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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


POLO Saul - Laval-des-Rapides
Électricité - Tarification - Projet de loi n° 34 - 6189-90

Assemblée
Fascicule n°94, 7 décembre 2019, pages 6189-6190

[...]

énergie verte. Comme l'a dit notre premier ministre, on veut devenir la batterie du Nord-Est de l'Amérique. Pour y arriver, on se permet de leur donner une latitude en échange d'une promesse d'efficacité.

Le projet de loi n° 34, c'est un changement dans la vision gouvernementale de la tarification d'électricité, c'est pour ça que ça a tant fait parler, Mme la Présidente. On décide de se faire confiance, on tente d'obtenir un gain d'efficacité autant de la part d'Hydro-Québec que de la Régie de l'énergie et on simplifie le processus tarifaire pour qu'il devienne plus facile à comprendre. Je suis heureux que notre gouvernement ait décidé d'agir pour régler un problème qui dérange les Québécois depuis plusieurs années. Le secret du changement, Mme la Présidente, c'est de mettre toute son énergie non pas à lutter contre son passé, mais à construire l'avenir. C'est ce que va faire notre gouvernement.

En terminant, Mme la Présidente et chers collègues, j'aimerais vous dire quelque chose. Malgré ma courte expérience des débats au salon bleu, j'ai une bonne expérience personnelle dans plusieurs domaines mais surtout en tant qu'ancien entrepreneur agricole. Et, vous savez, Mme la Présidente, la facture d'électricité, chez moi, était une dépense importante mais nécessaire. Et je peux vous dire qu'avoir eu une facture plus simple à comprendre, avoir eu de la prévisibilité, avec une économie en plus, ça aurait été grandement apprécié. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de Lac-Saint-Jean. Maintenant, je cède la parole à M. le député de Laval-des-Rapides.

M. Saul Polo

M. Polo : Merci. Merci beaucoup, Mme la Présidente. J'aimerais commencer par quelques remerciements, si vous le permettez, parce qu'en effet, depuis le 15, 16 septembre, ça a été un marathon. Des fois, c'était un sprint. Disons qu'aujourd'hui, en fin de soirée, on sent que c'est plus un marathon, mais au début ça a commencé comme un sprint, sur les chapeaux de roue. J'aimerais commencer par remercier, si vous permettez, mes collègues, mes collègues qui m'ont épaulé tout au long des travaux à la commission, à la CAPERN, que ce soit mon collègue de D'Arcy-McGee, mon collègue de Marquette, ma collègue de Fabre, mon collègue de Vimont, ma collègue de Maurice-Richard, mon collègue de La Pinière, mon collègue de Robert-Baldwin, de Bourassa-Sauvé, également de Viau, de Jacques-Cartier, de Pontiac, de Vaudreuil, tous ces collègues qui sont venus à tour de rôle intervenir dans les travaux du projet de loi n° 34.

J'aimerais également remercier deux personnes qui m'ont également accompagné tout au long des travaux dans le projet de loi n° 34, mon recherchiste, François White, et mon attachée politique, Samantha Gauthier, je les remercie, et également Mélissa Huot-Gallien, du bureau du leader, qui nous a également accompagnés tout au long des travaux.

• (23 h 40) •

J'aimerais remercier notre whip, qui malheureusement ne nous accompagne pas depuis quelques jours. Je la salue, je salue sa famille. On est avec elle. Je sais qu'elle nous écoute, elle m'a envoyé un message, et je lui dis que nous avons des pensées très chaleureuses pour elle, son époux, sa famille et que nous l'accompagnons à distance, parce qu'on sait qu'elle est toujours avec nous également. Notre whip. Toute son équipe, bien sûr. Notre leader, toute son équipe également, notre estimé collègue de LaFontaine, pour sa confiance. En premier lieu, aussi, notre chef, pour votre confiance, et notre leader adjointe, tous mes collègues du caucus également. Tous les groupes qui sont intervenus tout au long du projet de loi n° 34, qui ont déposé des mémoires, qui sont venus ici, qui se sont déplacés, ceux et celles qui sont intervenus à divers moments sur ce débat-là. Les collègues des oppositions, la collègue de Mercier, le collègue de Jonquière. Nous avons appris à collaborer ensemble sur ce projet de loi là. Comme la collègue de Mercier l'a mentionné, nous avons également... nous avons fait front commun des fois avec des groupes aussi surprenants pour elle que pour nous, de nous associer ensemble, mais ça fait partie, justement, du travail de parlementaire, sur les dossiers qui nous ont unis.

