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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


PROULX Sébastien - Jean-Talon
Prostitution juvénile - Commission spéciale - 3111 (d.d.)

Assemblée
Dépôt de documents
Fascicule n°48, 3 juin 2019, page 3111

[...]

des forces représentées différemment, il y a un gouvernement qui est majoritaire, il y a une opposition officielle, et des oppositions, et des députés indépendants, mais nous sommes dans la situation, M. le Président, où nous ne pouvons pas accepter, encore une fois, de se retrouver dans cette situation où on est placés devant le fait accompli.

Vous avez rendu une décision à cet égard. Vous avez rappelé ces principes-là, M. le Président, à quelques occasions. Dans vos propos, et j'essaie de m'en rappeler pour vous citer à la virgule près, vous aviez dit : J'espère avoir été clair, j'espère avoir été entendu. Alors, nous sommes dans cette situation, M. le Président, où je me dois encore une fois de revenir vous en parler, revenir encore décrier cette situation.

Je vais déposer cet article, je vais déposer la publication dans les médias sociaux, et vous verrez, M. le Président, que, pour la députée de Repentigny, il n'y en a pas, d'ambiguïté : cette commission-là, elle aura lieu, elle est mandatée, il ne reste que des détails à attacher. Mais, M. le Président, tant et aussi longtemps que le dernier détail n'est pas attaché, cette commission-là, elle n'existe pas ici, alors, elle est en discussion, respectueusement, entre les différentes formations politiques.

Je pense que les propositions qui sont mises de l'avant... Et un jour, quand on en fera la genèse, vous verrez que les choses s'améliorent et que nous sommes en voie, je pense, d'y arriver. Mais, lorsqu'on est dans une situation comme celle-là, lorsque c'est en ouvrant le journal Le Soleil que je le vois, comme les collègues, le samedi matin, bien, je me dis, M. le Président, notre collaboration n'est peut-être même pas nécessaire dans l'esprit du gouvernement, alors qu'elle est essentielle et obligatoire pour créer une telle commission.

Alors, c'étaient mes propos, encore une fois. Bien malheureux de devoir le faire une autre fois encore ici, devant cette Assemblée. On a ces enjeux de règlement, on a ces enjeux de planification, on a ces enjeux à l'égard de la commission. Alors, bien, écoutez, je vais écouter le collègue du gouvernement donner ses explications. Mais, en toute bonne foi, M. le Président, convenir avant le fait que cette commission-là existera, convenir avant le fait que cette commission-là, avec un mandat qui est presque décrit, se retrouvera sur la place publique prête à travailler avec des députés qui quitteront l'Assemblée pour aller faire ce mandat, ce n'est pas juste mettre la charrue devant les boeufs, M. le Président, c'est manquer de respect envers notre institution. Voilà.

Documents déposés

Le Président : Merci, M. le leader de l'opposition officielle. Vous avez demandé l'autorisation de déposer, bien sûr. Alors, d'accord pour déposer les documents? Les documents déposés. J'écoute maintenant le leader du gouvernement.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : M. le Président, j'entends bien le leader de l'opposition officielle. Je vais vous transmettre les propos suivants, M. le Président. Dans un premier temps, la députée de Repentigny, à ma connaissance, ne fait pas partie du Conseil exécutif, donc elle ne fait pas partie du pouvoir exécutif, premier élément.

Deuxième élément, M. le Président, vous-même, vous avez siégé lors de la 41e législature, le député de Jean-Talon, leader de l'opposition officielle ainsi que la députée d'Anjou—Louis-Riel ont siégé dans la 41e législature, ils ont pu être à même de constater toute l'importance que la députée de Repentigny accorde à la lutte contre l'exploitation sexuelle des mineurs, à la lutte contre la prostitution juvénile. J'entends, M. le Président, de l'autre côté, du côté du Parti libéral, me dire : Ça n'a pas rapport, ce que vous dites, M. le leader du gouvernement. Respectueusement, M. le Président, ça a tout à fait rapport.

• (15 h 20) •

Savez-vous quoi, M. le Président? Je comprends que le député de Jean-Talon souhaite que nous puissions adopter rapidement cette motion-là. C'est ce que j'entends. Cela étant dit, M. le Président, vous ne trouverez pas personne ici, au gouvernement, qui souhaite plus que la députée de Repentigny que la motion soit adoptée pour enfin qu'on constitue une commission spéciale sur la prostitution juvénile. Savez-vous quoi, M. le Président? La première proposition qui a été formulée au Parti libéral du Québec pour la création de cette commission-là, elle s'est faite le 4 mars 2018, 4 mars. Je regarde la date devant moi, c'est le 3 juin. Mars, avril, mai, juin, quatre mois, M. le Président, pour la création d'une commission spéciale. Elle n'est toujours pas avérée, cette commission-là. M. le Président, je sens qu'on y touche presque, à cette commission. Je sens qu'on est à la veille de s'entendre. Quatre mois pour réussir à s'entendre, M. le Président, je trouve que, dans nos usages parlementaires, c'est extrêmement long.

C'est extrêmement aussi déplorable, M. le Président, que des partis ne soient pas capables de travailler mieux ensemble que ça. Et savez-vous quoi, M. le Président? Je souhaiterais même, personnellement, que ça se règle cette semaine, cette commission-là sur la prostitution juvénile, sur l'exploitation sexuelle. Savez-vous pourquoi, M. le Président? Parce qu'on est à l'aube d'un événement international, à Montréal, qui va survenir, le Grand Prix du Canada. Et savez-vous quoi? Il y a des gens qui profitent de cet événement-là pour exploiter sexuellement les filles du Québec, les jeunes femmes, particulièrement les mineures.

M. le Président, je pense que, du côté du Parti libéral, on devrait être sensibles à cette réalité-là et de faire en sorte, M. le Président, qu'on puisse adopter, tous ensemble, une motion qui va faire en sorte que la commission spéciale sur l'exploitation sexuelle des mineurs, sur la prostitution juvénile aille de l'avant. Ce dossier-là, ce dossier-là, il est extrêmement important. Ça peut toucher toutes les jeunes femmes de toutes les familles...

Une voix : ...

[...]
 

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