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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


LÉVESQUE Sylvain - Chauveau
Gaz à effet de serre - Diminution - Objectif - Affaire inscrite (motion) - 4422-4

Assemblée
Fascicule n°66, 2 octobre 2019, pages 4422-4424

[...]

L'ancien gouvernement a profité de la gestion aléatoire du Fonds vert pour redonner à la classe moyenne à même sa cagnotte, après des années et des années d'austérité. Aujourd'hui, en plus, il a le culot de nous faire la morale sur nos programmes de réduction des GES alors que Fonds vert n'a jamais été utilisé à bon escient.

Mme la Présidente, il est important de rappeler, parce que certains députés dans l'opposition aimeraient faire croire le contraire à la population, nous reconnaissons l'importance d'agir concrètement pour lutter contre les changements climatiques. En fait, nous sommes déjà en action. Je vous ai parlé de la réforme du Fonds vert, mais nous sommes aussi avec le Plan d'électrification et des changements climatiques. L'élaboration de ce plan est présentement en cours et s'appuie sur une vaste consultation, cinq groupes de travail de la société civile qui regroupent 75 experts membres d'organismes — les rapports finaux de ces groupes seront disponibles, d'ailleurs, à la fin novembre — une consultation publique en ligne, une consultation avec les municipalités, consultation des communautés autochtones, une tournée des ministres — ministre de l'Environnement, ministre de l'Économie, ministre de l'Énergie et Ressources — couvrant l'ensemble des régions administratives du Québec. La priorité doit être d'électrifier au maximum notre économie. C'est ça, notre grand défi en environnement. Électrifier le Québec, c'est une vision qui va permettre à la fois de réduire nos GES et de nous enrichir.

En conclusion, Mme la Présidente, une meilleure gestion du Fonds vert, de concert avec un plan d'électrification et des changements climatiques, visera à transformer l'économie du Québec, protéger la santé et la qualité de vie des citoyens en développant de façon juste et encore plus durable les territoires et les milieux de vie. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la députée de Bellechasse. Et maintenant je suis prête à reconnaître le prochain intervenant, qui sera M. le député de Chauveau, et vous disposez d'un temps de parole de 13 min 12 s

M. Sylvain Lévesque

M. Lévesque (Chauveau) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. À l'instar de ma collègue de Bellechasse, moi aussi, j'ai été impressionné, effectivement, par la mobilisation des jeunes. Mais pas seulement des jeunes, il y a eu des gens de tous les âges qui étaient dans les rues de Montréal, de Québec, des plus grandes villes du Québec, partout. Et il faut reconnaître que c'est un sujet, un thème qui prend de plus en plus d'ampleur au Québec, et c'est tant mieux. Je crois qu'effectivement la conscientisation se fait, ça progresse, il y a un cheminement qui se fait. On n'en était pas là il y a quelques années lorsque j'ai commencé à faire de la politique.

Bien sûr, l'environnement a toujours été important. Je me rappelle même d'une campagne fédérale où, à l'époque, Stéphane Dion avait tenté de mettre l'environnement au-devant de sa campagne, et malheureusement ça n'avait pas été un grand succès. Pourtant, on le sait que c'est un sujet qui préoccupe les gens, mais est-ce que c'était le premier sujet qui préoccupait? À l'évidence, dans cette campagne fédérale là, ça n'avait pas été le cas. Mais on le voit de plus en plus, les jeunes nous le disent, ils nous parlent, ils nous demandent : S'il vous plaît, posez des gestes, faites quelque chose, comme gouvernement. Et nous en sommes, Mme la Présidente. C'est pour ça que je suis extrêmement fier aujourd'hui de débattre de la motion de ma collègue de Maurice-Richard, une motion intéressante, et j'ai bien l'impression que... j'ai l'intention de voter pour cette motion, je la trouve intéressante.

Par contre, avant d'en arriver à un vote pour, on doit quand même remettre certains faits, parler de différents éléments sur les GES. Vous comprendrez, on débat, depuis le début du mandat de la Coalition avenir Québec, des gaz à effet de serre et des fameuses cibles de 2020. Ces cibles-là, on reçoit des critiques : Comment allez-vous faire pour l'atteindre? Quels sont vos moyens? Comment allez-vous y arriver? Et les moyens... On parle de moyens beaucoup. Et évidemment c'est des cibles qui semblent, à l'évidence, assez difficiles à atteindre dans un an, là. On est à moins d'un an, là, pour arriver à 2020, on est à quelques mois, là, de 2020.

