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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


PROULX Sébastien - Jean-Talon
Discours d'ouverture - Débat parlementaire - 353-5

Assemblée
Fascicule n°7, 6 décembre 2018, pages 353-355

[...]

Comme je vous l'ai dit, j'ai choisi le service public pour aider les enfants et soutenir les jeunes. C'est pour cette raison que j'ai déposé le projet de loi resserrant l'encadrement du cannabis. Et ce dossier nous permet d'investir significativement dans les services en santé mentale pour nos jeunes. Nos jeunes, dans notre société connectée, vivent un stress sans précédent, Mme la Présidente, qui affecte leur estime de soi, leur confiance et qui augmente le stress et l'anxiété, et ceux-ci persistent au moins jusqu'à l'université. Quitte à leur donner un psychologue à chacun, j'espère qu'ensemble nous pourrons consolider le filet social nécessaire pour permettre à chaque enfant de s'épanouir pleinement.

Parlant de s'épanouir pleinement, j'ai aussi sous ma gouverne la Loi de la protection de la jeunesse, qui s'occupe de nos plus vulnérables. Les services y sont congestionnés par une demande croissante, et les jeunes anciens de la DPJ se plaignent de ne pas avoir reçu les services adaptés. Je compte aussi travailler avec ma collègue ministre de la Justice pour faciliter la tâche des travailleurs de la DPJ, pour mieux cibler les besoins des jeunes et améliorer autant qu'accélérer leur intégration dans la société. C'est un droit qui leur revient.

Je dois ajouter que le premier ministre m'a donné le mandat de contribuer à l'informatisation du réseau de la santé. Je me suis déjà mis au travail. Mon approche est pragmatique. Je vise une meilleure efficacité orientée vers l'amélioration de l'accès des médecins à l'information de leurs patients mais aussi des patients à l'horaire de leurs médecins. D'importantes annonces seront faites au cours de la prochaine année qui, je l'espère, vont nous rapprocher de nos grands objectifs, soit de voir un médecin en 36 heures et de réduire les délais d'attente aux urgences.

Je conclurai en exprimant à nouveau ma fierté et en rendant hommage à ceux qui m'ont soutenu dans ma décision de me lancer en politique, ma famille. Mes parents ont plongé leurs racines dans la merveilleuse vallée du Saint-Laurent. La transplantation a bien pris, l'arbre a poussé, il a produit deux merveilleux fruits. Une troisième génération de Carmant continuera à peupler le Québec. Aujourd'hui, ma fille Laurence et mon fils Philippe vont continuer à marquer notre société et tout comme moi, ils veulent que le Québec devienne une méritocratie et non pas une oligarchie. Et nous croyons que le transhumanisme est un passage obligatoire pour éviter la polarisation puis les écarts de richesse sont en train de créer. Cette ouverture à donner des chances à tous s'aligne parfaitement avec mes mandats.

Le dernier mot de cette allocution d'ouverture ira à mon épouse, Lucie Morin, médecin spécialiste, ministre de notre maison familiale et partenaire de vie incroyable. Je la remercie d'avoir appuyé mon dernier choix de carrière et de continuer de partager ma vie après plus de 30 ans. Tous les matins, je me lève en me disant que je vais tout faire aujourd'hui pour qu'elle soit fière de mon implication en politique. Et, Mme la Présidente, si je réussis, je vous jure que tous les Québécois seront gagnants. Merci beaucoup.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le ministre. Maintenant, pour la prochaine intervention, je cède la parole à M. le député de Jean-Talon.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Merci, Mme la Présidente, merci beaucoup. Merci au collègue de Beauce d'avoir pris quelques instants pour me saluer par la même occasion.

Je veux saluer, Mme la Présidente, le ministre qui vient de s'exprimer, le député de Taillon. Je veux le féliciter pour cette allocution et souligner son implication, souligner celle de tous ces gens ici présents, Mme la Présidente, qui prennent le temps, hein, parce que c'est le moment de le faire, lorsqu'on parle du discours d'ouverture. Oui, on peut faire un débat, oui, on peut discuter du discours, on peut discuter d'orientations, mais, prendre quelques instants pour parler de soi, prendre quelques instants pour parler des siens, prendre quelques instants pour raconter pourquoi on est ici, je pense que ça fait du bien à tout le monde et ça nous permet également d'apprendre à se connaître. Alors, je veux saluer son intervention et ce bout plus personnel que j'ai entendu à la fin.

