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Index du Journal des débats - Participants

42-1 (27 novembre 2018 - )


PROULX Sébastien - Jean-Talon
Immigration - Demande - Traitement - Réforme - 664-5 (q.)

Assemblée
Questions et réponses orales
Fascicule n°14, 14 février 2019, pages 664-665

[...]

Le Président : Troisième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Pierre Arcand

M. Arcand : Il ne répond pas, encore une fois, aux questions. M. le Président, il est à la tête d'un gouvernement qui se comporte en club-école, M. le Président, un gouvernement qui est en train, d'ailleurs, de briser l'élan économique du Québec avec sa politique en cette matière.

Québec?

Le Président : M. le premier ministre.

M. François Legault

M. Legault : M. le Président, le président de la Fédération des chambres de commerce du Québec a salué l'approche du gouvernement de la CAQ. Actuellement, dans les six derniers mois, il s'est créé 50 000 emplois au Québec. Quand on regarde tous les chiffres qu'on voit dans les derniers mois, la situation économique continue de s'améliorer. Mais, vous savez quoi, M. le Président, on n'est pas satisfaits de ça. Il faut en faire plus. Moi, je n'accepte pas que le Québec ait un écart de richesse de 17 % avec l'Ontario. Je n'accepte pas qu'on reçoive de la péréquation. Moi, je veux un Québec plus prospère, plus fier, puis c'est ça qu'on va leur donner, aux Québécois.

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! Question principale, la parole appartient maintenant au leader de l'opposition officielle. M. le leader.

Réforme du système d'immigration

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Merci, M. le Président. Depuis le dépôt du projet de loi n° 9, on a passé par toutes sortes de rebondissements. D'abord, le premier ministre, je vais le prendre au mot, a dit : «Les faits sont têtus.» Il y a des choses grotesques qui ont été dites, M. le Président.

D'abord, on a entendu qu'il y avait 18 000 dossiers qui traînaient, alors que, depuis 2011, il s'en traite de 96 000, 95 000, jusqu'à 18 000. On est à quelques pas de réussir, M. le Président, ils ont décidé d'arrêter.

On a entendu que, dans le projet de loi, la CAQ avait déposé ou créé un programme ou un système pour pouvoir fonctionner, qui est le système Arrima. C'est nous qui l'avons mis en place, M. le Président. C'est nous qui l'avons mis en place, M. le Président, et ce système-là, il doit fonctionner comment? Lorsque le ministre va faire ce qu'il faut, c'est-à-dire faire les arrêtés ou prendre la réglementation pour le mettre en fonction. Ce n'est pas fait.

Il a dit, M. le Président, également...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît!

M. Proulx : Il a dit également, M. le Président, qu'il fallait mettre fin aux dossiers actuellement pour pouvoir aller de l'avant avec son système. On le sait, que ce n'est pas vrai.

Moi, j'ai une question, que je pose : Pourquoi, avant l'adoption du projet de loi, scraper, déchirer 18 000 dossiers...

Le Président : M. le ministre de l'Immigration.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : M. le Président, vous savez qu'en cette Chambre on a la responsabilité de ne pas faire de démagogie. Ce qui est important...

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! S'il vous plaît! On continue.

M. Jolin-Barrette : Ce qui est important, M. le Président, c'est de renseigner la population. C'est de renseigner...

Des voix : ...

Le Président : Alors, je m'excuse. Deux secondes. S'il vous plaît! Ça va bien, on est au début de la période de questions. Soyez attentifs aux réponses, ça vous donnera le loisir d'échanger. On modère, s'il vous plaît.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, quand le Parti libéral est arrivé en 2003, il n'a pas réformé le système d'immigration adéquatement. On se retrouve dans une situation où les gens qui ont choisi le Québec avec le système libéral, parmi les 18 000 dossiers, ces gens-là vont avoir des rêves déçus relativement au traitement des dossiers.

