien, la motion est adoptée.

Pour la prochaine motion, je vais reconnaître un membre du groupe formant le gouvernement, et ce sera M. le député de Rousseau.

M. Thouin : Merci, Mme la Présidente. Permettez-moi d'abord de saluer les membres du conseil d'administration ainsi que le P.D.G. du CEFRIO, qui sont avec nous aujourd'hui.

Je demande le consentement de cette Assemblée pour déposer la motion suivante conjointement avec le député de Rosemont, le député de René-Lévesque, le député de Chomedey et la députée de Marie-Victorin :

«Que l'Assemblée nationale souligne l'apport inestimable du CEFRIO et le rôle clé qu'il joue depuis plus de 30 ans en matière de développement économique, de démocratisation des technologies numériques ainsi que dans l'avancement de l'innovation sociale au Québec;

«Que l'Assemblée [nationale], au moment où le gouvernement du Québec s'apprête à enclencher une transformation numérique sans précédent, souligne l'importance des approches collaboratives et transversales qui visent à optimiser les services numériques de proximité;

«Qu'elle salue son rôle de pionnier en matière de soutien à l'appropriation et à la valorisation des services numériques par les milieux publics et privés ainsi qu'auprès des partenaires de l'État.» Merci.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Avant de demander s'il y a consentement pour débattre de cette motion, je crois que M. le leader du troisième groupe d'opposition aimerait intervenir.

M. Nadeau-Dubois : Oui. Il y a probablement eu une erreur de communication, mais simplement aviser que le député de Rosemont n'est pas conjoint sur la motion. C'est des choses qui arrivent.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Oui. M. le leader de l'opposition officielle.

M. Proulx : Pas de consentement.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je n'ai même pas eu besoin de le demander. Alors, il n'y a pas de consentement.

Nous allons maintenant passer à la prochaine motion sans préavis, et ce sera au tour de Mme la députée de Vaudreuil de présenter la motion.

Mme Nichols : Merci, Mme la Présidente. Alors, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue, le député de Chomedey et la députée de Marie-Victorin :

«Que l'Assemblée nationale rappelle que plus de 10 000 personnes ont été évacuées dans la foulée des crues printanières [...] 2019;

«Qu'elle rappelle que, faute d'entente avec la Croix-Rouge et le gouvernement du Québec, et [ce,] contrairement à 2017, les municipalités doivent prendre des ententes particulières avec la Croix-Rouge pour assurer des services aux personnes sinistrées;

«Qu'elle rappelle que les coûts d'hébergement, d'alimentation et de prise en charge de ces personnes représentent des dépenses et une pression logistique importante pour les municipalités sinistrées du Québec;

«Qu'elle demande au gouvernement caquiste de prendre en charge l'entièreté des dépenses liées à la logistique de l'hébergement et de l'alimentation des personnes victimes des crues printanières [...] 2019.»

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la députée. Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?

M. Schneeberger : Il n'y a pas de consentement.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, il n'y a pas de consentement.

Maintenant, je vais céder la parole à M. le leader du gouvernement.

Proposer que l'Assemblée se réunisse le lundi 3 juin 2019, à compter de 13 h 40

M. Jolin-Barrette : Oui, Mme la Présidente. Conformément à l'article 21 de notre règlement, je présente la motion suivante :

«Que l'Assemblée se réunisse le lundi 3 juin 2019, à 13 h 40.»

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie. Est-ce que cette motion est adoptée? M. le leader de l'opposition officielle.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Oui, Mme la Présidente. Je pense que, vu la nature de cette motion, on peut faire quelques représentations, puisque c'est une motion qui pourrait être contestée. J'ai quelques représentations à faire, Mme la Présidente, je pense que je ne serai pas le seul, mais je vais parler pour moi et ma formation politique d'entrée de jeu.

D'abord, Mme la Présidente, sur le fond de la motion, sur cette convocation, c'est la prérogative du gouvernement, et je ne la conteste pas. Nous serons ici, à l'Assemblée nationale, lundi pour travailler au salon bleu et en commission lorsque les commissions seront convoquées. C'est sur la forme, Mme la Présidente, que j'ai des questions, interrogations, non pas sur la motion, parce que c'est le moyen procédural pour le faire, mais c'est sur ce qui devrait accompagner une telle motion.

Vous savez, Mme la Présidente, je l'ai dit à plusieurs occasions puis je vais le répéter, pour le succès d'une bonne collaboration, il y a des ingrédients. C'est un peu comme faire de la pâtisserie, il y a des ingrédients qui sont essentiels, sinon le gâteau, il ne lèvera pas. Dans le cas actuel de notre collaboration, il manque, Mme la Présidente, je pense, un ingrédient essentiel. Il y en a qui pourraient s'améliorer, de tous bords tous côtés, mais il y a un ingrédient qui, pour moi, est essentiel, qui n'est pas présent, c'est la prévisibilité pour de la préparation.