Je vais vous dire, Mme la Présidente... Bien, d'abord, moi aussi, très heureux d'avoir l'occasion de prendre la parole ici aujourd'hui dans le cadre de ce débat. Heureux d'avoir l'occasion de le faire parce que je le fais dans cette qualité première qui est celle de député de Jean-Talon. Vous savez, j'ai, moi aussi, eu l'occasion de gagner ces élections et je veux réitérer ma gratitude aux électeurs et électrices de Jean-Talon, qui m'ont fait confiance à nouveau, en 2018, après l'avoir fait une première fois lors d'une élection partielle en 2015.

Vous avez peut-être suivi de loin, Mme la Présidente, les élections à Québec. Ça a brassé pas mal. Et je dois dire que nous avons tous travaillé très fort, tous ceux et celles qui ont été élus. On est moins nombreux de ma famille politique que nous l'avons déjà été, mais je suis heureux d'y être, Mme la Présidente. Et je veux dire aux collègues de la région de la Capitale-Nationale : On ne sera pas toujours d'accord, mais vous aurez avec moi un allié pour parler de Québec, pour défendre Québec et pour rappeler à tout le monde ici, dans cette Assemblée, qu'à Québec ce n'est pas pareil.

Je veux également rappeler, Mme la Présidente, que, ces électeurs et électrices qui m'ont fait confiance, bien, je les ai accompagnés, au cours des trois dernières années, puis je vais le faire encore au cours des prochaines, bien entendu. Je les ai accompagnés pour leurs difficultés, je les ai accompagnés pour les défis dans la circonscription, mais j'ai aussi accompagné ces gens dans ces grandes manifestations de fierté que nous avons.

Vous savez, la circonscription de Jean-Talon, c'est le coeur de Québec. Alors, si c'est le coeur de Québec, c'est aussi le coeur du Québec. Et cette circonscription, bien, ce sont des gens, bien entendu, ce sont des commerces, de grands commerces, ce sont des sièges sociaux, des entreprises, de grandes entreprises, ce sont de grandes institutions scolaires également, et nous sommes très fiers d'avoir tous ces milieux innovants de recherche, de réflexion, bien sûr, économiques qui sont là pour soutenir l'économie de la région de Québec, pour soutenir tout le Québec, mais c'est également, puis je veux prendre le temps de le dire parce que parfois on l'oublie... c'est aussi de nombreux organismes communautaires qui travaillent au quotidien à soutenir des gens qui ont des besoins plus particuliers, des besoins pressants. Et, vous le savez, lorsque vous avez l'occasion d'être député — et, pour tous ceux et celles que c'est la première fois, vous le verrez — il vient des gens de tous les horizons à nos bureaux, qui ne viennent pas nous demander : Est-ce que je peux vous parler de votre formation politique?, ils viennent, la plupart du temps, pour dire : Est-ce que je peux être aidé par mon député? Et, dans ce contexte-là, je veux saluer tous ceux et celles qui, dans Jean-Talon, font ce travail, Mme la Présidente. Parce qu'on peut penser que, dans certaines circonscriptions, ça va mieux que dans d'autres. Dans toutes les circonscriptions du Québec, il y a des besoins. C'est aussi le cas dans Jean-Talon.

Je veux aussi remercier — je l'ai fait pour les électeurs et électrices — ces gens bénévoles de l'équipe électorale dans cette circonscription, qui, vous le savez, a soutenu le Parti libéral depuis de nombreuses années, depuis les années 70. Je vous ai entendus, tout à l'heure, que vous avez — et je vous paraphrase — dit que vous aviez une équipe expérimentée, je vais le dire ainsi; c'est le cas également dans ma circonscription. Mais elle est encore très efficace, ils sont bien motivés. Je veux les remercier. Ils sont convaincus. Et ils ont fait un bon choix, j'en suis certain. On a travaillé très fort. Et très heureux d'avoir l'occasion de les saluer aujourd'hui.