Nous, ce qu'on veut faire, on veut s'assurer que les gens qui vont venir au Québec vont pouvoir répondre aux besoins du marché du travail, vont pouvoir remplir leurs rêves au Québec. Et d'ailleurs, M. le Président, c'est intéressant de savoir ce que les acteurs économiques du Québec disent par rapport au projet de loi n° 9. Permettez-moi de citer Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante : «Nous sommes satisfaits de voir que le gouvernement prend au sérieux le problème de pénurie de main-d'oeuvre et qu'il met en place des mesures pour y remédier à travers le projet de loi qu'il a déposé aujourd'hui — en parlant de jeudi passé. Il faut aussi rappeler que, même si ce dernier représente certainement un pas dans la bonne direction, il importe de maintenir les efforts visant à apporter une réponse immédiate aux PME qui ont un besoin criant de main-d'oeuvre.»

• (10 h 20) •

Le Président : En terminant.

M. Jolin-Barrette : «Nous avons reçu une bonne écoute de la part du ministre [de l'Immigration] à cet égard et nous discutons d'ailleurs régulièrement avec son équipe à ce sujet.»

Le Président : Première complémentaire, M. le leader de l'opposition officielle.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : Oui. M. le Président, le projet de loi n° 9, on va en débattre au moment où il sera... et en consultation, j'espère, et par la suite ici, en cette Chambre, et en commission parlementaire.

Ma question, elle est toute simple. Moi, c'est celle qui me chicote depuis le début. Pourquoi anéantir les rêves des gens qui ont déposé? Pourquoi cesser de traiter les dossiers avant l'adoption du projet de loi? Stephen Harper, lui, a attendu. Pourquoi avoir moins de coeur que Stephen Harper?

Le Président : M. le leader... M. le ministre de l'Immigration.

M. Simon Jolin-Barrette

M. Jolin-Barrette : M. le Président, s'il y a des gens qui n'ont pas eu de coeur au cours des 15 dernières années, c'est bien le Parti libéral du Québec. On pourrait faire la litanie des actions que vous avez posées qui a fait mal à la population. Quand vous étiez assis dans votre bureau de circonscription puis que les gens appelaient pour dire que les services à la population étaient coupés, les services dans les écoles aux enfants les plus vulnérables étaient coupés, il était où, votre coeur, là-dessus?

Nous, on dit aux gens qui veulent venir au Québec : Vous ne serez plus déçus, on va vous sélectionner parce que vous allez avoir un emploi à la hauteur de vos compétences. Les taux de chômage pratiquement trois fois plus élevés que la population native au Québec, c'est terminé, parce que, comme gouvernement, on va intégrer tous les Québécois, tous les nouveaux arrivants qui choisissent le Québec, qui décident de venir au Québec...

Le Président : En terminant.

M. Jolin-Barrette : ...parce qu'on a la responsabilité de le faire.

Le Président : Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Sébastien Proulx

M. Proulx : M. le Président, la réalité, c'est la suivante, c'est que ce matin même des juristes — là, ce n'est pas des gens qui ne connaissent pas ça, M. le Président — lui demandent de ne pas anéantir tous ces rêves et de ne pas cesser de traiter les dossiers. La question, dans le fond, c'est la suivante : la loi ne l'oblige pas à cesser de traiter les dossiers. Il n'est pas obligé d'arrêter avant l'adoption du projet de loi. Il n'a pas à présumer, M. le Président, de l'adoption du projet de loi.

Qu'est-ce que c'est si ce n'est pas de l'arrogance lorsqu'on ne respecte pas ni les gens ni nos institutions?

Le Président : M. le ministre de l'Immigration.

Des voix : ...

Le Président : S'il vous plaît! On n'applaudit pas, non, mais on n'applaudit pas, mais on ne change pas ça par des réactions, ou des bravos, ou des sons, etc. Alors là, on prend, encore une fois...

[...]
 

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