Ces choix-là, ces difficultés de l'atteindre, ces cibles-là, pourquoi on en est là? Eh bien, il fallait réduire, de 1990 à 2020, de 20 % sous les cibles 1990. Mais où en sommes-nous? Où en étions-nous? Moi, les statistiques que j'ai devant moi, Mme la Présidente, c'est qu'en 2016 nous étions à une réduction de 9,1 %. 9,1 %, c'est 26 ans après 1990. On devait atteindre 20 %, on a atteint 9,1 %. On n'a même pas atteint la moitié de l'objectif en 26 ans. Et, pendant ce 26 ans là, nous avons connu 16 ans de gouvernement libéral et 10 ans de gouvernement du Parti québécois. Je comprends qu'en 1991, en 1992, 1993, la motivation était peut-être moins là. Plus qu'on avançait et on sentait l'urgence. Parce qu'avant qu'on déclare l'urgence climatique il faut avoir senti un petit peu de pression avant, là. Ah! il y a eu des efforts de faits à quelques fois. Oui, je reconnais qu'il y a... ce n'est pas tout noir, là, mais on n'a même pas atteint la moitié, Mme la Présidente. C'est quand même assez impressionnant. Et on nous dit, de l'autre côté : Vous semblez avoir baissé les bras, comme gouvernement. Non, au contraire. On n'a pas baissé les bras, c'est plutôt le contraire. Greenpeace disait, en 2016, que le gouvernement libéral n'en fait pas assez, n'en fait pas assez pour atteindre ces cibles-là, et ça a été dénoncé. Et on a même connu, Mme la Présidente — ça, c'est le comble — en 2015‑2016, une hausse des gaz à effet de serre. Non seulement on ne s'en allait pas vers l'objectif, mais on reculait.

• (16 h 40) •

Donc, oui, les critiques, c'est correct. On peut en prendre, des critiques, puis c'est sain. En démocratie, si tu ne te fais pas critiquer, peut-être que tu t'assois sur tes lauriers et tu ne bouges pas. Je peux vous dire que ce n'est pas le cas de ce gouvernement-ci. Mme la Présidente, on est en action. Et d'ailleurs un autre élément qui me fait réagir, c'est que j'ai entendu les critiques de l'opposition officielle, et même les autres partis, deuxième et troisième opposition, sur l'absence du premier ministre au Climate Week à New York. Je sais que, de notre côté, il y avait la présence notable du ministre de l'Environnement, du ministre de l'Énergie, qui étaient là, à New York, et il y a eu un bon accueil, ça a été intéressant. Mais, vous savez, Mme la Présidente, c'est le fun d'aller dans ces grandes réunions mondiales là, comme à Paris... Il y a eu Paris, l'ancien premier ministre est allé. C'est correct d'aller faire un tour dans ces belles rencontres là, mais encore faut-il qu'il y ait des retombées. Il ne faut pas faire que de l'image. Il faut poser des gestes, il faut agir. Puis ça, c'est très, très, très important de le faire. Alors, je le sais qu'au-delà de l'image l'actuel gouvernement est commis pour faire avancer les dossiers.