Je veux, bien sûr, également saluer tous les gens avec qui je travaille au quotidien. Vous allez me permettre de revenir en arrière un peu pour saluer les gens avec qui j'ai travaillé également au sein de mon cabinet, Mme la Présidente, parce que, lorsque la session s'est terminée et que l'élection a été déclenchée, j'étais ministre de l'Éducation, un immense privilège, et j'ai travaillé avec des gens extraordinaires, des gens qui ont côtoyé plusieurs des députés ici, à l'Assemblée nationale, parce qu'on travaille ensemble lorsqu'on a l'occasion d'avoir ces tâches de ministre. Alors, je veux saluer tous ces gens avec qui j'ai travaillé au cours des dernières années; saluer ceux avec qui je travaille encore aujourd'hui, bien entendu, au cabinet du leader, ici, mais également dans ma circonscription, qui font un travail formidable et qui sont impliqués au quotidien pour aider les gens.

Vous me permettrez également, dans cette section remerciements, comme ça a été dit ce soir, de vous parler... de saluer mon fils Nicolas, ma fille Marie-Rose, ma conjointe Guylaine, amoureuse et complice depuis de nombreuses années. Comme on dit chez nous, je vous aime gros comme le ciel. Merci d'être dans ma vie. Merci également de partager ma vie avec celle de nos concitoyens, avec cette Assemblée, avec vous tous, avec ces grands défis que nous avons pour le Québec. À 43 ans, Mme la Présidente, c'est ma cinquième élection, la troisième fois que je suis élu ici, à l'Assemblée nationale, c'est beaucoup d'années de politique déjà, je suis très heureux, je suis privilégié, mais ils sont partie prenante de cette aventure, et, sans eux, je ne serais pas capable de le faire comme je le fais. Alors, merci d'être là avec moi.

• (20 h 20) •

Je veux également vous parler de l'opposition officielle, Mme la Présidente, parce que nous avons un groupe formidable. Je veux saluer les collègues qui sont avec moi ce soir et tous les autres. Nous avons une équipe expérimentée, des gens très fiers, des gens studieux, Mme la Présidente, vous allez avoir l'occasion de le réaliser tout au long de nos travaux pendant ce mandat, des gens qui s'intéressent aux dossiers de fond, des gens qui s'intéressent au développement du Québec, des gens qui s'intéressent aux gens d'abord et avant tout. Alors, ça, c'est important. Des gens dogmatiques, pas trop chez nous. On veut travailler pour faire avancer les choses, travailler pour faire avancer les dossiers, on veut continuer à développer le Québec. Ils ont de l'expérience. On a, nous aussi, des gens nouveaux pour se joindre à nous. On a une belle équipe, elle est bien équilibrée. Et, vous avez remarqué, Mme la Présidente, déjà on a commencé à trouver notre tonalité. Alors, on sera capables de poursuivre ce travail-là au cours des prochaines semaines, mois et années.

Je veux remercier autant les collègues que notre chef, le chef de notre formation politique, Mme la Présidente, et tous les collègues pour leur confiance, parce que je suis leader parlementaire de cette formation formidable. Le hasard a voulu que, lorsque je suis arrivé à l'Assemblée nationale, en 2007, j'étais ici, à ce pupitre. Les temps changent, mais parfois on repasse là où on est déjà allé. J'ai gardé certains réflexes, je me suis assagi quand même un peu. J'aurai l'occasion de travailler avec vous tous. Je le ferai parfois avec humour, parfois avec intensité, mais j'essaierai de le faire toujours avec justesse. Et ça, c'est l'engagement que je prends, Mme la Présidente.

Vous savez, moi, je souhaite que ce Parlement puisse rayonner. Je souhaite qu'on puisse défendre les droits et privilèges des parlementaires et je veux surtout m'assurer qu'on puisse les protéger dans le temps. Vous savez, cette Assemblée, elle a plus de 200 ans. Si ce cadre institutionnel existe, c'est parce que des gens l'ont protégé pour qu'on puisse y tenir des débats. Alors, parfois, ça peut paraître un peu gossant, comme dirait mon fils, parce qu'on se pose des questions ici qui peut-être intéressent moins les gens, mais, tant et aussi longtemps qu'on préservera cet espace de démocratie ici, on sera capables de faire avancer des choses. Et cette Assemblée, elle va nous survivre, et c'est à nous, Mme la Présidente, de l'améliorer pour qu'elle puisse s'adapter également aux nouvelles réalités.

