Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Travaux parlementaires > Journal des débats > Index du Journal des débats

Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


POLO Saul - Laval-des-Rapides
Société des établissements de plein air du Québec - Parc de la Chute-Montmorency - Tarification - 3238-9 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°50, 5 juin 2019, pages 3238-3239

[...]

M. Lacombe : ...on le fait en investissant, pas en faisant des compressions comme l'a fait le PQ lors de son dernier passage.

Le Président : Deuxième complémentaire, Mme la députée de Joliette.

Mme Véronique Hivon

Mme Hivon : M. le Président, agir à quatre ans, c'est bien, mais prévenir l'apparition des difficultés et des vulnérabilités, c'est encore mieux. Et les CPE, ça permet de le faire, pas juste à quatre ans, mais dès les premières années de vie des enfants. Alors, il y en a un, moyen simple, c'est de créer des dizaines de milliers de places. Il y en a 42 000 par an qui attendent en ce moment.

Comment peut-on parler de libre choix quand ces parents-là attendent? Et comment peut-on consacrer uniquement 46 millions pour le programme Agir tôt du ministre des Services sociaux et 2 milliards pour les maternelles quatre ans?

Le Président : M. le ministre responsable de la Santé et des Services sociaux.

M. Lionel Carmant

M. Carmant : Merci, M. le Président. On commence progressivement, c'est pour ça qu'initialement il y a 40 millions. Mais on vise en bout de ligne 88 millions.

Maintenant, moi, je fais le pont entre la famille et l'éducation pour permettre de dépister ces enfants-là et d'offrir des services. C'est surtout ça qui est important, c'est que les services vont être offerts dès le moment du dépistage. On oublie l'histoire d'avoir un diagnostic avant. La députée de Sherbrooke parlait tout à l'heure... Actuellement, là, à Sherbrooke, la situation est tellement grave que les parents ne peuvent pas avoir de service d'ergothérapie, au CHU ou dans un CLSC, ils doivent tous payer au privé. C'est inacceptable, la situation actuelle est inacceptable. Il est temps que ça change.

Le Président : En terminant.

M. Carmant : Nous, on veut prendre ça en main, et Agir tôt débute cet automne.

Le Président : Question principale, M. le député de Laval-des-Rapides.

Tarification de l'accès au parc de la Chute-Montmorency

M. Saul Polo

M. Polo : M. le Président, la semaine dernière, la SEPAQ a informé la population de Québec que l'accès au parc des chutes de Montmorency sera maintenant payant. Pas plus tard que lundi, le gouvernement n'a pas souhaité débattre, encore moins soutenir une motion sur le sujet.

Les gens de partout de la ville de Québec se déplacent à pied ou en vélo pour prendre du bon temps en famille pas trop loin de chez eux. Mais dorénavant une promenade pour une petite famille de quatre personnes, au parc, coûtera 25 $. Alors que la SEPAQ s'efforce de promouvoir la découverte de ses nombreux parcs nationaux à travers un style de vie actif, les premiers affectés seront ceux qui s'y déplacent aujourd'hui à pied, à la marche ou en vélo. Mais, en échange, on vous offre un espace gratuit de stationnement.

Sommes-nous en 2019 ou en 1979? Ce parc est la deuxième destination la plus prisée par les nombreux touristes de la Capitale-Nationale. Pour justifier sa décision, la SEPAQ invoque la cohérence avec le reste des activités. Il y a une petite différence, M. le Président. Le parc des chutes est le seul parc national en milieu urbain. Cette décision est non seulement incohérente, mais également aberrante.

Est-ce que le ministre assume fièrement la décision de la SEPAQ?

Le Président : M. le ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs.

M. Pierre Dufour

M. Dufour : Oui. M. le Président, premièrement, ce qu'il faut comprendre de la SEPAQ, veux veux pas, il y a une structure qu'il faut établir, et la structure justement, dans le parc de la Montmorency, il faut comprendre qu'on veut arriver avec une situation qui est conforme avec le restant du système des parcs de la SEPAQ.

De l'autre côté, ce qu'il faut bien comprendre, lorsqu'on s'adresse à cette problématique-là, il faut voir un peu l'ensemble de l'environnement. L'environnement du dossier de la SEPAQ, ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a des municipalités qui sont impactées par une situation particulière au niveau du stationnement, premièrement, au niveau, naturellement, du coût d'entretien, et, naturellement, on arrive à faire en sorte qu'on a un projet de société, je pense, qui est acceptable, lorsqu'on pense qu'on a mis un montant d'argent de 12,50 $ pour une passe annuelle pour justement bien combler la situation monétaire, parc, installations et, naturellement, le milieu de l'endroit.