Aujourd'hui, lorsqu'on parle des gaz à effet de serre, on est un peu placés pour 2020. On est un peu placés face à l'échec des précédents gouvernements. Puis je ne veux pas jeter la balle seulement aux libéraux. Leurs collègues du Parti québécois les ont grandement aidés aussi. C'est malheureux, c'est triste. On n'aimerait pas... Honnêtement, en tant que société, là, on aimerait tous se dire qu'on a atteint nos cibles. Je ne suis pas fier, moi, que... Je ne suis pas fier de dire aujourd'hui que les libéraux ont échoué en la matière de nous rendre proche, là... Mettons, à 17 %, 18 %, il reste 1 % ou 2 % à atteindre, c'est normal que, dans les deux dernières années, on aurait fait le dernier bout du chemin, tout à fait normal. Mais on n'en était pas là, Mme la Présidente. Moi, j'aurais aimé ça que, collectivement, ensemble... Parce qu'au-delà de la partisanerie politique ce que l'on souhaite, c'est qu'on se donne la main, qu'on travaille ensemble pour un objectif commun. Et l'environnement, ça n'a rien à voir au Parti libéral, à la CAQ, à Québec solidaire, au PQ, au Parti démocrate ou républicain américain, parti en Chine, en Inde, c'est une question qui est internationale, c'est mondial. Et, vu que c'est mondial, bien, il faut tous travailler ensemble. Puis malheureusement cet enjeu-là est trop souvent, trop souvent utilisé à des fins partisanes. On doit travailler ensemble. Puis c'est pour ça que la motion d'aujourd'hui me semble intéressante. C'est une motion qui demande de réaffirmer, de réappuyer l'enjeu, de dire qu'on a le goût de travailler ensemble pour ça. Puis je pense que, oui, effectivement, c'est ça qu'il faut faire, Mme la Présidente.

Mais, même si on est d'accord avec ça, il faut quand même rappeler le passé, qu'est-ce qui s'est mal passé. Parce qu'aujourd'hui j'entends l'aspect... Puis je ne doute pas... Honnêtement, Mme la Présidente, je ne doute pas du tout de la parole de la députée de Maurice-Richard, de ses collègues. Je suis convaincu qu'elle-même, eux-mêmes, tous, tous ceux qui ont parlé, là, ont des convictions personnelles. Je n'ai aucun problème. Mais, à la fin, vous savez, ce n'est pas un individu qu'on juge, c'est une formation politique. Et en même temps que le gouvernement... l'ancien... l'opposition officielle nous dit ça, on se rappelle tous que, de façon complice, ils ont appuyé le projet de cimenterie à Port-Daniel, qui est un des projets les plus... les moins écologiques de l'histoire du Québec, je vais le dire comme ça. Je comprends que ça crée des emplois pour les Gaspésiens. Ma mère et mon père sont des Gaspésiens. J'adore la Gaspésie, j'ai passé mon enfance en Gaspésie. Mais, malgré tout, il faut que les bottines suivent les babines. Quand on tente de dire de l'autre parti qu'il n'a pas cette conscience environnementale et que, de l'autre côté, on a fait pire, bien, on est mal placés.

Maintenant, O.K., on nous demande d'agir. On est là présentement, on a un mandat qui s'échelonne jusqu'en 2022, on va agir, Mme la Présidente. Alors, c'est important qu'on regarde tout ça et que la société civile, les partis politiques, tout le monde, on se donne la main, qu'on agisse pour le bien de l'environnement, et c'est exactement, Mme la Présidente, ce que notre gouvernement entend faire. Notre gouvernement, au-delà de l'image, préfère de beaucoup, de beaucoup agir plutôt que de faire des belles petites conférences de presse, de se donner une image verte, changer la couleur de son logo. Une petite queue rouge, on la rend verte, tu sais, on change son logo de couleur puis là on est devenu environnemental. Non, non, ce n'est pas ça qu'on fait. On travaille concrètement pour l'environnement, pour réduire les gaz à effet de serre.

Puis je vous donne un autre fait, Mme la Présidente. En 2018, lors de l'élection... Ça a duré 39 jours, la campagne électorale. Savez-vous quand est-ce qu'a eu lieu le premier engagement électoral en matière d'environnement du Parti libéral? Eh bien, c'est arrivé le 30e jour de la campagne. Quand c'est une priorité absolue, on en parle la journée 1, la journée 2, peut-être la journée 3, mais pas la journée 30. Quelque chose de surprenant.