Alors, je souhaite également... et je l'ai dit aux collègues leaders également, Mme la Présidente, il faut être en mesure de moderniser nos pratiques, il faut être en mesure de moderniser nos façons de faire au sein de cette Assemblée. Et j'ai cru remarquer que j'étais le plus vieux des quatre leaders. À 43 ans, ce n'est quand même pas banal, comme dirait le collègue. Je pense que nous avons cette nouvelle génération de leaders, Mme la Présidente, qui nous permettra de faire ces changements. Et, dans ce contexte-là, je suis optimiste quant à la suite des choses.

Je n'ai pas l'intention de m'étendre très longtemps sur le discours d'ouverture, Mme la Présidente, d'abord parce que les gens l'ont fait abondamment, autant pour ma formation politique que pour les autres, et je veux surtout laisser un peu de temps à mon collègue député de La Pinière, qui a envie, lui, d'en parler peut-être plus que moi, en cette belle soirée, mais je voulais quand même rappeler, Mme la Présidente, qu'à la lumière de ce que j'ai entendu il y a beaucoup de travail, et, si on veut réaliser ce qui a été avancé, promis et mis de l'avant, bien, il faut commencer le travail maintenant. Et je constate, Mme la Présidente, et c'est un conseil que j'ai donné et c'est surtout l'avertissement que j'ai déjà lancé... Il y a, pour moi, des tests de réalité qui devront être passés par le gouvernement parce que, des promesses aux réalisations, des discours aux actions, il y a tout un pas, et il y a un mur de la réalité qui devra, un jour ou l'autre, être traversé par le gouvernement. Ils réaliseront des choses, ce sera tant mieux. On bonifiera, on améliorera ou parfois on se chicanera. Mais une chose est certaine, Mme la Présidente, c'est que ce qu'on souhaite tous, c'est qu'à la fin de ce mandat le Québec ait progressé.

Je veux... Puis je le disais d'entrée de jeu et j'y fais référence dans ce cadre-ci du mandat, Mme la Présidente, vous savez, tous et chacun avons une chose en commun, nous avons le même idéal, c'est de servir la population du Québec et de s'assurer que le Québec puisse poursuivre son chemin, assurer sa pérennité et se développer. Dans le fond, on a quelque chose en commun, on est membres d'une confrérie, c'est la confrérie des élus de l'Assemblée nationale du Québec. C'est la raison pour laquelle quand un d'entre nous a une difficulté, hein, on est tous concernés. Quand l'un d'entre nous brille parce qu'on a réussi à faire quelque chose d'extraordinaire pour le Québec, on est tous fiers de voir les députés pouvoir se réaliser. Parce que, si tous et chacun essayons de travailler dans notre coin pour combattre le cynisme, bien, vous aurez compris qu'on n'y arrivera pas, parce que parfois ça nous arrive même d'y contribuer. Ce qu'il faut être capable de faire, parfois, c'est de prendre le temps nécessaire pour se dire qu'ensemble on sera capables de réussir ce travail, on sera capables d'être à la hauteur des attentes et même de dépasser les attentes des gens, ce qui fera, M. le Président, que, dans des législatures subséquentes, c'est le niveau de confiance qui va augmenter. Tant mieux si c'est plus exigeant pour nous, mais au moins les gens nous aurons suivis.

Je parlais du discours d'ouverture, je parlais des différentes missions ou des propositions qui sont mises sur la table par les différents ministres, Mme la Présidente, je disais qu'il y a beaucoup de travail. Les solutions ne sont pas toujours claires, mais ma grand-mère, elle, avait... Elle est décédée, alors grand-maman nous écoute de bien haut. Elle disait : À chaque fois qu'il y a un problème, Mme la Présidente, il y a mille solutions. Mais elle ajoutait toujours : Mais, ouistiti, il va falloir choisir la bonne. Alors, vous aurez compris, Mme la Présidente, que, devant ce que je vois et ce que j'entends, devant ce programme dit ambitieux et audacieux, il faudra trouver les voies de passage, il faudra trouver les pistes sur lesquelles pourra s'engager le gouvernement. Et parfois ils réaliseront que ce n'est pas qu'une question d'administration et de bureaucratie, c'est parce qu'il y a des intervenants avec qui il faut travailler, dans notre société.