Donc, moi, je pense qu'on est très, très à l'aise avec la situation, et on est bien contents de la situation qu'on a mise en place avec les dirigeants de la SEPAQ.

Le Président : Première complémentaire, M. le député de Laval-des-Rapides.

M. Saul Polo

M. Polo : M. le Président, le jour même de l'annonce, une pétition a été lancée afin de lutter contre cette décision caquiste. En 24 heures, il y avait près de 1 500 signataires, et aujourd'hui ils sont plus de 13 000. Aujourd'hui, le ministre nous dit : Structure avant les gens. Ce parc est utilisé pas juste par les gens de Boischatel, mais par les citoyens de toute la région.

Est-ce que le ministre des Parcs a obtenu l'aval de la ministre de la Capitale-Nationale avant d'imposer ses tarifs?

• (11 heures) •

Le Président : M. le ministre de la Forêt, des Faunes et des Parcs.

M. Pierre Dufour

M. Dufour : Oui. Ce qu'il faut bien comprendre, et je pense que c'est important de le mentionner à la population, au-delà de 55 % des gens qui consomment le parc des chutes Montmorency sont des touristes, sont des gens qui viennent de l'international, du milieu du Québec, du milieu de l'Ontario, etc. Il faut bien comprendre, dans cette dynamique-là, que, oui, il y a une pétition qui a été montée, pétition qui a été mise, justement, en ligne par un ancien candidat du Parti libéral. Donc, encore là, je trouve ça toujours intéressant de voir cette situation-là.

Au-delà de cette situation-là, comme j'ai dit, je crois que l'ensemble des intervenants ont été pris en considération de façon légitime et de façon propre pour que ça puisse satisfaire l'ensemble des utilisateurs.

Le Président : En terminant. Deuxième complémentaire, M. le député de Laval-des-Rapides.

M. Saul Polo

M. Polo : M. le Président, le représentant de la SEPAQ a dit, le 29 mai dernier, que cette décision n'avait aucun intérêt monétaire. Pour sa part, le ministre, lui, n'a pas eu aucun problème à affirmer le contraire. Les chiffres les plus récents indiquent que c'est plus de 700 000 personnes qui visitent ce beau grand parc urbain. Selon la SEPAQ, c'est 30 % des visites qui se font par d'autres moyens que la voiture; ce qu'il veut dire, c'est 200 000 personnes qui devront dorénavant payer pour aller au parc des chutes de Montmorency.

Est-ce que le ministre peut faire la seule chose acceptable, soit de revenir sur sa décision et de rendre de nouveau l'accès gratuit au parc des chutes?

Le Président : M. le ministre de la Forêt, des Faunes et des Parcs.

M. Pierre Dufour

M. Dufour : Oui. Donc, M. le Président, pour l'instant, il n'y a aucune volonté de notre part de revenir sur cette décision-là, que je crois qui est très, très légitime et qui mérite naturellement d'avoir...

Des voix : ...

M. Dufour : Non, non! Laissez faire les montants d'argent, honnêtement, là. Honnêtement...

Le Président : S'il vous plaît! S'il vous plaît!

M. Dufour : Oui, M. le Président, on va laisser faire les petits doigts dans les airs, là, parce qu'une chose est importante de bien comprendre, là, monétairement parlant, c'est à coût nul, la situation.

Donc, oui, j'ai bien parlé qu'il y a des entretiens de structures dans les domaines de la SEPAQ, mais, quand on parle de coût nul, j'espère qu'on va bien comprendre que c'est un dollar investi à une place pour remplacer un autre dollar à un autre endroit. Donc, je pense que ça fait le tour de la question, mais, si mon collègue veut en discuter en privé, on pourra en discuter.

Des voix : ...

Le Président : Question principale. Encore une fois, je vous rappelle la règle de base, que vous connaissez, vous vous adressez à la présidence. Évitez de vous interpeler. Mme la députée de Verdun, la parole vous appartient.

Politique du gouvernement en matière de dépenses publicitaires

Mme Isabelle Melançon

Mme Melançon : Merci, M. le Président. Le 2 mai dernier, j'ai déposé une motion proposant au gouvernement de revoir rapidement l'ensemble des politiques gouvernementales en matière de publicité afin de concentrer les dépenses

[...]
 

En Complément