J'aimerais, ceci dit, revenir à l'essence même... J'aimerais aussi faire des salutations, parce qu'effectivement, malgré nos différences d'opinions avec le ministre, O.K... Parce qu'à l'extérieur des débats qu'on pouvait avoir ici, en Chambre ou en commission, nous avions aussi des beaux échanges. Je souligne, bien sûr, par exemple, son intérêt pour le football. Je lui ai remis, d'ailleurs, un beau foulard aux couleurs des Carabins de l'Université de Montréal, qui ont battu l'Université Laval, son alma mater, en finale du championnat universitaire québécois. Mais également on a parlé un peu de basket, parce qu'il a un garçon qui joue au basket, et j'ai également un garçon qui joue au basket. Donc, je le salue parce qu'effectivement, au-delà de la partisanerie, il y a aussi le respect mutuel. Les collègues, également, de la banquette ministérielle, le collègue de Lac-Saint-Jean, auquel j'ai souvent fait référence, le collègue de Bourget également.

Donc, écoutez, oui, nous sommes rendus aujourd'hui à la fin de ce débat. Il me reste à peu près une dizaine de minutes, Mme la Présidente. Je veux quand même souligner que c'est une fin de débat qui est triste, qui est triste parce que, malgré les nombreuses heures auxquelles a fait référence le ministre, nous n'avons pas pu, comme on dit en anglais, «crack the code», percer le code de ce gouvernement ou percer ce code du ministre pour essayer de lui faire prendre conscience qu'il ne peut pas diriger tout seul, en faisant obstruction ou en faisant abstraction des propos, des propositions qui nous ont été soulevées dès le 12 juin dernier, dès le jour où il est sorti publiquement avec son gouvernement pour présenter son projet de loi, qui, soi-disant, était une réponse aux attentes des Québécois.

Et je vais ici citer de nouveau, aujourd'hui, pour une deuxième fois, le député de Borduas, le leader du gouvernement, à qui je fais toujours un clin d'oeil parce que, malgré nos différences, nous avons siégé tout près l'un de l'autre, à côté ou... en arrière ou presque, au début de nos... en tout cas, de mon expérience parlementaire mais également de la sienne. Dans son livre, il disait : «En commission, les parlementaires tentent d'arriver à la meilleure législation possible, en déposant des amendements et en faisant réfléchir le ou la ministre qui dépose le projet de loi. Mais souvent les élus négocient les différents amendements afin d'avoir la loi la plus claire et la plus pertinente possible.» Malheureusement, cette citation n'a pas été lue par son collègue ministre, par les membres de son gouvernement, parce qu'en aucun cas, à part un seul amendement, pour se donner bonne figure ou pour soi-disant démontrer l'ouverture du gouvernement face aux différents propos que nous avons tenus sur le projet de loi n° 34... ils n'ont adopté aucun amendement que nous, comme opposition officielle, ou les deux autres groupes d'opposition n'avons soumis.

Alors, ils ont bien beau évoquer, depuis les derniers jours, que les oppositions ont fait de l'obstruction, mais je dois également vous rappeler, Mme la Présidente, que, depuis le 28 novembre dernier, la commission, la CAPERN, pouvait siéger jusqu'à un maximum de 30 heures, elle n'a siégé aucune fois depuis le 28 novembre dernier, aucune fois. Très rapidement, ce gouvernement, ce ministre et son leader ont tiré la plug sur les débats, sur les échanges, sur les idées proposées par les différentes oppositions, très rapidement ils ont renoncé, et clairement avec un seul objectif, et notre collègue de Jonquière l'a bien illustré à sa façon : pour assouvir, assouvir des vieux rêves du premier ministre, assouvir le vieux rêve du premier ministre qui est de rendre... de convertir Hydro-Québec en une machine à taxer les Québécois afin de financer l'ensemble ou en partie de ses promesses, malheureusement, et ça, sur le dos des Québécois, mais malheureusement sur le prétexte ou sous le prétexte des différentes paroles, engagements, promesses qu'ils ont faits au cours des dernières années, notamment à travers votre collègue vice-présidente, la députée de Saint-Hyacinthe, qui avait ce dossier-là à l'époque où le gouvernement formait la deuxième opposition, et qui ont créé et ont élevé les attentes des Québécois, ont clairement laissé sous-entendre aux Québécois que, s'ils leur donnaient leur confiance, ils allaient, en retour, leur faire un chèque. Bon, bien, ça, c'est mon chéquier, là, clairement il n'a pas les mêmes fonds que le gouvernement a, mais clairement ils ont créé les attentes qu'ils allaient leur faire un chèque.

Une voix : ...