Je ne peux pas conclure, Mme la Présidente, terminer ou vous quitter sans vous rappeler que la société du Québec, c'est une grande économie, c'est des services publics, c'est des ressources naturelles, c'est des institutions, mais c'est surtout des gens, Mme la Présidente. Et ces individus, nos concitoyens, ont tous le droit de contribuer et d'exprimer leur plein potentiel. Et moi, Mme la Présidente, je suis venu en politique pour servir d'abord et avant tout. J'étais tout jeune, je voulais faire de la politique. Pourquoi? Parce que je voulais servir. Moi, pour moi, du service public, c'est noble.

Mais je suis venu également et notamment, Mme la Présidente, pour lutter contre l'analphabétisme. Je le répète partout où je vais, les collègues le savent, parfois je peux être même un peu fatigant avec ça, mais, pour moi, cet analphabétisme qui existe dans notre société, contre lequel il faut lutter, Mme la Présidente, c'est une hypothèque très lourde qui pèse sur le Québec et sur des individus. Et je l'ai déjà dit puis je vais le répéter, Mme la Présidente, je nous propose de prendre un instant puis d'imaginer ensemble ce que serait le Québec si tous et toutes savaient lire et écrire adéquatement. On serait plus riches, on aurait une société plus innovante, clairement une société plus égalitaire. Alors, on atteint déjà l'expression d'un potentiel étonnant pour une petite société dans le monde. Imaginez si tous et chacun avaient également cette capacité.

• (20 h 30) •

Alors, moi, j'ai toujours été pour l'égalité de chances, Mme la Présidente. Ça fait partie des choses que j'ai portées comme député et membre aussi d'un gouvernement.

Je serai toujours pour une chance pour tous, Mme la présidence, et je considère et je vais répéter ici que, pour moi, lire et écrire, c'est un droit, et c'est une responsabilité collective d'y voir. Alors, c'est à nous de prendre les moyens pour aider ceux et celles qui ne savent pas lire adéquatement, Mme la Présidente, parce que, sinon, c'est la stigmatisation, sinon c'est l'exclusion, parfois ça peut être la justice, parfois c'est les services sociaux, c'est rarement des bonnes nouvelles, Mme la Présidente, et c'est vrai pour les jeunes, c'est vrai pour les adultes. Il faut travailler pour tous les âges. On peut apprendre à lire et écrire à tous les âges, Mme la Présidente, et pour moi c'est extrêmement important. J'y ai travaillé comme ministre. Je vais continuer, Mme la Présidente, à y travailler ici, dans l'opposition, comme député de Jean-Talon, mais, à chaque fois que j'aurai l'occasion de contribuer, d'appuyer, de m'impliquer pour cette cause, Mme la Présidente, vous m'y verrez présent.

Alors, je voudrais terminer en nous disant et en nous souhaitant des débats qui sont constructifs, en souhaitant, bien sûr, la bienvenue, Mme la Présidente, à tous ces nouveaux élus, hommes et femmes, qui sont ici, dans cette Assemblée, pour une première fois. Je souhaite qu'on puisse faire honneur à la confiance que les gens nous ont témoignée et je nous souhaite sincèrement, Mme la Présidente, d'avoir l'occasion d'améliorer le Québec, de le faire rayonner encore davantage et d'être très fiers du mandat qu'on aura fait, peu importe la position du siège qu'on occupe ici, à l'Assemblée. Merci.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de Jean-Talon. Et maintenant, pour la prochaine intervention, je cède la parole à M. le député de Mégantic.

M. François Jacques

M. Jacques : Merci, Mme la Présidente. Mme la Présidente, chers collègues, je profite du temps qui m'est accordé ce soir pour adresser un énorme merci à tous les électrices et électeurs de la circonscription de Mégantic. Ensemble, nous avons enfin modifié la couleur électorale du comté, qui était inchangée depuis plus de 38 ans. Avec plus de 7 300 voix de majorité, le plus haut total de ces 38 dernières années, je considère que le travail de campagne a été accompli.

Je veux d'ailleurs souligner le travail exceptionnel de mon ami et directeur de campagne, Alex Poulin, qui a su me cadrer en étant toujours franc dans les bons moments comme dans l'adversité, mes amis, qui sont devenus les

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