Alors, c'est aujourd'hui, Mme la Présidente, qu'on se fait interpeler par notre collègue de Maurice-Richard, et on répond présent à cette motion. Mais au-delà de ça, au-delà des critiques que j'ai pu formuler, j'aime aussi être constructif et passer en mode solution. Quand on passe en mode solution... parce que je l'entends également régulièrement de nos collègues de l'opposition, et c'est de bonne guerre. C'est ça, la joute politique, c'est d'être capable de critiquer, d'essayer de faire mal paraître, déraper... bien, puis avoir une bonne ligne à la TV, puis peut-être même marquer des points, c'est souhaitable. Mais, au-delà de la joute politique, de se faire accuser que nous n'avons pas de vision, pas de plan, je constate que c'est tout autre chose. Il y a un plan très concret en matière de gestion des matières résiduelles. Il y a une vision très ferme sur l'électrification des transports. Notre plan est d'électrifier les transports du Québec, que, de plus en plus, les voitures électriques vont prendre de la place. On le sait, on est des leaders, on a la chance d'avoir Hydro-Québec chez nous. Puis d'ailleurs j'ai fait une mission aux États-Unis, à Richland, où j'ai parlé d'énergie avec des collègues américains. Ils sont très, très, très impressionnés de notre capacité hydroélectrique au Québec. C'est une force que nous avons, on doit en profiter.

Le premier ministre et le ministre de l'Environnement ont rappelé également l'importance de transformer nos établissements au Québec, qui actuellement chauffent encore au mazout, d'électrifier nos établissements, que ce soient des hôpitaux, des écoles. Il faut faire ça, Mme la Présidente.

Le premier ministre aussi et les différents ministres qui travaillent sur le plan économique ont l'intention de vendre nos ressources énergétiques à nos voisins en Nouvelle-Angleterre, en Ontario. Bien sûr que ce n'est pas tout réglé, Mme la Présidente. Si c'était aussi facile de signer un contrat comme ça, tout le monde l'aurait fait. Ça prend du travail. Ça prend du temps pour convaincre. Le premier ministre est clairement engagé à ce niveau-là pour vendre nos ressources parce que, j'en ai parlé tantôt, c'est un enjeu planétaire. Si on aide les Américains à diminuer leurs gaz à effet de serre, on vient de contribuer de façon efficace à la planète. Et c'est ça, le plan du gouvernement du Québec. Alors, il faut continuer très fort à le faire.

Et je termine, Mme la Présidente, en vous disant que nos objectifs à nous, en 2030, on veut avoir diminué, par rapport au passé, de 37,5 %. Le ministère de l'Environnement a commandé une étude d'une firme montréalaise qui s'appelle Dunsky, et cette firme-là nous dit que c'est très réaliste d'atteindre ces cibles-là, mais encore faut-il poser les gestes.

Alors, Mme la Présidente, moi, je constate le calibre du ministre de l'Environnement, du premier ministre, l'engagement ferme. Et je salue tous les jeunes, les moins jeunes qui sont sortis dans la rue, qui veulent qu'on se batte pour l'environnement. Et, Mme la Présidente, vous pouvez être sûre que, de ce côté-ci de la Chambre, vous avez des gens dédiés, vraiment dévoués à cette cause, et, oui, nous allons travailler pour la réduction des gaz à effet de serre au Québec. Merci beaucoup, Mme la Présidente.

• (16 h 50) •

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de Chauveau. Et maintenant je vais céder la parole à l'auteure de cette motion pour sa réplique. Mais, tout d'abord, j'aimerais connaître votre décision concernant les deux amendements déposés par Mme la députée de Mercier et M. le député de Jonquière.

Mme Marie Montpetit (réplique)

Mme Montpetit : Oui. Je vous remercie, Mme la Présidente, puis je reviendrai sur les propos qui viennent d'être dits juste après.

J'ai écouté avec intérêt, là, les deux collègues qui sont intervenus, qui ont déposé des amendements. Donc, concernant l'amendement de Québec solidaire, comme il est contraire au principe même du système de plafonnement, du SPEDE, je ne le retiendrai pas comme amendement.

Et, concernant l'amendement du Parti québécois sur le budget carbone, c'est un dossier dont j'avais déjà discuté avec le député de Lac-Saint-Jean, c'est une idée que j'avais... de Jonquière, pardon, et que j'avais également moi-même déjà mise de l'avant, donc, évidemment, j'accepterai cet amendement. Je pense que c'est un amendement qui... Et, si on avait un budget carbone, et j'espère que le gouvernement ira en ce sens-là, c'est certainement une des façons, je pense, très efficaces d'atteindre nos cibles de réduction de GES et de savoir exactement où on s'en va, en s'entendant dans le budget à chaque fois qu'un projet est présenté, de mesurer, d'évaluer son impact sur les GES et d'avoir, justement, un suivi en fonction des projets qui sont mis de l'avant dans le cadre du budget. Donc, ça répond à vos questions, Mme la Présidente? Parfait.