M. Polo : Oui. Non, il ne va pas rebondir, non, non, non, je vous confirme cela. Oui, il y a le dépôt, mais il n'y a plus de chèque, il n'y a plus de chèque.

Ceci dit, Mme la Présidente, c'est votre collègue vice-présidente qui disait à l'époque que les revenus d'Hydro-Québec, les trop-perçus d'Hydro-Québec allaient directement au fonds consolidé du Conseil du trésor, c'est votre collègue la vice-présidente qui disait à l'époque qu'il ne faut pas prendre les Québécois pour des valises. Je cite, c'est le premier ministre, en 2015, en mai 2015, il y a de cela plus de quatre ans, qui disait : «La comédie a assez duré. Les trop-perçus d'Hydro-Québec appartiennent aux citoyens, et le premier ministre doit s'engager à les rembourser.» Et ça, Mme la Présidente, dès le 1er octobre 2018, le premier ministre et son équipe, et son gouvernement, ont commencé à faire de la révision historique, de la révision historique, Mme la Présidente, parce que, dès le 1er octobre 2018... Et ce qui est encore plus surprenant et choquant, ce qui est encore plus honteux et disgracieux, Mme la Présidente, c'est que, dans les derniers jours, dans les dernières semaines, tout d'abord, nous avons vu que le ministre a commencé à laisser de côté son troisième argument, sur l'ensemble de son argumentaire, qui était de parler des trop-perçus. Pourquoi? Parce qu'en même temps son premier ministre revenait à ce qu'il disait au lendemain de l'élection de ce gouvernement : Nous n'avons jamais promis, nous ne nous sommes jamais engagés à rembourser la totalité des trop-perçus. Et ça, Mme la Présidente, je souhaite ultimement que les Québécois vont comprendre aujourd'hui... Je vais reprendre les paroles de sa collègue, de leur collègue de Saint-Hyacinthe, mais ce gouvernement, malgré les paroles de leur collègue de Saint-Hyacinthe, qui disait que les Québécois... Comment disait-elle à l'époque? «...il ne faut pas prendre les Québécois pour des valises.» Et malheureusement c'est ce que ce gouvernement est en train de faire sous forme de bâillon à travers ce projet de loi là.

• (23 h 50) •

Et j'espère que les Québécois vont interpeler un par un tous les membres de ce gouvernement comme ils l'ont fait au début de l'année, lorsque nous avons pris une pause parlementaire, et qu'ils sont retournés dans leur comté, et que tout d'un coup ils ont senti la température de l'eau s'élever, tout d'un coup ça chauffait dans leurs circonscriptions, et ils sont revenus en caucus et ils ont dit à leur premier ministre : Ça n'a pas de bon sens, on s'est fait élire pour rembourser les Québécois, sur l'engagement principal de rembourser les trop-perçus. Et là le premier ministre s'est retourné de bord et il a dit à Hydro-Québec : Il faut se parler, il faut trouver une solution à ce problème-là. Et ce qui est arrivé, c'est qu'il y a un deal qui a été fait, Mme la Présidente, il y a un deal qui a été fait entre Hydro-Québec et ce gouvernement, et ce premier ministre, et le deal, ça a été de leur dire : Nous allons vous concocter un beau projet de loi qui va soi-disant faire croire aux Québécois qu'ils vont recevoir la couleur de leur argent, mais qui en retour va nous garantir les revenus les plus élevés possible pour assouvir la faim de ce premier ministre, un vieux rêve, sur le dos des Québécois, sur le dos des plus démunis, sur le dos des femmes, des jeunes, des personnes aînées, sur le dos de ceux et celles qui ont de la misère à arriver, qui viennent nous voir à chaque fois dans nos bureaux de comté pour se plaindre du géant qu'est Hydro-Québec, qui néglige les plus démunis de notre société. Et malheureusement c'est ce que fait ce gouvernement à travers ce projet de loi là aujourd'hui. J'espère qu'ils vont sentir la soupe chaude monter. Et ultimement ils doivent être... ils doivent avoir honte et avoir la disgrâce de pouvoir voter pour ce projet de loi là. Merci beaucoup, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de Laval-des-Rapides. Et maintenant je cède la parole à Mme la députée de Les Plaines.

Mme Lucie Lecours

Mme Lecours (Les Plaines) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. C'est avec joie que je prends la parole ce soir en cette Chambre pour parler de l'adoption finale du projet de loi n° 34. Je me permets de le répéter pour le bénéfice de tous et chacun, on parle ici d'un projet de loi visant principalement à simplifier le processus d'établissement des tarifs de distribution d'électricité au Québec.

[...]
 

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