J'ai entendu et on m'a rapporté... pardon, je ne l'ai pas entendu, on m'a rapporté que le leader du gouvernement, pour donner un exemple, tout à l'heure, à la population, a dit : Les Québécois, ils travaillent le lundi, l'Assemblée peut travailler le lundi. D'abord, Mme la Présidente, s'il y a quelqu'un ici, dans cette Assemblée, qui pense qu'un député, ça ne travaille pas le lundi quand ce n'est pas ici, sincèrement, c'est malheureux, je trouve, ces propos-là qui sont imagés. Je comprends que c'était une image pour faire comprendre que ce n'était pas inhabituel ni extraordinaire de convoquer le lundi, je l'entends. Maintenant, Mme la Présidente, vous le savez, vous êtes députée, le leader du gouvernement l'est également, les députés, ça travaille souvent, presque tout le temps. Ça, je pense que c'est très clair.

• (11 h 30) •

Deuxièmement, les Québécois qui vont aller travailler lundi, ils savent ce qu'ils vont faire lundi. Moi, je ne suis pas capable de dire à mon groupe parlementaire ce qu'ils vont faire lundi, j'ai de la misère à savoir ce qu'on va faire demain puis je ne suis même pas sûr de l'horaire de cet après-midi. Alors, sincèrement, Mme la Présidente, comment voulez-vous vous préparer adéquatement si on n'a pas l'ensemble des informations pour pouvoir travailler?

Vous souhaitez, les gens souhaitent, Mme la Présidente, des débats qui sont étoffés, veulent que les gens ici prennent la parole de façon constructive, ils veulent qu'on débatte d'arguments de fond et qu'on laisse de côté la forme, pour reprendre des exemples du leader du gouvernement. Alors, j'en appelle à cette collaboration qui doit être présente. Il faut, Mme la Présidente, avoir ce temps nécessaire pour se préparer. Les collègues, ils viennent de l'extérieur pour la grande majorité d'entre eux. On n'est pas nombreux à habiter Québec, Mme la Présidente. Ce n'est pas le cas de ma formation politique seulement, c'est le cas de l'ensemble des députés ici, à l'Assemblée nationale.

Alors là, les gens savent qu'ils doivent être ici lundi. Parfait, nous y serons pour travailler, Mme la Présidente. Mais j'invite le collègue à être le plus prévoyant possible avec les autres parce que lui, il le sait, ce qu'il va faire lundi. Il sait ce qu'il veut faire demain. Il sait ce qu'il va faire cet après-midi. Mais nous, Mme la Présidente, on ne le sait pas. Alors, si on ne peut pas bien se préparer, si on ne peut pas se préparer adéquatement, bien, on ne peut faire un travail à la hauteur des attentes des gens. C'est vrai pour l'opposition officielle. C'est vrai pour les autres groupes d'opposition. C'est aussi vrai pour le gouvernement. Alors, ça fait partie de cette bonne collaboration. Ça fait partie des éléments essentiels pour qu'on puisse travailler avec tout le respect nécessaire pour notre institution. Le leader du gouvernement l'a dit à plusieurs occasions, c'est important, cette institution-ci. Bien, il faut en faire la démonstration. Il faut y vivre dans une vraie cohabitation.

Alors, qu'il nous convoque lundi, pas de problème pour moi. Que les commissions siègent le lundi et le vendredi, on a déjà fait des représentations à cet égard-là. Nous sommes ici pour travailler, mais maintenant il faut de la disponibilité, de la préparation et du sérieux dans notre collaboration. Voilà.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le leader. Maintenant, je cède la parole à M. le leader du deuxième groupe d'opposition.

Des voix : ...

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Évitez de vous interpeler d'un côté et de l'autre, s'il vous plaît! M. le leader.

M. Gabriel Nadeau-Dubois

M. Nadeau-Dubois : Je ne répéterai pas ce que le leader de l'opposition officielle a dit. Je vais ajouter trois choses.

La première, les motivations du gouvernement dans le dépôt de cette motion-là, elles sont dures à comprendre et surtout elles ne nous sont pas annoncées. Donc, on nous dit : On va siéger lundi. C'est, en effet, la prérogative du gouvernement. Mais il n'y a aucun des trois partis d'opposition qui sait dans quel objectif, pour faire avancer quels projets de loi et surtout qu'est-ce qui justifie une telle mesure qui sort de l'ordinaire. Donc, il y a un enjeu ici de savoir quelles sont les motivations du gouvernement. On aimerait bien les connaître.

Deuxièmement, cette décision... bien, cette motion du gouvernement, je me permets de dire qu'elle a un aspect relativement paradoxal dans la mesure où, si le salon bleu n'était pas convoqué lundi, les commissions pourraient siéger de 14 heures à 18 heures, donc faire leur travail, et, comme le souhaite et le répète souvent le leader du gouvernement, faire avancer les projets de loi. En appelant le salon bleu, on ampute 1 h 30 min sur le travail des commissions. Donc, très dur à comprendre en quoi ça va faire cheminer plus vite les projets de loi si les commissions commencent après les affaires courantes plutôt que simplement à 14 heures. Donc, on va perdre du temps de commission. Je me demande en quoi ça aide l'avancement de l'agenda législatif du gouvernement.

[...]
 

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