Je veux juste revenir sur ce qui a été dit parce que je trouve ça quand même assez... bien, j'allais dire drôle, mais ce n'est pas drôle, là, je ne trouve pas ça drôle. En fait, je trouve ça même un peu déplorable et pathétique d'entendre un collègue qui fait une allocution de 13 minutes pour parler de l'opposition et de la critique, alors que, sur ces 13 minutes, il en a passé 11 min 30 s à chialer, et à critiquer, et à attaquer, et à être sur la défensive. Donc, je l'invite — arroseur arrosé — quand il voudra critiquer nos interventions, à être lui-même constructif et à faire des propositions. Parce que moins de deux minutes pour faire des propositions, puis là-dessus je compte ses salutations de départ et ses salutations de fin, donc ça laisse à peu près 12 secondes pour dire qu'il était bon et que son gouvernement faisait des bonnes actions, donc ce n'est pas ce que j'appelle des interventions particulièrement constructives.

Et je veux aussi revenir sur le fait qu'il parlait du Climate Week et j'ajoute à ça le fait qu'on a critiqué, oui, que le premier ministre n'était pas présent au Climate Week, oui, qu'il n'était pas présent non plus à la dernière COP. Je ne sais pas s'il sera à la prochaine. Mais, quand il dit que c'est bien le fun d'aller dans des événements comme ça puis d'aller faire un tour dans des événements comme ça, je pense qu'il n'a clairement pas compris la portée de cet événement-là et l'importance d'être présent, comme gouvernement et comme chef d'un gouvernement, parce que c'est un enjeu, en ce moment, la lutte aux changements climatiques, qui est mondial, et il faut faire preuve de leadership. Puis le leadership du Québec a été reconnu à maintes reprises durant les dernières années. Et, s'il n'a pas compris cet aspect-là, j'imagine que ça traduit exactement ce que l'on ressent, c'est qu'elle n'a pas été comprise ni par le ministre de l'Environnement ni par le premier ministre du Québec. C'est un incontournable d'aller à ces événements-là, et c'est une façon de démontrer à la face du monde à quel point c'est important pour notre nation, et c'est d'arriver aussi à aller convaincre certaines nations qui n'ont pas encore pris cette direction-là.

Et j'en profite pour lui dire aussi que ce n'est pas juste le fun d'aller faire un tour, ça sert aussi... puis je profite de l'occasion pour le mentionner parce que, quand on a posé la question au ministre de l'Environnement la semaine passée, justement, sur sa participation, il n'a pas cru bon de souligner et de vanter le fait que le Québec — et ce n'est pas rien, ça, Mme la Présidente — a été honoré durant le Climate Week pour sa contribution en termes de coopération climatique pour un programme que nous, le Parti libéral du Québec, avons mis en place en 2016, chose que vous n'avez pas été capables de reconnaître lors d'une motion hier, alors que tous les fonctionnaires du ministère des Relations internationales ont travaillé à mettre en place ce programme, les fonctionnaires du ministère de l'Environnement y ont aussi, également contribué. Et le Québec a été honoré parmi 670 candidatures, et ça, ce n'est pas rien. Et ce n'est pas une contribution juste pour le Parti libéral du Québec, c'est le Québec qui a été honoré. Et c'est le Québec qui a été honoré pour sa contribution à l'international et son leadership, et ça, j'aurais aimé ça, que vous le souligniez. Et le fait d'avoir voté — j'en profite parce que je n'ai pas eu l'occasion de le dire — contre la motion hier, c'est aussi le fait d'avoir voté contre tout le travail qui a été fait par tous les fonctionnaires de ces deux ministères-là, par votre propre fonction publique, qui s'active depuis des années à tirer le Québec dans cette direction-là. Et ça, honnêtement, j'ai trouvé ça extrêmement petit et de la petite partisanerie et je trouve ça bien dommage.

Et, pour ce qui est de...

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : C'est très bien, Mme la députée. Une députée de votre expérience, vous savez très bien qu'on ne peut pas imputer des motifs indignes et utiliser ces termes dans le cadre de vos interventions, alors je vous invite à la prudence.

[...]
 

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